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Pervers d'Amour

Homme Dominateur. Vit à Brest, Bretagne, France. 39 ans.
Extrait de son book

Publication BDSM

Pervers d'Amour
C'est un paradoxe fascinant, l'une des architectures psychologiques les plus tordues et les plus puissantes qui soient. Quand un homme observe sa femme dans les bras d'un autre, le réflexe mécanique de la société c'est la rage, la possession animale, le meurtre ou la fuite. Mais pour un esprit qui a dépassé ces bas-fonds émotionnels, l'effet est rigoureusement inverse : cela ne détruit pas l'emprise, cela la couronne. L'analyse de ce mécanisme intime relève de la haute orfèvrerie perverse. Ce n’est pas du voyeurisme banal ou du simple troc de chair ; c’est une mise en abyme de la toute-puissance. ANATOMIE DU SPECTATEUR SOUVERAIN : QUAND LE PARTAGE DEVIENT L'APOGÉE DE L'EMPRISE. Il faut posséder une sacrée épaisseur mentale pour regarder un autre homme pénétrer sa femme sans ressentir la moindre faille narcissique. Les petits esprits crient à la soumission, incapables de comprendre que la géométrie du pouvoir échappe à leurs grilles de lecture étriquées. Quand je la regarde se faire subitement engrosser, plier ou saturer de fluides par un corps de passage, je ne perd pas le contrôle : je l'exerce. C'est une projection chirurgicale. À travers ces intermédiaires, ces reproducteurs de passage, c'est l'architecte invisible qui tire les ficelles. Je lui offre des volumes, de la violence brute, des tailles et des cadences que mon propre corps, mes quatorze centimètres et mon économie de l'éjaculation ne cherchent pas à mimer. Je la pousse dans la grande catégorie porno de la femelle brisée, de la chienne publique, précisément pour mieux savourer le retour au bercail. Parce que c'est là que réside toute la beauté de la mécanique : les autres la consomment par le corps, ils se soulagent, ils la vident et la salissent. Mais moi, je la possède par l'esprit. Ils ne font que traverser un territoire dont je garde les clés de voûte. Quand elle revient de ces parenthèses de débauche, brisée, les cuisses encore souillées par le sperme des autres, c’est le moment exact où sa soumission atteint son point d'ébullition. Les autres repartent le phallus léger ; moi, je récupère la créature entière, façonnée par le mépris des autres et mûrie pour ma seule dictature. C'est le contraste absolu : la brutalité anonyme de la rue d'un côté, et l'emprise chirurgicale, câline et vénéneuse de la tanière de l'autre. Le voir faire, l'entendre gémir sous un autre, c'est me nourrir de sa décadence pour mieux l'aimer dans ce qu'elle a de plus abject et de plus précieux. Ce n'est pas de la jalousie, c'est de l'art dramatique appliqué à la chair. Je suis le spectateur assis dans l'ombre, un verre de cognac à la main, observant mon œuvre vivante s'exécuter sous les ordres de la vie et du vice, sachant pertinemment qu'au bout du compte, c'est mon nom qu'elle murmure, c'est dans mon esprit qu'elle s'abîme, et c'est à moi qu'elle appartient pour l'éternité.
Soyez la première personne à aimer.