Nicojedi
le 20/08/26
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La confiance comme miroir
La confiance est un paradoxe : elle demande à la fois de croire en l’autre et d’accepter de ne pas tout contrôler. Faire confiance, c’est choisir la vulnérabilité, remettre une part de soi entre les mains de quelqu’un et accepter de ne pas savoir exactement ce qui se trouve derrière cette porte que l’on ouvre.
Mais la confiance n’est pas seulement celle que l’on donne. Elle est aussi celle que l’on reçoit. Lorsqu’une personne croit en nous, elle nous renvoie une image de nous-mêmes que nous ne sommes pas toujours capables de voir. Sa confiance peut alors devenir un miroir : elle révèle des capacités, une force ou une valeur que nous doutions de posséder.
C’est particulièrement important lorsque la confiance en soi vacille. Dans ces moments-là, on cherche parfois dans le regard de l’autre la confirmation que l’on ne parvient plus à trouver en soi. La confiance reçue peut alors être une béquille mais elle peut aussi devenir progressivement une fondation. Quelqu’un croit en moi alors que je n’y crois plus tout à fait ; et, à force d’être regardé comme quelqu’un qui peut, je peux finir par apprendre à me regarder de la même manière.
C’est là que l’effet miroir de la confiance prend tout son sens. La confiance circule : je fais confiance à quelqu’un, cette personne me fait confiance en retour et chacune de ces confiances peut renforcer l’autre. La confiance que Maîtresse Elie place en moi peut ainsi devenir le reflet d’une confiance que je suis progressivement capable de construire en moi-même.
Dans ma relation avec Maîtresse Elie, cette question prend une dimension particulière puisque j’ai choisi de lui reconnaître une autorité et de lui remettre, dans un cadre consenti, une partie de mon contrôle. Lui faire confiance signifie accepter de ne pas toujours savoir où elle veut m’emmener, accepter l’inconfort du doute et parfois me confronter à des limites que je pensais avoir.
Mais cette confiance ne signifie pas disparaître derrière sa volonté. Au contraire, elle suppose de rester sincère. Dire mes peurs, mes doutes et mes limites n’est pas une rupture de confiance : c’est précisément ce qui la rend possible. Si je dis oui par peur de décevoir alors que tout en moi dit non, ce n’est pas de l’abandon mais une dissimulation. La véritable confiance nécessite donc de pouvoir être pleinement soi-même devant l’autre.
Il existe ainsi un double mouvement : je dois avoir suffisamment confiance en Maîtresse Elie pour lui confier une part de mon contrôle mais aussi suffisamment confiance en moi pour croire que je resterai capable de m’écouter et de poser mes limites.
Et peut-être est-ce là le véritable paradoxe : il ne faut pas nécessairement avoir totalement confiance en soi pour faire confiance à quelqu’un. Parfois, on peut commencer par emprunter la confiance que l’autre place en nous. Son regard devient alors un miroir dans lequel nous découvrons peu à peu une personne que nous n’avions pas encore appris à voir.
La question n’est donc pas seulement « Est-ce que je fais confiance à Maîtresse Elie ? »
Elle devient aussi « Est-ce que je peux avoir confiance dans la personne que je deviens auprès d’elle ? » Et surtout « Que pourrais-je devenir si, un jour, je parvenais à avoir en moi la même confiance qu’elle place en moi ? »
La confiance serait alors bien plus qu’un abandon de contrôle. Elle deviendrait un échange : je lui confie une part de moi, elle me renvoie une image de ce que je peux être et cette image peut, progressivement, devenir la mienne.
La confiance de l’autre ne remplace donc pas la confiance en soi. Elle peut en être le miroir, le point de départ, parfois même le révélateur. Jusqu’au jour où ce qui était d’abord vu dans le regard de l’autre peut enfin être reconnu en soi.
Là, j'avoue, j'ai peut-être un peu trop pris la confiance et je me suis perdu dans les méandres de mon petit esprit malade... 🤣🤣🤣
Heureusement que, malgré ça, me fera confiance.
En tout cas j'ai eu suffisamment pour confiance pour me dévoiler en photo... un tout petit peu.
#texteperso #photoperso
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Sélène
Vous vous êtes peut-être un peu perdu dans les méandres de votre esprit 🤣, mais vous en ressortez avec quelque chose de très juste. J’aime particulièrement cette idée que la confiance de l’autre puisse devenir un miroir, sans jamais remplacer celle que l’on doit construire en soi. Et finalement… se dévoiler “un tout petit peu”, c’était peut-être déjà une jolie façon de l’illustrer. 😊 . Bonne soireee Nicojedi et à votre Maîtresse Elie.
J'aime 20/08/26
Le Sombre 鐵厲
Bonsoir, un texte intéressant avec pas mal de nuances, j'aime bien... N'hésitez a le publier également dans la section articles du site, afin qu'il ne se perde pas dans les méandres éphémères du mur général 1f609.png 👇 https://www.bdsm.fr/blog/
J'aime 20/08/26
Nicojedi
Merci Le Sombre Enfoiré, je prendrai le temps de le faire.
J'aime 20/08/26
Nicojedi
Merci Vaas, vous évoquez un point crucial, que se passe-t-il quand la confiance n'est pas réciproque, quand elle est abusée ou pire, manipulée. Je lis trop souvent ici des témoignages de personnes profondément meurtries par des abus de confiance, se traduisant par du ghosting, du dénigrement, du harcèlement ou de la destruction de la confiance en soi.
J'aime 20/08/26
Nicojedi
Merci Sélène. Comme vous, j'essaie autant que faire se peut de lier le texte et l'image, comme le dessin et le phylactère sont indissociables en BD. Demain, si je publie, le texte sera plus léger pour reposer mon neurone tendu entre mes 2 oreilles.
J'aime 20/08/26
nep
Je vais copier cette publication et son url. Elle mérite d'être conservée, et à l'occasion citée.
J'aime 21/08/26
Nicojedi
Merci Vaas pour cet échange. Je suis totalement d'accord avec vous. La défintion claire des limites est une des clés et elle doit s'associer à une réelle et profonde franchise pour que les fondations soient solides et ne soient pas, en réalité des sables mouvants. La confiance ne peut pas, et ne doit pas, être à géométrie variable. Au plaisir de prochains échanges et autres réflexions.
J'aime 21/08/26





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