Soumis, la sodomie c'est plutôt avec quoi ?mis à jour le 1 avril 2026 C'est une question que j'entends souvent, murmurée dans un bar cuir, posée en message privé, ou dite à moitié en riant, à moitié sérieusement. La question est moins technique qu'elle n'en a l'air. Parce qu'en BDSM, ce qui entre dans le corps n'est jamais seulement un objet. C'est une place, un rôle, une symbolique, une relation de pouvoir, une confiance donnée, parfois une offrande. Et selon qu'on parle de plugs, de godes, de mains de femmes ou de mains d'hommes, on ne parle pas du tout de la même chose. Pas du tout. Je vais essayer de poser ça calmement, comme je le ferais autour d'un verre après une soirée un peu moite, un peu tard, quand les langues se délient. Le plug, l'objet de possessionLe plug, pour moi, n'est pas vraiment un instrument de sodomie. Un plug, ça se porte. Ça s'oublie. Ça accompagne une soirée, un dîner, une balade, parfois une journée entière. C'est un objet qui transforme la posture mentale plus que la sensation physique. Quand un soumis porte un plug, il n'est pas forcément en train de se faire pénétrer. Il est en train d'être occupé. Rempli. Pris symboliquement. Il y a quelque chose de très puissant dans cette idée : Les plugs de différentes taillesIl y a toute une progression possible :
Beaucoup de dominants utilisent les plugs comme outil d'éducation du corps. On apprend à détendre, à respirer, à accepter, à attendre. Le plug apprend la patience. Et la patience, en BDSM, c'est une vertu cardinale. Les godes, la pénétration activeLà on change complètement de registre. Le plug remplit. Ce n'est pas la même énergie. Pas la même scène mentale. Pas la même dynamique de pouvoir. Le gode est souvent utilisé dans une logique de geste, de rythme, de domination active. Il peut être petit, énorme, long, très long, réaliste, abstrait. Mais dans tous les cas, il implique une action, une volonté, une intention. Plus ou moins gros, plus ou moins longsCe qui est intéressant, ce n'est pas la taille en soi. C'est ce qu'elle raconte.
On entre là dans quelque chose de très psychologique. La sodomie en BDSM n'est presque jamais seulement une pratique sexuelle. C'est une mise en scène du pouvoir, de la place, du corps qui s'ouvre, du contrôle, parfois de l'abandon. Les mains de femmes, quelque chose de très particulierAlors là, on entre dans un territoire très spécifique. Les mains de femmes, poings, avant-bras, c'est souvent associé à ce qu'on appelle le femdom extrême ou certaines scènes de domination très corporelles. Mais contrairement à ce que beaucoup imaginent, ce n'est pas forcément brutal. Ça peut être incroyablement lent, cérémoniel, presque tendre. Il y a quelque chose de très fort symboliquement dans le fait d'être pénétré par la main d'une femme. C'est souvent vécu par les soumis comme :
J'ai connu des soumis qui parlaient de ça comme d'un rite de passage. Pas dans le sens spectaculaire, mais dans le sens intime, profond, presque émotionnel. Les mains d'hommes, une autre symboliqueLes mains d'hommes, poings, bras, c'est encore autre chose. Là on est souvent dans des dynamiques différentes, parfois plus liées à :
Ce n'est pas la même atmosphère que la domination féminine. Pas du tout. Ce qui est intéressant, c'est que pour certains soumis, la question n'est pas la taille de ce qui entre. C'est qui tient ce qui entre. Et ça, ça change tout. En réalité, la vraie question n'est pas l'objetAvec les années, les soirées, les discussions, les confessions, j'ai fini par comprendre quelque chose. La question n'est pas : La vraie question c'est : Qu'est ce que tu veux ressentir quand tu es pénétré ? Parce que selon la réponse, l'objet change.
Tu vois, on ne parle déjà plus vraiment d'objets. On parle d'états mentaux. Soumission anale et psychologieIl faut dire quelque chose que beaucoup pensent sans oser le formuler : Pour certains soumis, être pénétré est une humiliation. Il n'y a pas une seule vérité. Il y a des vécus. Et souvent, un soumis ne cherche pas un objet. Il cherche une sensation mentale précise :
Et là, le choix entre plug, gode, main de femme, main d'homme devient presque philosophique. Alors, cette sodomie ?Si je devais répondre à la question simplement, après toutes ces années à observer, écouter, écrire, vivre un peu aussi... Je dirais :
Mais surtout, surtout… La sodomie BDSM n'est pas une question de taille. Et ça, aucun objet ne peut le remplacer. |



