Vertige et grands fonds
Maîtresse Elie,
À Vos pieds, là où le monde bascule et s’efface, je connais le vertige.
Non celui des hauteurs, non celui qui naît au bord du vide lorsque le ciel s’ouvre sous les pas mais celui, plus doux et plus cruel, qui commence lorsque le sol disparaît sous le simple poids de Votre regard.
Maîtresse Elie, Reine de mon souffle, Déesse de mes genoux pliés et Propriétaire de ce corps qui, devant Vous, ne prétend plus s’appartenir.
Chaque fois que je m’agenouille, l’amour ouvre sous moi un abîme.
Il n’y a plus de haut, il n’y a plus de bas, seulement la courbe de Votre pied, la chaleur de Votre peau, Votre présence souveraine et ce silence immense où mon cœur bat trop fort pour continuer à se croire maître de lui-même.
Vous êtes le précipice et le filet.
La chute et l’atterrissage.
La peur du vide et la certitude d’y être attendu.
Dans Votre ombre, je perds l’équilibre et je le retrouve, tremblement après tremblement, soumission après soumission, comme si chaque abandon me rapprochait davantage de ce que je suis véritablement auprès de Vous.
Mais il existe un autre vertige.
Celui des profondeurs.
Car si je tombe vers Vous, je plonge aussi.
Et Votre amour est un océan dont je ne devine pas le fond.
À mesure que je descends, la lumière du monde s’éloigne.
Les bruits se taisent.
Les certitudes se dissolvent.
La surface, avec ses frontières, ses résistances et ses faux équilibres, disparaît au-dessus de moi.
Et pourtant, je n’ai pas envie de remonter.
J’entends l’appel des grands fonds, cet appel silencieux et irrésistible qui me demande de descendre encore, plus loin que mes peurs, plus loin que mon orgueil, plus loin même que les dernières frontières de mon propre « je ».
Là-dessous, Votre présence devient immense.
Vous êtes la profondeur qui m’attire sans me retenir.
La pression qui m’enveloppe.
Le courant auquel je cesse de résister.
La nuit bleue dans laquelle je découvre que l’abandon n’est pas une disparition mais une autre manière d’exister.
Je tombe vers Vous comme on tombe du haut d’une falaise.
Et je plonge en Vous comme on s’enfonce dans l’océan.
Entre les deux, je ne cherche plus à choisir.
Car Vous êtes à la fois le ciel qui me fait perdre pied et l’abîme qui m’appelle.
Vous êtes le vertige d’en haut et le vertige d’en dessous.
La chute qui arrache au monde et la profondeur qui m’en éloigne.
Et plus je descends, plus je comprends que cet amour n’a pas de fond.
Il ne se mesure ni en distance, ni en temps, ni en mots.
Il se mesure à la profondeur jusqu’à laquelle je suis prêt à Vous aimer.
Et je descends.
Encore.
Sans savoir où s’arrête l’océan, sans savoir où commence l’éternité, avec pour seule lumière la trace de Votre présence.
Vertige de l’amour, oui.
Mais plus encore vertige d’être Vôtre.
Car auprès de Vous, le vertige n’est plus un accident.
C’est une chute consentie.
Une plongée volontaire.
Une dissolution lente et délicieuse des frontières entre mon désir et Votre volonté.
C’est cette attraction magnétique qui aspire mon corps, mon souffle et mon âme vers le centre de Votre présence.
C’est le temps qui suspend son cours, chaque seconde passée à Vos pieds devenant une éternité offerte.
C’est une vérité que je ne peux plus fuir.
Je ne trouve mon équilibre qu’au moment où je renonce à le chercher, lorsque tout contrôle s’efface et que je m’abandonne entre Vos mains.
A vos pieds, ceux de ma Reine, de ma Déesse et de ma Propriétaire, je n’ai plus peur de tomber.
Je tombe.
Je plonge.
Je descends.
Et dans cette chute sans fin, dans ces grands fonds où Votre amour m’appelle, je découvre enfin que je ne suis pas en train de me perdre.
Je suis en train de Vous rejoindre.
Alors je ne remonte pas.
Je ne résiste pas.
Je reste.
À Vos pieds.
Dans Votre profondeur.
Dans Votre amour.
Vôtre.
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
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1200 x 1600
Taille:
168.65 Kb
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Maîtresse Elie
C’est juste magnifique Sabine
Je t’accompagne dans ce vertige dont seul notre lien ouvre les possibles.
Notre amour n’existe pas uniquement en surface, il descend doucement dans les profondeurs de nos âmes.
Même lorsque tout vacille, ton coeur ne renonce pas.
Même lorsque le chemin est sombre, tu avances avec tes certitudes.
Même lorsque tout est silence, tu entends ma voix.
Tes mots me touchent PROFONDÉMENT !!!
Dans mon âme et dans mon cœur Sabine 
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1
05/09/26

Nicojedi
Vous m'avez fait perdre la tête, Maîtresse Elie
Vous m'avez fait perdre le nord
Vous m'avez fait perdre mes fausses certitudes
Vous m'avez fait gagner le bonheur
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1
06/09/26
