Ce soir.
Steack tartare.
Pré-Scriptumus du post qui suivra.
{Un peu de néologismes pour contrer la novlangue de marbre.}
L’internonnet.
Un progrès – à ne pas confondre avec une innovation - n’en est un que lorsque il améliore la condition Humaine, en diminue sa souffrance, en dissous son angoisse, en augmente son bien-être, en élève sa conscience, son degré de développement.
Pour opérer d’un raccourci ultra-court coupant tout les lacets de la piste, l’innovation sert en premier lieu le sacro-saint PIB tandis que le progrès sert en premier lieu l’IDH (Indice de Développement Humain.) – certaines innovations bien sur, servent les deux.
L’intermut est ce qui aujourd’hui, génère le plus de virtuels petits rectangles de papier et petits disques de métal, imprimés pour les uns, gravés pour les autres, de chiffres.
Outre cela, cet outil est le vecteur d’une anxiogénèse peut-être sans précédent dans l’histoire de l’Humanité ; la liste des multiples variations d’angoisses a ainsi bourgeonnée ces 3 dernières années, telle une explosion florale printanière d’espèces vénéneuses, pire que libertocides, « vitalicides. »
On y voit être semé, germer, croître, se répandre d’envahissantes graines ; celles des discours officiels et celles des discours alternatifs, utilisant les uns et les autres dans une forme différente, la même méthodologie de fond visant à inoculer dans les cerveaux de l’angoisse, catalyseur d’achats compulsifs permettant de se rassurer.
Simple, basique la méthode : un mensonge ne passe jamais aussi bien que en déguisant et maquillant une vérité.
Alors, amplifier, déformer, décontextualiser, tordre les vérités jusqu’à les servir transformées en mensonges.
La liste d’exemples de mise en œuvre de cette méthode est…longue, très longue.
Transformer l’or en plomb, nadir ultime d’une civilisation fonctionnant à l’envers.
De ce plombage du libre-arbitre, il est une liste de croyances suggérées comme un menu, l’officiel et le non-officiel ; peut importe ce en quoi vous croyez, l’essentiel est que votre croyance permette de vous vendre quelque chose.
Alors allez-y, choisissez parmi les suggestions proposées, main-stream ou alternatives, peu importe ; tout va dans la même caisse à bifton, tout provient du même fournisseur de prêt-à-penser, seules les façades des boutiques à dogmes diffèrent.
Abrutir-divertir-effrayer-diviser-culpabiliser, en usage depuis l’Antiquité.
Grâce au nu-mer-hic, les résultats de la méthode s’en trouvent sublimés.
Par cet outil inventé il y a une minute dans l’histoire de l’Humanité.
Depuis une seconde dans l’histoire de la Terre, cette pollution déversée.
Elle s’en remettra, ne vous en faîtes pas pour Elle ; en revanche peut-être seront-nous dans le lot de la prochaine extinction de masse.
{Oui, grâce au « tout par ordi » par les milliers de kilomètres de câbles que cela exige, les mégatonnes de composants de nos jouets, les bâtiments de traitement des données, les antennes…nous avons construit la plus vaste structure métallique jamais boulonnée-rivetée, dont l’extraction, la transformation, le transport, la mise en œuvre, consomme beaucoup de fossiles du carbonifère et laissent les lieux de saccage exempt de Vie ; sans compter le jus pour faire tourner tout ça.
Le sacro-saint nu-mer-hic.
Une empreinte carbonique.
Au format patte de diplodocus ; vous savez, ceux qui avec leurs potes, à cette époque lointaine, réchauffèrent le climat par les quelques gigatonnes de méthane que diffusèrent toutes leurs bouses cumulées.}
D’éteindre tout ce qui est pseudo-médiatic et mass-mérdiatic.
Cela délesterait ainsi d’une surcharge inutile, le réseau électrique.
Voilà, un vrai geste responsabiliso-écologico, dépolluant l’atmosphère et la sphère mentale.
Le problème n’est pas l’outil, mais l’usage que l’on en fait.
Les enfants sont à l’image de leurs parents, le problème n’est donc pas l’IA en tant qu’outil, le problème est l’intention que l’on met dans cette innovation, de quoi on l’abreuve, de quoi on la nourrit, de quoi on l’imprègne, ce qu’on lui inculque.
Si on élève l’IA tel que l’on non-éduque les enfants-dieux-dictateurs-tyranniques dont les parents furent des enfants-rois et les grands-parents des enfants-princes, alors oui, l’IA va nous anéantir ; il faut remonter aux arrières grands-parents pour peut-être réussir à faire de cette innovation, quelque chose de vertueux.
Parfois, pour que une innovation devienne facteur de progrès ou à contrario de régression, il s’agi la aussi du bon ou du mauvais moment ; nous n’étions pas prêts pour celles-ci.
Dans son fonctionnement normal et optimal, l’Humain crée des outils puis les modifient, les améliorent ou les remisent au grenier des gadgets devenus inutiles ; ou encore s’en débarrasse lorsque il s’avère que l’outil inventé se révéla n’être que une innovation technologique mais pas un progrès – à fortiori lorsque la dite innovation devient source de régression.
Pour en revenir à l’interbidule-truc-machinchose, nous vivons la première version de cet outil.
Il en viendra une autre, assainie des toxicités de sa première version – dues à ce dont on l’imprègne - qui en font une innovation de régression.
Pour paraphraser un humoriste et altruiste célébrissime d’il y a une quarantaine d’années.
« Lorsque l’on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent pas pour que ça ne se vende pas. »
Adaptée à l’heure actuelle, ceci peut se reformuler ainsi :
« Lorsque l’on pense qu’il suffirait que les gens éteignent leurs écrans, pour que toutes ces prétendues catastrophes et leurs contraintes, restrictions, interdictions et obligations associées n’existent pas. »
Parce que celles-ci n’existent que de par l’intérêt qu’on leur accorde.
Il n’a jamais été aussi simple de r’Evolutionner en velours, il suffit d’éteindre les écrans
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