#dimancheblanc #photopersoJe suis rĂ©veillĂ©e depuis 20 minutes seulement. Le temps radieux de cette matinĂ©e d'automne m'a engagĂ©e Ă boire mon cafĂ© sur la terrasse. Je suis vĂȘtue d'une nuisette rĂ©chauffĂ©e d'un lainage aux mailles souples et, adossĂ©e Ă la chaise de jardin en bois, je bascule lĂ©gĂšrement la tĂȘte en arriĂšre de façon Ă recevoir pleinement les rayons bienfaisants du soleil, qui se fait moins mordant en cette saison. Les pieds nus sur le tapis en fibres naturelles, je me laisse aller aux sensations de l'Ă©tĂ© qui joue les prolongations. Tout Ă coup, le vibreur de mon tĂ©lĂ©phone se fait entendre. Un texto de Dominus. _ Bonjour ma Serva. Que fais-tu ?_ Bonjour Dominus. Je me lĂšve Ă peine. Je bois mon cafĂ©. _ N'avions-nous pas convenu que ton premier geste du matin serait de me saluer Serva ?_ J'allais le faire Dominus. Veuillez m'excuserâŠ_ ... Comment te tiens-tu pour t'entretenir avec moi ? AussitĂŽt, je me redresse sur mon siĂšge et dĂ©croise mes jambes. _ Je suis en position Dominus...Ă prĂ©sentâŠ_ Tu as du mal Ă adopter les bons rĂ©flexes Serva. Nous en avons parlĂ© pourtant. _ Oui Dominus... Pour ma dĂ©fense, puis je prĂ©ciser que je suis encore dans mes brumes matinales ? _ Cela ne constitue pas une excuse Serva. Si tu as pu prĂ©parer un cafĂ©, explique moi ce qui t'a empĂȘchĂ© de m'Ă©crire un message ? _ Rien Monsieur. J'en prends conscience. _ Donc ? _ Je mĂ©rite d'ĂȘtre punie pour ce manquement Dominus. VoilĂ que la douceur de cette matinĂ©e prend une toute autre allure. _ En effet. Cela te semble-t-il juste Serva ? _ Oui Dominus. _ Bien. Qu'as-tu prĂ©vu de faire ce matin ? _ Je vais aller au marchĂ© Monsieur. _ Bon. Alors tu devras prouver ton obĂ©issance aveugle lors de cette sortie. _ Entendu Monsieur. Quelles sont vos consignes ? En cet instant, je perçois l'embrasement du petit feu qui couvait entre mes cuisses depuis le premier message de Dominus. _ Tu porteras ta jupe jaune. Celle qui te fait un cul de rĂȘve. _ Oui Dominus. _ Tu la remonteras sur tes hanches, de façon Ă ce qu'elle ourle tout juste tes fesses. Je dĂ©glutis. J'ai mes habitudes au marchĂ©. Je peux y croiser des personnes connues. _ Eh bien ? _ Oui Dominus. J'ai compris. _ Bon. Avec la jupe tu porteras ton haut blanc. Celui qui est ajourĂ©. _ Bien Dominus. _ Sans soutien-gorge.LĂ je commence Ă avoir des sueurs froides. Je sais que mes arĂ©oles colorĂ©es se verront sous le tissu. Ainsi que les bijoux que je porte aux mamelons. Mais jâacquiesce sans tarder. Je sais que c'est sans appel et conforme Ă l'accord que nous avons signĂ©. C'est cependant la premiĂšre fois que Dominus choisit de m'exhiber ainsi en dehors de sa prĂ©sence et dans mon environnement quotidien. J'en ressens Ă la fois une grande excitation et une petite apprĂ©hension. Comment vais-je rĂ©agir si je croise une connaissance et que nous engageons une conversation ? _ Tu porteras tes talons beiges. Ceux qui sont ouverts devant avec la bride sur le coup de pied. Ma tenue sera dĂ©finitivement trĂšs provocante avec ces chaussures... Je sens ma vulve gonfler et s'humidifier Ă cette idĂ©e. _ Bien Dominus._ Comment te sens-tu Serva ? _ TroublĂ©e Monsieur. _ C'est normal. Et c'est ce que je veux. Pour autant, tu ne devras rien montrer de ton trouble. Au contraire, je veux que tu te montres fiĂšre d'ĂȘtre ainsi exhibĂ©e. La tĂȘte haute. La poitrine en avant. Le pas assurĂ©. T'en sens-tu capable ? _ Oui Dominus. Heureusement que cet Ă©change se fait par textos. Ă l'oral, mon Dhom pourrait sans doute entendre ma voix trembloter sous le coup de l'Ă©motion. _ Parfait. Je n'en attends pas moins de toi. Dans ces conditions, je pense que je peux corser un peu l'exercice. AĂŻe. Que va-t-il rajouter ? Mon stoĂŻcisme forcĂ© me joue des tours... J'aurais dĂ» lui faire part de mon embarras au lieu de crĂąner Ă©gotiquement... _ Tu porteras Ă la cheville la clochette que nous utilisons parfois dans l'intimitĂ©. Cette clochette, recyclĂ©e du matĂ©riel de pĂȘche, fait un bruit de tous les diables ! De plus, elle n'a rien d'un bijou. _ Euh... Mais je vais attirer tous les regards dans ces conditions Dominus. _ Ă toi de savoir les affronter Serva. Il faut que la leçon soit suffisamment marquante pour que tu prennes le pli des salutations matinales quoi qu'il arrive. DĂ©pitĂ©e, je ne peux qu'acquiescer Ă ce dernier ordre. _ Ă prĂ©sent, prĂ©pare-toi et envoie-moi une photo de ta tenue avant ton dĂ©part. _ Entendu Monsieur. Je termine mon cafĂ©, qui a refroidi. Mon cĆur bat rapidement, trahissant mon anxiĂ©tĂ©. Mais en mĂȘme temps, je suis tout Ă©moustillĂ©e Ă l'idĂ©e de semer un vent de provocation parmi l'ambiance bon enfant du marchĂ©. Et puisque c'est Dominus qui l'a ordonnĂ©... 45 minutes plus tard, j'envoie ma photo Ă Dominus qui valide et m'autorise Ă sortir. Dans l'allĂ©e de la maison et le silence relatif du quartier, la clochette rĂ©sonne affreusement. Je lance des regards furtifs pour vĂ©rifier si des voisins sont dans les parages. Par chance, je n'aperçois personne et rentre prĂ©cipitamment dans ma voiture. 15 minutes plus tard, je me gare Ă proximitĂ© du marchĂ©.Puis, tirant mon petit chariot, je tente de prendre un air dĂ©tachĂ© et de ralentir le pas pour calmer les tintements de la clochette. Tout en m'avançant entre les Ă©talages, j'essaie de raviver mentalement ma liste de courses que, dans l'excitation du moment, j'ai laissĂ©e sur la table de la cuisine. Heureusement, le monde qui se presse lĂ justifie le rythme traĂźnant de mon pas. En revanche, la promiscuitĂ© favorise les regards portĂ©s sur ma poitrine. Comme je l'avais imaginĂ©, mes mamelons viennent se presser contre le tissu blanc et l'on perçoit trĂšs distinctement, Ă travers, la forme ronde de mes bijoux. Les yeux qui se posent lĂ sont tour Ă tour amusĂ©s, gourmands, rĂ©probateurs ou curieux. Par chance, ils n'appartiennent Ă aucune personne connue. Lorsque je m'adresse aux commerçants, je plante moi mĂȘme mon regard dans le leur, afin d'en anticiper l'Ă©garement. Il me semble que l'exercice serait plus facile avec Dominus Ă mes cĂŽtĂ©s. Avec lui, je me sens toujours capable d'abattre des montagnes. Sans lui, je suis plus vulnĂ©rable, me semble -t-il.Un texto vibre dans mon sac. C'est Lui sans doute. Pourvu qu'il ne me demande pas d'autres audaces... Je plonge nerveusement la main pour rĂ©cupĂ©rer le tĂ©lĂ©phone. _ Comment cela se passe-t-il Serva ? Comment te sens-tu ?Je lui expose alors mes ressentis. _ C'est trĂšs bien Serva. Je suis fier de toi. Pour terminer je vais te donner une derniĂšre consigne. Oh non... Que va-t-il me demander ? Je ne me sens pas prĂȘte Ă davantage d'Ă©motions. Je le lui dis. _ Je voudrais que tu quittes le marchĂ© d'un pas vif, au rythme du tintement de ta clochette, le regard droit, buste fier, dos cambrĂ©. T'en sens-tu capable ? Au point oĂč j'en suis et si c'est pour quitter les lieux, j'obtempĂšre pour cette derniĂšre audace. Je traverse ainsi l'allĂ©e centrale, les yeux au loin, dissimulĂ©s derriĂšre les verres fumĂ©s de mes lunettes de soleil, imaginant le regard bienveillant de mon Dhom sur moi et la vulve en fleurs.
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docile 41
Bonjour, quel beau récit, j'adore !
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22/10/23

Mk69
Enfin une vrai soumise qui sâexĂ©cute voilĂ la beautĂ© de la soumission , obĂ©ir et ĂȘtre fier , fiĂšre et audacieuse bravo serva , jâai libĂ©rer ma soumise pour ces manquement la
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22/10/23

Bizbi
Merci pour votre partage, belle journée.
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22/10/23

Mr-_-K
j'ai adoré, merci !
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1
22/10/23
tarnecta
tarnec
merci pour cette petite promenade sensuelleđ
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1
22/10/23

Servađč
Je vous remercie pour vos pouces et vos commentaires. Prolonger l'expérience par les mots est l'un de mes plaisirs. En partager le récit en est un autre. Merci d'y contribuer.
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1
25/10/23
