Ce samedi, alors que j’apporte à Maîtresse Elie son petit-déjeuner au lit comme une offrande à une déesse, elle m’ôte aussitôt ma cage de chasteté. Ma verge, libérée tel un faucon enfin rendu au ciel, plonge en elle sans attendre. Je lui donne tout mon amour, toute mon attention, toute ma douceur et toute ma passion, pour la faire jouir avec une intensité qui fait trembler les murs. En retour, Maîtresse Elie déploie ses charmes comme une magicienne. Sa bouche, ses mains, sa chatte et son cul deviennent les instruments d’un orchestre dont je suis l’unique auditeur extasié.
Repus de plaisir et le petit-déjeuner avalé, elle ne me remet pas en cage. Au contraire, elle m’invite sous la douche pour me remercier d’une longue pluie de Champagne Doré, ce nectar intime qui coule sur ma peau comme une bénédiction royale. Chose rare, nous choisissons ensemble nos vêtements et sortons main dans la main, pareils à n’importe quel couple amoureux qui ignore encore que le paradis peut basculer en un clin d’œil.
La balade au marché, le déjeuner en terrasse au bord de l’eau, le shopping pour ses nouveaux escarpins, sa robe longue moulante et fendue, son ensemble Lise Charmel rouge sublime et mon nouveau costume, tout s’enchaîne avec une fluidité parfaite. Satisfaite, Maîtresse Elie propose d’étrenner nos tenues dès ce soir ; restaurant romantique, théâtre, puis retour à la maison lovés l’un contre l’autre sur le canapé.
Tout se déroule pour le mieux jusqu’à ce qu’au théâtre, dans un moment d’oubli, je la tutoie. Sur le coup, elle s’en amuse. Du moins en apparence. Car pendant qu’elle se repoudre aux toilettes, Maîtresse Elie réorganise notre fin de soirée avec la précision d’un général préparant une embuscade.
Tout le long du retour, elle ne laisse rien paraître. Elle continue même à me caresser tandis que je conduis, sa main experte montant et descendant comme une vague tentatrice, s’arrêtant juste avant l’orgasme « pour ne pas risquer l’accident ». C’est presque attentionné.
À la maison, elle me demande de préparer un dernier verre pendant qu’elle se change. Je débouchonne la bouteille de Dom Ruinart, dispose les flûtes Lehmann, quelques amuses-bouches et allume les bougies. C’est alors qu’elle me crie depuis la salle de bain d’aller ouvrir, une surprise m’attend à la porte.
J’achève mes préparatifs puis ouvre. Cinq hommes masqués, taillés comme des statues antiques, se tiennent là, silencieux. Quand je me retourne, stupéfait, Maîtresse Elie est déjà derrière moi, entièrement vêtue de cuir, souveraine et impitoyable.
« Ta bouche va apprendre à rester polie, Sabine. »
D’un geste, elle les fait se déshabiller. Ils ne gardent que leur loup. D’une main experte, elle les masturbe quelques instants pour les rendre durs comme le marbre. Puis elle s’installe dans son fauteuil favori, coupe de champagne à la main, jambes écartées, et ordonne à quatre d’entre eux de me mettre à genoux.
Ce qui suit est un paradoxe vivant. Je suis à la fois le roi de cette journée parfaite et le jouet le plus humble. Leurs queues envahissent ma bouche l’une après l’autre, me baisant sans ménagement, me traitant comme la dernière des salopes. Pendant ce temps, Maîtresse Elie garde le cinquième à genoux devant elle. Il contemple sa chatte qu’elle caresse lentement tandis qu’il se masturbe, spectacle à la fois divin et cruel.
Une fois mon visage recouvert de leur semence, elle m’ordonne de tout lécher avant de ramper jusqu’à elle à quatre pattes. Là, elle se lève simplement et se dirige vers la chambre en lâchant :
« Pour le dernier, ça sera ton cul. »
Il m’encule sans douceur, me remplissant profondément. Son orgasme atteint, son foutre coule le long de mes cuisses comme une marque brûlante. Les cinq hommes se rhabillent en silence, sans un mot, sans un prénom, sans même le son de leur voix hormis leurs râles de plaisir. Ils disparaissent comme des ombres.
Quand la porte d’entrée se referme, celle de la chambre claque à son tour. Au pied de celle-ci, seule reste ma cage de chasteté avec son cadenas, posée là comme une sentence.
Absurde ironie, j’ai passé la journée la plus parfaite de ma vie et c’est précisément cette perfection qui rend la punition si juste. Je ne verrai ni ne toucherai Maîtresse Elie ce soir. C’est à peine une punition, n’est-ce pas ? Juste une petite remise en place...
Car au fond, même dans cette humiliation, je reste le plus chanceux des soumis, celui qui appartient entièrement à Maîtresse Elie, corps, âme et bouche désormais silencieuse.
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
Dimension:
1200 x 1600
Taille:
100.58 Kb
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Maîtresse Elie
Il faut rester à sa place.
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02/07/26

