Elle était une enfant des rues, née de nulle part, sans nom et sans lignée. Sa vie n’était qu’une suite de batailles silencieuses contre le froid, la faim et l'indifférence du monde.
C’est alors que je l’ai recueillie. Je l’ai arrachée l'infamie avec une bienveillance infinie, lui offrant l'asile d'un toit, la certitude de la nourriture et une affection que j'espère salvatrice.
Pourtant, le temps a passé, et l'ingratitude a fleuri. Je t'ai observée, jour après jour, parader dans mon espace avec une fierté insolente, un mépris à peine voilé dans le regard. Tu as pris tes quartiers ici, colonisant chaque pièce, t'appropriant les lieux comme s'ils avaient toujours été tiens. Tu en as oublié d'où tu venais. Tu as oublié qui j'étais, et ce que tu me devais.
Et nous voilà aujourd'hui, figés dans ce lit. L'atmosphère est pesante. Mes mains se sont refermées sur ta gorge et ton visage, immobilisant ton élan.
Un geste de plus, une pression supplémentaire, et je t'ôtais le souffle.
Tu as tenté de te débattre, bien sûr. Tu as sorti tes griffes, cherché à mordre, luttant de toutes tes forces sauvages contre l'inévitable.
Mais l'effort était vain. En un instant, la réalité t'a frappée : ta vie entière tenait entre mes mains.
Pendant deux longues minutes, nos regards se sont croisés, un duel sans mots où tu as enfin compris que toute issue t'était fermée.
C'est alors que je t'ai parlé. D'une voix basse, je t'ai rappelé le néant dont je t'avais tirée. Sans moi, tu ne serais rien, qu'une ombre de plus crevant de faim et de gel dans cette rue sans nom.
Une minute s'est encore écoulée, suspendue dans le temps, avant que je ne desserre ma prise. La réaction ne s'est pas fait attendre.
Privée de ta superbe, tu es venue naturellement te blottir contre mon flanc. Le silence a fait place à un ronronnement vibrant, à des caresses désespérées. Tu es allée jusqu'à me lécher le nez, avant de te tourner sur le dos, m'offrant ton ventre désarmé en signe de soumission absolue.
Le message était passé. Tu savais désormais qui commandait ici.
Le reste de l'après-midi n'a été qu'une longue amourette. Tu as passé des heures à me coller, demandant mon attention par des miaulements, recherchant mon contact comme une bouée de sauvetage.
La vérité venait de s'imposer à toi : ton existence dépend de mon bon vouloir. Tu as assimilé les règles de ce rapport de force.
Si je t'accorde mon affection, tu me dois en retour un amour inconditionnel et sans faille.
Tant que je serai le garant de ta sécurité, de ta couche financière, tant que je maintiendrai l'équilibre fragile entre ta liberté et ta fidélité, tu devras plier. Tant que je te dorloterai, que je panserai tes plaies et que j'éloignerai les dangers du monde extérieur, j'exigerai ta tendresse.
Je prends soin de toi, et malgré la terreur de l'instant, tu aimes te réfugier dans mes bras. La vie est une affaire de compromis cruels, mais c'est ainsi que le monde tourne.
Saloperie de chatte.
#texteperso #imageIA
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Dany
J'appelle ça de la maltraitance sur un animal, à qui on ne peut pas demander d'être plus intelligent qu'un humain ! 
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28/08/26
Edité

Gappap
Appele ça comme tu veux Dany. J'en ai à peu prêt rien à foutre de ton avis
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28/08/26

Caresseferme
Texte préf. bravo pour la plume.
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28/08/26

Dany
Gappap, votre réponse confirme que le plus "bête" n'est pas celui auquel on penserait...
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28/08/26
Edité

Sélène
Moi, ce texte me parle surtout de la place. De cette place qu’on cherche parfois longtemps, qu’on essaie de comprendre, qu’on croit trouver puis qu’on redéfinit encore. Trouver sa place dans un lien, ce n’est pas juste savoir qui domine et qui se soumet, c’est sentir où l’on est bien, où l’on se reconnaît, où l’on choisit d’être. C’est surtout ça que j’ai ressenti en le lisant.
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28/08/26

Gappap
Merci Dany de confirmer ma maxime "il vaut mieux ne rien dire et passer pour un con que de l'ouvrir et laisser aucun doute à ce sujet."
C'est un texte avec sa part romancé et sa part de vérité. Vous comptez porter plainte contre Agatha Christie aussi?
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28/08/26

kalina
Bonjour Gappap j'aime votre partage texte et photo
Suis plus chienne que chatte. Fou rire
Lady est ma 3 chienne 11 ans bientôt et la dernière
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28/08/26

Dany
Je constate que vous continuez à l'ouvrir.
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28/08/26

Gappap
Alors pour Dany pas de texte noir et horrifique. Il est trop fragile le pauvre. Menageaons ce petit être de lumière..... 🙄
Merci Kalina, Caresseferme et Solene d'avoir vu au delà des simples mots 🙏
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28/08/26

Monsieur-Mushu
méchant gap lol ;-)
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28/08/26

Sa GoodGirl 佩玲
Hello Gappap,
Si je salue la plume, et quand bien même je reconnais ne pas être tendre avec mon chat quand je dois lui couper ses griffes assassines ou tenter de lui brosser ses canines meurtrières....
Je ne souscris pas à la teneur du texte.
En restant au niveau du chat, quand bien même les chats sont bien connus pour être l'incarnation de l'ingratitude (comme tous les rejetons que porte cette terre), les câlins, ronrons, et autres regards qu'ils nous accordent n'ont de valeur que par leur gratuité, leur imperméabilité à l'échange, justement...
En allant au delà du chat, votre discours de "sans moi tu n'es rien, tu me dois tout"...........
Comment dire..............
Il y a des gens à qui on vole l'enfance avec ce genre de phrases. Le poids de ce genre de mots, de ce genre de pensée, est infiniment plus lourd sur un esprit que dans une bouche. C'est un marquage au fer blanc qui dure une vie.
Je ne suis pas fan non plus du fait de monnayer le sens de la "responsabilité".
A contrario, quand mon Enfoiré de M'sieur tient ma vie -et ma gorge- dans sa main, la seule chose qu'il me rappelle, c'est que je le voulais.
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29/08/26
Edité

Gappap
En voici un vaste débat philosophique.
Ce texte est à destination d'adultes avertis, publié sur un site spécialisé. Il ne me viendrait pas à l'esprit de dire cela à un enfant. Encore moins de le mêler à mon BDSM.
Vous pensez que l'amour, la fidélité et la loyauté de votre animal vous sont acquis gratuitement. Ne pensez-vous pas, plutôt, qu'il vous aime parce qu'il a la certitude que vous le nourrirez, que vous le câlinerez, que vous le soignerez, que vous lui offrirez un espace sain, sûr et confortable, et que vous serez là pour lui ? Ne pensez-vous pas que l'amour qu'il vous porte n'est que l'expression de sa reconnaissance pour celui que vous lui donnez en retour ? Mais si nous sommes dans un échange, peut-on encore parler de gratuité ? Ou devons-nous parler de gratitude ? Ce qui n'est foncièrement pas la même chose.
Dire « Sans moi tu n'es rien » peut être heurtant, oui. Car l'immense majorité des gens oublie que ces mots ont un double sens. Si tu n'es rien sans moi, alors je ne suis rien sans toi. Une relation à sens unique ne dure pas longtemps. Nous avons nécessairement besoin de l'autre pour nous épanouir sur un chemin commun.
Qu'est-ce qui vous déplaît dans le fait de « monnayer » ? La notion de contrepartie ? D'intérêt ? Et pourtant, notre monde est bâti sur cette notion de contrepartie. Professionnellement, amicalement et même amoureusement. Être en couple en vivant comme si nous étions seuls, cela ne fonctionne pas. Être en couple, c'est de la communication, de l'échange, des compromis, de la négociation pour tenir compte des envies de chacun et trouver un équilibre. Or, la notion de négociation ou de choix renvoie directement à celle de contrepartie : « Je m'engage à... Tu t'engages à... » (mettez-y les valeurs ou les critères que vous voulez). Nous le faisons en permanence, tout le temps. Se l'avouer, c'est se confronter à des concepts que nous assimilons à des choses immondes, dégueulasses ou horribles, et qui sont pourtant bien humaines...
Une phrase dans Le Loup de Wall Street illustre à merveille ce paradoxe : « Faites-le, mais n'avouez surtout jamais que vous le faites. »
Et pour finir de vous convaincre, posez-vous et demandez-vous quelle est la dernière chose que vous avez faite et qui ne vous a absolument rien « rapporté ». Strictement rien. Que ce soit sur le plan matériel, financier, sexuel, émotionnel ou sentimental. Rien, le néant absolu. Il y a fort à parier que vous ne trouverez jamais la réponse à cette question.
Oui, je le sais, c'est une vision froide, cynique, presque cruelle. C'est la triste réalité du monde dans lequel nous évoluons. C'est aussi ce que nous sommes et ce que nous faisons chaque jour, sans même nous en rendre compte.
Intéressant cela dit comme réflexion et introspection. J'aime bien. Merci pour cette pour cela.
Oh je vous rassure, le chat va bien et vie sa meilleur vie.
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29/08/26
Vuillemin GuyVG
Vuillemin Guy
la maltraitance est de manger la chatte!
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29/08/26
