J'ai ouvert la porte doucement.
Vous étiez là.
Après des semaines trop longues, trop vides et trop froides malgré la canicule, la simple vue de votre silhouette dans l’encadrement a fait basculer quelque chose en moi. Vous êtes entrée et avez posé votre sac. J'ai fermé la porte derrière vous et vous m’avez regardé. Pas encore Maîtresse Elie. Juste ma femme. Nos yeux se sont rencontrés et, pendant un instant suspendu, le monde n’a plus existé.
Je me suis approché et vous m’avez laissé faire. Mes mains tremblantes ont pris votre visage, mes lèvres ont trouvé les vôtres. Le baiser a été lent, profond, chargé de tout ce qui avait manqué. Vous avez répondu avec la même faim contenue, vos doigts glissant dans mes cheveux, votre corps se collant au mien. Nous sommes restés ainsi un long moment, front contre front, respirations mêlées, à nous réapprendre l’un l’autre par le toucher seul.
- Vous m'avez manqué… ai-je murmuré contre votre bouche.
Vous avez souri, un sourire doux, presque triste.
- Toi aussi. Viens.
Vous m’avez conduit jusqu’au canapé. Nous nous sommes allongés l’un contre l’autre, vêtements encore sur le corps, à nous caresser avec une tendresse presque pudique. Vos lèvres sur mon cou, mes mains dans votre dos et le parfum de votre peau que je reconnaissais enfin. Vous m’avez déshabillé lentement, pièce par pièce, comme on déplie un cadeau longtemps attendu. Moi aussi, je vous ai dénudée avec respect, admirant chaque centimètre retrouvé. Quand nos peaux se sont touchées entièrement, un frisson nous a parcourus tous les deux.
Nous avons fait l’amour d’abord avec une douceur rare. Vous m’avez chevauché lentement, me regardant dans les yeux, vos hanches dessinant des cercles tendres. Je vous caressais partout, seins, hanches, cuisses et fesses,
comme pour me convaincre que vous étiez bien là. Vous avez gémi mon nom, penché votre visage vers le mien et nous nous sommes embrassés encore pendant que vous me preniez en vous avec une lenteur presque cérémonielle.
Puis quelque chose a changé.
Votre regard s’est assombri légèrement. Votre main s’est posée sur ma gorge, non pour me serrer, juste pour rappeler. Vos mouvements sont devenus plus affirmés. Vous vous êtes redressée, m’avez regardé de haut, et votre voix, lorsque vous avez parlé, n’était plus tout à fait la même.
- Tu m’as manqué, mon soumis.
Mais tu m’as aussi attendue trop longtemps sans moi.
C’est fini, maintenant.
J’ai baissé les yeux instinctivement. Le simple changement de ton a fait basculer l’atmosphère. La tendresse n’avait pas disparu ; elle s’était transformée en quelque chose de plus ancien, de plus profond et de plus vrai entre nous.
Vous vous êtes relevée et m'avez fait glisser au sol, à genoux, face à vous. Votre main a pris mon menton pour relever mon visage.
- Regarde-moi.
Tu es à moi.
Tu l’as toujours été.
Et ce soir, je reprends ce qui m’appartient.
Vous m’avez fait embrasser vos pieds, vos chevilles, vos mollets, le haut de vos cuisses, puis plus haut encore. J’ai senti l’odeur de votre sexe encore humide de notre étreinte. Vous vous êtes écartée légèrement, m’avez regardé un instant, puis m’avez dit d’une voix calme, presque douce :
- Ouvre la bouche.
J’ai obéi.
Vous vous êtes placée au-dessus de moi, une main dans mes cheveux pour maintenir ma tête exactement où vous vouliez. Le premier jet a été chaud, fort et indéniable. Vous avez pissé dans ma bouche ouverte, sans hâte, me forçant à avaler, à recevoir et à accepter. Une partie a coulé sur mon menton et sur ma poitrine. Vous ne vous êtes pas arrêtée. Vous me regardiee le faire, un petit sourire de possession aux lèvres.
- Bois.
Tout.
C’est à moi de décider ce que tu reçois.
Quand le dernier filet s’est épuisé, vous m’avez laissé lécher ce qui restait sur vos lèvres et sur l’intérieur de vos cuisses. Je l’ai fait avec une dévotion totale. Vous m’avez caressé les cheveux, presque affectueusement.
- Bien.
Maintenant, sur le lit. À quatre pattes et bien cambré, fesses en l’air.
J’ai obéi sans un mot. Le matelas s’est enfoncé sous mon poids. J’ai entendu le tiroir s’ouvrir, le cliquetis familier du lubrifiant, le son de la ceinture que vous détachiez de votre robe. Voud vous êtes placée derrière moi. Une main s’est étalée sur ma croupe, possessive. L’autre a préparé mon trou avec des gestes précis, presque cliniques, avant d’y enfoncer deux doigts, puis trois, m’ouvrant sans ménagement.
- Tu es toujours aussi serré pour moi.
Ça va changer.
Quand vous m'avez pris, ce fut d’un seul coup, profond, jusqu’à la garde. J’ai gémi, le front pressé contre les draps. Vous ne m’avez pas laissé le temps de m’habituer. Vos hanches ont frappé les miennes avec une régularité implacable, chacune de vos poussées marquant le territoire que vous revendiquiez. Une main s’est accrochée à ma nuque, me plaquant plus bas. L’autre me tenait par la hanche, m’obligeant à recevoir chaque centimètre.
- Tu es mon trou salope.
Mon soumis.
Ma propriété.
Dis-le.
- Je suis… à vous, Maîtresse Elie...
Votre trou… votre propriété… votre putain!
Satisfaite, vous avez accéléré. Les coups de reins sont devenus plus durs et plus profonds. Je sentais chaque impact, chaque fois que vous vous enfonciez jusqu’au bout. Vous m’avez sodomisé longuement, sans pitié, jusqu’à ce que mes jambes tremblent et que des larmes de soumission coulent sur les draps. Seulement alors, vous avez ralenti, êtes restée enfouie en moi, et vous êtes penchée pour murmurer contre mon oreille :
- Bienvenue à la maison, mon amour.
Maintenant, tu es de nouveau à ta place.
Vous êtes restée là, en moi, une main caressant lentement mon dos, l’autre jouant avec mes cheveux. La tendresse était revenue mais elle était différente. Elle était celle d’une femme qui avait repris ce qui lui appartenait et qui savait que je ne le contesterais jamais.
Vous êtes restée enfouie en moi un long moment, immobile, juste pour me faire sentir à quel point vous me remplissiez encore. Puis, lentement, vous vous êtes retirée. Le vide a été presque douloureux. J’ai senti mon trou rester ouvert un instant, battre dans le vide, avant de se refermer mollement. Vous avez passé une main sur ma croupe, possessive, comme pour vérifier le travail accompli.
- Tourne-toi.
J’ai obéi. Je me suis allongé sur le dos, les jambes encore tremblantes, le souffle court. Vous vous êtes placée entre mes cuisses, à genoux, et m’avez regardé un instant. Votre regard était calme et brûlant, presque curieux. Vous avez pris mon sexe dans votre main, fermement. Il était déjà dur à en faire mal, tendu par tout ce que vous veniez de me faire subir, par l’humiliation délicieuse d’avoir été ouvert et défoncé.
Vous avez penché la tête et m’avez pris en bouche.
Pas d’un coup. Lentement. Avec une douceur presque cruelle. Vos lèvres se sont refermées autour de mon gland, chaudes et humides, puis vous avez descendu, centimètre par centimètre, jusqu’à m’avoir entièrement avalé. Votre langue a commencé à bouger, lente et précise, me léchant du frein jusqu’à la base, puis remontant en cercles languissants. Vous ne vous pressiez pas. Vous savouriez. Comme si vous aviez tout le temps du monde.
J’ai gémi. Mes hanches ont bougé malgré moi. Vous avez posé une main ferme sur mon bas-ventre pour me plaquer contre le matelas.
- Ne bouge pas.
Et surtout ne jouis pas. Je te l'interdis.
Votre voix était douce, presque tendre. Mais l’ordre était clair.
Vous avez repris votre fellation, encore plus lentement. Vous me suciez avec une délicatesse qui me rendait fou. Votre langue tournait autour de mon gland, s’attardait sur le frein, puis glissait le long de ma verge jusqu’à la base, où vous me preniez profondément, jusqu’à ce que votre nez touche mon pubis. Vous remontiez ensuite en aspirant doucement, sans jamais accélérer et en me massant delicatement les couilles. Chaque mouvement était calculé pour me faire monter, lentement et inexorablement.
- Lutte, mon soumis. Résiste Sabine.
Je veux te sentir te battre.
Je veux voir jusqu’où tu tiens pour moi.
J’ai serré les poings dans les draps. J’ai contracté mon ventre. J’ai essayé de penser à autre chose, de me concentrer sur ma respiration, de repousser la vague qui montait déjà. Mais votre bouche était trop parfaite. Trop chaude. Trop savante. Vous saviez exactement où appuyer, où lécher et où aspirer un peu plus fort pendant une fraction de seconde avant de ralentir à nouveau.
Je sentais mon orgasme se construire malgré moi. Une pression sourde, irrésistible, qui grossissait à chaque passage de votre langue. Mes cuisses tremblaient. Ma respiration devenait irrégulière. Vous le sentiez. Bien sûr que vous le sentiez. Vous avez levé les yeux vers moi sans cesser de me sucer et j’ai vu dans votre regard que vous saviez déjà que j’allais perdre.
- Tu n’y arriveras pas, avez voud murmuré autour de mon sexe, la voix un peu rauque.
Je le sais.
Mais j’aime te regarder essayer.
Vous avez accéléré à peine. Juste assez. Votre main a rejoint votre bouche, caressant ce que vous n’avaliez pas, en rythme parfait avec vos lèvres. L’autre main est descendue plus bas, a trouvé mon trou encore sensible, et y a glissé un doigt, puis deux, me pénétrant à nouveau pendant que vous me suciez, appuyant sur ma prostate déjà sensible.
Le contraste a été trop fort.
La douceur de votre bouche.
La possession de vos doigts.
Votre regard pénétrant sur moi.
L’ordre impossible.
J’ai gémi plus fort. J’ai essayé de me retenir une dernière fois, de lutter et de vous prouver que je pouvais vous obéir et vous résister. Mais mon corps m'a trahi. La vague a déferlé. J’ai joui dans votre bouche avec un cri rauque, les hanches soulevées malgré votre main qui tentait de me plaquer. Vous n'avez pas reculé. Vous avez tout pris. Vous avez continué à me sucer lentement pendant que je me vidais, avalant chaque spasme et chaque goutte, jusqu’à ce que je sois trop sensible et que je me torde sous vous.
Seulement alors, vous vous êtes retirée. Vous avez essuyé le coin de mes lèvres du dos de la main, puis vous êtes penchée au-dessus de moi. Votre visage était tout près du mien. Vous avez souri. Un sourire calme, satisfait et tendre.
- Tu as lutté.
C’est bien.
Mais tu as perdu.
Comme je le savais.
Vous avez posé un baiser léger sur mes lèvres. Je goûtais mon propre sperme sur votre langue.
- C’est exactement ce que je voulais mesurer mon amour.
Mon pouvoir sur toi.
Et il est intact.
Vous vous êtes allongée contre moi, une jambe passée par-dessus la mienne, une main posée sur mon ventre encore tremblant. Votre respiration était calme. La mienne ne l’était pas encore.
Je savais que vous aviez raison.
Que même après des semaines loin de vous, même après la douceur de nos retrouvailles, même après l’enculade et la fellation, mon corps vous obéissait toujours.
Et que j’étais, plus que jamais, entièrement à vous.
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
Dimension:
1200 x 1600
Taille:
201.18 Kb
1 personne aime(nt) ça.

Maîtresse Elie
Des moments forts et intenses que je partage avec toi ma petite Sabine. Ton récit donne une dimension particulièrement ardente et vibrante. Un plaisir de te lire 
J'aime
1
29/07/26
isabelladorais
isabelladora
😪 belles retrouvailles ....
J'aime
1
29/07/26

Nicojedi
Difficile voire impossible de retranscrire l'intensité du réel par écrit Maîtresse Elie
J'aime
1
29/07/26

Nicojedi
Chaque instant, chaque seconde, se doit d'être vécue pleinement isabelladora
J'aime
29/07/26
isabelladorais
isabelladora
Comme je vous comprends Nicojedi......je rêve de telles retrouvailles.....vous exprimez tellement l intensité de la situation 😍
J'aime
1
29/07/26

Nicojedi
Je laisse juste mon coeur et mes émotions s'exprimer isabelladora
J'aime
29/07/26
isabelladorais
isabelladora
Vous faites bien ....
J'aime
29/07/26
