Allongé au-dessus de toi, ombre ardente, mes mains suspendues comme des serments au-dessus de ton visage, je te parle d’une voix qui tremble déjà de l’effort de ne pas te dévorer :
« Regarde-toi, ma flamme rousse consumée par son propre brasier…
Tu gis là, naufragée d’un océan de lin blanc, draps torturés comme des vagues après la tempête. Tes cheveux s’étendent en rivières de feu liquide, incendiant les ombres, défiant la nuit de t’éteindre.
Chaque frémissement de tes lèvres est un cri muet que je traduis en vers interdits. Tes seins se soulèvent, lourds d’un désir qui n’attend plus que le sacrifice ; ils sont deux lunes rousses montées à l’horizon de ta peau, appelant mes dents, ma langue, mon souffle saccagé.
Tes doigts, ces traîtres sacrés, dansent déjà sur l’autel secret de ton ventre, traçant des runes humides que seul ton corps peut déchiffrer. Et moi, je reste là, prêtre maudit, à réciter l’évangile obscène que tu m’inspires.
Je t’ouvre en strophes de chair vive,
je te lèche en hémistiches de salive et de fièvre,
je te baise en alexandrins brisés sur l’enclume de tes hanches,
jusqu’à ce que ton cri final rime avec mon nom gravé dans tes entrailles.
Tes cuisses s’écartent comme des portes de temple profané, offrant l’abîme où je rêve de me perdre à jamais. Ton dos se creuse, arche tendue vers un ciel complice ; tes ongles griffent les draps comme pour arracher à la nuit le secret de ton plaisir.
Je baisse la voix jusqu’au grondement primal, mes lèvres effleurant à peine le lobe de ton oreille, souffle contre souffle.
Quand l’orgasme te traversera comme un éclair roux foudroyant l’arbre de ta colonne,
ce sera mon nom que tu hurleras en silence,
mon fantôme que tu sentiras t’emplir jusqu’à déborder,
même si mes mains n’ont pas encore osé te toucher.
Car ce soir, ma fantasmeuse onaniste, mon onirique épistolière,
je ne te possède pas avec la chair…
je te viole avec des mots, je t’incendie syllabe par syllabe,
je te fais jouir jusqu’à ce que ton âme s’éparpille en cendres lumineuses sur ces draps profanés.
Et je me tais, le cœur battant à se rompre, mes yeux rivés aux tiens, verts comme des lames empoisonnées de désir.
Dis-moi, ma muse en feu…
Est-ce assez pour te faire exploser en mille fragments d’extase ?
Ou dois-je continuer, vers après vers, jusqu’à ce que les draps ne soient plus que lambeaux trempés de nous, de sueur, de sperme imaginaire et de larmes d’absolu ?
Parle… ou gémis.
Je bois déjà ton prochain cri.
@SweetAmanitePhalloïde
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Quand l’ombre et la lumière, ces deux vieilles garces complices, te tatouent sur la peau vive
des monts aux mamelles gonflées de sève noire,
des forêts pourries où grouillent les vices,
et des îles maudites, trempées de foutre et d’or pourri,
où les trésors ne sont que cons ouverts, béants, puant le sel et la fièvre.
Tu n'es plus chatte.
Tu es chienne, chienne absolue, chienne divine.
Quand le loup hurle au fond de tes boyaux,
je casse mes chaînes d’un coup de reins qui fait trembler l’enfer, tu deviens bête fauve, tu deviens fange sacrée, tu deviens l’autre
TU EST UNE AUTRE, et cette autre bave, hurle, se noie dans sa propre boue.
Mes mains, ces deux putains affamées,
veulent labourer ta fente jusqu’au sang, jusqu’à l’os, jusqu’au cri rouge.
Mes doigts tremblent encore, lâches, idiots,
tandis que ta pudeur, cette vieille salope rachitique,
ose souffler un « non » de fillette effarée, un « non » de vierge en sucre…
Je lui crache à la gueule, je lui enfonce ma langue jusqu’à l’étouffer,
je lui dis : crève, salope, crève dans ma salive !
Et je m’engloutis, je te dévore, je te baigne dans le poème de ta mer intérieure,
infusée d’astres pourris et de lactescences amères,
plus forte que l’alcool, plus vaste que toutes les lyres brisées.
Je descends. Je descends encore.
Et là, dans le rut lent des bleuités,
je hurle enfin ma saison en enfer, voluptueuse, obscène, souveraine.
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Depuis toute petite, elle rêvait d’être tenue en laisse comme une chienne, tirée partout par son maître. Au fond d’elle, cette idée la remplissait à la fois d’une honte délicieuse et d’une excitation interdite qu’elle n’osait avouer à personne. Elle imaginait déjà la morsure froide du cuir autour de son cou, le tintement métallique de la chaîne, et ce sentiment grisant d’être complètement réduite à une bête obéissante. Aujourd’hui, ce fantasme est devenu sa réalité la plus brûlante et elle s’y abandonne avec un mélange de peur, de joie intense et de libération totale.
Son mari lui a passé un large collier de cuir épais autour du cou. Le contact ferme, presque étouffant, lui procure une sensation de possession qui fait naître en elle une vague de soumission profonde et apaisante. A chaque respiration, elle ressent qu’elle lui appartient entièrement, et cette pensée la remplit d’un bonheur vertigineux. Une lourde laisse y est attachée quand il la tient, le métal froid cliquette contre le cuir et lui caresse le dos, provoquant en elle un frisson de vulnérabilité et d’impatience.
Ce qui l’excite le plus, c’est ce double sentiment vertigineux d'être rabaissée à l’état de bête tout en sachant que son corps chaud et trempé est entièrement à la disposition de son mari. Dès qu’il tire sur la laisse, une chaleur brûlante lui envahit le ventre, son cœur s’emballe de honte et de désir, et son sexe se met à palpiter, mouillé, prêt à tout. Au fond d’elle, une voix lui murmure qu’elle n’est plus qu’un objet et cette idée la remplit d’une joie sauvage, presque euphorique. Depuis qu’elle est devenue sa salope docile, elle se sent plus vivante, plus sensible et plus libre que jamais comme si toute sa vie précédente n’avait été qu’une attente.
Marcher à quatre pattes fait frotter ses genoux et ses paumes contre le sol, tandis que ses seins lourds se balancent, elle ressent une humiliation délicieuse qui la fait rougir jusqu’aux oreilles mais qui fait aussi couler son excitation le long de ses cuisses. Manger dans une gamelle, le visage baissé, la langue lapant l’eau ou la nourriture, lui donne un goût métallique et animal qui réveille en elle une honte brûlante mêlée à un plaisir profond et animal. Lécher ses bottes… la langue glisse sur le cuir poussiéreux, elle sent le sel de sa transpiration et cette soumission totale fait naître en elle une vague d’amour et de dévotion presque incontrôlable. Chaque geste renforce son excitation, elle tremble intérieurement de désir et de fierté d’être ainsi utilisée.
Mais le summum reste quand il la sort dehors. La brise fraîche sur sa peau nue la fait frissonner de vulnérabilité, tandis que son cœur bat si fort qu’elle a l’impression qu’il va exploser. Le collier bien serré autour de sa gorge et la laisse tendue lui procurent un sentiment d’impuissance délicieux et terrifiant à la fois. Le risque d’être vue par un voisin ou un passant la remplit d’une panique excitante, elle imagine les regards sur ses seins qui pendent, sur son sexe luisant et exposé, sur ses fesses offertes et cette pensée la submerge d’une honte intense qui se transforme aussitôt en une excitation presque douloureuse. L’odeur de sa propre mouille, mêlée à celle de la terre et du cuir, lui monte aux narines et renforce son sentiment d’être une chienne en chaleur. Au plus profond d’elle, elle sait qu’elle adore cette exposition, qu’elle en a besoin, et qu’elle se sent enfin authentique.
Elle est son objet, sa chose sexuelle, sa chienne en chaleur. Et cette idée la fait trembler de désir, de gratitude et d’un bonheur absolu. Plus il la domine, plus elle se sent libre, nue, vivante et aimée.
Elle n’a plus honte. Au contraire. Quand elle est à quatre pattes, le collier bien serré, la laisse tendue dans la main ferme de son maître, la peau frissonnante, le sexe trempé et le cœur débordant d’émotions contradictoires et merveilleuses, elle se sent enfin pleinement elle-même.
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Aujourd’hui, on ouvre un site, une application, un forum… et en quelques minutes on peut discuter avec des dizaines de personnes qui partagent les mêmes envies ou la même sensibilité.
Mais avant Internet, comment faisaient nos aînés ?
Et même certains d’entre nous qui ont connu cette époque.
La réponse est simple : ça prenait du temps. Beaucoup de temps.
Les petites annonces… et les mots choisis
Il y avait d’abord les petites annonces dans certains journaux ou magazines ( qui a connu SWING ) Évidemment, personne n’écrivait clairement ce qu’il cherchait. Les mots étaient toujours un peu détournés, voir codés.
On pouvait lire par exemple :
« Amateur de discipline recherche partenaire sérieuse. »
ou
« Relation basée sur l’autorité et la confiance souhaitée. »
Pour quelqu’un qui connaissait un peu les codes, ça pouvait vouloir dire beaucoup de choses. Pour les autres, ça passait presque inaperçu.
Ensuite, on s’écrivait. Oui, de vraies lettres. Parfois pendant des semaines avant de se rencontrer.
Le plus souvent : le bouche-à-oreille
Mais en réalité, le moyen le plus courant restait simplement… les rencontres humaines.
Quelqu’un connaissait quelqu’un.
Un ami vous parlait d’une personne « qui pourrait vous comprendre ».
Une conversation un peu particulière lors d’une soirée.
Petit à petit, on découvrait qu’on n’était pas seul.
Ces cercles étaient souvent très petits. On faisait attention à qui on faisait entrer. La discrétion était essentielle, parce qu’à l’époque ces pratiques pouvaient encore provoquer de gros jugements. Dans certains cercles la recommandation était de mise, et sans recommandation les portes restaient fermées.
Certains lieux aussi
Dans les années 70 et 80, quelques clubs libertins ou fétichistes ont commencé à apparaître dans certaines grandes villes. Mais ce n’était pas comme aujourd’hui.
On y allait souvent par recommandation, ou parce qu’on connaissait quelqu’un qui fréquentait déjà le lieu.
Il y avait aussi certains milieux artistiques, littéraires, ou simplement des cercles un peu marginaux où les gens se sentaient plus libres de parler.
Une autre manière de rencontrer
Quand on y pense, la grande différence, c’est le rythme.
Aujourd’hui, tout peut aller très vite.
À l’époque, il fallait parfois des mois pour trouver quelqu’un, discuter, apprendre à se connaître, et seulement ensuite envisager une relation.
Mais beaucoup disent aussi que cela avait un avantage : les rencontres étaient souvent plus réfléchies et plus solides, parce qu’elles reposaient sur le temps, la confiance et la discrétion.
Finalement, les outils ont changé.
Mais la recherche reste la même : trouver quelqu’un avec qui partager une relation basée sur la confiance, le respect et la compréhension mutuelle.
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Son annonce m'avait intrigué. Elle ne paraissait pas savoir ce qu'elle cherchait. Peut être parce qu'elle ne savait pas qui elle était. Pas de description, juste un message disant qu'elle espérait bientôt pouvoir se présenter.
De son profil émerger un profond désir d'échanger. Comme si elle espérait se trouver dans le regard d'un autre.
Je me suis présenté, succintement, précisant mon envie de dialoguer, renvoyant à mon profil pour le reste.
Elle a accepté mon invitation. J'ai demandé quelles formes je devais usé pour ne pas heurter sa nature, son statut. Elle a répondu à côté.
Puis elle a regardé mes photos, les a aimé, commentées, découvrant l'univers que j'aime me construire ici.
Elle aimait le temps passé, le temps des hommes galants et des femmes en retrait. Les boudoirs, les alcôves, les poudriers et les camées.
J'ai composé pour elle, une photo, une femme, blonde, robe blanche et imprimé vieux rose, mains gantées, ombrelle en dentelle, se promenant dans un jardin à la française. Je lui ai envoyé en privé.
Elle m'a dit être timide, introverti. Flattée de l'intérêt que je lui portait. Avoir besoin de temps pour s'ouvrir et se livrer. Besoin d'être guidée et éduquée. Soumettant ce parcours à mon approbation.
Je lui ai envoyé un extrait du petit prince :
"- Qu'est-ce que signifie “apprivoiser”?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie “créer des liens...”.
- Créer des liens?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde..."
Elle a aimé, j'étais comblé.
Puis j'ai commencé par le début. Nous présenter. La sachant timide, j'ai proposé de commencer par des banalités, prennant le temps, si la confiance et l'envie sont au rendez vous de parler de choses plus profondes.
Elle a acquiescé.
J'ai commencé les banalités.
Elle m'a dit revenir dans deux heures, partant se balader sur la plage.
Puis elle a disparue. S'est effacé de mes amis, de nos discussions. Plus de j'aime d'elle sur mes photos. Plus de commentaires. Elle est partie.
Je l'ai cherché sur le site, elle est partie.
Peut-être s'est elle trouvée. Peut-être dans le regard d'un autre, d'un maître qui saura la guider. Peut-être s'est elle noyée...
Elle est partie.
Je ne connaîtrais pas la fin de l'histoire. Je ne verrai pas votre chemin dans les dunes menant à la plage.
Vous n'avez jamais été mienne, même si vous m'avez donné le droit d'y rêver.
Votre passage me rappelle que la domination, la soumission, n'est pas histoire de possession. C'est une symbiose entre deux êtres pour aider celui où celle qui se place en bas de s'élever jusqu'à celui qu'il ou elle a placé en haut.
madame, j'espère que vous vous êtes trouvé. Seule ou dans le regard d'un homme mieux fait pour vous guider, j'espère que vous vous êtes trouvé. J'espère que vous ne vous êtes pas noyée, renonçant et fuyant qui vous êtes, sacrifiant vôtre vrai vous sur l'hôtel des convenances, de la soit disant normalité.
Votre photo de couverture avait un phare. Permettez moi, de vous offrir ma dernière image, celle que vous ne verrez jamais. Que ce phare guide votre chemin, acceptez ces cordes, elle ne vous lient pas à vos tourments, elles vous en libèrent.
Elle est partie, sans un mot, sans un regard. Elle est partie. Elle n'était que de passage.
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L'instant de bascule.
Du renoncement à choisir, à réfléchir, à douter, à remettre plus tard.
L'instant du souffle apaisé, libérateur.
Le passé et ses regrets, si j'avais su...
Le futur et ses peurs, que vais je devenir...
Seul le présent peut s'habiter, nous donner le droit d'agir, et l'occasion d'être nous-mêmes, pleinement.
Respirons.
Vivons donc ce jour et tous les autres.
Gildas
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Le printemps pointera son nez sous peu.
Nous sommes tous reliés aux saisons, aux heures de lumière en +, à la chaleur diffuse, aux corps qui se réveillent, et aux nouvelles envies et besoins du corps et de l'âme.
De nouveaux rituels, de nouveaux usages de la soumise ou esclave.
Pour celles et ceux vivant près de la nature, pouvoir se recharger, pour être de nouveau à deux, ou à plusieurs.
L'hiver rend parfois grisatre le rapport à l'autre, il sera temps de relancer la machine humaine, se projeter de nouveau, se réapproprier sa vie intime et celle qui réside ou partage vos séances.
Tout sera affaire de synchronicité, c'est le moment et cette autre, qui fera rendre possible, indispensable, ce qui était auparavant du domaine du fantasme ou du tabou.
Vivez pleinement, emplissez vous totalement de cette autre qui s'offre, et remplissez la en retour.
Que vos énergies fusionnent
Bon dimanche à toutes et tous.
Gildas
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Nous avons tous, quels que soient nos pratiques et expériences, une vie pro, sociale, familiale.
Un rôle, un statut public, qu'il nous faut assumer et protéger.
Le jugement étant la règle, notamment de la part des personnes n'ayant ni la culture, ni le déciptage des codes et références, se protéger, créer sa propre bulle est un besoin.
Comme pour toute relation, l'intégration de notre nature profonde à notre quotidien demande temps, organisation et énergie.
Ne part vivre la relation, avant que celle-ci n'est réellement commencée, ne pas partir dans des délirs irréalisables, qui ne feraient naitre que frustration et désillusions.
Chaque relation est unique.
Pas de Maitre, sans soumise.
Pas de Soumise, sans maitre.
Cela vaut, quelle que soit l'orientation sexuelle.
Au delà de difficultés ponctuelles, tout est affaire de sincérité, d'implication, d'écoute.
Soyons tous heureux d'avoir pris la conscience de nous même et de savoir, ce dont nous avons besoin, pour être plein et entier.
Reste à trouver, la ou le partenaire.
Ainsi commence le voyage.
Que le vent vous soit profitable.
Gildas
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Elle ne peut rien faire pour désamorcer mon sentiment d’infériorité, d’être un morceau de second choix, elle le sait. J’aimerais que le monde entier change, et que d’un coup, ce soient les « gentils garçons » qui fassent chavirer le coeur des filles, mais je suis adulte et lucide : ça n’arrivera pas, je ne changerai pas le monde, je ne sauverai pas de ces névroses culturelles les hommes de second choix, qui devront faire avec, de la même façon que j’avance.
Un jour, vous finirez par être heureux avec une femme qui n’a plus envie de s’amuser avec ces mâles toxiques, d’ici là, restez fidèles à vous-même et aimez vous. Vous n’êtes pas le problème, vous êtes la solution, mais cette société est malade, les rapports sociaux sont viciés depuis toujours, pas parce que c’est naturel, juste pour entretenir les privilèges des castes dominantes. Les hommes d’humilité, de respect, d’écoute, d’empathie, de sincérité ne sont pas responsables de leurs propres déboires affectifs et relationnels : c’est la société qui conditionne les femmes à se détourner d’eux, pour qu’elles n’accèdent ni au respect qui leur est dû, ni est l’égalité à laquelle elles peuvent aspirer naturellement et légitimement. Les hommes « de bien », pour simplifier s’effacent ou s’avilissent pour profiter du système de domination d’une partie des hommes sur les femmes.
J’ai mal au coeur quand je vois combien la vie est plus simple, au moins en surface, pour les jeunes hommes qui jouent au parfait petit macho. J’ai le ventre qui se déchire quand j’imagine les scénarii à la con que je me faisais pour passer pour quelqu’un de mauvais, dans l’espoir d’attirer le regard des filles, ce qui ne marchait pas car je n’y croyais pas vraiment.
Ce monde est malade, les hommes lui administrent quotidiennement sa dose de poison, juste assez pour qu’il ne meurt pas, et pour qu’ils puissent lui vendre le viril remède salvateur universel. Ce monde malade me donne la nausée, mais il est le seul monde que je connaisse dans lequel on peut survivre. J’ai tenté de me réfugier dans des forteresses imaginaires, mais on y meurt de faim, crevant la dalle sous l’effet de la privation de liens sociaux. J’ai essayé de me droguer pour ajouter des couleurs et des odeurs agréables à ce cloaque, mais l’effet finit par s’estomper, et le retour à la normale est de plus en plus difficile.
Je veux oublier ce monde malade en me perdant dans ton regard, dans tes bras, dans ton amour. Oui, je veux me nourrir des fruits divins qui poussent sur cet arbre pourri, rongé par les vers, qui finira immanquablement par s’effondrer. Je veux en savourer chaque bouchée avant la fin, la mienne, la tienne ou celle du monde, ça ne change pas grand chose. Je veux t’aimer à en oublier les frontières de mon être, un peu comme on aime ses enfants, mes deux petits rayons de soleil
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En preambule je precise que je ne suis pas dans le jugement. Il ne s agit pas non plus d une etude psychologIque pour l 'INSEE ou pour la redaction d'une these . Cet article est plutot le fruit d'une reflexion personnelle
Dans mes tchats sur ce site , mais egalement au travers de mes experiences, je constate que certains-es soumis-es vivent avec leur dominant '-e , une relation fusionnelle. Comment qualifier cette relation? S agit-il d un sentimént " amoureux" qui se developpe au fur et a mesure de la relation ? d'une dependance affective envers leur " bourreau" comme le syndrome de stokcholm. ? Ou de tout autre chose.?
Chacun vit sa relation BDSM selon ses choix, ses envies, mais le sentiment amoureux a t-il sa place dans l"univers BDSM. La confiance, l'abandon emotionnel , l'intimite , propre a la dynamuque D/s peuvent naturellement faire naitre des emotiions fortes. Mais ces sentiments renforcent ils la relation ou la compliquent elle ? Et si le sentiment amoureux s invite dans la relation, vient il renforcer cette relation ou vienti-il la perturber ? Quel avenir en cas de rupture ? La relation BDSM pourra t elle survivre a la rupture amoureuse ?
Beaucoup de questions et j aimerais avoir vos temoignages reels ou votre avis ici ou en MP ( pour les timides)
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Alors, Monsieur A prend le temps de penser à la formule nietzschéenne: ce qui montre évoque un chemin, une route, quelque chose qui implique un cadre et une limite: sinon, on sort de la route. Et si on monte, on gagne et on progresse, mais on fait effort: monter c'est gagner en souffrant. Et descendre? Eh bien, perdre facilement.
Ce qu'on retrouve, c'est la dichotomie bdsm, dominant / dominé, avec en plus une double inversion.
Pour Monsieur A, ces pensées agissent comme un poison, décomposant lentement ses certitudes quant à son propre positionnement: homme de pouvoir, envies de lâcher prise dans un rôle inversé...
Faut-il une personne extérieure, en charge d'assurer cette appétence pour la descente? Et comment organiser le monde dans la double négation... de la négation?
Pour aller plus loin, il faudra bien à un moment donné un second cerveau à cette histoire !
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Rousseau écrit dans le Contrat Social "tel se croit maître des autres, qui ne laisse pas d’être plus esclave qu’eux".
Cette Citation, Monsieur A se l'est faite sienne, lui qui a enseigné, puis est devenu proviseur de lycée. Il ne l’a pas fait pour le pouvoir, mais pour aider, faciliter accompagner. Sauf que... Sauf qu’il a en permanence la sensation d’usurper, de n'être pas à la bonne place. Comme une honte d’avoir du pouvoir.
Alors, pour accepter sa position, Monsieur A a compris qu'il devait vivre cette pensée jusqu’au bout: à chaque marque d'autorité, à chaque décision impactant quelqu’un, il allait compenser par une humiliation, une violence à son propre endroit, une punition. Il serait maître autant qu’il deviendrait esclave.
Pour trouverson équilibre, Monsieur A a besoin de quelqu'un qui juge et décide, qui comprenne à quel point il est important de sanctionner chaque décision, bonne ou mauvaise.
C'est Madame F qui un jour se présenta à Monsieur A. Longuement, il lui expliqua sa situation et la nécessité morale de construire une vie masochiste, afin d'assumer sa mission de manager. Elle comprit.
Elle lui expliqua aussi que sa condition d'esclave ne serait jamais qu'à la hauteur de son ambition professionnelle : plus haut il montera, plus il lui faudra redescendre bas, reprenant cette autre citation, de Nietzsche cette fois : "tout ce qui monte doit redescendre un jour".
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