Soumise culotée...
Il y a des mots qui se cognent comme deux contraires qui refusent de se lâcher. Soumise et culotée. L’un évoque le lâcher-prise, la courbure et l’offrande silencieuse. L’autre claque comme une porte qu’on ouvre en grand, le menton relevé et le regard qui défie. Et pourtant, aujourd’hui, ils dansent ensemble.
Est-ce le fait d’être un homme et d'être soumise à Maîtresse Elie qui rend le geste culotté ?
Oui, probablement. Dans un monde qui continue de mesurer la virilité à l’aune de la domination, choisir la soumission, la ressentir dans sa chair, dans ses désirs et dans la lingerie qui glisse sur la peau, c’est déjà une forme de transgression. Ce n’est pas seulement se soumettre à quelqu’un d’autre ; c’est d’abord se soumettre à soi-même, à une vérité intime qui ne colle pas au scénario dominant. Il faut du culot pour dire « Je ne suis pas moins homme parce que j’aime m’abandonner. » Au contraire, il en faut peut-être davantage.
Est-ce le simple fait d’écrire sur ce thème qui constitue déjà une audace ?
Absolument. Nommer ce qui est encore souvent tu, surtout quand on est assigné homme à la naissance, c’est poser des mots sur une zone sensible. C’est sortir de l’ombre du fantasme privé pour l’exposer à la lumière du langage. L’écriture devient alors un acte de courage tranquille, on ne se cache plus derrière le silence ou la honte. On dit « je suis cela aussi », et ce « aussi » est déjà une déclaration d’existence.
Et porter de la lingerie ?
Là encore, oui. La lingerie n’est pas qu’un tissu ; c’est un langage. Elle dit la douceur, la vulnérabilité, le désir d’être regardé autrement. Sur un corps masculin, elle dérange les frontières. Elle est culottée parce qu’elle refuse la binarité rigide des vêtements genrés. Elle affirme que mon plaisir n’a pas à respecter vos codes. Il s’invente les siens.
Mais alors, être vraiment culotée ne serait-ce pas ne pas respecter le thème ?
C’est la plus belle des questions. La soumission la plus profonde n’est-elle pas celle qui accepte de jouer avec les règles tout en les tordant légèrement ? Le vrai culot ne serait-il pas de rester soumise tout en étant pleinement soi, sans chercher à correspondre à une image parfaite de la soumission « féminine » ? Paradoxe magnifique, plus on assume son culot, plus la soumission devient authentique, parce qu’elle n’est plus une performance mais un choix librement revendiqué.
Soumise culotée.
Deux mots qui ne s’annulent pas. Ils se renforcent. La soumission sans audace risque de devenir effacement. L’audace sans soumission risque de devenir posture. Ensemble, ils forment une identité mouvante, vivante et courageuse. Celle d’un homme qui ose être fragile et fort en même temps, doux et provocant, offert et insolent.
Tu n’es pas obligé(e) de choisir un camp.
Tu peux être les deux.
Et c’est précisément là que réside la plus belle des libertés.
#soumiseculotee #photoperso Maîtresse Elie
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
Dimension:
1200 x 1200
Taille:
117.16 Kb
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Maîtresse Elie
Le paradoxe entre la soumission et l’audace…elles cohabitent…une forme de liberté.
Un dialogue intérieur, une réflexion.
Assumer toutes les facettes de soi-même.
Le choix… la plus grande des liberté, tu la trouves à mes pieds.
L’authenticité, sans étiquettes.
Texte philosophique, riche et profond ❤️
Bel exercice
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Hier, 09:30:13
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