La lumière de la salle de bain s’est allumée. Le bruit de l’eau a commencé à couler, régulier, lointain.
À genoux encore, j’ai plié sa robe avec une précision quasi religieuse, l’ai posée sur le fauteuil prévu à cet effet, puis je me suis relevé. Le collier pesait déjà d’une façon différente. Plus lourd. Plus vrai.
Le cérémonial a commencé.
Dans le placard réservé, celui dont la clé ne quitte jamais sa main, j’ai ouvert les tiroirs dans l’ordre exact qu’elle m’a enseigné. D’abord la jupe courte en cuir noir, celle qui s’arrête juste sous les fesses. Ensuite le corset à lacets, le plus strict, celui qui sculpte sa taille jusqu’à lui couper le souffle si elle le désire. Les bas resteront. Elle les aime encore chauds de son corps.
Puis les accessoires.
J’ai disposé sur le plateau d’ébène, avec la même lenteur rituelle :
la lanière fine de cuir noir,
la petite cravache à poignée tressée,
les menottes doublées de velours,
le bâillon en silicone qu’elle n’utilise que lorsque mon silence devient trop bruyant,
et enfin le plug qu’elle m’impose parfois avant même de commencer, pour que je sente, dès le premier instant, que mon corps n’est plus le mien.
Tout a été aligné. Rien ne dépasse. Rien n’est superflu.
Ensuite, j’ai préparé mon propre corps.
Je me suis dévêtu complètement. Les vêtements de la soirée, ceux du mari poli, ont été pliés et rangés. Il ne restait plus que la cage, le collier, et ma peau. J’ai allumé la seule bougie prévue, celle qui sent le cuir et le bois brûlé. J’ai baissé la lumière principale jusqu’à n’obtenir qu’une pénombre dorée.
Puis je suis retourné au centre de la pièce.
À genoux.
Mains croisées dans le dos.
Tête basse.
Yeux fixés sur le sol.
Le silence est devenu total. Seul le bruit lointain de l’eau et mon propre souffle existaient encore.
J’ai attendu.
Longtemps.
Assez longtemps pour que la tension monte dans mon bas-ventre, pour que la cage devienne presque douloureuse, pour que chaque seconde me rappelle que je n’avais plus le droit de bouger, de parler, de désirer autre chose que ce qu’elle déciderait.
L’eau s’est arrêtée.
Quelques minutes encore. Le séchage. Le parfum. Les gestes lents d’une femme qui sait qu’on l’attend à genoux.
Puis la porte de la salle de bain s’est ouverte.
Je n’ai pas levé les yeux.
Ses pas se sont approchés. Lents. Délibérés. Elle s’est arrêtée juste devant moi. J’ai senti la chaleur de son corps, l’odeur de savon et de domination.
Sa main s’est posée sur ma tête.
« Bien. Tout est prêt. »
Elle a fait le tour de moi, inspectant le plateau, mon alignement, la tension de mes épaules. Ses doigts ont glissé sur mon collier, puis plus bas, ont saisi la cage et l’ont fait tourner d’un quart de tour, juste assez pour me rappeler qui en détenait la clé.
« Tu as bien servi ce soir. Maintenant tu vas servir vraiment. »
Lentement, elle s'est parée de sa seconde peau, prenant un malin plaisir à me faire languir. Vint le choix des escarpins, précis, comme toujours. Leur style et leur nature annonçait la suite du programme. Plus hauts ils seraient, plus sévère serait la séance.
Elle s’est assise ensuite dans le fauteuil, les jambes croisées, la jupe de cuir remontée assez haut pour que je voie qu’elle était encore nue en dessous. Les bas noirs brillaient sous la lumière de la bougie.
« Viens. »
Je me suis avancé à genoux jusqu’entre ses cuisses. Elle a ouvert les jambes.
« Langue. Rien d’autre. Tu n’as pas la permission de toucher autrement. »
J’ai obéi.
Sa main s’est enfoncée dans mes cheveux, guidant, contrôlant la pression, le rythme. Chaque fois que je m’approchais trop du plaisir, elle resserrait sa prise et me forçait à ralentir. Chaque fois que je ralentissais trop, elle poussait ma tête plus profondément contre elle.
Le temps s’est dilué.
Quand elle a joui la première fois, ce fut un frisson long, contenu, presque silencieux. Elle n’a pas relâché ma tête. Elle m’a gardé là, langue encore collée à elle, jusqu’à ce que le second orgasme la traverse, plus violent, plus exigeant.
Seulement alors elle m’a tiré en arrière par les cheveux.
« Debout. »
Elle m’a menotté les poignets derrière le dos, a glissé le plug en moi avec une lenteur calculée, puis m’a fait m’agenouiller à nouveau, cette fois face au lit.
La cravache a claqué une première fois sur mes fesses. Puis une deuxième. Puis une troisième, plus sèche.
« Compte. »
J’ai compté.
Chaque coup résonnait dans la cage, dans le collier, dans le plug. Chaque nombre sortait de ma bouche comme une offrande.
Quand elle a jugé que j’avais assez reçu, elle m’a fait monter sur le lit, à quatre pattes, le visage contre les draps.
Elle s’est allongée sous moi après avoir fixé mon strap-on, m’a guidé, m’a fait entrer en elle alors que j’étais encore cagé, le métal froid frottant contre sa chaleur, ma queue de silicone la remplissant. Elle a contrôlé chaque mouvement de mes hanches avec ses mains sur mon collier, tirant, relâchant, dictant le rythme exact.
« Tu n’as pas le droit de jouir. Pas ce soir. Pas tant que je n’aurai pas décidé. »
Elle a joui une troisième fois, les ongles plantés dans mon dos, le corps arqué sous moi. Puis elle m’a fait me retirer, m’a retourné sur le dos, s’est assise à califourchon sur mon visage et a recommencé à utiliser ma bouche jusqu’à ce que ses cuisses tremblent autour de ma tête.
Enfin, épuisée et souveraine, elle s’est allongée à côté de moi, a retiré les menottes, a caressé mon collier du bout des doigts.
Sa voix était plus basse, presque tendre :
« Tu es à moi. Dans la lumière comme dans l’ombre. Mais surtout ici. »
Elle a posé sa tête sur mon épaule. La cage restait en place. Le plug aussi. Et c'est ma queue de plastique que distraitement elle branlait.
Et dans le silence qui a suivi, je savais que la nuit ne faisait que commencer.
Dans l'album: Les photos du mur perso de Nicojedi
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1200 x 1200
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Maîtresse Elie
Je te guide, tu suis mon chemin. Tu t’offres et je te prends. Je t’utilise, tu me vénères pour ça.
Dans cette dynamique où chacun trouve sa place naturelle, nous trouvons un équilibre qui nous correspond. Un lien unique qui résonne en nous et que personne ne peut soupçonner. Il est évidence et vérité, sans nous trahir, sans douter.
Tu es généreuse, sensible, touchante et très investie. Une bonheur de te posséder Sabine
Pour mon plus grand plaisir
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11/09/26

Nicojedi
Je suis votre chemin parce que vous êtes la lumière au bout. Vous prenez parce que tout vous revient. Vous m'attirez parce que vous êtes l'aimant contre lequel je ne peux lutter. C'est ma vérité, c'est mon bonheur et c'est ma vie. La plus belle qui soit Maîtresse Elie
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11/09/26

Maîtresse Elie
Tes mots sont très émouvants Sabine
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1
11/09/26
