Le fouet fend l’air, un long serpent, une aileQui enfin retombe et, en langue indécente,Trouve son chemin dans le plaisir de celleQui le réclamait tant et de patiente attente. Lui qui parcourt des lèvres en pleine humidité,Lui qui griffe des soies en toute humilité,Et celle qui reçoit sous son regard bandéCelle qui est l’hôtesse à bouche bâillonnée Semble demander « encore une fois ».Rouge maintenant est la pageOù s’impriment en lettres incarnatQui demain seront bleu orage Les mots des maux, les maux en mots, Les mots d’amour, les mots velours,Les mots dansés, les mots d’acier,Les maux que seul écrit un fouet. Pas un cri ne l’accueille, pas un gémissementSeul un choc très léger, un déplacement d’airOnt troublé le soir gris puisqu’au festin de chairSeul le plaisir extrême était notre invité.#poème du net
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