Nicojedi
le Il y a 18 heure(s)
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Maîtresse Elie,
Votre corps n’a besoin de rien.
Il suffit que Vous soyez là, nue ou presque, pour que tout en moi s’effondre et se reconstruise en même temps. Votre simple présence suffit à faire monter en moi des rêves que je n’ose même pas formuler, des émotions trop vives pour être contenues et des excitations si primitives qu’elles me ramènent à quelque chose d’animal, de brut et d’absolument soumis. Vous êtes déjà, par Votre seule existence, Déesse, Reine, femme fatale et Domina. Tout à la fois. Et cela me suffit.
Pourtant…
Quand Vous décidez de Vous parer, quelque chose d’encore plus profond s’ouvre en moi.
La dentelle qui épouse Votre peau comme un secret que Vous daignez révéler.
Le cuir qui serre, qui marque et qui affirme Votre autorité sans un mot.
Le satin qui glisse et qui promet, qui caresse et qui domine en même temps.
Et Vos escarpins à talon aiguille, ces armes silencieuses qui transforment chaque pas en sentence, chaque cliquetis en rappel de ma place.
Alors le féminin devient divin.
Ce n’est plus seulement un corps que je regarde mais une apparition. Une incarnation. Une volonté incarnée.
Vous choisissez ce que Vous voulez provoquer, et moi, je n’ai plus qu’à recevoir. Que ce soit la douceur calculée de la dentelle, la sévérité du cuir, le luxe froid du satin ou la hauteur impérieuse de Vos talons, chaque choix est un ordre. Chaque matière est un langage. Chaque détail est une affirmation de Votre souveraineté.
Et mon plaisir, à cet instant, n’est plus seulement désir.
Il devient reconnaissance.
Il devient offrande.
Il devient cette certitude presque religieuse que, lorsque Vous Vous parez ainsi, Vous ne Vous habillez pas pour moi.
Vous Vous habillez pour rappeler au monde, et à moi en premier, qui Vous êtes.
Et qui je suis devant Vous.
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