La table était impeccable. Nappes blanches, verres déjà remplis, bougies allumées. Maîtresse Elie avait choisi les places avec soin. Elle était assise à mon côté, légèrement en retrait, comme si elle me laissait « tenir » la soirée. Les deux autres couples étaient arrivés à l’heure. Rires, embrassades, compliments sur la décoration. Personne n’aurait pu deviner.
Personne, sauf ceux qui savaient regarder.
Sous le col de ma chemise, parfaitement coupé, parfaitement correct, se trouvait le collier. Pas un collier visible. Un collier de soumission étroit, en cuir souple et noir, bouclé derrière la nuque. Il ne serrait pas, il n’avait pas besoin. Il était simplement là. Posé. Permanent. Sa présence froide contre ma peau me rappelait à chaque mouvement de tête, à chaque fois que je me penchais pour servir le vin, que j’appartenais entièrement à Maîtresse Elie.
Plus bas, sous le tissu, la cage. Discrète, en acier chirurgical, parfaitement ajustée. Elle ne faisait aucun bruit. Elle ne se voyait pas. Mais elle existait. Elle me maintenait dans un état de semi-érection constante, douloureuse et inutile. Et contre mon sexe enfermé, les pinces. Deux petites pinces métalliques, serrées sur la peau sensible de mes couilles. Chaque mouvement, chaque fois que je croissais les jambes, provoquait une morsure sourde, précise, qui me rappelait mon état.
Sur la poitrine, sous la chemise fine, d’autres pinces. Deux pinces sur mes tétons, serrées juste assez pour que chaque frottement du tissu me fasse tressaillir intérieurement. Et plus bas encore, au plus profond, le rosebud. Un plug anal lisse, bien en place depuis le début de l’après-midi. Il ne bougeait pas. Il pesait. Il me remplissait. À chaque fois que je me levais pour servir, il me rappelait que mon corps n’était plus libre.
Je servais. C’était mon rôle ce soir. Maîtresse Elie ne s’était pas levée une seule fois. Elle restait assise, élégante, la jambe croisée, un sourire poli, et me demandait d’une voix douce :
« Tu pourrais nous resservir du vin blanc, mon chéri ? »
Le « mon chéri » sonnait comme une caresse. Pour les autres, c’était tendre. Pour moi, c’était un ordre. Je me levais immédiatement. Le rosebud bougeait légèrement en moi. Les pinces tiraient. La cage pesait. Je servais sans un tremblement visible.
Pendant le dîner, elle me demandait parfois mon avis. Je répondais. Toujours. Mais jamais le premier. Toujours après elle. Toujours en la regardant une demi-seconde avant de parler, comme pour vérifier que j’avais le droit. Personne ne le remarquait. Sauf elle. Et peut-être l’un des deux hommes en face, qui avait un regard un peu trop attentif sur ma posture, sur la façon dont je gardais les mains visibles sur la table.
À un moment, Maîtresse Elie a posé son verre et a dit, d’une voix légère :
« Il est très bien élevé, n’est-ce pas ? »
Tout le monde a ri. Moi aussi. Un rire parfait, social, indifférent. Mais sous la table, sa main a glissé un instant sur ma cuisse, et ses ongles ont gratté légèrement le tissu juste au-dessus de la cage. Une promesse. Ou un rappel. Ou les deux.
Quand les invités sont partis, vers une heure du matin, Maîtresse Elie m’a regardé dans l’entrée pendant que je refermais la porte. Elle n’a rien dit tout de suite. Elle a simplement passé son doigt sous le col de ma chemise, a touché le collier, puis a descendu sa main jusqu’à ma ceinture. Un geste rapide, presque invisible.
Puis, d’une voix calme, presque banale :
« Débarasse et lave, je vais prendre ma douche. »
Elle a tourné les talons et est montée sans un regard en arrière.
J’ai commencé à débarrasser. Assiettes, verres, couverts. Chaque mouvement faisait bouger le rosebud en moi. Chaque fois que je me penchais pour ramasser quelque chose, les pinces sur mes couilles tiraient un peu plus. Les pinces sur mes tétons frottaient contre le tissu de la chemise. La cage restait lourde, inutile, présente. Je lavais à la main, lentement, méthodiquement, comme on m’avait appris. L’eau chaude sur mes avant-bras. Le silence de l’appartement. Le bruit distant de la douche à l’étage.
Quand j’ai fini, j’ai essuyé le plan de travail. J’ai tout rangé. Puis je suis resté debout dans la cuisine, les mains jointes derrière le dos, attendant.
Maîtresse Elie est redescendue vingt minutes plus tard, en peignoir, les cheveux encore humides. Elle s’est arrêtée dans l’encadrement de la porte et m’a regardé longuement. Son regard a glissé de mon collier invisible à mon entrejambe, comme si elle pouvait voir à travers le tissu tout ce que je portais encore.
Elle s’est approchée. A posé deux doigts sur mon collier, sous le col.
« Tu as bien tenu ce soir. »
Ce n’était pas un compliment. C’était une constatation.
Puis sa main a descendu, a ouvert ma ceinture, a baissé légèrement mon pantalon juste assez pour vérifier. Les pinces. La cage. Le rosebud toujours en place. Elle a touché chacune d’elles, sans les retirer, juste pour confirmer.
« Tu restes comme ça ce soir. »
Elle a relevé mon pantalon, a refermé la ceinture, et s’est éloignée vers le salon, comme si de rien n’était.
Moi, j’étais toujours debout dans la cuisine, collier serré, cage lourde, pinces présentes, rosebud profondément en moi. La soirée avait été parfaitement vanille.
Et parfaitement claire.
Pour ceux qui savaient lire.
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
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Maîtresse Elie
Un savant mélange D/S et vanille pimente notre vie. Une posture discrète, un accessoire invisible, les regards jamais appuyés, une tension imperceptible mais délicieuse dans le gestes ou les mots que seuls les initiés détectent.
Un contrôle permanent qui me transcende. 
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Il y a 6 heure(s)

