Nicojedi
le 18/08/26
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Il ne peut y avoir de don de soi
si personne ne reçoit.
Car le don n’est pas un jet dans le vide :
il attend une main,
une présence,
un silence qui accepte d’être rempli.
Sans celui qui reçoit,
le don de soi n’est qu’un soliloque,
un geste qui s’épuise en lui-même,
une offrande qui retombe sur l’offrant.
Et pourtant…
Il ne peut non plus y avoir de réception pure
si personne ne se donne.
Car recevoir n’est pas ouvrir une boîte vide :
c’est faire place,
c’est se faire poreux,
c’est accepter que quelque chose d’autre
vienne habiter un instant ce qui était seulement soi.
Ainsi le don et la réception
ne sont pas deux actes séparés.
Ils se tiennent l’un l’autre
comme deux rives d’un même fleuve.
Entre elles,
il y a l’entre-soi.
Cet espace étroit, fragile, nécessaire,
où le « je me donne »
rencontre le « je t’accueille »,
où le « je t’offre »
trouve un « je te reçois ».
Sans cet entre-soi,
le don devient abandon,
la réception devient capture.
Avec lui,
le don devient circulation,
la réception devient écho.
Alors on découvre
que celui qui donne
reçoit déjà en donnant,
et que celui qui reçoit
donne déjà en accueillant.
Le don de soi n’existe vraiment
que lorsqu’il est reçu.
La réception n’existe vraiment
que lorsqu’elle est précédée d’un don.
Et l’entre-soi,
ce n’est ni l’un ni l’autre :
c’est le lieu exact
où les deux deviennent possibles
en même temps.
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Maîtresse Elie
Le don et la réception ne prennent sens que dans cet espace fragile, ( l’entre-soi ) où donner et accueillir deviennent vivants. Un lien indéfectible 2665.png
J'aime 18/08/26
Nicojedi
Un lien puissant, lieu de plaisir, de bien-être et d'extase
J'aime 18/08/26