Bonjour, un petit texte, qui peut peut-être intéresser quelques-uns.
Quand ça se déclenche, le désir d’être ligoté et bâillonné – en sous-vêtements féminins, évidemment, c’est entendu d’avance –, devient une véritable passion qui rend fou. Il y a certaines vidéos où l’on voit une femme littéralement implorer un homme de la ligoter (please, tie me up, car bien sûr c’est en anglais), vraiment comme si être ligotée était pour elle un besoin impératif, quelque chose dont le manque lui est insupportable, comme une drogue. Le type généralement se fait prier, c’est le cas de le dire, car il est réticent et elle lui demande jusqu’à le supplier. Bien sûr, il finit par céder, et il fait ce qu’elle lui demande avec tant d’insistance, c’est-à-dire la ficeler complètement et la bâillonner solidement. Il a comme par hasard non seulement tout le matériel, des cordes en quantité ainsi que des bandes de tissu, mais aussi la technique. Il la ligote proprement, poignets, coudes, cuisses, genoux, chevilles, éventuellement plus encore, puis la bâillonne selon la technique en trois temps, un tissu ou une culotte fourré dans la bouche, puis une bande de tissu croisée entravant la bouche, et enfin une bande de tissu large enveloppant et serrant toute la mâchoire. La femme, dont il est important qu’elle porte des bas avec des jarretelles, manifestement jouit à chaque étape. Elle gémit pendant que l’homme s’affaire à la ficeler, et plus fort à chaque fois qu’il serre les liens, et se tortille comme si elle résistait et cherchait à se libérer. Elle résiste aussi quand il la bâillonne, et gémit fort une fois qu’elle est bâillonnée comme si elle cherchait à parler et protestait. Une fois bien ligotée et bâillonnée, elle est manifestement comme elle désirait être, et laissée seule elle continue doucement de gémir et de se tortiller, goûtant le délice d’être ligotée et bâillonnée.
Ce qui est frappant là-dedans, c’est l’intensité avec laquelle la femme formule sa demande à l’homme de la ligoter (elle ne parle pas forcément d’être aussi bâillonnée, mais c’est compris nécessairement dans la chose, le besoin d’être ligotée qui s’exprime là dans cette demande de la femme ne se conçoit pas sans qu’il soit aussi d’être bâillonnée), et sa jouissance à être effectivement ligotée et bâillonnée, c’est-à-dire à subir l’opération d’être ligotée et bâillonnée et à être finalement ligotée et bâillonnée. La forme de cette demande et de cette jouissance semble être proprement féminine, c’est-à-dire non pas l’apanage des femmes, mais de nature féminine, pouvant comme telle se rencontrer chez des hommes. C’est sans doute pourquoi pareilles demande et jouissance se trouvent chez des hommes efféminés, qu’ils soient homosexuels ou transsexuels, en tous cas du genre, pour employer des termes anglais ici pertinents, sissy (terme intraduisible, désignant un homme, jeune en principe, portant habits style poupée et bas avec jarretelles, toujours en train de bander dans sa culotte, et soumis à une ou plusieurs femmes, souvent plus âgées, qui le dominent de toutes les manières) ou crossdresser (travesti, mais axé sur les sous-vêtements féminins, surtout comprenant bas et jarretelles, ce qui rejoint le côté sissy, en tant que cette passion des sous-vêtements féminins va de pair avec une soumission à la femme, mais s’en distingue en tant qu’en principe ne comprenant pas les habits style poupée, ni le côté faggot (tapette) où glisse facilement le sissy).
Maintenant, cette même demande et cette même jouissance, c’est-à-dire en cette forme spéciale de chacune, ainsi que ce même goût passionnel pour les sous-vêtements féminins qui va jusqu’au port de ceux-ci, peuvent bel et bien, certes très exceptionnellement, se rencontrer chez des hommes nullement efféminés dans la vie courante, parfaitement hétérosexuels, mais par contre s’identifiant à des femmes en certains fantasmes spéciaux où ils sont, justement, en bas et jarretelles proprement ligotés et bâillonnés.
Le contraste est alors criant, entre de tels hommes normalement virils, chez qui rien ne trahit une quelconque tendance à la féminisation ni ne donne le moindre fondement à imaginer pareille chose, et leurs fantasmes de féminisation par le port de sous-vêtements féminins et de domination par le ligotage et le bâillonnage, ce d’autant plus que cette domination a aussi la forme de la punition, par la fessée, le martinet, la cravache, ou diverses accentuations sur le ligotage et le bâillonnage (comme passer la nuit ligoté et bâillonné, voir ses liens ou son bâillon resserrés ou augmentés, etc.), et de ce qu’on peut appeler le service, c’est-à-dire essentiellement servir de soubrette ou de bonniche, domestique et sexuelle à la fois.
Quand à tout cela qui est déjà beaucoup, on ajoute encore des éléments qui en effet s’ajoutent et se combinent avec ceux précédents dans les fantasmes de ces hommes, comme l’intervention de cette matière aux propriétés extraordinaires qu’est le caoutchouc, porté par l’homme ou la femme, ou de cette pratique si sensible qu’est la sodomie de l’homme par la femme dûment harnachée – alors le contraste est vraiment à son comble.
Ce qui alors vient comme étant à noter, c’est l’absence, dans les représentations masochiques qu’on peut dire courantes, mais aussi bien dans toutes, de toute représentation du désir et des fantasmes des hommes dont on vient de parler, cette absence faisant comme écho à l’énormité du contraste qu’on vient d’évoquer, lui-même correspondant à l’exceptionnalité de ce désir et de ces fantasmes. Comme si le secret de ceux-ci ne pouvait passer dans la publicité où s’offre les autres, ceux des femmes faisant exception.
Soyez la première personne à aimer.
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