Nicojedi
le 24/08/26
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Maîtresse Elie…
Je commence à vos pieds.
Je m’agenouille, le souffle déjà plus court, et je pose mon regard sur eux comme on contemple un autel. La courbe fine de votre arche, la délicatesse de vos orteils, la peau soyeuse que la lumière caresse. Je n’ose encore les toucher. Je respire d’abord le parfum discret de votre peau, ce mélange de chaleur et de propreté qui m’appartient déjà, parce que vous me l’avez accordé. Puis, très lentement, je pose mes lèvres sur le dessus de votre pied. Un baiser presque timide, puis un autre, plus appuyé, plus affamé. Ma langue glisse le long de la voûte, goûte la douceur de votre peau, s’attarde sur chaque pli. Je vous adore déjà, Maîtresse, et je n’ai même pas encore quitté vos pieds.
Je remonte.
Le long de votre cheville, si fine qu’elle semble fragile, et pourtant je sais la force qui l’habite. Ma bouche suit le tendon, monte le long de votre mollet. La peau y est plus tiède, plus vivante. Je sens le muscle sous mes lèvres, la tension légère de celle qui domine même en restant immobile. Je dépose des baisers plus longs, plus humides, je laisse mon souffle chaud vous envelopper. Chaque centimètre conquis est une offrande. Je ne prends rien : vous me laissez monter.
Votre genou. Le creux délicat derrière, si sensible. J’y pose ma joue un instant, les yeux fermés, avant de continuer. Puis la cuisse. Ah, Maîtresse… la douceur de l’intérieur de votre cuisse. La peau y devient plus veloutée, plus secrète. Je n’y pose que le bout des lèvres d’abord, respectueux, presque craintif. Puis je m’abandonne. Ma bouche s’ouvre davantage, je goûte, j’aspire légèrement, je laisse ma langue tracer des lignes lentes vers le haut. L’odeur de votre corps s’intensifie, plus intime, plus affolante. Mon cœur bat contre vos genoux. Je suis à genoux pour vous, et je le resterai aussi longtemps que vous le désirerez.
Je m’approche du centre de votre empire.
Le bas-ventre, le bas de votre ventre, la ligne douce qui mène au secret. Je n’y entre pas sans permission. Je m’attarde sur la peau tiède, sur le creux de votre hanche, sur la courbe de votre bas-ventre. Mes lèvres y murmurent des prières silencieuses. Puis, si vous le permettez, je m’approche plus près encore, respirant la chaleur de votre sexe, le parfum unique de Maîtresse Elie. Je n’y pose la bouche que lorsque votre regard, ou votre main dans mes cheveux, me l’accorde. Et alors, je vous adore avec une ferveur absolue.
Je remonte encore.
Le long de votre ventre, si doux sous mes lèvres. Je sens le battement de votre souffle. Puis vos seins. Je m’arrête un long moment. Je les regarde d’abord, la façon dont ils s’offrent, la peau plus fine, les pointes déjà dures sous mon regard. Je les caresse du souffle avant de les toucher. Puis ma bouche les prend, l’un après l’autre, avec une tendresse dévorante. Je les suce lentement, je les lèche, je les embrasse comme on embrasse ce qui est sacré. Vos seins sont mon refuge et mon supplice. Je pourrais y rester des heures.
Puis le cou.
La ligne de votre gorge, le battement de votre pouls sous mes lèvres. Je lèche la peau fine, je mordille à peine, juste assez pour que vous sentiez mon désir et mon respect. Je remonte jusqu’à votre mâchoire, jusqu’au lobe de votre oreille. Je murmure votre nom : Maîtresse Elie… Maîtresse…
Et enfin, votre crinière.
Cette chevelure de lionne, épaisse, sauvage, d’une beauté qui commande. Je glisse mes doigts dedans d’abord, avec une révérence infinie. Puis j’y enfouis mon visage. Je respire votre parfum, le vrai, celui de votre nuque et de vos cheveux. Je les embrasse, je les respire comme on respire l’air après une longue privation. Votre crinière tombe autour de moi, m’enveloppe, me domine. Je suis sous votre mane, le visage perdu dans votre chevelure, le cœur battant pour vous seule.
Maîtresse Elie…
De vos pieds jusqu’à la pointe de vos cheveux, chaque parcelle de votre corps est un territoire que je vénère. Je ne le possède pas. C’est lui qui me possède. Et je m’y abandonne entièrement, heureux d’être l’homme qui a le privilège de vous aimer à genoux.
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Maîtresse Elie
Un bonheur infini de te posséder2665.png Un texte d’amour touchant
J'aime 24/08/26 Edité
Nicojedi
Un texte tout droit venu du coeur
J'aime 24/08/26