Nicojedi
le 06/09/26
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À l’entrée du club, sous la lumière tamisée du hall, Maîtresse Elie nous a présentés l’un à l’autre pour la première fois.
Eva et moi ne nous connaissions pas. Elle était là, déjà collier au cou, laisse détendue dans la main de Maîtresse Elie, le regard aussi méfiant que curieux. Moi, déjà à genoux, les yeux baissés jusqu’à ce qu’on m’autorise à les lever.
« Eva, voici mon homme, mon soumis. »
« Et toi… voici Eva. Ce soir, elle découvre. »
Eva était exclusivement lesbienne jusqu’à cette soirée. Elle l’avait dit clairement, presque comme un avertissement. Maîtresse Elie avait seulement souri, ce sourire qui ne tolère aucune discussion.
Elle était l’exact opposée de Maîtresse Elie.
Là où Maîtresse Elie était fine, solaire et presque austère dans sa beauté dominatrice, Eva était une explosion de rondeurs. Des seins très lourds, lourds à en faire ployer le torse, d’une blancheur diaphane que la lumière basse du club rendait presque translucide. Des cheveux noirs de jais tombant en cascade jusque sur le bas du dos. Une peau si claire qu’on aurait juré pouvoir y lire les veines.
Et pourtant, comme moi, elle portait un collier de cuir noir. La laisse, fine, élégante, finissait dans la même main que la mienne, celle de Maîtresse Elie.
Ce soir-là, Maîtresse Elie avait décidé d’assumer pleinement. Sa bisexualité. Son envie de dominer une femme. Et de me faire regarder.
Une fois dans l'alcôve principale, Maîtresse Elie m’avait placé à genoux, un peu en retrait, sur le grand tapis du salon. Les autres membres du club circulaient, buvaient, discutaient à voix basse. Mais leurs regards revenaient sans cesse vers moi. Certains souriaient, d’autres échangeaient des regards entendus. Je n’étais plus seulement le partenaire de Maîtresse Elie. J’étais le témoin officiel. L’objet qui servait, qui regardait, qui n’avait le droit ni de toucher ni de laisser paraître la moindre excitation.
Maîtresse Elie avait installé Eva sur le large fauteuil de cuir, face à la pièce. Elle l’avait dénudée lentement, presque cérémonieusement. Les seins d’Eva s’étaient libérés, lourds, roulants, les pointes déjà dures sous le simple frottement de l’air. Maîtresse Elie avait passé la laisse autour de son poignet, puis s’était penchée pour embrasser le cou de sa nouvelle soumise. Une longue caresse de lèvres, de dents et de langue. Eva avait fermé les yeux et gémi, bas, comme si elle n’avait jamais été touchée avec autant d’autorité.
Je servais.
Un plateau. Des verres. De l’eau. Du vin pour celles qui en voulaient. Je m’agenouillais, présentais, baissais les yeux, me relevais. Interdiction absolue de laisser mon sexe durcir de manière visible. Interdiction de laisser mon souffle s’accélérer. Interdiction de détourner le regard trop longtemps.
Maîtresse Elie s’était assise à califourchon sur les cuisses d’Eva. Elle l’embrassait à pleine bouche, une main enserrant un sein lourd, le pétrissant, le soulevant, le laissant retomber avec un poids obscène. L’autre main avait glissé entre les cuisses d’Eva. On entendait le bruit humide des doigts qui entraient, qui ressortaient, qui caressaient. Eva gémissait contre la bouche de Maîtresse Elie, les hanches déjà en mouvement.
Les regards du club se posaient sur moi aussi souvent que sur elles.
« Regarde comme il souffre… »
« Il n’a même pas le droit de se toucher… »
« Il va craquer avant la fin de la soirée… »
Je restais à genoux. Le plateau entre les mains. Le cœur battant trop fort.
Très vite, les jeux ont changé de nature.
Maîtresse Elie a fait s’agenouiller Eva au centre du salon, sous les regards des autres membres. Elle l’a attachée. Poignets derrière le dos, chevilles écartées et genoux maintenus ouverts par une barre. Le corps d’Eva, déjà magnifique dans sa rondeur, est devenu une offrande immobile. Les seins lourds pendaient, le ventre se soulevait trop vite, le sexe déjà humide malgré la tension.
Maîtresse Elie a pris le fouet.
Pas un grand fouet de scène. Un martinet souple, précis. Elle a commencé lentement, sur les fesses, l’intérieur des cuisses, le bas du dos. Eva a d’abord retenu ses cris, puis elle a gémi, puis elle a crié. Chaque coup faisait trembler ses seins. Elie s’arrêtait régulièrement pour caresser les marques, pour glisser deux doigts entre les lèvres d’Eva, pour lui murmurer à l’oreille que la douleur était un cadeau.
Ensuite sont venues les pinces.
Sur les tétons d’abord, lourdes, serrées, accrochées à de petites chaînes. Eva a poussé un cri aigu quand le métal a mordu. Puis plus bas. Elie a écarté les lèvres de son sexe et a posé deux pinces plus fines, une de chaque côté, tirant légèrement. Eva a sangloté, le front appuyé contre le sol. Maîtresse Elie l’a embrassée longuement pendant qu’elle gémissait, lui disant qu’elle était belle comme ça, ouverte, offerte, à sa merci.
Le rosebud est arrivé après.
Énorme. Noir. Mat. Elie l’a enduit lentement sous les yeux de toute la salle, puis a ordonné à Eva de se cambrer davantage. L’insertion a été longue, progressive, impitoyable. Eva a respiré par à-coups, les muscles du visage crispés, jusqu’à ce que le plus large de la base disparaisse. Maîtresse Elie a donné une petite tape sur le cul d’Eva, comme pour vérifier que tout était bien en place, et a laissé le jouet faire son travail : étirer, remplir et rappeler à chaque mouvement qui commandait.
Moi, j’étais toujours à genoux, un peu plus loin, le plateau entre les mains. Les regards des autres membres glissaient de Eva à moi, de moi à Eva. Certains murmuraient. D’autres souriaient. Je sentais mon sexe durcir malgré l’interdiction, et je devais me concentrer de toutes mes forces pour que rien ne se voie.
Puis Maîtresse Elie s’est tournée vers moi.
Elle a tiré sur ma laisse, m’a fait avancer jusqu’à Eva, toujours attachée, toujours pincée, le rosebud enfoncé.
« Ouvre la bouche, Eva. »
Eva a hésité. Son regard a croisé le mien, puis celui d’Elie. Un mouvement de recul. Un vrai dégoût, presque instinctif. Elle qui n’avait jamais touché un homme, qui n’avait jamais voulu. Maîtresse Elie a attrapé ses cheveux noirs de jais, a forcé sa tête en arrière, et a posé le bout de mon sexe contre ses lèvres.
« Ce n’est pas une demande. »
Eva a fermé les yeux. Sa bouche s’est ouverte, maladroite et réticente. Elle a pris juste le gland, la langue plate, comme si elle voulait le moins possible de contact. Maîtresse Elie a attendu quelques secondes, puis a poussé doucement la tête d’Eva en avant.
« Plus profond. Regarde-moi pendant que tu le fais. »
J’ai senti la chaleur humide, la résistance, puis l’acceptation progressive. Eva a commencé à sucer, d’abord parce qu’elle y était obligée, ensuite parce que Maîtresse Elie lui caressait le visage, lui murmurait des encouragements, lui disait qu’elle était brave, qu’elle découvrait quelque chose de nouveau et que c’était beau de céder. Qu'elle lui appartenait.
Peu à peu, le mouvement de recul a disparu. Eva a pris plus loin, a utilisé sa langue, a même gémi autour de moi quand Maîtresse Elie a tiré sur les chaînes des pinces. Maîtresse Elie l’a guidée pendant de longues minutes, lui faisant découvrir le rythme, la profondeur, le goût. Elle lui a fait aimer, exactement comme elle m’avait fait aimer d’autres choses autrefois.
Quand Maîtresse Elie a décidé que c’était assez, s'assurant que je ne jouirais pas, elle m’a retiré de la bouche d’Eva et a embrassé ses lèvres brillantes, salives mêlées.
« Tu vois… ce n’était pas si terrible. »
Eva a respiré fort, les yeux brillants, le visage marqué par les larmes et le plaisir forcé. Elle n’était plus seulement lesbienne. Elle venait de franchir quelque chose.
Le reste de la soirée a continué dans le même esprit. Maîtresse Elie a joué avec Eva, l’a fait jouir plusieurs fois, l’a fouettée encore, a joué avec le rosebud, a retiré les pinces une à une pour savourer les cris. Elle l’a allongée sur le grand canapé, s’est allongée contre elle, cuisse contre cuisse, seins contre seins. Elles se sont caressées longuement, lentement, comme si le temps n’existait plus. Maîtresse Elie a glissé sa main entre les jambes d’Eva une dernière fois, l’a fait jouir en la regardant, en l’embrassant, en murmurant des ordres doux contre sa bouche. Eva a pleuré de plaisir. Des vraies larmes. Des larmes de soumise qui découvre enfin quelqu’un qui sait la prendre entièrement.
Moi, j’étais toujours là. De nouveau à genoux. Le plateau posé. Les mains sur les cuisses. Le regard baissé dès que Maîtresse Elie se tournait vers moi. Toute la soirée, je n’ai fait que les servir avec interdiction de toucher et de montrer la moindre excitation.
Et pourtant c’était magnifique.
Les autres membres du club passaient près de moi. Certains s’arrêtaient. Une main légère sur mon épaule. Un commentaire murmuré.
« Tu tiens bien… pour l’instant. »
« Elle est magnifique, n’est-ce pas ? »
« Et toi, tu n’as même pas le droit de bander… pauvre petit. »
Vers la fin, Maîtresse Elie m’a regardé un long moment, un sourire aux lèvres.
« Tu as bien servi ce soir. »
Puis elle a tiré doucement sur ma laisse.
« Mais tu n’as encore rien touché. Et tu n’as encore rien reçu. »
Quand la soirée s’est achevée, Eva et moi sommes repartis côte à côte, toujours nus, à quatre pattes, les laisses tenues dans la même main. Vers le vestiaire.
Le sol était froid sous nos paumes et nos genoux. Les seins d’Eva balançaient à chaque mouvement. Le rosebud était encore en elle. Moi, j’avais le goût de sa bouche encore sur la peau.
Nous ne nous connaissions pas quelques heures plus tôt.
Maintenant, en avançant ainsi, côte à côte, soumis tous les deux à la même femme, nous savions.
Le lien qui nous unissait allait bien au-delà de la laisse.
Il était fait de ce que nous avions vu, de ce que nous avions subi et de ce que nous avions donné.
Et il ne se briserait pas facilement.
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Maîtresse Elie
Deux salopes bien dressées
J'aime 06/09/26
Nicojedi
2 salopes sous votre emprise et votre autorité
J'aime 06/09/26