Rousseau écrit dans le Contrat Social "tel se croit maître des autres, qui ne laisse pas d’être plus esclave qu’eux".
Cette Citation, Monsieur A se l'est faite sienne, lui qui a enseigné, puis est devenu proviseur de lycée. Il ne l’a pas fait pour le pouvoir, mais pour aider, faciliter accompagner. Sauf que... Sauf qu’il a en permanence la sensation d’usurper, de n'être pas à la bonne place. Comme une honte d’avoir du pouvoir.
Alors, pour accepter sa position, Monsieur A a compris qu'il devait vivre cette pensée jusqu’au bout: à chaque marque d'autorité, à chaque décision impactant quelqu’un, il allait compenser par une humiliation, une violence à son propre endroit, une punition. Il serait maître autant qu’il deviendrait esclave.
Pour trouverson équilibre, Monsieur A a besoin de quelqu'un qui juge et décide, qui comprenne à quel point il est important de sanctionner chaque décision, bonne ou mauvaise.
C'est Madame F qui un jour se présenta à Monsieur A. Longuement, il lui expliqua sa situation et la nécessité morale de construire une vie masochiste, afin d'assumer sa mission de manager. Elle comprit.
Elle lui expliqua aussi que sa condition d'esclave ne serait jamais qu'à la hauteur de son ambition professionnelle : plus haut il montera, plus il lui faudra redescendre bas, reprenant cette autre citation, de Nietzsche cette fois : "tout ce qui monte doit redescendre un jour".
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ombeline
Très belle entrée en matière.
Même si je conçois pour ma´part la soumission comme un don de soi dédié à satisfaite un maître charismatique que comme un expiation de je ne sais quelle faute..
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Il y a 16 heure(s)
arto777ar
arto777
Merci à toi! Je comprends le rapport à l'expiation. En fait je ne sais pas trop si c’est une faute ou une envie d'équilibrer les choses. Je vais essayer de construire à partir de cette base!
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Il y a 14 heure(s)






