Une vie complice et amoureuse entre ombre et lumière
Il y a des soirs où nous choisissons la lumière.
Ce soir-là, nous étions avec des amis. Autour de la table, les rires circulaient facilement, le vin était bon et les conversations légères et sincères. Elie était magnifique. Sa robe était simple, courte et près du corps, juste assez pour rester élégante aux yeux de tous, mais assez juste pour que je sente, moi, la ligne de ses cuisses et la façon dont le tissu épousait ses hanches. En dessous, elle portait des bas. Rien d’autre. Pas de culotte. Une absence volontaire, discrète et invisible pour les autres, mais que je connaissais parfaitement.
Même dans la lumière, des petites parts d’ombre subsistent.
Elle parlait, elle écoutait et elle riait de bon cœur. Moi, à ses côtés, j’étais simplement son mari. Poli, chaleureux, un peu réservé parfois, toujours à sa hauteur dans le regard des autres. Personne ne voyait autre chose qu’un couple heureux, complice, ordinaire.
Je lui passais le pain, je lui remplissais son verre, elle posait parfois sa main sur la mienne un instant. Nos regards se croisaient et se comprenaient mais restaient discrets. Nous jouions parfaitement le rôle que le monde attend de nous. Et j’aimais ça, à ma façon. J’aimais la voir rayonner dans la lumière, libre de toute contrainte apparente, élégante et naturelle.
Pourtant, même dans cette lumière, une part d’ombre restait. Sous mes vêtements, la cage de chasteté me rappelait silencieusement à qui j’appartenais. Sous sa robe, l’absence de culotte et la présence des bas me rappelaient la même chose. Personne ne le savait. Personne ne le voyait. Mais moi, je le sentais à chaque mouvement, à chaque fois qu’elle croisait les jambes ou se levait. Une présence constante, intime, qui me reliait à elle même au milieu des rires et des conversations.
La soirée s’est étirée, douce et sans aspérité. Puis les adieux, les embrassades, les « à bientôt ». Nous sommes rentrés ensemble, encore dans cette bulle sociale, parlant de ce qui s’était dit, de ce qui s’était ri. Tout était simple. Tout était vanille.
Jusqu’à la porte de notre maison.
Quand la clé a tourné et que la porte s’est refermée derrière nous, quelque chose a basculé. Pas brutalement. Pas théâtralement. Juste profondément.
Le monde extérieur s’est éteint. Et avec lui, le masque.
Elie a posé son sac, retiré ses chaussures, allumé une seule lumière. Son regard a changé. Ce n’était plus le regard de l’épouse en société. C’était le regard de Maîtresse Elie. Celui qui me remet à ma place sans avoir besoin de lever la voix.
Je me suis mis à genoux. Naturellement. Comme on rentre chez soi.
Elle s’est approchée, a posé sa main dans mes cheveux, a relevé mon menton. Puis elle a tendu la main vers le collier qui attendait toujours au même endroit, près de la porte. Celui que je ne porte jamais dehors. Celui qui n’appartient qu’à ces murs.
Elle l’a ouvert, l’a passé autour de mon cou, et l’a refermé avec un clic net et précis. Ses doigts ont vérifié que le métal était bien en place, ni trop serré, ni trop lâche. Puis elle a glissé sa main plus bas, sous mon pantalon, a touché la cage, a fait tourner légèrement l’anneau, a vérifié que tout était correctement positionné, que rien n’avait bougé pendant la soirée.
Sa voix était calme, presque tendre, et pourtant absolue :
« Tu as bien joué ce soir. La cage était à sa place. Maintenant le collier aussi. Tu es à moi. »
Elle s’est redressée. D’un seul geste, sa robe a glissé le long de son corps et est tombée au sol en un tas de tissu. Les bas sont restés. Rien d’autre. Elle m’a regardé un instant, puis a dit simplement :
« Ramasse et range. Je vais prendre ma douche. Tu sais ce que tu dois préparer. »
Elle s’est éloignée vers la salle de bain, nue à l’exception des bas, sans se retourner.
À genoux, le collier frais autour du cou, la cage toujours en place, j’ai ramassé sa robe, je l’ai pliée avec soin, puis je me suis mis à préparer exactement ce qu’elle attendait.
Dans cet instant, tout ce qui avait été retenu pendant des heures s’est dénoué. La tension douce, le besoin de retrouver l’ordre vrai des choses, le soulagement d’appartenir pleinement. Ici, derrière cette porte, il n’y a plus de rôle à tenir. Il n’y a plus que nous. Elle qui domine, moi qui sers, nous qui nous aimons dans cette asymétrie assumée et permanente.
La lumière, c’était pour les autres.
L’ombre, c’est pour nous.
Et même dans la lumière, il y a toujours une part d’ombre.
C’est cette part-là qui me rappelle, à chaque seconde, que je suis à elle.
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
Dimension:
1200 x 1200
Taille:
97.45 Kb
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Maîtresse Elie
C’est dans cette ombre que ta vraie lumière illumine ma vie Sabine. 
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Hier, 10:14:00

Nicojedi
Votre ombre est ma lumière et votre lumière est ma chaleur Maîtresse Elie 
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Hier, 13:14:48
