Suite de: "Une anecdote étrange qui amusera peut-être le mur " (4 ème partie)L’inconnue m’avait donc fixé le rendez-vous qu’elle voulait dans un lieu public. Nous nous sommes retrouvés dans le hall d’une grande surface à la sortie de Besançon. Elle m’attendait debout devant la vitrine convenue, ponctuelle, dans un tailleur sobre. J’ai tout de suite remarqué la jupe longue d’un tissu épais, qui semblait fendue mais descendait sous les genoux. Elle portait un joli chemisier et arborait un sourire crispé. Elle avait la cinquantaine élégante, bon chic bon genre, semblait réservée. Elle avait une jolie silhouette, de la poitrine mais pas trop, une jolie taille assez fine.Nous sommes allés à la cafétéria prendre un verre. Je l’ai laissée passer devant pour évaluer ses fesses que j’ai trouvées d’un galbe tout à fait agréable malgré le tailleur qui les couvrait beaucoup trop. Nous avons égrené des banalités. Manifestement elle évitait le sujet fessée. Je la sentais tendue, crispée, elle se tordait sur sa chaise, croisait, décroisait les jambes… nerveuse. Après avoir épuisé les sujets météo, sortir à Besançon, son équipe fétiche de handball, etc… je lui ai demandé en riant si je lui faisais peur. Elle a ri aussi mais d’un rire forcé. J’ai essayé de prendre un ton léger et je lui ai dit un truc comme : « Alors comme ça vous aimez les fessées ».Je la revois encore rougir aux oreilles et piquer du nez dans son verre. Elle n’a pas répondu. Je me souviens que c’est moi qui ai embrayé sur le sujet. De mémoire je lui ai à nouveau demandé pourquoi elle souhaitait une fessée qui la fasse pleurer. Je ne lui ai pas caché que je trouvais cela étrange. Elle m’avait répété ce qu’elle m’avait dit au téléphone, que c’était une sorte d’exorcisme, qu’elle avait besoin d’évacuer ce traumatisme. Elle pensait que cela pourrait l’aider à retrouver des relations normales avec les hommes.Je l’ai à nouveau fait rougir quand je lui ai dit que je ne comprenais pas pourquoi elle voulait se débarrasser de ce souvenir alors qu’elle disait qu’elle ne parvenait pas à avoir du plaisir sans s’imaginer fessée. Il y a eu un gros « blanc ». Je n’ai pas insisté et pour achever de la détendre je lui ai proposé d’aller manger une pizza dans un restau à côté. Elle a accepté.Nous avons bavardé gentiment de choses et d’autres, c'était très sympa. C’est même elle qui est revenue sur le sujet fessée en me demandant mon ‘historique’ en quelque sorte. Je lui ai longuement parlé de mon épouse, de nos jeux, elle était très intéressée, de mes rencontres qui l’ont amusée.Quand nous sommes arrivés au café, je lui ai demandé avec le ton le plus léger et amusé possible, si elle était décidée « à me confier ses fesses ». C’est une formule que j’aime bien et qui détend l’atmosphère parfois angoissante pour celle qui s’apprête à recevoir une fessée. Elle a souri, s’est beaucoup agitée sur sa chaise. Elle a mis du temps à répondre. Je me suis demandé si elle oserait sauter le pas, si elle n’allait pas renoncer et rentrer sagement au panier. La première chose qu’elle m’a alors dite, c’était lui promettre que je ferais exactement ce qu’elle voudrait. Elle m’a prévenu que sa meilleure amie savait qu’elle me recevrait, qu’elle lui avait donné mon mobile. Elle m’a fait jurer de ne pas la retrousser et d’arrêter dès qu’elle le demanderait.Je lui ai promis de respecter ses consignes. Je lui ai demandé si vraiment elle voulait que je lui donne une fessée qui la fasse pleurer et lui ai dit que l’idée ne me transportait pas. Elle a répondu comme précédemment qu’elle voulait une fessée comme celle qu’elle avait reçue gamine. Je devrais cesser dès qu’elle le demanderait et partir aussitôt.J’avais plaisanté en disant quelque chose comme : - Je devrai partir sans avoir mangé la tarte ni bu le café ? Mon ton a dû la mettre en confiance. De mon côté, si au départ je trouvais la situation un peu louche et craignais même une mauvaise surprise en arrivant chez elle. Je me sentais rassuré. J’ai dû dire ‘’en rigolant’’ :- Alors, c’est parti pour une bonne fessée, on y va ? Elle s’est levée, a tiré sur sa jupe et m’a demandé de la suivre, de ne pas me garer devant sa maison puis de venir sonner.
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Marquis62
La suite de votre récit est bien sûr attendue avec impatience !...
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4
27/08/26

Mrdevil94
sage la dame
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1
27/08/26

nep
« Je l’ai à nouveau fait rougir quand je lui ai dit que je ne comprenais pas pourquoi elle voulait se débarrasser de ce souvenir alors qu’elle disait qu’elle ne parvenait pas à avoir du plaisir sans s’imager fessée. Il y a eu un gros « blanc ». Je n’ai pas insisté (…) »
Elle venait de vous le dire : « Elle pensait que cela pourrait l’aider à retrouver des relations normales avec les hommes. » Mais évidemment vous aviez entendu, et compris, et vous vouliez vous assurer qu'elle choisissait en comprenant sa mécanique personnelle.
Nous en sommes au point crucial : oui ou non revivre ce traumatisme de sa propre volonté et dans un cadre (qu'elle espère) sûr aidera cette femme ?
C'est toute la question, comme disait Omelette dans la pièce de Chexpire…
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1
27/08/26
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fessee21
nep... That is the question ! En fait plus de vingt ans après je n'ai toujours pas la réponse. du moins je n'en suis pas certain. D'une part elle disait vouloir revivre une fessée qui l'obsédait comme pour l" exorciser en quelque sorte, sur les conseil de sa confidente et suite à des lectures de bouquins de psycho... donc logiquement pour tenter d'évacuer un souvenir extrêmement douloureux qui la bloquait, qui l'empêchait d'avoir des relations normales avec les hommes dont elle avait peur...ok cela se comprend et je l'avais compris et admis, soit... mais par ailleurs elle disait que la seule façon d'avoir du plaisir sexuel c'était quand elle s'imaginait être fessée (image mentale, fantasme masturbatoire...). Je ne suis pas psy mais je trouvais sur le moment qu'il y avait un paradoxe. En fait je pense qu'à 11 ans elle était presque pré-ado quand son père lui a flanqué cette fessée (selon sa version), fessée qui a eu une connotation sexuelle puisque son frère ainé s'est ensuite moquée d'elle (on avait vu sa culotte quand les claques faisaient voler sa jupe) détail éminemment sexuel qui l'a beaucoup marquée. Avec l'éveil de sa sexualité devenue ado il est possible que l'humiliation et la douleur de la fessée aient été érotisés et lui ait procuré un plaisir masturbatoire en évoquant ce souvenir. C'est souvent comme cela que naissent les fantasmes. Elle le disait elle même; elle n'arrivait plus à avoir du plaisir sexuel sans s'imaginer fessée. Je pense que ce qui la bloquait c'était l'image du père: en voulant revivre cette fessée qui avait été violente d'après elle, mais infligée par un autre, elle allait chasser l'image du père lui infligeant cette violence. Le père représente pour une adolescente le modèle masculin qui va influencer sa sexualité naissante, consolider ou non sa confiance en elle... etc. Quand à 11 ans et qu'on a un père qui inflige à sa fille une fessée publique (à la table familiale), humiliante (les claques tombaient parfois sur sa culotte), violente, (elle avait pleuré, crié), l'image du père modèle masculin en prend un sacré coup ! En revivant la même fessée mais donnée par un autre, elle essayait d'effacer cette image. Mais en parallèle, elle avait érotisé le souvenir de cette fessée et développé un fantasme qui lui procurait du plaisir: être fessée. Je peux me tromper mais je ne dois pas être très loin de la réalité d'autant que par la suite, elle m'a dit que la fessée que je lui avais donnée lui "avait fait beaucoup de bien".
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2
27/08/26
Edité

nep
Je ne suis en rien un spécialiste, j'ai seulement écouté de nombreux témoignages sur ce sujet et lu des articles et un ouvrage écrits par des spécialistes du traitement des traumatismes. En tout cas je crois comprendre exactement la même chose que vous. [CORRECTION : sauf sur l'âge. À 11 ans j'étais affectivement à peu près comme à 8 ans, loin de ce que je serais à 14. Je crois qu'être encore enfant a dû aggraver les conséquences.]
Que ça lui ait fait « beaucoup de bien » correspond aux témoignages que j'ai entendus.
Vous êtes un bienfaiteur de l'humanité ! 😸
Je plaisante, mais seulement à moitié : que cette femme ait pu, grãce au sentiment de sécurité que vous lui avez donné, revivre cette épreuve en ayant le sentiment de la maîtriser, et surtout pas de la main de son père, a vraiment dû l'apaiser je crois. Et l'empathie que vous avez dû montrer, et qui se manifeste par la question apparemment absurde mais nécessaire que vous lui avez posée alors qu'elle venait d'y répondre, cette empathie a dû être un ingrédient essentiel de cette « cure ».
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27/08/26
Edité

Benoît
Magnifique parole
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28/08/26
