Un homme que j'ai trop provoqué sur la piste de danse, m'entraîne dans un dédale de ruelles, jusqu'à un bâtiment silencieux couvert de graffitis aux couleurs agressives. Au cœur du quartier désert. Plaquée contre le mur, dans le recoin le plus ombreux, je soupire mon visage tout contre les briques. Il a compris ce que j'aimais, et comment s'y prendre pour obtenir ce qu'il désire. Il maintient mes poignets haut au-dessus de ma tête, il plaque son bassin contre le mien, me faisant sentir sa dureté et ses intentions. Il glisse avec fermeté sa main dans ma culotte, sans la baisser, il embrasse mon cou tendrement tandis que son torse musclé écrase mes seins contre les briques décrépies. Contrastes… Il caresse mon sexe, mes fesses, mes seins, avec la dextérité d'une longue habitude. Je suis liquide, comme toujours, comme tout le temps, le sexe toujours lourd et liquide, chaud et pressant.
Je résiste, je me débats, car j'ai envie d'être forcée, dans cet endroit sordide, le sexe agrippé blessé par cet homme avec qui je n'ai jamais été intime. La nuit nous enveloppe, mais tout autour, les réverbères scintillent. L'air est tiède et transparent, à Toulouse. Je suis si heureuse d'être de retour. Je suis sûre que nous sommes visibles.
Je me débats plus fort, juste pour voir comment il va réagir.