Nicojedi
le 22/05/26
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La Tentative échouée... (épisode 1)
Sur la route du retour, le moteur ronronnait tandis que je serrais le volant un peu trop fort. Pour la première fois depuis longtemps, une vague de révolte gonflait en moi.
"Aujourd’hui, ça change."
J’avais répété mon discours dans ma tête pendant tout le trajet. J’allais entrer, la regarder droit dans les yeux et lui dire que j’en avais assez de cette cage et assez de cette soumission permanente. J’étais un homme, bon sang. Je voulais reprendre le pouvoir, même si ce n’était que pour une soirée. Juste une soirée. Après, on verrait.
La clé tourna dans la serrure. Je poussai la porte avec plus de force que nécessaire et entrai dans le salon d’un pas assuré.
Et là, je la vis.
Maîtresse Elie était assise dans son fauteuil préféré, celui en velours sombre près de la fenêtre. Les jambes croisées avec élégance, elle portait une robe noire fluide qui épousait parfaitement ses courbes, légèrement entrouverte sur ses cuisses. Ses cheveux étaient relevés, laissant voir sa nuque que j’aimais tant embrasser à genoux. Son regard, calme et amusé, se posa immédiatement sur moi.
Sans prononcer un mot, elle commença un lent jeu d’observation. D’un mouvement nonchalant, elle balançait doucement son pied gainé d’un escarpin noir, le faisant osciller avec une régularité hypnotique. Mon regard fut aussitôt captivé par ce pied qui se balançait lentement, comme un pendule destiné à affaiblir ma volonté. Presque au même moment, d’un geste discret et gracieux, elle fit glisser une bretelle de sa robe et sortit un sein parfait. Ses doigts caressaient amoureusement la courbe douce, pinçant légèrement le téton qui durcit rapidement sous ses attentions. Le contraste entre son calme souverain et ces gestes sensuels était dévastateur.
Je restai figé, la gorge sèche, sentant déjà ma détermination fondre. Elle avait compris avant même que je ne tente quoi que ce soit, et j'en prenais conscience, pas encore totalement désarmé de ma volonté.
Elle sourit lentement, un sourire à la fois tendre et moqueur, puis prononça d’une voix douce et légèrement rauque.
"Tes couilles sont sorties de leur cage, mon chéri?"
Ces mots simples achevèrent de me désarmer. Ma bouche s’ouvrit mais aucun son n’en sortit.
Maîtresse Elie continua son jeu encore quelques instants, observant avec attention chaque micro-expression sur mon visage. Puis, d’un mouvement précis, elle laissa tomber son escarpin qui atterrit sur le sol avec un bruit feutré. Mon corps réagit instinctivement ; un élan presque incontrôlable me poussa à me précipiter pour le ramasser et le remettre à son pied. Je parvins, au prix d’un effort immense, à contenir ce mouvement mais il fut suffisamment visible pour qu’elle le remarque. Un éclair de satisfaction brilla dans ses yeux.
Elle posa alors son verre avec une lenteur délibérée.
"Viens ici."
Je m’approchai, les jambes lourdes, exactement là où elle voulait que je sois.
Ce n’était pas une demande. C’était un ordre, prononcé avec cette douceur veloutée qu’elle savait si bien utiliser. Mes pieds avancèrent avant même que mon cerveau ne donne l’ordre. Je m’approchai jusqu’à me trouver à un mètre d’elle.
"Plus près. À genoux."
Ma gorge se serra. Je voulais résister. Je voulais dire quelque chose, n’importe quoi. Mais mes genoux plièrent. Le sol était dur sous eux. Je me retrouvai à sa hauteur, les yeux levés vers elle, comme toujours.
Elle se pencha légèrement en avant. Du bout des doigts, elle caressa ma joue, puis glissa sa main dans mes cheveux qu’elle saisit fermement mais sans brutalité. Elle tira juste assez pour que je sente son contrôle.
"Tu pensais vraiment que tu allais rentrer et jouer les petits dominateurs ce soir ?"
murmura-t-elle, amusée.
"Après toutes ces années où tu m’as suppliée de te garder dans ta cage? Après m’avoir offert ton corps, ton cœur et ton âme?"
Ses mots coulaient comme du miel empoisonné. Je sentais déjà mon sexe tenter vainement de durcir dans sa prison d’acier. La clé était autour de son cou, bien visible sur son décolleté. Elle savait que je la regardais.
"Regarde-toi… déjà à genoux sans que j’aie eu besoin de lever le petit doigt. Tes couilles sont peut-être sorties de leur cage mentale, mon amour, mais elles savent, visiblement mieux que toi, à qui elles appartiennent."
Elle guida mon visage contre sa cuisse, laissant mes lèvres effleurer le tissu doux de sa robe. L’odeur de sa peau et de son parfum m’envahit. Toute ma révolte fondait comme neige au soleil.
"Embrasse."
Je posai mes lèvres sur sa cuisse avec dévotion. Puis plus haut, là où la robe s’était ouverte. Elle écarta légèrement les jambes pour me laisser accès.
"Tu vois?"
Continua-t-elle d’une voix calme et assurée tout en caressant mes cheveux.
"Tu n’as pas envie de prendre le pouvoir. Tu as envie de te soumettre. Tu as envie que je décide. Que je te contrôle. Que je te garde exactement là où tu es le plus heureux, à mes pieds."
Je gémis doucement contre sa peau. Elle avait raison. Chaque mot enfonçait un peu plus le clou de ma reddition.
Maîtresse Elie se redressa, tira plus fort sur mes cheveux pour que je la regarde dans les yeux.
"Dis-le. Dis à ta Maîtresse ce que tu es."
Ma voix était rauque, brisée...
"Je vous appartiens, Maîtresse Elie. Corps, cœur et âme."
Un sourire triomphant et satisfait illumina son visage. Elle se pencha et déposa un baiser sur mon front, presque tendre.
"C’est bien, mon chéri. Ce soir, je vais te rappeler exactement pourquoi tu m’as tout donné. Tu vas me vénérer comme il se doit. Et quand tu seras bien désespéré, bien suppliant, peut-être que je te laisserai sortir un peu de ta cage. Pour que tu te souviennes que même ta virilité m’appartient."
Elle guida ma tête plus haut, sous sa robe.
"Commence. Montre-moi à quel point tu regrettes d’avoir cru pouvoir renverser la table."
Et tandis que ma langue commençait son ouvrage avec ferveur, toute pensée de rébellion avait disparu. Il ne restait plus que l’extase familière et profonde d’être exactement à ma place ; entièrement, irrémédiablement et délicieusement soumis à Maîtresse Elie.
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Maîtresse Elie
Nul besoin de lutte ni de défense, ton corps et ton âme savent que tu es mon esclave. L’homme dans son entièreté m’appartient. Joliment écrit 2665.png2665.png2665.png
J'aime 23/05/26 Edité
Nicojedi
Vous avez pris le pouvoir, tous les pouvoirs, Maîtresse Elie.
J'aime 22/05/26 Edité