Coccinelle 869
le 16/06/23
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Menu soirée-nuit.
Mammouth entier.
Thym-Romarin, mi-cuit.
Amphore de Cervoise pour faire glisser.
Roti aux petits oignons, Jarrets de Mammouth en festin Crépusculaire allant jusqu’à l’Aube, accompagnant témoignage et quelques menues réflexions.
Bon, au final, servi à l’heure Espagnole de l’Hémisphère Sud ; j’ai un peu voyagé ces dernières heures, donc c’est bel et bien servi à Minuit…des antipodes, Midi d’ailleurs – Heure Solaire s’entend, et non heure administrative creuse de sens.
Et même pas jetlagué avec ça.
Pourquoi je parle à un mur ?
Ce Mur-gé, sur lequel je ne viens jamais murgé.
Pourquoi je viens graffer sur ce mur de broc et de briques.
Mes lubriques fantasmes ludiques.
Et expériences de ceux-ci livrées en flacons uniques.
Ponctuées de quelques pensées philosophiques.
De zinc en bois d’ébène ourlé d’ivoire.
Parce que c’est ce que je regarde en premier sur un profil.
En m’inscrivant, j’avais déposé une annonce légère – à commencer par l’âge.
Puis dans la foulée j’y ai posé un article, sur ce site.
Dans les jours qui suivirent mon inscription.
Une fiction mettant en scène une relation sm dans une alternance des rôles, avec tout les ingrédients du cocktail ; ainsi par cette mise en scène et sans photo de cul piochées sur le net, de manière indirecte, je proposai ma recherche, me posai en suggestion.
J’avais commencé à le rédiger à marée montante, lorsque je terminai la rédaction de cet article, la marée commençait à remonter ; 12 heures d’écriture, une soirée-nuit.
Résultat, 4 petits pouces levés et ce fût tout.
Je suis venu sur ce site sur le conseil d’une domina rencontrée lors d’une soirée SM.
Je n’ai pas été mal accueilli.
Je n’ai PAS été accueilli.
Alors je suis un peu parti en vrille, prenant ce site pour un porno – et alors même que je ne me suis jamais branlé en venant sur ce site - avant de vite me faire reprendre par un « ancien » du site.
Je me suis alors repris, l’avait raison l’ancien, je l’ai écouté.
Mais c’est la méthode qui est sujette à être revue.
Ca veut dire quoi, que cet espace numérique appartient aux « anciens ».
Alors même que l’on peut y entrer comme dans un moulin.
Très paradoxal, vous en conviendrez.
Dans ce cas, qu’il y ait un système de parrainage par les anciens, une « pré-entrée ».
Quelques temps plus tard, j’ai décidé de communiquer ma recherche autrement.
Sur mon profil, j’avais posé quelques albums perso – les photos au format capté par le site – avec petits textes, à destination des amies à venir pensai-je ; albums qui ne reçurent aucune réaction et que j’ai fini par supprimer il y a quelques jours.
N’ayant à partager que peu d’images perso des dites activités – nombre d’entre-elles n’étant pas en un format que le site capte - je me suis mis alors à sélectionner des photos sur le net pour les partager, tout en leur ajoutant systématiquement quelques lignes d’additif personnel.
Le résultat ne fut pour l’essentiel, que florilège de pouces levés sur des photos sélectionnées sur le net ; whoua, quel accomplissement.
Quelques commentaires éclairés tout de même, comme autant de gouttes d’eau distillées d’une agréable fragrance, qui furent appréciées, ceux-là et celles-là, je les en remercie.
A la base, l’objectif de ma venue ici était de croiser la route, au creux d’un méandre du fleuve ou dans le bouillon d’une de ses cataractes, de quelques féminines individualités vibrantes d’un goût prononcé pour les ludiques activités que je projetai par l’écrit puis l’image, sur le bardage de la muraille en question.
Mais n’y croisant aucune des espérées routes sur ce thème, je commençai à conjuguer à tout les temps le verbe s’ennuyer.
Alors ce Printemps je cessai de projeter sur ce mur des images accolées de lubriques poésies inspirées sm.
Devenu néanmoins à mes yeux une toile d’expression libre car parfois inspirante par ce que quelques membres y expriment, je me suis mis à y apposer d’autres projections. Ceci dans l’idée de croiser la route, au creux d’un détour de la rivière ou dans le remous d’une de ses cascades, quelques féminines individualités gouttant avec plaisir ce que je suis venu y exprimer, sur cette muraille ; ce flux de gravier philosophale de comptoir en marbre au plein air.
Et/ou – le motif originel de ma venue étant alors encore d’actualité - vibrantes d’un goût prononcé pour les ludiques activités précédemment projetées sur le bardage de la muraille en question.
Parfois je vint ravaler une portion de la façade de la paroi en question, en y appliquant un crépis d’une teinte dérangeante ; appréciant alors la valeur conséquente en ce bas-monde sous joug du « moi-je » - dont je suis - des rarissimes expressions à la lecture du crépis, d’empathie, de sympathie et de flux coulant dans la même veine.
Un tout grand merci à celles et à ceux qui me gratifient sur ces longs post, de leurs mots éclairant parfois les miens, en tout cas les caressant ; de cela, je les en remercie ici.
La problématique de base lorsque nous communiquons sur internet, est justement que nous ne communiquons pas, nous télécommuniquons ; nous tentons de nous comprendre en l’absence du langage originel, le plus communicatif de tous : le langage facio-corporel.
Nous avons d’ailleurs pu constater cette même problématique - dans une moindre ampleur - tout récemment, lorsque nous étions le visage sous cache-museau-truffe-naseaux.
Derrière nos écrans, il nous manque aussi un langage encore plus précis et plus originel, le phéromonal.
Parler BDSM sans langage corpo-métabolique et sans nous connaître physiquement, de base elle est déjà très compliquée notre affaire, pas simple.
Dans la vraie vie, c’est déjà pas tout simple et on entre pas comme ça dans un club SM.
Or ici, au milieu des vrais experts-tes en la matière, c’est comme si dans un club, plein de gens ne touchant rien du SM, se pointaient en tongs-bermuda à fleurs, smartphone en main pour tout filmer-photographier ; carnet en main pour noter, critiquer, condamner.
Et ensuite dans le club, et va-y que on se permet de critiquer ceux qui font ceci, celui qui dit cela, d’intervenir de partout et surtout sur ce qui plais pas – alors que dans ce cas, ben on trace juste sa route.
Le tout bien sur sans jamais avoir pratiqué quoi que ce soit qui s’apparente au SM et en ne voulant surtout pas s’y mettre.
Des gens juste là pour mater, se montrer et surtout, surtout, critiquer, mettre des notes et pleurer auprès du maitre des lieux ou de la maitresse du donjon parce que l’autre là-bas, il t’as envoyé paître alors que de fait, c’est toi, qui lui a cracher ton mépris, à la base.
Vous imaginez la scène, dans un club SM ?
Ben, c’est ce qui se passe ici.
Ah oui, j’oubliais, très important pour certains-nes : s’interdire de parler d’autre chose que de SM, ne surtout pas réfléchir à quoi que ce soit ; parce que c’est bien connu hein, les gens qui surfent sur le SM, ne pensent que à ça, sont inaptes à parler d’autre chose ; ce sont des coquilles vides déviantes que l’on vient condamner en se faisant passer pour être comme eux ; voilà ce qui – en partie – se déroule ici.
Alors que c’est au cours de soirées SM, au fil des pauses aux cours de nos « jeux », que j’eu l’occasion de quelques unes des plus enrichissantes discutions sur des sujets n’ayant strictement rien à voir avec la toile de cire posée au préalable ou les flagellations qui s’en suivirent.
Au fil de l’expérience ici, je constatai une façade d’expression très décrié, comme tant d’autres ; on constate cela de partout, ceci tant dans l’espace virtuel que dans le réel physique de nos jours et nuits.
Peut-être cela est-il l’expression d’un au-delà du rebord du bol général, du fait que depuis le début du millénaire et plus depuis le début de la décennie et plus encore depuis 3 ans, en permanence on nous les brise menu d’un menu de stupidités toutes plus débiles et débilisantes les unes que les autres.
Ou alors, tout simplement, ça y est, l’Humain sature complet de ce joujou-doudou qu’est le nulmérique, on est colère parce que l’on aspire à un retour à plus de simplicité ; plus ou moins consciemment ou inconsciemment dans le conscient et le subconscient collectif, on en a marre de cette merde qui aspire notre lumière.
Pour employer un mot que l’on nous sert à nous en gaver jusqu’à l’indigestion, un terme qui a lui seul œuvre de ce ras le bol qui va tourner en tsunami, on souhaite un retour à plus de sobriété.
(Mais de la vraie, de l’authentique, pas cette merde dont on nous gave.)
Et donc, tels les enfants que nous sommes, ayant trop utilisé le même jouet, on pète les plombs derrière nos « claviécrans ».
Ca y est, me voilà repartis sur le zinc à jus de fruits ; un goyave-passion-mangue à la main, le coude sur le comptoir, à déblatérer.
Je ne juge ni ne condamne personne, Sapiens est ce qu’il est.
Enfin si, je nous accuse, en tant qu’espèce.
Rien, rien du tout.
L’immensité majorité des gens, sur internet, rien ne font.
Ils déroulent les puits sans fond.
Des murailles virtuelles, y tournent en rond.
Conjuguant le verbe « scroller » à tout les Temps.
Dans un abyssal néant.
Oubliant dans l’heure si ce n’est la minute, ce qu’ils ont scrollés.
Pour beaucoup, ce n’est point une question de temps, gaspillant des heures à scroller.
Ne scrollant pratiquement que les murailles, rarement les murets des gens.
Et lorsque au détour d’un scroll, par hasard.
Sur le muret de quelqu’un, ils s’égarent.
La plupart du temps il ne vont pas plus loin que le dernier partage.
Quelques rarissimes électrons néanmoins.
Parviennent dans un effort ultime à poster un sujet, un verbe, un complément.
Plus fréquents, mais néanmoins rares, il en est qui parviennent à cliquer un smiley.
Enfin quelques ultra-rarissimmes y sont aptes à télécommuniquer de la pensée élaborée en paragraphes.
Ceci est le reflet, le miroir de la réalité concrète.
Au quotidien au travail, au troquet ou lors d’un repas, nous pourrions la aussi sortir un très faible pourcentage du nombre de gens exprimant autre chose que du verbiage navrant de banalité, ne faisant que réciter comme de bons élèves ce que leur ordonne de penser le screen, tout en étant convaincu qu’il s’agit-la de leur libre-arbitre.
Ceci se transpose derrière les écrans, qui de plus agissent en miroirs déformants du fait que l’effet entre ce que l’on veut dire et ce que l’autre perçoit est entre ces pseudos murs, démultiplié du fait de l’absence de langage corporel.
S’agissant des actifs, tous et toutes, nous souhaitons en premier lieu que nos partages suscitent de positives réactions ; ce qui est tout à fait humain et normal, donc on a tendance à se focaliser sur nos partages – moi le premier.
Un aspect me laisse perplexe : cette réactivité à ce point plus marquée s’agissant de ce qui est négatif, médiocre, banal, rabaissant voir grossier et insultant et à contrario la faible réactivité venant sur ce qui est optimiste, beau, gratifiant, raffiné.
Comme une ode à la médiocrité.
Bémol de ceci, ne pas réagir à un post ou un commentaire, ne signifie pas pour autant que sa lecture ne suscite pas quelques réflexions ; parfois on a juste pas envie de rédiger les dites réflexions.
Nous sommes des êtres ambivalents les Humains, à la fois sociaux et profondément nombrilistes ; je suis comme tout-e à chaque’un-e, égocentré.
Du reste, cette option de l’outil, qui n’est qu’un jouet, un gadget, siphonne le flux mental de beaucoup et surtout a plusieurs niveaux, déconnecte bien plus qu’il ne connecte ; les murailles de scrollage éteignent, disjonctent la pensée.
Cet effet corollaire est par ailleurs, pour bien des aspects, et surtout ceux en exercice depuis l’Antiquité, fort commode.
Pire, cet outil n’améliore pas la communication, du fait de l’absence des bases communicatives plus haut dans le texte mentionnées, il détruit notre capacité communicante ; faisant de cela un royaume d’imposture à non pas à l’image, pire que le gouvernail.
Et maintenant ?
N’attendant plus rien non de ce site mais de cet outil qu’est l’inter-machin dans son usage pseudo-télécommuniquant, je me prépare à tracer d’ici peu ma route, je fignole mon packtage ; je vais aller exercer mon métier d’étudiant-observateur du climat et des glaciers, option paléo.
Contempler les racines de ce qu’ils furent lorsque – au Paléolithique – des sommets des montagnes du Quaternaire, ils emplirent les vallées Himalayenne, Caucasienne, Alpine, Pyrénéenne, Andine…jusque déborder sur les plaines en sortie de ces vallées, la ou récemment à l’échelle de cette temporalité, se sont implantées de grandes villes.
Ces titans glaciaires qui entamèrent brutalement et rapidement leur retrait alors que les quelques millions de nos lointains aïeux étaient disséminés de par l’ancien monde, autour de leurs feux de camps.
Un changement radical, faisant passer les vallées de englacées à couvertes de prairies puis de forêts ; chaleur bénéfique à notre espèce, qui vécu alors sa poussée évolutive du Néolithique, une bourgeonnante croissance jusqu’alors sans précédent.
Ces mers, océans, fjords de glace, emplirent puis se retirèrent des vallées à l’époque de nos plus lointains aïeux, les Pithèques.
L’un de ces brutaux et soudain échauffement de la Troposphère, engendra une espèce de primate plus évolué, les Homininés.
L’Humanité, enfant d’une phase de fonte massive, qui failli disparaître lors d’un réenglacement d’une intensité telle que si le même venait à survenir aujourd’hui, affaiblie comme elle est…
Aujourd’hui on regarde, inquiet lorsque ce n’est pas effaré, la crevasse s’ouvrant dans la racine de ce que furent tant de fois – et seront à nouveau tant de fois – ces glaciers titanesques ; tirant catastrophiques conclusions anxiogène à la vue de ces racines qui gonflèrent il y a quelques siècles, dégonflèrent, regonflèrent il y a quelques décennies et se racornissent aujourd’hui telle qu’elles le firent il y a de cela quelques millénaires.
On flippe en réduisant le champ visuel de ce phénomène aux quelques anodines décennies d’une insignifiante vie Humaine !
Pire, on en voit même sombrer dans la dépression ou être presque prêt à se sacrifier en réduisant encore la vue à ce qui se déroule sur quelques saisons ou lunaisons !!!
A ce stade, ce n’est plus penser en adulescent, en adolescent ou enfant.
C’est penser comme à l’âge ou cette temporalité est une éternité, comme un nourrisson.
Ainsi donc, les rocades de la non-information tournant en catastrophe des non-événements, infantilisent jusque ramener au stade du bébé.
Du fait des denses pluies de ce Printemps, aujourd’hui une nappe phréatique a débordée, provoquant un affaissement ; non-loin une poche d’eau s’est éventrée, entraînant à sa suite un éboulement, une coulée de boue.
Le « climat » ne se résume pas à ce qui se déroule au cours d’une année sur la surface équivalente au quart d’un timbre poste à l’échelle mondiale, qu’est une partie du pays de feu les Francs ; sauf pour vendre du dogme et ses produits dérivés.
Feu car cette contrée autrefois avant-gardiste, ouvreuse de voie, dont le monde écoutait la voix progressiste, est aujourd’hui rétrograde, engluée dans la médiocrité, sa pensée asservie.
Peuplade se préparant à se restreindre de sa consommation du liquide vital, maintenant que la croyance en son manque à venir, est inoculée.
Celui qui affirme de manière catégorique et péremptoire ce que seront les précipitations des six mois à venir, est un menteur, un imposteur.
La source de ses ressources va être offerte au moins offrant, comme l’est le fluide qui anime la fée-lumière ; en une gabegie-hérésie-anarchie ecologico-financiaro-mercantillo permettant à d’autres contrées de faire croire à leur populace qu’ils sont devenus vertueux de cette production, tandis-ce qu’ils ne font que acquérir à bas coût ce que produit le leader de cela.
Bon, sur ce, j’arrête de maroufler les murets.
Elle existe et je la trouverai, d’ailleurs je l’ai peut-être déjà trouvée s’en même m’en apercevoir, alors elle est telle un diamant dans sa chrysalide minérale, en attente d’être révélée.
Elle ne navigue pas dans le magma brumeux aux relents de souffre, qu’est cet outil.
Nota Bene :
Je suis un grand amateur des phrases-ruisseaux-rivières-fleuves, ponctuée de points-virgules.
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