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Trans switch. 48 ans.
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 26/04/26
Sur les draps blancs tachés de désir, une rousse incendiaire est à l’affût. Ses longues boucles de feu sauvage cascadent comme une crinière en bataille sur sa peau laiteuse. Ses yeux vert foncé brillent d’une faim animale, prêts à dévorer celui qui ose la regarder. A quatre pattes presque, cambrée, elle mord ses doigts avec une urgence bestiale, comme si elle retenait un grognement de plaisir. Sa petite poitrine haletante se soulève sous la dentelle rose qui peine à contenir ses tétons durcis. Le collier ras-du-cou serre sa gorge offerte, la chaîne de ventre scintille sur son ventre plat, prête à être arrachée. Elle pue le sexe. Le vin rouge renversé et les pétales écrasés sous ses cuisses racontent déjà la bête qu’elle est devenue, une femelle en chaleur, trempée, impatiente, qui supplie du regard qu’on la prenne sauvagement, sans douceur, jusqu’à ce qu’elle hurle. Une rousse primitive. Une tentation carnassière.
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Par : le 26/04/26
Le dojo semblait avoir perdu son âme. Le Sensei restait là, immobile sur l’estrade usée, comme une statue de pierre oubliée par le temps. Autour de lui, l’air portait encore l’odeur du bois ciré et de l’encens froid. Les rayons du soleil couchant perçaient les shoji de papier, traçant des chemins dorés qui mouraient lentement sur le tatami. Chaque soir, ces faisceaux faiblissaient un peu plus tôt, comme si le monde lui-même se retirait. Il attendait sa flamme rousse. Elle était venue un automne, légère et ardente, avec cette chevelure qui semblait capturer le feu des feuilles mourantes. Quand elle riait, les ombres elles-mêmes reculaient. Quand elle parlait, sa voix avait la douceur d’une braise qui refuse de s’éteindre. Elle ne venait pas pour les katas ni pour les coups. Elle venait pour les silences partagés après les cours, quand les élèves étaient partis et que le dojo n’appartenait plus qu’à eux deux. Elle s’asseyait en tailleur face à lui, genoux contre genoux et le regardait comme si elle cherchait à lire dans ses yeux les secrets qu’il n’avait jamais dits à personne. Avec elle, le temps avait pris une autre texture. Les minutes devenaient des heures, les heures des saisons. Il avait appris à aimer le bruit de ses pas sur le parquet, le froissement de ses vêtements quand elle bougeait, la façon dont ses cheveux capturaient la lumière comme des fils de cuivre vivant. Puis vint ce 22 avril. Un jour ordinaire, presque banal. Un dernier sourire échangé sur le seuil, une promesse légère de se revoir bientôt. Et ensuite… rien. Le vide s’était installé, insidieux, comme une brume qui envahit une vallée sans que personne ne la remarque. Les jours s’étaient succédé, gris et lourds. Le téléphone restait muet. La porte coulissante ne s’ouvrait plus sur sa silhouette incandescente. Le Sensei ne maudissait pas le sort. Il avait trop longtemps pratiqué l’art de l’acceptation. Pourtant, au fond de sa poitrine, quelque chose se serrait chaque soir un peu plus. Une tristesse ancienne, presque noble, celle des guerriers qui savent que certaines batailles se livrent seul, dans le silence de l’âme. Il restait assis jusqu’à la nuit tombée. Parfois, il fermait les yeux et imaginait le parfum de ses cheveux, le poids léger de son regard sur lui. D’autres fois, il contemplait simplement l’espace vide devant lui, cet endroit où elle avait l’habitude de s’asseoir. Le tatami gardait-il encore la trace de sa chaleur ? Il n’osait pas vérifier. Dehors, le vent faisait chanter les bambous avec une mélodie plaintive, presque funèbre. Le ciel se teintait de pourpre et d’orangé, couleurs qui lui rappelaient cruellement l’incendie qu’elle portait sur la tête. Même la nature se moquait de lui avec tendresse. Il ne pleurait pas. Les maîtres ne pleurent pas. Ils endurent. Ils respirent lentement, profondément comme on enseigne aux élèves à traverser la douleur. Mais dans ce dojo désert, au cœur de cette attente infinie, il sentait le poids doux et terrible de l’absence. Un vide qui ne hurlait pas, qui ne brisait rien mais qui creusait lentement, patiemment, comme l’eau sur la pierre. Et pourtant, il attendait encore. Parce que certaines flammes, une fois allumées dans le cœur d’un homme, ne s’éteignent pas facilement. Elles vacillent, elles souffrent, elles dansent dans le vent, mais elles continuent de brûler même dans l’obscurité la plus profonde. Le Sensei ouvrit les yeux. La nuit était là, complète. Il se leva avec une lenteur infinie, salua l’espace vide d’un geste respectueux, et murmura dans le noir : " Reviens quand tu le voudras… ou ne reviens pas. Mais sache que je suis toujours là, dans ce silence que tu as laissé derrière toi". Puis il éteignit la dernière lanterne et laissa le dojo plonger dans les ténèbres, fidèle gardien d’un amour qui, peut-être, n’existait plus que dans sa mémoire.
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Par : le 25/04/26
Allongé au-dessus de toi, ombre ardente, mes mains suspendues comme des serments au-dessus de ton visage, je te parle d’une voix qui tremble déjà de l’effort de ne pas te dévorer : « Regarde-toi, ma flamme rousse consumée par son propre brasier… Tu gis là, naufragée d’un océan de lin blanc, draps torturés comme des vagues après la tempête. Tes cheveux s’étendent en rivières de feu liquide, incendiant les ombres, défiant la nuit de t’éteindre. Chaque frémissement de tes lèvres est un cri muet que je traduis en vers interdits. Tes seins se soulèvent, lourds d’un désir qui n’attend plus que le sacrifice ; ils sont deux lunes rousses montées à l’horizon de ta peau, appelant mes dents, ma langue, mon souffle saccagé. Tes doigts, ces traîtres sacrés, dansent déjà sur l’autel secret de ton ventre, traçant des runes humides que seul ton corps peut déchiffrer. Et moi, je reste là, prêtre maudit, à réciter l’évangile obscène que tu m’inspires. Je t’ouvre en strophes de chair vive, je te lèche en hémistiches de salive et de fièvre, je te baise en alexandrins brisés sur l’enclume de tes hanches, jusqu’à ce que ton cri final rime avec mon nom gravé dans tes entrailles. Tes cuisses s’écartent comme des portes de temple profané, offrant l’abîme où je rêve de me perdre à jamais. Ton dos se creuse, arche tendue vers un ciel complice ; tes ongles griffent les draps comme pour arracher à la nuit le secret de ton plaisir. Je baisse la voix jusqu’au grondement primal, mes lèvres effleurant à peine le lobe de ton oreille, souffle contre souffle. Quand l’orgasme te traversera comme un éclair roux foudroyant l’arbre de ta colonne, ce sera mon nom que tu hurleras en silence, mon fantôme que tu sentiras t’emplir jusqu’à déborder, même si mes mains n’ont pas encore osé te toucher. Car ce soir, ma fantasmeuse onaniste, mon onirique épistolière, je ne te possède pas avec la chair… je te viole avec des mots, je t’incendie syllabe par syllabe, je te fais jouir jusqu’à ce que ton âme s’éparpille en cendres lumineuses sur ces draps profanés. Et je me tais, le cœur battant à se rompre, mes yeux rivés aux tiens, verts comme des lames empoisonnées de désir. Dis-moi, ma muse en feu… Est-ce assez pour te faire exploser en mille fragments d’extase ? Ou dois-je continuer, vers après vers, jusqu’à ce que les draps ne soient plus que lambeaux trempés de nous, de sueur, de sperme imaginaire et de larmes d’absolu ? Parle… ou gémis. Je bois déjà ton prochain cri. @SweetAmanitePhalloïde
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Par : le 25/04/26
Quand l’ombre et la lumière, ces deux vieilles garces complices, te tatouent sur la peau vive des monts aux mamelles gonflées de sève noire, des forêts pourries où grouillent les vices, et des îles maudites, trempées de foutre et d’or pourri, où les trésors ne sont que cons ouverts, béants, puant le sel et la fièvre. Tu n'es plus chatte. Tu es chienne, chienne absolue, chienne divine. Quand le loup hurle au fond de tes boyaux, je casse mes chaînes d’un coup de reins qui fait trembler l’enfer, tu deviens bête fauve, tu deviens fange sacrée, tu deviens l’autre TU EST UNE AUTRE, et cette autre bave, hurle, se noie dans sa propre boue. Mes mains, ces deux putains affamées, veulent labourer ta fente jusqu’au sang, jusqu’à l’os, jusqu’au cri rouge. Mes doigts tremblent encore, lâches, idiots, tandis que ta pudeur, cette vieille salope rachitique, ose souffler un « non » de fillette effarée, un « non » de vierge en sucre… Je lui crache à la gueule, je lui enfonce ma langue jusqu’à l’étouffer, je lui dis : crève, salope, crève dans ma salive ! Et je m’engloutis, je te dévore, je te baigne dans le poème de ta mer intérieure, infusée d’astres pourris et de lactescences amères, plus forte que l’alcool, plus vaste que toutes les lyres brisées. Je descends. Je descends encore. Et là, dans le rut lent des bleuités, je hurle enfin ma saison en enfer, voluptueuse, obscène, souveraine.
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Par : le 25/04/26
Depuis toute petite, elle rêvait d’être tenue en laisse comme une chienne, tirée partout par son maître. Au fond d’elle, cette idée la remplissait à la fois d’une honte délicieuse et d’une excitation interdite qu’elle n’osait avouer à personne. Elle imaginait déjà la morsure froide du cuir autour de son cou, le tintement métallique de la chaîne, et ce sentiment grisant d’être complètement réduite à une bête obéissante. Aujourd’hui, ce fantasme est devenu sa réalité la plus brûlante et elle s’y abandonne avec un mélange de peur, de joie intense et de libération totale. Son mari lui a passé un large collier de cuir épais autour du cou. Le contact ferme, presque étouffant, lui procure une sensation de possession qui fait naître en elle une vague de soumission profonde et apaisante. A chaque respiration, elle ressent qu’elle lui appartient entièrement, et cette pensée la remplit d’un bonheur vertigineux. Une lourde laisse y est attachée quand il la tient, le métal froid cliquette contre le cuir et lui caresse le dos, provoquant en elle un frisson de vulnérabilité et d’impatience. Ce qui l’excite le plus, c’est ce double sentiment vertigineux d'être rabaissée à l’état de bête tout en sachant que son corps chaud et trempé est entièrement à la disposition de son mari. Dès qu’il tire sur la laisse, une chaleur brûlante lui envahit le ventre, son cœur s’emballe de honte et de désir, et son sexe se met à palpiter, mouillé, prêt à tout. Au fond d’elle, une voix lui murmure qu’elle n’est plus qu’un objet et cette idée la remplit d’une joie sauvage, presque euphorique. Depuis qu’elle est devenue sa salope docile, elle se sent plus vivante, plus sensible et plus libre que jamais comme si toute sa vie précédente n’avait été qu’une attente. Marcher à quatre pattes fait frotter ses genoux et ses paumes contre le sol, tandis que ses seins lourds se balancent, elle ressent une humiliation délicieuse qui la fait rougir jusqu’aux oreilles mais qui fait aussi couler son excitation le long de ses cuisses. Manger dans une gamelle, le visage baissé, la langue lapant l’eau ou la nourriture, lui donne un goût métallique et animal qui réveille en elle une honte brûlante mêlée à un plaisir profond et animal. Lécher ses bottes… la langue glisse sur le cuir poussiéreux, elle sent le sel de sa transpiration et cette soumission totale fait naître en elle une vague d’amour et de dévotion presque incontrôlable. Chaque geste renforce son excitation, elle tremble intérieurement de désir et de fierté d’être ainsi utilisée. Mais le summum reste quand il la sort dehors. La brise fraîche sur sa peau nue la fait frissonner de vulnérabilité, tandis que son cœur bat si fort qu’elle a l’impression qu’il va exploser. Le collier bien serré autour de sa gorge et la laisse tendue lui procurent un sentiment d’impuissance délicieux et terrifiant à la fois. Le risque d’être vue par un voisin ou un passant la remplit d’une panique excitante, elle imagine les regards sur ses seins qui pendent, sur son sexe luisant et exposé, sur ses fesses offertes et cette pensée la submerge d’une honte intense qui se transforme aussitôt en une excitation presque douloureuse. L’odeur de sa propre mouille, mêlée à celle de la terre et du cuir, lui monte aux narines et renforce son sentiment d’être une chienne en chaleur. Au plus profond d’elle, elle sait qu’elle adore cette exposition, qu’elle en a besoin, et qu’elle se sent enfin authentique. Elle est son objet, sa chose sexuelle, sa chienne en chaleur. Et cette idée la fait trembler de désir, de gratitude et d’un bonheur absolu. Plus il la domine, plus elle se sent libre, nue, vivante et aimée. Elle n’a plus honte. Au contraire. Quand elle est à quatre pattes, le collier bien serré, la laisse tendue dans la main ferme de son maître, la peau frissonnante, le sexe trempé et le cœur débordant d’émotions contradictoires et merveilleuses, elle se sent enfin pleinement elle-même.
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Par : le 22/04/26
Ligne de démarcation Entre ceux qui sont en vie Et ceux qui les envient, Frontière mince et impalpable Séparant les beaux des vilains, Vitre à l’épreuve des balles et des bombes, Qui contient toute la colère du monde : Le mur est fin, Mais il tient.     Il est upgradé au digital dopé à l’IA Il est plus grand et plus puissant que jamais Et même s’il est si fin qu’on entend Ce qui se passe à côté Comme si on y était : On n’y est pas.     Il isole, rend fou, Autant qu’il laisse passer l’espoir. Il se resserre au fil du temps Ce qui nous pousse à manquer d’air.     J’ai beau le bombarder de notes, J’ai beau le percuter de rythmes, J’ai beau y jeter des rêves crus, Des mirages de gloires inutiles, J’ai beau le peindre de mes tripes Ce mur affreux reste immobile.     Il me reste la solitude Comme un substitut de plénitude. Mes doigts sur le manche Libres de divaguer Quand l’esprit navigue Entre les rochers Déposés par les démons Qui dévorent mes entrailles.     Liquide ou solide Ou vaporeux, Le poison infiltre l’échine Jusqu’à la moelle. Et quand je suis sur le point De pousser un soupir D’agonie, Je les vois, les entends Ces gens qui rient Tout le temps.     Je vous aime Je vous hais,  Je veux être des vôtres Et vous laisser tomber. Je veux briller, vous éblouir Comme une étoile filante, Un caillou insignifiant Qui vole la vedette aux autres L’espace d’un instant.
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Par : le 20/04/26
Cette question, je me la suis posée mille fois, dans des contextes divers et variés. Mais c’est important de revenir à elle régulièrement, pour savoir si on est à notre place.   Qu’est-ce que je fous là, dans le dos de mon amoureuse, alors qu’on est heureux affectivement et sexuellement ; vaguement exhibitionniste derrière mon écran de lâcheté, à montrer ma queue à qui veut la voir et à regarder les bites et les culs de ceux (et parfois celles) qui sont (au moins) aussi dépravé(e)s que moi ? Je fais quoi là, à toucher vaguement du bout des doigt des fantasmes homosexuels qui se dissipent une fois déconnecté, à rêver vaguement tantôt de devenir la pute d’un mâle alpha ou d’une femme perverse, tantôt de fourrer ma queue au fond de la gorge d’une salope que j’insulterais copieusement avant de la baiser, peu importe son genre ? Si tout ça disparaît quand l’ordinateur s’éteint, si j’en reste à baiser la même femme avec une passion animale, sans avoir besoin de cordes ou de fouet ou d’insultes ; si je lui laisse parfois titiller ma prostate et contrôler mes orgasmes sans chercher à devenir sa chienne émasculée : qu’est-ce que je fous là ? Je ne serais qu’un fantasmeur, un branleur, un moins que rien qui mériterait d’être banni une fois de plus de ce site, parce qu’il est atteint de la maladie contagieuse et endémique du moment : la virtualité. Ou alors peut-être que j’ai l’impression d’avoir vaguement trouvé ma place au sein de cette communauté de gens aux besoins clairement hors normes, même si les miens sont justes à la marge de la normalité. Je sais que ça peut être mal interprété, mais je m’en fous, je l’écris comme je le pense : je me sens plus à ma place au milieu des dépravés, des chiennes, des exhibs et des masos que dans la vie de tous les jours. Et pourtant ma vie est belle, mes enfants sont formidables, ma chérie est une perle, mon travail me plait ; mais le monde, la société est malade, alors je préfère traîner avec ceux qu’elle considère comme malades. Et même si je ne suis pas vraiment l’un des vôtre, j’admire votre audace, votre courage et votre folie et souhaite m’en inspirer pour repousser (un peu) les limites de mon plaisir et de mon bien-être.   Qu’est-ce que je fous là ? Je sais plus très bien ce que je fous là, mais je sais que je suis bien entouré (une fois qu’un minimum de tri a été fait 😂) et que cette bulle de dépravation respectueuse me redonne foi en l’Humain. Alors merci à vous toutes et tous (les connards que je n’ai pas envie de remercier ne liront pas jusqu’au bout)
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Par : le 09/04/26
produire, se reproduire, créer, procréer : être présent, visible, risible, scintillant ou transparent. exister, persister, résister, subsister : être contre vents et marrées, à travers champs et forêts. vivre, survivre, poursuivre ivre un but, une lutte même si chutes et putes nous butent.  c'était sensé être un long fleuve tranquille mais c'est un torrent criminel qui brasse nos corps et broie nos os sur des roches impitoyables.  dans quel état serais-je qu'en j'en aurais fini avec la tribu ravagée qui peuple encore mon cerveau dégénéré ? serais-je un jour réellement prêt à être plutôt qu'à paraître, à briller assez pour qu'on ne voit plus les taches et les infirmités sur lesqelles reposent mes trois vies, dissociés, éclatées, délavées par le temps et la triste lumière du passé ? j'ai le sentiment d'entamer un nouveau cycle, non pas une quatrième vie mais bel et bien la dernière, celle qui ne remplace pas la précédente mais englobe toutes celles qui se sont achevées. après ça il n'y aura plus rien, alors j'avance nu face à la foule, comme si je venais de naître, encore une fois, mais avec le souvenir de toutes les autres vies qui furent miennes, et la ferme intention de m'élever par la connexion à l'essence de ce qui pourrait bien être l'individu que je suis, profondément.  se promener, la tête haute, sans rien avoir à craindre, sans chercher à se cacher ou à intimider, glisser sur le temps comme une coquille de noix vide qui se laisse porter par une rivière calme, au son des oiseaux qui célèbrent le printemps, innondé des rayons rasants du soleil généreux qui nous offre sa joie.
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Par : le 28/03/26
Présente-toi, dis-moi ce que tu recherches Combien ici ont fini par céder à la facilité du copier-coller d’un discours qui pue la bienveillance tiède concoctée par des communicants à deux balles, et vendu sous le manteau pour une clope de contrebande au marché aux paumés et aux déglingués de la vie ? Comment vivre dans ce cloaque sans se laisser souiller par la médiocrité ambiante, fruit d’une époque, d’une société, d’un renoncement à s’améliorer, pour plonger vers toujours plus de confort ? Qui échappe à cet affaiblissement de l’esprit, de la volonté, de la vitalité ? Même ceux qui voient bien comment ils sont en train de se faire baiser sniffent un peu de poppers pour que ça passe mieux, c’est plus simple que de dire stop et de se retrouver mis au ban de la modernité. Et je ne fais pas exception. Qui suis-je ? Putain, comme si ça pouvait s’écrire avec des mots… vingt six lettres de merde (je crois), on les combine comme on veut, et on associe comme on veut ces mots à la con mais ils ne diront jamais l’infinité d’émotions et les ramifications sans fins des réflexions qui ont déjà garni ma boîte crânienne. On se raconte tellement d’histoires à nous-mêmes par soucis de cohérence que je ne vous raconterai pas grand chose au niveau biographique, pas comme ça, pour faire la promo d’un produit de consommation de mes couilles. J’ai bien envie de ne plus me raconter d’histoires, de foutre un coup de talons sur ces putains de lunettes qui déforment jusqu’à ma propre biographie, pour entrer dans une case ou une autre. Je suis unique, fragmenté, contradictoire parfois, en lutte active contre ce sommeil qui nous guette tous, celui qui nous fait oublier que nous sommes mortels et putrescibles, et qui nous détourne de la seule chose qui compte réellement : rester vivant, pour de vrai. Ce que je recherche ? On vient d’en parler je crois, mais je ne limiterai pas à un ou deux outils pour gagner cette guerre qui fait rage quelque part entre mon coeur et mon cerveau. Et tous les alliés potentiels sont les bienvenus
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Par : le 11/03/26
  Aujourd’hui, on ouvre un site, une application, un forum… et en quelques minutes on peut discuter avec des dizaines de personnes qui partagent les mêmes envies ou la même sensibilité. Mais avant Internet, comment faisaient nos aînés ? Et même certains d’entre nous qui ont connu cette époque. La réponse est simple : ça prenait du temps. Beaucoup de temps. Les petites annonces… et les mots choisis Il y avait d’abord les petites annonces dans certains journaux ou magazines ( qui a connu SWING ) Évidemment, personne n’écrivait clairement ce qu’il cherchait. Les mots étaient toujours un peu détournés, voir codés. On pouvait lire par exemple : « Amateur de discipline recherche partenaire sérieuse. » ou « Relation basée sur l’autorité et la confiance souhaitée. » Pour quelqu’un qui connaissait un peu les codes, ça pouvait vouloir dire beaucoup de choses. Pour les autres, ça passait presque inaperçu. Ensuite, on s’écrivait. Oui, de vraies lettres. Parfois pendant des semaines avant de se rencontrer. Le plus souvent : le bouche-à-oreille Mais en réalité, le moyen le plus courant restait simplement… les rencontres humaines. Quelqu’un connaissait quelqu’un. Un ami vous parlait d’une personne « qui pourrait vous comprendre ». Une conversation un peu particulière lors d’une soirée. Petit à petit, on découvrait qu’on n’était pas seul. Ces cercles étaient souvent très petits. On faisait attention à qui on faisait entrer. La discrétion était essentielle, parce qu’à l’époque ces pratiques pouvaient encore provoquer de gros jugements. Dans certains cercles la recommandation était de mise, et sans recommandation les portes restaient fermées. Certains lieux aussi Dans les années 70 et 80, quelques clubs libertins ou fétichistes ont commencé à apparaître dans certaines grandes villes. Mais ce n’était pas comme aujourd’hui. On y allait souvent par recommandation, ou parce qu’on connaissait quelqu’un qui fréquentait déjà le lieu. Il y avait aussi certains milieux artistiques, littéraires, ou simplement des cercles un peu marginaux où les gens se sentaient plus libres de parler. Une autre manière de rencontrer Quand on y pense, la grande différence, c’est le rythme. Aujourd’hui, tout peut aller très vite. À l’époque, il fallait parfois des mois pour trouver quelqu’un, discuter, apprendre à se connaître, et seulement ensuite envisager une relation. Mais beaucoup disent aussi que cela avait un avantage : les rencontres étaient souvent plus réfléchies et plus solides, parce qu’elles reposaient sur le temps, la confiance et la discrétion. Finalement, les outils ont changé. Mais la recherche reste la même : trouver quelqu’un avec qui partager une relation basée sur la confiance, le respect et la compréhension mutuelle.
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Par : le 02/03/26
Son annonce m'avait intrigué. Elle ne paraissait pas savoir ce qu'elle cherchait. Peut être parce qu'elle ne savait pas qui elle était. Pas de description, juste un message disant qu'elle espérait bientôt pouvoir se présenter.  De son profil émerger un profond désir d'échanger. Comme si elle espérait se trouver dans le regard d'un autre. Je me suis présenté, succintement, précisant mon envie de dialoguer, renvoyant à mon profil pour le reste. Elle a accepté mon invitation. J'ai demandé quelles formes je devais usé pour ne pas heurter sa nature, son statut. Elle a répondu à côté.  Puis elle a regardé mes photos, les a aimé, commentées, découvrant l'univers que j'aime me construire ici. Elle aimait le temps passé, le temps des hommes galants et des femmes en retrait. Les boudoirs, les alcôves, les poudriers et les camées. J'ai composé pour elle, une photo, une femme, blonde, robe blanche et imprimé vieux rose, mains gantées, ombrelle en dentelle, se promenant dans un jardin à la française. Je lui ai envoyé en privé. Elle m'a dit être timide, introverti. Flattée de l'intérêt que je lui portait. Avoir besoin de temps pour s'ouvrir et se livrer. Besoin d'être guidée et éduquée. Soumettant ce parcours à mon approbation. Je lui ai envoyé un extrait du petit prince : "- Qu'est-ce que signifie “apprivoiser”? - C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie “créer des liens...”. - Créer des liens? - Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde..." Elle a aimé, j'étais comblé. Puis j'ai commencé par le début. Nous présenter. La sachant timide, j'ai proposé de commencer par des banalités, prennant le temps, si la confiance et l'envie sont au rendez vous de parler de choses plus profondes. Elle a acquiescé. J'ai commencé les banalités.  Elle m'a dit revenir dans deux heures, partant se balader sur la plage. Puis elle a disparue. S'est effacé de mes amis, de nos discussions. Plus de j'aime d'elle sur mes photos. Plus de commentaires. Elle est partie. Je l'ai cherché sur le site, elle est partie. Peut-être s'est elle trouvée. Peut-être dans le regard d'un autre, d'un maître qui saura la guider. Peut-être s'est elle noyée... Elle est partie. Je ne connaîtrais pas la fin de l'histoire. Je ne verrai pas votre chemin dans les dunes menant à la plage. Vous n'avez jamais été mienne, même si vous m'avez donné le droit d'y rêver. Votre passage me rappelle que la domination, la soumission, n'est pas histoire de possession. C'est une symbiose entre deux êtres pour aider celui où celle qui se place en bas de s'élever jusqu'à celui qu'il ou elle a placé en haut.   madame, j'espère que vous vous êtes trouvé. Seule ou dans le regard d'un homme mieux fait pour vous guider, j'espère que vous vous êtes trouvé. J'espère que vous ne vous êtes pas noyée, renonçant et fuyant qui vous êtes, sacrifiant vôtre vrai vous sur l'hôtel des convenances, de la soit disant normalité.   Votre photo de couverture avait un phare. Permettez moi, de vous offrir ma dernière image, celle que vous ne verrez jamais. Que ce phare guide votre chemin, acceptez ces cordes, elle ne vous lient pas à vos tourments, elles vous en libèrent.   Elle est partie, sans un mot, sans un regard. Elle est partie. Elle n'était que de passage.
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Par : le 25/02/26
L'instant de bascule. Du renoncement à choisir, à réfléchir, à douter, à remettre  plus tard. L'instant du souffle apaisé, libérateur. Le passé et ses regrets, si j'avais su... Le futur et ses peurs, que vais je devenir... Seul le présent peut s'habiter, nous donner le droit d'agir, et l'occasion d'être nous-mêmes, pleinement. Respirons. Vivons donc ce jour et tous les autres. Gildas
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