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Questionnement du soir, bonsoir.
À la lecture de textes et de tĂ©moignages, je bloque Ă  nouveau sur cette idĂ©e d’humiliation comme levier d’excitation.
Ce questionnement n’est pas nouveau en soi, et c’est mĂȘme quelque chose que j’affiche gĂ©nĂ©ralement comme une limite. Sauf qu’à la rĂ©flexion, ce n’est pas tant que c’est une limite ; c’est surtout que ça n’a absolument aucun lien avec l’excitation pour moi, et que c’est mĂȘme plutĂŽt tout l’inverse.
LĂ  oĂč je recherche du lĂącher-prise dans le BDSM, c’est comme si l’humiliation me ramenait dans la rĂ©alitĂ© et me faisait instantanĂ©ment sortir du cadre.
Mais alors, du coup, se pose toujours l’ultime question : c’est quoi, l’humiliation ?
Et c’est peut-ĂȘtre lĂ  aussi que ma perception diffĂšre. J’ai tendance Ă  normaliser certaines choses dans le cadre d’une relation. Je ne trouve pas que ce soit humiliant que mon dom me dise que je suis sa chose, sa pute, son animal, ou qu’il me fasse marcher Ă  quatre pattes par exemple.
J’aime les mots, et ils ont un vrai poids pour moi. Ils ne sont jamais complùtement anodins.
Je crois qu’il y a, dans ma vision de l’humiliation, une forme de dĂ©gradation qui entraĂźnerait une remise en cause de l’estime de soi ou de l’estime que l’autre nous porte. Et ça, ça me dĂ©stabilise totalement, au point de me bloquer.
Du coup, je me demande aussi comment les autres vivent ça. Que ce soit du cĂŽtĂ© de celui qui donne ou de celui qui reçoit : qu’est-ce que l’humiliation pour vous et qu’est ce qu’elle vous apporte/procure ?
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19 personnes aiment ça.
xtopha
Nous apportons tous notre vĂ©cu dans une sĂ©ance. L'important, c'est d'en ĂȘtre conscient et de le communiquer Ă  l'autre. L'humiliation ne vous convient pas ? Ce n'est pas grave : il y a tellement d'autres choses Ă  explorer, non ?
J'aime 25/05/26
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Oui totalement mais j’aime bien comprendre aussi les rouages de mon cerveau, je suis cĂąblĂ©e comme ça. Et ça aide parfois Ă  ajuster les branchements. J’aurais peut ĂȘtre pu/dĂ» tourner le sujet diffĂ©remment mais du coup je me demande ce que ça apporte aux autres, tant du cĂŽtĂ© donneur que du cĂŽtĂ© receveur. Je vais Ă©diter en ce sens.
J'aime 25/05/26 Edité
Ty75
Perso en tant que dom je n y trouve aucune excitation ni intĂ©rĂȘt a l humiliation... Mais ce n' est que mon avis bien sĂ»r
J'aime 25/05/26
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Merci Ty75, c’est intĂ©ressant de savoir qu’il y a aussi ce pendant du cotĂ© dominant.
J'aime 25/05/26
Ty75
Mais de rien c'est un sujet qui est certainement dur a comprendre mais sĂ»rement si des gens le pratiquent ils doivent y trouver aussi leurs intĂ©rĂȘts je pense que les parcours surtout liĂ©es a l enfance entre surement en jeu
J'aime 25/05/26
Tokyo66
Je vais apporter ma petite pierre Ă  l’édifice parce que j’ai l’impression d’avoir plutĂŽt le mĂȘme ressenti
 L’humiliation dans le sens se sentir rabaisser ou rabaisser l’autre je n’aime pas ça et je suis contre mais dans ma relation (qui a Ă©voluĂ© đŸ€Ș) je me retrouve parfois Ă  quatre pattes ou ĂȘtre ça chose ou bien d’autres choses mais je ne me sens pas humiliĂ© bien au contraire j’aime ça 😁 suivant les moments et les contextes ça va m’exciter ou juste me rappeler oĂč est ma place. Je pense qu’il ne faut pas s’attarder sur les dĂ©finitions de chaque mot mais juste kiffer la vie. Du moment que ça te va c’est tout ce qui compte 😉
J'aime 25/05/26
Chrysalide
Bonjour HELL, bonjour les lectrices et lecteurs par ici, Il y a deux pistes pour entrevoir les diffĂ©rentes perceptions de notre environnement et l'interprĂ©tation toute personnelle de chacun : A. l'apprentissage du monde s'intĂšgre dans notre mĂ©moire par trois points en lien permanent. Britt-Mary BARTH l'a dĂ©veloppĂ© dans son livre "l'Apprentissage de l'abstraction". Il s'agit du mot, de l'image et de sa description ou concept. Le mot est engrammĂ© dans le cortex gauche, l'image (visuel ou abstrait) dans la partie du cortex droit. Enfin, la description ou bien le concept sont diffus et reliĂ©s par le corps calleux agrĂ©mentĂ© par l'’hypothalamus et l'amygdale (association Ă©motionnelle). Autrement vu, une situation, un objet, une personne sera perçu.e avec une Ă©motion du moment (premiĂšre impression) qui risque de rester une "Ă©tiquette". Ce lien tripartite est difficilement "modifiable". Cette Ă©motion mĂ©morisĂ©e peut ĂȘtre positive, neutre ou nĂ©gative selon l'Ă©tat personnel de la premiĂšre relation. B. Notre cerveau "imaginant" (l'Homme Imaginant - H. LABORIT) a deux fonctions en une dans notre 'nĂ©ocortex' qu'il nous faut distinguer : l'imagination et l'imaginaire ! L'imagination est utile en tant que partie de l'intelligence : il permet de trouver une solution Ă  un problĂšme nouvellement apparu sous une forme inconnue jusque-lĂ . Cette solution est 'fabriquĂ©e' Ă  partir de notre expĂ©rience personnelle ou de la connaissance superficielle ou complĂšte du sujet posant problĂšme. L'imaginaire est fortement perturbant car il est le siĂšge du dĂ©lire, de la croyance et aussi de la "rĂ©alitĂ© augmentĂ©" naturellement. C'est principalement la source nĂ©faste du 'Facteur Humain' dans la survenue des accidents (routier, domestique, travail,...). C'est par ici que notre relation BDSM est exaltĂ©, une sorte de projection, d'incarnation dans un animal (chienne, salope) ou bien du MaĂźtre (propriĂ©taire, dominateur,...). Pour en revenir Ă  vous, HELL, la notion d'humiliation vous fait comme un 'red flag' issue de la premiĂšre fonction (A) ci-dessus qui vous sort immĂ©diatement du charme BDSM dĂ©veloppĂ© dans la fonction (B). Merci de votre lecture, j'espĂšre avoir Ă©tĂ© comprĂ©hensible en restant concis. Profitez de la Vie sous toutes les formes, agrĂ©ablement surtout, et de trouver le/la partenaire qui partage vos imaginaires personnels sans jugement et avec passion !... Restons curieuses.x 1f917.png
J'aime 25/05/26 Edité
Alain DiMatin
Je ne pratique pas l'humiliation 'active' (insultes, dedain, gifles, crachats ...); en bdsm, il ne faut jamais forcer sa nature, ça ne marche pas, ça casse l'ambiance et ca devient ridicule... https://youtu.be/oNZSYtJMA00?is=7J5nMEek_DIpS5Wx
J'aime 25/05/26
CourtisaneSM
Cette humiliation est tres propre tres contextuelle loin des codes pour moi Une tete au sol avec son pied dessus est puissant mais pas humiliant A 4 pattes dsns le couloir d’un hĂŽtel gĂȘnant mais pas humiliant, c’est d’un conventionnel en plus 1f615.png// Une sĂ©ance publique oĂș je chancelle oui on y arrive 
 une jouissance voir un squirt alors la oui je me sens dĂ©possĂ©dĂ©e, vulnĂ©rable, Ă  sa merci de me couvrir de ses bras pour me cacher c’est idiot alors mĂȘme que je suis nue et exposĂ©e mais c’est comme cela (o) 
 il n’y en a qu’un qui y arrive oĂș y arrivait ne vous emballez pas :-))))
J'aime 25/05/26
Gg_jessie
Bonjour HELL, je suis d’accord sur l’importance de comprendre ce qui se passe en soi. On est pas tous cablĂ©s de la mĂȘme façon et c’est toujours intĂ©ressant de comprendre nos propres mĂ©canismes. Je vais tenter de te donner ma vision. L’humiliation vient toucher quelque chose de profond et trĂšs personnel : l’image de soi, sa propre valeur, l’estime de soi. C’est souvent pour ça qu’il y a une limite pour certaines personnes. J’avais une limite trĂšs claire dans certaines situations que qui me semblaient trop humiliantes. Mais dans certains contextes et dans le bdsm notamment, je ne pense pas qu’elle soit recherchĂ©e en tant que telle. Selon moi, ça peut ĂȘtre la possibilitĂ© d’ĂȘtre vue et reconnue tel que l’on est, dans sa vĂ©ritĂ© et sans rejet de l’autre, ce qui est diffĂ©rent. Ce n’est pas tant l’humiliation qui procure le plaisir sinon toute humiliation serait agrĂ©able dans la vie. C’est que la psychĂ© reconnaĂźt une forme de renversement, l’inacceptable devient acceptable, ce qui est invisible ou cachĂ© est visible pour l’autre et que la honte peut devenir une part assumĂ©e. C’est lĂ  que naĂźt le plaisir. A cet endroit on est plus dans l’estime de soi mais dans l’acceptation.
J'aime 25/05/26
Libellule
Je me retrouve dans tes questionnements Hell. Juste curieuse de suivre les commentaires...
J'aime 25/05/26
ÉviDanse
Me pose là aussi pour une relecture / réponse
J'aime 25/05/26
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Merci pour vos diffĂ©rents retours. Le red flag effectivement c’est vraiment l’effet que ça me fait. Je crois que l’humiliation ne fait aucunement partie de mes valeurs et que du coup je n’arrive pas Ă  en comprendre le principe fondamental. Pour pratiquer il me faut une connexion et si j’ai une connexion, je n’ai aucune envie d’humilier l’autre ou d’ĂȘtre humiliĂ©e puisque je l’estime.
J'aime 25/05/26
ÉviDanse
Je dirais que l'humiliation c'est comme l'humour. Pas n'importe comment et avec n'importe qui. Se considĂ©rer comme soumise dans les faits, c'est dĂ©jĂ  une forme d'humiliation. AprĂšs on ne place pas tous et toutes nos curseurs aux mĂȘme endroit. Et selon la personne en face ça peut ĂȘtre reçu comme une insulte. Je comprends complĂštement que certaines situations te sortent du jeu. Il y a certains mots de personnes avec qui j'ai Ă©changĂ© que j'ai vĂ©cu comme des insultes. Surtout que tu l'as annoncĂ© el amont. Mais je pense que certains sous couverts de vouloir de faire dĂ©passer certaines choses, soit s'y prennent mal, soit ne prennent en compte que leurs objectifs peu importe si ça ouvre ou rĂ©ouvre une plaie.
J'aime 25/05/26
Louvia
Je me pose aussi.
J'aime 26/05/26