Chapitre 10 : Dimanche 4
Dimanche.
Je suis réveillée par le jour passant à travers le soupirail. Je me sens poisseuse, j’ai cette odeur d’urine qui m’entoure.
Que va-t-il m’arriver aujourd’hui ? Et quand va-t-on me libérer ?
La porte s’ouvre et mon tortionnaire arrive. Il est accompagné d’un autre homme. Ils sont tous deux masqués.
- Lève-toi !
Je me lève. Mon geôlier me prend par le cou et me force à me pencher vers l’avant. Il se positionne devant moi :
- Suce et avale !
Il a dégagé son sexe que je prends en bouche. Je sens l’autre homme derrière moi. Son sexe prend possession de mon vagin. Je suis ballotée entre ces deux hommes. En d’autres temps cette situation m’aurait provoqué un orgasme mais aujourd’hui je suis loin de prendre du plaisir dans ce double viol. Les deux hommes jouissent. Puis ils disparaissent. Je suis devenue une proie. Vais-je passer ma vie à subir ces sévices ?
Mon géôlier revient avec une bouteille d’eau et un morceau de pain.
- Bois et mange.
L’homme me regarde manger, le pain est très sec. Puis je bois.
L’homme prend la bouteille d’eau vide et sort de la cave. Je ne sais pas quelle heure il est. Je n’ai rien à faire, je ne peux rien faire, j’aimerais prendre une douche. Je me résous à me coucher sur le lit de camp et je songe à ma situation. Quel est le but de ce kidnapping ? Seulement, si je peux dire, pour me violer ? Et j’attends, j’attends ….
Le temps passe. L’homme revient une nouvelle fois.
- Mets-toi en position face au mur.
Je sais ce qu’il veut. Il lui reste le choix de l’orifice. Il choisit mon cul où il entre d’un coup. Quand ces viols finiront-ils ? L’homme se soulage en moi et s’en va. Je suis à bout, physiquement et mentalement. Je m’assois par terre, face au mur, fatiguée. Puis, soudain, quelque chose me revient, je n’ai pas entendu la clé dans la serrure. J’ai peur d’un guet-apens. Je le lève et me dirige vers la porte, elle n’est pas verrouillée, je l’ouvre. La voie est libre ! J’arrive dans un couloir très sombre. Je fais quelques pas, trouve un escalier. Où vais-je déboucher ? Et puis, je suis entièrement nue ! Je monte les marches une à une. J’arrive à une porte. Je l’ouvre précautionneusement. Et là, surprise, j’arrive dans un salon que je connais bien, mon Maître, nu, est assis sur son fauteuil.
- Tu es bien en retard, je t’attendais.
Alors, tout le voile se déchire. C’est mon Maître, l’organisateur de mon enlèvement, le commanditaire de mes viols.
Je cours vers lui :
- Ça ne va pas, tu as perdu la tête, connard !
Mon Maître sourit et me dit très calmement :
- Je ne te permets pas de me tutoyer et encore moins de m’injurier. Je te rappelle que tu es ma propriété. Viens à quatre pattes me saluer.
Je mets à quatre pattes et vais déposer un baiser sur les paumes de mon Maître.
- Pardon, Maître.
Je m’effondre et me mets à pleurer. Mon Maître me place un pied sous le menton et me relève la tête.
- Tu seras punie.
- Oui, Maître.
- Maintenant, tu te couches à mes pieds que tu vas lécher.
Je m’exécute, Ma langue parcourt les pieds de mon Maître, je n’oublie pas de lécher entre les orteils.
Mon Maître me donne un coup de pied dans les côtes.
- Mets-toi debout, tu es répugnante, vas prendre une douche et remets ton collier.
- Oui, Maître.
J’arrive dans la salle de bain. Je médite sur les événements récents. Mon Maître a imaginé ce scénario, je n’ai jamais imaginé qu’il en était l’instigateur. Si seulement, j’y avais pensé ! Mais l’émotion aurait été moins forte ! Et dire que je lui en ai voulu ! Et je l’ai injurié !
Je prends la douche dont j’ai tant rêvé depuis hier. Je reviens au salon. Mon Maître m’attend, il brandit sa cravache.
- Tu vas être punie.
- Maître, me permettez-vous ?
- Oui.
- Je vous présente à nouveau mes excuses pour vous avoir agressée et je vous remercie de tout ce que vous avez fait pour moi depuis hier.
- J’accepte tes excuses mais ne recommence jamais !
- Je vous le promets, Maître.
Et les coups commencent. Il s’agit d’une punition, ils sont donc très appuyés, ça fait très mal mais je les ai mérités. Je n’oublie pas de décompter et de remercier mon Maître comme il se doit. Mon corps me fait mal mais je dois subir.
Mon Maître retourne s’asseoir dans son fauteuil.
- Tu te mets à quatre pattes, tu viens jusqu’à moi, tu vas me sucer !
Je m’avance vers lui. Je vais m’appliquer, me surpasser pour montrer à mon Maître toute ma gratitude. Je commence à happer les couillles pendant qu’une main commence une masturbation. Tenant son sexe dans la main, j’enveloppe le gland de mes lèvres, ma langue titille le méat, ma main continue la masturbation, Puis je commence à sucer le sexe, une main palpant les couilles. Je gobe de plus en plus profondément la queue de mon Maître, ma main descend vers ses fesses, il a compris ma manœuvre, il fait basculer son bassin. Mon majeur que j’ai pris le soin d’humifier prend position vers son cul. Puis j’enfonce progressivement mon doigt. J’ai envie de jouir mais je me retiens, je ne veux déplaire une fois de plus à mon Maître. Ma bouche est maintenant complètement investie. Je tiens doublement mon Maître, sa queue dans ma bouche et un doigt dans son cul. Mon Maître me caresse tendrement la tête, ça me donne des frissons ! Puis, dans une sorte de feulement, mon Maître se libère à longs jets tout au fond de ma gorge. Je retire mon doigt. Je fais naviguer le délicieux sperme dans ma bouche, je me régale puis j’avale.
- Merci, Maître.
Puis je porte le doigt qui a enculé mon Maître à la bouche pour en goûter toute la saveur. Je sais que mon Maître a été satisfait de ma prestation. Il m’a caressé les cheveux, c’est un signe !
- Maintenant, tu t’en vas. À samedi.
- Oui, Maître.
Je baise ses paumes, me relève, je me rhabille et m’en vais.
Je pense à tout ce qui m’est arrivé ce weekend. Mon Maître a concocté un scénario sensationnel. J’ai cru être enlevée et violée mais il n’en était rien puisque mes pseudo-violeurs n’ont agi que pour le plaisir de mon Maître. Je me suis encore rapprochée de lui et suis plus que jamais prête à le servir.
358 vues
1 like
Le 14 du mois de Février de l’an 1717,
Très cher Comte,
La neige est venue couvrir notre beau vignoble ces derniers jours, cela faisait bien cinq années qu’elle ne nous avait pas offert la douceur de son manteau d’apaisement. Des ardoises de la grande maison aux tuiles des vieux chais, tout se retrouve désormais couvert de cette subtile blancheur, même nos frêles piquets d’acacia se dressent les uns près des autres, portant fièrement leur petit couvre-chef immaculé.
Comme j’aurais aimé que vous soyez des nôtres pour la contempler, pour profiter du répit qu’elle offre à nos chères vignes endormies. Plus encore, je me serais enchantée des heures qui l’ont précédée, de ces instants où l’air commençât à se teinter de jaune, où la nature se plaçât en recueillement, faisant silence, comme interdite. J’imagine votre blondeur s’être parée d’un éclat particulier devant tel spectacle.
Alors les premiers flocons, osant à peine descendre de leurs nuages, seraient venus se poser sur le sol, timides d’oser le dissimuler d’abord, puis plus sûrs de leur fait au fur et à mesure qu’ils s’amassaient ensemble.
Je me serais délectée de vous faire entendre ce silence qui les nimbe, cette incroyable absence de bruits, comme si tout s’était arrêté par magie. Il n’en est pourtant rien, et je crois que je me serais beaucoup amusée à vous le faire découvrir, à vous faire entendre comment ils venaient tous, minuscules étoiles scintillantes, se mêler à nos chères graves, imprégner leurs pelisses d’argiles, fondant ainsi la source de la sève qui coulerait un jour dans les veines de nos vignes, les nourrissant et leur donnant la force de se battre contre les éléments. Sans doute votre regard, lui aussi, se serait-il animé d’une étrange lueur.
Evidemment, au diapason de dame nature, les travaux de taille se sont interrompus, les crissements des faucilles ont cessé. Bien que je n’ignore rien de leur nécessité, comme une impérieuse saignée, je ne peux me résoudre à voir ces blessures que les hommes de la propriété infligent à nos chers ceps. Parfois, je tente d’apaiser leurs souffrances, d’une caresse : ai-je ce pouvoir ? Pourtant, sans cet infâme traitement, elles ne survivraient pas, condamnées à un port malingre et souffreteux, incapables de donner naissance à la moindre petite fleur. Peut-être m’auriez-vous prise dans vos bras pour m’en consoler, je ne vous l’aurais pas interdit.
Toute la vie du domaine se trouve ainsi bousculée par le grand manteau blanc. Les travaux de marnage, dans le Grand Sablonnet, ont cessé eux-aussi, ce qui n’est pas pour me déplaire. Je n’entends toujours pas le plaisir que Monsieur l’Intendant prend à faire ainsi décaisser des arpents entiers, sur plus d’un pied de profondeur, les éventrant sans ménagement, pour venir les farcir de quintaux de cette immonde glaise nauséabonde venue des palus. Je n’en peux plus de les voir défiler d’un incessant convoi de tombereaux croulants et ruisselants sur nos belles allées, asphyxiant odieusement les pauvres brins de pâturins qui s’y sont réfugiés depuis votre départ. Il prétend ainsi enrichir nos terres, il ne fait que les souiller, ignorant leur beauté, leur force et leur pureté. Cet homme n’est décidément qu’un comptable.
Au moins semble-t-il avoir suivi vos directives, puisqu’il nous a demandé de préparer des sarments de Petite Vidure, que nous avons soigneusement regroupés en jolis petits fagots, et qui se trouvent désormais bien au frais dans une des caves des chais. Les hommes avaient particulièrement bien taillé cette année, et nous n’avons quasiment pas eu de brindilles à écarter. Prenez garde à lui rappeler de ne pas infliger le même traitement au Petit Sablonnet, la terre y est différente, moins graveleuse, plus légère, la petite Vidure ne s’y plairait pas, quelques Merlaus dans la pièce des Socs pourraient s’en accommoder, j’en ai marqué quelques-uns.
Ce matin avec Marie, nous sommes allées donner la tétée à deux petits agneaux fragiles. Ils se sont tous deux montrés très agités, nous avons dû les rassurer, on eût dit qu’ils sentaient la neige au dehors, ou peut-être se languissaient-ils déjà des herbes grasses de nos prés-salés, mais cela me semble encore bien précipité. En descendant aux bergeries, je me suis promenée dans les vignes alors qu’un soleil à la blancheur hésitante irisait le manteau de neige, le givre était venu se mêler à la fête, et de petites gouttes venaient de se figer le long de quelques fiers sarments, emprisonnées par le froid. Elles m’ont fait penser à vous, prisonnier de votre cour, loin de nos terres.
Peut-être me conterez-vous quelques-unes des intrigues qui s’y déroulent, ou un peu des fêtes qu’on y donne. J’espère que vous nous reviendrez bien vite, il me reste tant de choses à vous montrer, ici.
Je vous prie de bien vouloir croire, cher Comte, en l’assurance de ma considération.
Elisabeth
411 vues
2 aime
J’ai toujours été sensible à la beauté des corps masculins
(celui de Maxime en particulier :smile:).
J’aime les torses en V, les tétons plantés dans une pâle aréole,
les poils sombres sous les aisselles,
les ventres plats, les abdos en tablettes,
les muscles fins et puissants.
J’aime les toisons pubiennes fournies,
l’arrogance de la queue fièrement dressée,
la fragile puissance des couilles du Mâle.
_______________
Je n’ai jamais été attirée par le corps des femmes
pas davantage le mien que celui des autres.
Je trouve nos mamelles disgracieuses,
de même que nos tétines plantées dans de larges aréoles.
Je n’aime pas nos culs proéminents
ni le trou qui orne nos entrejambes
et l’obscénité de ses replis divers.
Aux courbes femelles, je préfère la fière rectitude du corps masculin.
Mais peu importe.
Ce qui compte c’est le désir que nos formes inspirent aux Mâle,
que mon corps soit au goût de Maxime et convienne à l’usage qu’il en fait.
534 vues
3 aime
Ma vie de soumise
Chapitre 9 : Samedi 4
Samedi.
Je me rends chez mon Maître. Que m’aura-t-il préparé aujourd’hui ? J’ai toujours été surprise.
Je sens un homme derrière moi. Il me stoppe et me place un mouchoir sous le nez ….
Où suis-je ? Je suis ballotée, j’ai un bâillon sur la bouche et un bandeau sur les yeux. Je dois être dans le coffre d’une voiture. Que m’arrive-t-il ?
La voiture s’arrête, j’entends le couvercle du coffre s’ouvrir et une main agrippe mon bras pour me faire sortir de ce coffre. Un homme me guide, il me semble que nous entrons dans une maison. L’homme me fait descendre des escaliers. Puis nous nous arrêtons. J’entends une clé dans une serrure et une porte qui s’ouvre. Nous reprenons notre marche et j’entends une porte se fermer puis nous nous arrêtons. On me retire mon bâillon et mon bandeau. J’ai en face de moi un homme cagoulé.
Il s’adresse à moi :
- Déshabille-toi complètement. Enlève ton collier !
Je ne bouge pas. Je reçois une belle paire de gifles.
- Qu’est-ce que j’ai dit ?
Cette fois, j’obtempère.
- Ça ne sert à rien de crier. Personne ne peut t’entendre.
L’homme récupère mes vêtements, ouvre la porte puis la referme. J’entends la clé dans la serrure.
Je suis dans une cave dans laquelle il y a un lit de camp, une couverture et un pot de chambre.
La lumière entre par un soupirail mais celui-ci est trop haut pour que je puisse l’atteindre.
Je fais les cent pas dans cette cave. Pourquoi m’a-t-on enlevée ? Je n’ai pas d’argent et personne ne pourrait payer une rançon. Je me retiens de pleurer.
Je m’assois sur le lit de camp et me place sous la couverture. Que va-t-il m’arriver ?
Mon geôlier revient. Il a fermé la porte de la cave.
- Lève-toi, tu t’appuies avec tes mains sur le mur et tu te penches !
Quand je suis appuyée sur le mur, l’homme s’approche de moi, avec ses mains sur mes hanches il rectifie ma position. Je suis sans défense. Pour m’échapper, il faudrait que je le neutralise et que je prenne les clés dans la poche.
Il descend son pantalon et son caleçon et, d’un coup, sa queue entre dans mon vagin.
- Ne bouge pas, me dit-il.
Il me laboure puis finit par jouir. Il se retire, se rajuste et s’en va. Je suis blessée, humiliée.
J’étais toujours consentante quand j’ai été prise. C’est un viol ! J’ai été violée !
Je me réfugie sur le lit de camp et me blottis sous la couverture. J’arrive quand même à dormir. Je suis réveillée à nouveau par un autre homme, il est planté devant moi, son pantalon et son caleçon à ses pieds.
- Viens me sucer !
Je n’ai toujours pas le moyen de refuser. Je m’agenouille devant l’homme et prend en bouche son sexe.
- Et tu ne recraches pas, tu avales !
L’homme me tient la tête, son sexe remplit ma bouche. Il finit par jouir. Puis il se rajuste et disparaît.
Je reste pantoise. Je suis humiliée de subir tous ces événements. On ne m’a quand même pas kidnappée pour un coït et une fellation.
Le soir arrive. Un homme m’apporte une bouteille d’eau et un sandwich. Je n’ai pas très faim mais je mange quand même. Puis je me couche et finis par m’endormir.
Je suis réveillée par un bruit de serrure. Mon geôlier me fait reprendre la position que j’avais quand il m’a violée. Il baisse son pantalon et son caleçon. Je vais être violée une nouvelle fois. Mais il choisit mon autre orifice, ses mains écartent mes fesses et son sexe entre dans mon cul. Je suis encore une fois la victime de cet homme. Combien de fois vais-je devoir le subir ? Je l’entends rugir, il éjacule enfin en moi. Il se rajuste et s’en va. Je suis de nouveau enfermée. Je n’ai même pas la possibilité de me laver, j’ai l’impression d’avoir toujours un goût de sperme dans la bouche, j’ai du sperme dans le ventre et dans le cul. Je suis sale, je me sens sale.
L’homme fait de nouveau irruption dans la cave.
- Couches-toi par terre sur le dos, les bras le long du corps, tu ouvres la bouche et tu ne bouges pas sinon ….
Je prends donc la position indiquée. L’homme ouvre sa braguette et se mat à uriner sur tout mon corps en privilégiant la tête. J’avale un peu d’urine. Mes cheveux sont mouillés. Puis l’homme s’en va. Je reste allongée sur le sol un long moment, hébétée. Je n’ai rien pour me sécher. Je sens l’urine odorante. Mais que me veut-on à la fin ? J’ai du mal à m’endormir.
712 vues
1 like
J’ai toujours été attirée par les mecs.
C’est à l’adolescence, au moment des premiers émois, qu’est né mon désir, mon besoin d’ «être soumise», et la conviction que sexe et domination sont indissolublement liés.
A l’époque déjà, j’étais tout sauf une petite fille sage.
Mes rapports avec les garçons avaient toujours été très libres, et pour moi, si j’étais certes une fille, je me voulais aussi leur égale.
_______________
C'était le mec le plus sexy de la classe, un charisme fou malgré ses 16 ans.
Le prototype du jeune alpha, sûr de lui et dominateur.
Nous sommes sortis ensemble jusqu’au bac.
Au lycée, nous étions tout le temps fourrés ensemble.
Il était drôle, parfois brutal, parfois tendre, mais surtout fier de s’afficher avec moi, de me présenter à ses potes comme sa « meuf », alors que nombre d’entre eux en étaient encore aux plaisirs solitaires des ados en chaleur.
C’est avec lui que j’ai découvert le sexe.
Nos jeux étaient certes innocents mais avec déjà une composante «domination» de sa part et de «soumission» de mon côté.
Il aimait me prendre brutalement, jouer avec mes seins, que je le suce à genoux pendant qu’il se tenait debout, fier de sa queue dressée et du désir que je lui témoignais.
C’est lui aussi qui le premier a pris l’habitude de m’attacher pour me baiser, pour que je sois totalement à sa disposition, sans autre choix que de me laisser faire.
Lui enfin qui m’a initiée à la sodomie.
Au début, je ne voulais pas, mais j’ai appris à y prendre goût, à éprouver du plaisir à sentir son sexe forcer mon intimité pour aller et venir en moi.
Nous étions jeunes, libres mais c’était déjà l’époque d’internet, qui permettait par vidéos interposées de découvrir de nouveaux jeux.
Nous ne nous en sommes pas privés, baisant chaque fois que nous le pouvions, en tous lieux et positions, chez lui, chez moi, dedans, dehors, explorant ensemble le champ des possibles.
Après le bac, nos chemins se sont séparés. Aux dernières nouvelles, il était marié, avec deux fillettes.
Je ne sais s’il continue avec sa femme les jeux que nous pratiquions ensemble ou s’il s’est rangé, rentrant dans la norme du sexe aseptisé.
De mon côté, j’ai poursuivi sur le chemin qu’il m’avait découvrir, avec d’autres hommes qui m’ont entraînée toujours plus loin dans mon besoin de me soumettre aux Mâles et fait découvrir le plaisir de leurs vices, évoluer des amours adolescentes vers des jeux d’adultes, bdsm d’abord, sm ensuite.
_______________
Le bdsm est un voyage, un parcours initiatique, avec un point de départ et d’arrivée.
Il a été ce point de départ, le moment magique de la découverte de nos corps au travers du corps de l’autre.
C’est aussi de lui que j’ai appris ce dont je suis désormais convaincue, que le sexe est indissolublement lié à la domination de celui qui baise, à son désir de posséder l’autre.
Parce qu’il a été le premier, il a conservé une place toute particulière dans ma vie.
Mais je sais aussi que lui et tous ceux qui l’ont suivi n’avaient en fait qu’une seule fonction, me préparer pour Maxime, pour mon Maitre, en faisant de moi ce que je suis désormais.
Son esclave.
887 vues
10 aime
Ma vie de soumise
Chapitre 8 : Dimanche 3
Dimanche après-midi.
J’arrive devant chez monsieur Pierre. Il vient m’ouvrir. Il est très élégant, cheveux blancs, yeux bleus :
- Je suis Pierre, Enchanté.
- Enchantée, monsieur.
Je n’ai pas le temps de refermer ma bouche, il m’enlace, ses lèvres rejoignent les miennes, sa langue force l’entrée de ma bouche. Nous échangeons un long baiser. Je suis surprise, mon Maître ne m’a jamais embrassée. Pierre me prend par la main et m’entraîne vers la salle à manger. Un homme se lève. Pierre me dit :
- Je te présente Jacques.
- Enchantée, monsieur.
Jacques est plus petit sur Pierre, il est légèrement bedonnant, les cheveux grisonnants. Il s’approche de moi, il m’enlace et ses lèvres rejoignent les miennes. Nos langues se rencontrent. Décidément, c’est un accueil curieux mais agréable.
La table est encore occupée par des bouteilles et différentes pâtisseries. Pierre s’adresse à moi :
- Tu vois, on en était au dessert. On va le partager avec toi.
Les hommes vont s’asseoir. Pierre m’attire sur ses genoux.
- Que veux-tu, ma beauté ?
Je choisis un chou à la crème. Pierre le prend en main et le présente devant la bouche.
- Garde tes mains dans le dos.
J’avance la bouche et commence à lécher la crème. J’en ai plein les lèvres que Pierre vient lécher. Puis je continue à manger mon chou et à chaque bouchée, Pierre vient lécher ce que je n’ai pas avalé. Il s’adresse à moi :
- Jacques n’en a pas profité. Nous allons continuer notre dessert. Déshabille-toi et enlève ton collier de chienne.
Pendant que je me déshabille les deux hommes dégagent un coin de table qu’il revêt d’une nappe en papier. Pierre me fait allonger, sur le dos, sur cette nappe improvisée.
- Écarte bien tes cuisses !
Ils répandent de la crème sur ma figure, mes seins, mon ventre, mon sexe. Et ils commencent à me lécher, Jacques s’occupe de mon visage et de mes seins, Pierre de mon ventre et de mon sexe. J’ai de drôles de sensations. Ces messieurs me dégustent. Je sens leurs langues surtout celle de Pierre à l’entrée de mon vagin. J’ai un orgasme. Ils continuent de me lécher. Quand mon corps est débarrassé de ces friandises, Pierre s’adresse à moi :
- Tu vas aller prendre une douche. Ensuite, tu débarrasseras la table. Enfin, tu viendras nous rejoindre dans le salon.
- Bien, monsieur.
Je vais donc me doucher. Ensuite, je retourne vers la table pour la débarrasser, mettre la vaisselle dans le lave-vaisselle et rejoins ces messieurs au salon. Ils sont assis face à face, absorbés par une partie d’échecs. Pierre me demande :
- Chérie, tu connais les échecs ?
- Non, monsieur.
- Viens t’asseoir sur mes genoux.
Je vais m’asseoir sur les genoux de Pierre, il me tend ses lèvres, j’ouvre la bouche pour accueillir sa langue et je passe mes bras autour de son cou. Je sens un frémissement de son sexe à travers son pantalon. Pierre décolle sa bouche de la mienne pour jouer un coup sur la table d’échecs et, aussitôt, reprend ma bouche. Notre baiser est donc interminable. Puis, Jacques annonce :
- Échec et mat.
Pierre s’adresse à moi :
- Va rejoindre Jacques, il t’a gagnée.
Je vais m’asseoir sur les genoux de Jacques. Nos bouches s’ouvrent et s’unissent. Je l’enlace.
Les deux hommes ont des goûts similaires, ils savent tous les deux si bien embrasser. Pierre se met debout et vient me prendre par la main. Il m’emmène devant un lit :
- Couches-toi, ma beauté.
Les deux hommes se déshabillent. Je les regarde. Belle prestance de Pierre. Jacques a un petit bidon mais reste séduisant. Tous deux ont un sexe attirant. Je vais me régaler. Ils me rejoignent dans le lit.
Je suis couchée sur le dos. Jacques me chevauche au niveau du cou. Il me présente sa queue que je commence à téter. Quant à Pierre, sa verge a pris possession de mon vagin. Ma bouche et mon sexe sont remplis. Je fais une gorge profonde à Jacques. J’ai une vue sur sa bedaine. Pierre est très actif. Puis ils changent de position. Jacques m’attire sur lui et sa queue pénètre mon vagin. Je devine Pierre derrière moi. Son sexe frôle la raie de mes fesses puis sa verge pénètre mon anus. Je suis prise en sandwich par les deux hommes. Je n’avais jamais été doublement pénétrée, c’est une nouvelle sensation très agréable. Jacques a sa bouche collée à la mienne et Pierre m’embrasse dans le cou. J’ai un orgasme. Je suis aux anges, je voudrais que cet instant dure une éternité. Les deux hommes jouissent en moi. Ils se couchent sur le dos. Avec ma langue je vais nettoyer le sexe de Pierre puis celui de Jacques. Les deux hommes récupèrent. Je suis entre les deux et chacun a une main dans la mienne. Nous savourons ce moment de bonheur partagé.
Pierre se lève, il prend dans le placard un bâillon et un bandeau qu’il me met.
- Lève-toi !
Pierre me prend la main et me guide.
- Reste là et attends !
Un moment se passe dans le calme. Puis Pierre m’ordonne de lever les bras. Soudain, je reçois un coup sur les fesses puis presque simultanément un coup sur les seins. Et les coups commencent à pleuvoir, je sens les morsures sur mon corps. Pierre s’adresse à moi :
- Baisse tes bras. Vas-tu partager notre dîner ? Réponds en hochant la tête.
Je hoche la tête en signe d’assentiment. L’un des deux hommes m’attrape par les cheveux et m’entraîne. J’entends une porte s’ouvrir.
- Mets-toi à quatre pattes et avance.
Puis j’entends une porte se fermer. Je dois être dans un placard. Je parviens à m’asseoir. Je reste ainsi pendant un temps qui me paraît interminable.
J’entends la porte s’ouvrir. Pierre me dit de sortir. Il m’enlève le bâillon, le bandeau et les menottes. Il me dit :
- Tu te mets à quatre pattes. Tu ne te relèveras qu’avec ma permission. Tu es notre chienne.
- Oui, monsieur.
- Tais-toi, une chienne ne parle pas.
Il me remet mon collier et m’introduit un plug anal prolongé d’une queue d’animal. Il me conduit dans la salle à manger.
- Nous allons prendre l’apéritif. Tu te placeras à nos pieds que tu lècheras.
Les deux hommes vont s’asseoir à la table. Je vais jusqu’aux pieds de Pierre que je me mets à lécher en n’oubliant pas de passer la langue entre les orteils. Puis je fais la même chose aux pieds de Jacques. Ils se penchent quelquefois pour me caresser la tête. Je lèche alors leurs mains. Je me comporte comme la chienne que je suis.
Ils se lèvent tous deux. Pierre pose une écuelle remplie d’eau sur le sol. Jacques pose à terre une assiette remplie de nourriture pour chien. Pierre me déclare :
- Interdiction d’utiliser tes mains.
Je lape l’eau et attrape un morceau de nourriture. Ce n’est pas facile. J’essaie de m’appliquer.
Quand mon repas est terminé je retourne au pieds de mes maîtres. Pierre m’appelle :
- Viens.
J’approche à quatre pattes. Il me tend un carré de chocolat que j’attrape avec les dents. Puis je lèche la main de Pierre.
Les hommes finissent leur repas. Je suis toujours aux pieds de l’un ou de l’autre.
Pierre s’adresse à moi :
- Va dans la salle de bain. Essuie-toi la bouche, enlève ta queue et ton collier. Tu redeviens notre femme. Et rejoins-nous dans la chambre.
Quand je les rejoins, les deux hommes sont couchés sur le dos.
- Viens nous sucer.
Je m’allonge entre les deux hommes. Je commence par téter le gland de Pierre puis de Jacques. Puis j’entame une gorge profonde en alternance sur les deux hommes. Je me délecte de leurs sexes qui grossissent dans ma bouche. Puis Jacques change de position. Il se place derrière moi et sa verge pénètre mon cul. Belle sensation d’avoir la bouche et le cul occupés. J’ai un orgasme. Les deux papys jouissant à leur tour.
Jacques se recouche sur le dos. Ma langue part à la recherche de sa verge pour la nettoyer.
Pierre me dit alors que je peux partir.
Je leur dis au revoir, je remets mon collier, reprend ma laisse, je me rhabille m’en vais.
J’ai passé une excellente journée avec les deux papys. J’ai connu la double pénétration. J’attends avec impatience samedi prochain. Quelle surprise mon Maître m’aura-t-il préparée ?
619 vues
2 aime
J’aime ton sexe, ton membre viril, ta façon de me posséder.
J’aime quand tu passes d’un de mes trous à l’autre,
de ma bouche à mon cul puis à mon con
avant de recommencer à me chevaucher,
tel un cavalier domptant une pouliche rétive.
J’aime l’ardeur juvénile que tu mets à me défoncer
jusqu’à ce que je plie sous tes assauts
et que mon corps soumis vibre à l’unisson de ta queue.
J’aime le moment où ta semence jaillit,
se déverse en moi là où tu l’as décidé,
le moment où nos tensions accumulées se libèrent
quand tu exploses et me fécondes.
avant de t’écrouler sur moi
écrasant mon corps sous le poids du tien
nous laissant tous deux épuisés mais comblés.
Toi d’avoir exercé tes prérogatives de Mâle,
moi fière d’avoir été possédée par toi
de t’avoir fait jouir et d’avoir joui de toi.
502 vues
5 aime
Non loin d’un pigeonnier, aux derniers jours de l’été 1716.
Les dernières chaleurs de l’été commençaient à tirer leur révérence, abandonnant progressivement aux fines brumes remontant de l’estuaire, les vignes jouxtant les logements des ouvriers. La pièce des socs baignait, ce matin-là, dans ses légères nuées grisâtres lardées de passées plus claires, laissant à peine entrevoir les pointes vertes parées de leurs premières brisures orangées. A peine un peu plus haut, la pièce du Château rayonnait encore d’une fraicheur verdoyante, encore juvénile, d’où jaillissait l’imposant pigeonnier circulaire, qu’une des lubies du Comte avait entreprit d’affubler d’un toit comme s’il voulait le promouvoir au rang de dépendance de la grande maison.
Élisabeth aimait à déambuler dans les allées, aux premières lueurs du jour, profitant de ce moment de répit, ces quelques semaines où il ne s’agissait plus que d’attendre. Monsieur l’Intendant lui aussi, courait presque tout le jour à travers les règes, inquiet. Trop tôt et le vin décevrait, trop tard et il manquerait. L’anxiété se répandait comme une peste à tous les gens du Château, perfide, elle commençait à poindre aux veillées, dès les orages de l’Assomption, la peur rongeait alors les esprits, celle d’avoir tant souffert pour rien, celle de manquer. Rien pourtant n’aurait pu entamer la sérénité de la jeune vigneronne, sans doute plus sage, malgré son jeune âge, elle savait que la nature seule avait pouvoir de décider de leur avenir. Et que ni leur sueur, qui avait nourrit de son sel les petites lianes empaquetées, ni les prières au moindre saint, ne sauraient infléchir le sort. Débarrassée de ces encombrements, et bercée de l’optimisme du chaud été qui venait de s’écouler, elle pouvait mieux que tous, jouir de ces chères vignes, les longer, les contourner, virevolter autour de chaque cep, comme une danseuse, caressant nonchalamment les grosses feuilles à la peau tannée par le soleil, soulevant guillerette les plus petites, au vert encore franc de leur jeunesse, cajolant respectueusement les petites grappes au noir bleuté, inquiète du terrible sort qui leur était promis.
Pour les femmes, la fin de l’été était dorée comme le soleil qui se décidait enfin à mordre un peu moins fort. On leur demandait encore de couper de leur faucille, quelques branches récalcitrantes, pour préparer le passage ou l’accès aux précieuses grappes lors des vendanges, mais on leur épargnait les affres des préparatifs. Les hommes seuls avaient la lourde tâche de sortir des remises, tombereaux et pressoirs, de les récurer à grande eau, quant aux chais n’en parlons pas. Ces mystérieux antres où les pauvres petites grappes allaient achever leur vie, leur étaient prohibés. Élisabeth s’affligeait autant qu’elle s’amusait de ces usages iniques, comme si la moindre de leurs humeurs eût eu le quelconque pouvoir de compromettre la santé de leurs précieux vins. Quel désespoir que les hommes ne fussent capables de substituer l’observation et la raison à leur satanées croyances et superstitions.
Même cet amer constat ne parvenait à entamer l’enthousiasme de la jeune femme, humant encore un peu ses vignes dont l’odeur soufrée commençant déjà à baisser pavillon, et qui se mêlait parfois à la subtile odeur butyrique des derniers foins oubliés, dans les près adjacents.
Une ombre peut-être, une seule. Un étrange manque, qu’il s’avérait pourtant essentiel de taire, une présence dont elle se languissait depuis des semaines déjà. Élisabeth tentait bien d’oublier cette nuit étrange, lors de la fête au début de l’été, mais sortir l’image du jeune héritier de son esprit lui était impossible, pire elle l’obsédait. Elle n’avait eu l’occasion de le revoir, Monsieur le Comte l’ayant entrainé dès le lendemain dans une tournée des domaines de leur possession. Salvatrice prémonition, le retour du Comte que l’on avait annoncé pour le début des vendanges, allait s’avérer bien différent de ce qu’elle pouvait imaginer.
Les autres vigneronnes commençaient à remonter le long du château, bordant le Grand Enclos, jusque vers le Grand Faure, formant progressivement le petit essaim. Le murmure de leur conversation se muait en bourdonnement plus agité qu’à l’accoutumée, comme si un évènement troublait et remuait la troupe de soubresauts inhabituels. Élisabeth pouvait presque sentir son odeur nauséabonde, celle de la rumeur et des racontars, elle détestait ce plaisir visqueux que les femmes du domaine semblaient prendre, à relayer la moindre nouvelle brisant l’ordinaire. Pourvu qu’en plus elle soit mauvaise, le plaisir n’en était que plus grand.
Élisabeth n’attendit pas l’arrivée de sa cohorte pour pénétrer entre les règes et saisir sa faucille, lançant avant toutes les autres, sa lame étincelante aux lueurs de l’astre renaissant, et l’abattant fermement sur les repousses incongrues. Elle fut rejointe par Marie, de deux ans son ainée et déjà mariée à un solide laboureur, répondant au surnom de Guitou et dont elle avait dû maintes fois repousser les avances, avant qu’il ne jetât son dévolu sur la pulpeuse petite brune. En arrivant à sa hauteur dans la rège voisine, elle lui adressa un murmure.
— Babé, tu connais la nouvelle ?
— Non, opposa-t-elle d’un ton morne et dénué d’intérêt pour la fameuse nouvelle.
— Monsieur le Comte est mort d’une apoplexie, il y a de cela deux semaines, il a été inhumé à Bordeaux, et Monsieur Nicolas a bien-sûr hérité. Son arrivée est d’ailleurs prévue cette semaine. On dit qu’il n’a pas eu le temps de souffrir, qu’en un instant il n’était plus. Monsieur Nicolas a tout vu, pauvre homme.
— Tu racontes cela comme si tu y étais, Marie. Crois-tu qu’il soit très chrétien de colporter la façon dont on meure ?
La petite vigneronne aux formes généreuses, se renfrogna et se remit silencieusement à son labeur, vexée de s’être ainsi faite rabrouer.
Élisabeth n’en avait rien montré, mais son cœur s’était serré à cette annonce. Elle revoyait le regard émerveillé de son jeune héritier, sous la lumière lunaire. Quelle pitié, lui qui avait encore une chance d’échapper à la médiocrité humaine, se voyait si tôt projeté en son sein, abandonné aux tracas de finance et de cour. Le voilà désormais Comte, à son tour, condamné à sa charge et à son rang. Un affreux gout de poussière s’emparait de sa bouche. Tout lui semblait vain et perdu, tant qu’elle dut retenir ses larmes, se protéger du regard des autres, se penchant un peu plus bas, auprès des si jolies petites grappes bleutées, elles aussi condamnées, et qui profitaient encore innocemment des derniers jours de leur sursit.
***
Une solide soupe avalée à la hâte, Élisabeth avait quitté les demeures des ouvriers, à la recherche d’un peu de fraicheur. Un joli mois de septembre commençait à étirer ses derniers jours, et peu à peu, les nuits devenaient plus respirables, bercées du souffle frais que l’estuaire conduisait patiemment depuis la mer, comme on promène un jeune enfant pour le laisser s’ébattre au grand air. Quelques rafales en tourbillon se mêlaient à la chaleur qui rayonnait des galets ronds, encore brulants de la lumière absorbée tout le jour. Un calme apaisant, pourtant annonciateur du tumulte des prochains jours. Une autre rumeur s’était élevée des conversations ce soir, alors que tout le monde retrouvait peu à peu l’ombre des chaumières. Le retour du nouveau Comte coïnciderait avec l’ouverture du ban des vendanges, il le décrèterait à son arrivée. N’avait-il rien compris, ce soir là entre les règes des Sarmentiers ? La nature et ses états ne se décrètent pas, elle ne répond pas aux lois des hommes. Elle s’observe, s’appréhende, se laisse doucement dévisager, apprivoiser parfois, et nul ne peut s’arroger son contrôle.
Élisabeth leva les yeux sur les échafaudages qui enserraient l’imposant pigeonnier : tant d’énergies consacrées à de si futiles choses, se disait-elle.
— Bonsoir Élisabeth. La rénovation vous plait-elle ?
La jeune vigneronne n’avait pas perçu l’intrusion qui venait troubler ce soir de rêverie, mais son cœur s’emballa instantanément. Elle aurait pu reconnaitre cette voix au milieu de mille. Comme elle reconnaissait certains ceps remarquables, perdus dans la multitude de leurs congénères. Comment connaissait-il son nom ? Elle ne le lui avait pas donné.
— Bonsoir Monsieur le Comte. Ne vous avais-je pas dit que vous le seriez ? Je ne pensais pas que cela serait aussi vite, soupira-t-elle.
— Je ne l’espérais pas non plus, sembla-t-il se désoler. Mon père était bien plus à même de présider aux destinées de nos domaines que je ne le suis.
— En effet, il vous reste beaucoup à apprendre, comme à propos de ce pigeonnier.
— Il ne vous plait pas ?
— Non. On lui accorde bien plus d’attentions qu’il n’en mérite, d’autres choses plus subtiles sont bien trop ignorées ici, je croyais pourtant vous en avoir dit quelques mots, déjà.
Interloqué, le jeune Comte qui n’était toujours pas parvenu à attirer le regard de la femme, au port altier et à la fine silhouette, peina à opposer une répartie digne de son rang et de ses nouvelles responsabilités.
— Les petites fleurs ? avança-t-il timidement.
— Entre autres.
— Mais elles ont disparu ?
— En êtes-vous certain, monsieur le Comte ?
Sans même le laisser prendre la mesure de son incompréhension et ne lui adressant pas même un regard, Élisabeth tourna le dos à l’édifice engoncé dans ses entrelacs de bois et de cordes, et pénétra les règes de la pièce de la Tour. Machinalement, le jeune homme lui emboita le pas sans mot dire. Elle s’accroupit devant un cep, souleva négligemment quelques feuilles, pour laisser la lumière rasante du soir dévoiler une longue grappe, juteuse et rebondie, si gourmande qu’on eût sans doute voulu la mordre à pleine dents et se laisser inonder de son jus tout sucré et si fraichement acidulé. Les baies étaient si joufflues qu’on eût dit qu’elles se bousculaient pour paraitre la plus ronde, la plus belle et passer devant leurs voisines, étalant leurs charmes indécents.
— Vous ne les reconnaissez pas ? Je vous les ai pourtant faites sentir, il n’y a pas si longtemps.
— Elles ont tellement changé depuis. Elles sont devenues superbes, pensez-vous qu’elles feront de bons vins ?
Élisabeth réserva sa réponse, arrachant délicatement une des baies les plus dodues à sa rafle, un plumeau de chaire blanche accroché à son pédicelle comme unique souvenir de son appartenance révolue. Enfin, elle pivota et présenta l’offrande rouge et suintant son jus luisant au creux de sa paume près du visage du jeune Comte. Elle le scrutait, attentive à ses plus infimes réactions, à un seul léger mouvement de paupière, au moindre de ses rictus. Il observa longuement la jolie sphère grenat aux reflets noirs, presque déjà lavée de sa pellicule poudreuse de pruine par son propre jus. Il chercha le regard de la jeune femme, interrogatif. Elle ne lui céda qu’un léger hochement de tête, avançant son menton pointu dans sa direction. Il inclina la tête, révélant à la lumière qui commençait à se peindre d’orange, la blondeur de sa chevelure tirée, puis goba la baie. Élisabeth sentit le frisson qui venait de parcourir l’échine du Comte, comme si un fil invisible les reliait, comme si en posant ses lèvres sur sa paume rugueuse et légèrement terreuse, il venait de les unir dans une étrange étreinte, pourtant si pudique.
— Il est très sucré ! s’enthousiasma-t-il en souriant, fier de sa découverte.
La vigneronne ne lui opposa qu’une moue énigmatique.
— Connaissez-vous l’origine de ce plant, Monsieur le Comte ? le sonda Élisabeth. Son regard s’était fait plus dur, plus inquisiteur, comme si elle n’était pas disposée à pardonner la moindre approximation, ni la moindre inattention.
Mobilisant la somme des informations reçues ces derniers jours, il prit le temps de construire sa réponse. Dès son arrivée au domaine le matin même, il s’était longuement entretenu avec son Intendant, qui lui avait conté par le menu l’histoire de chacune des parcelles, assortissant son récit de commentaires et jugements sur chacune d’elles.
— Elle date du temps de Madame de Gasq, ma grand-mère, je crois savoir que ces plants ont été rapportés de retour du mariage de feu notre roi, Louis le quatorzième. Monsieur l’Intendant dit qu’il s’agit de notre meilleure parcelle.
— Monsieur l’Intendant est un sot, il n’entend rien à la vigne. Il ne sait que compter et peser, coupa-t-elle sèchement.
Sans pour autant exprimer son courroux, la frêle vigneronne se releva, sortit de la rège et traversa l’allée pavée, jusque vers la pièce des Sarmentiers, entrainant dans son sillage le jeune Comte, presque désorienté, comme perdu au sein de ce labyrinthe de rangées verdoyantes
Élisabeth, elle, semblait parfaitement savoir où se rendre, comme si elle connaissait intimement chacun des pieds de la parcelle. Elle stoppa soudainement sa marche et reprit sa mise en scène, identique à celle qu’elle avait improvisée au cœur de la pièce de la Tour. Les grappes qu’elle révélait, étaient bien plus petites, d’un bleu intense confinant au noir brut et à peine atténué par le poudrage de leur pruine, les grains se jouxtaient tous en rangs serrés, compacts comme une armée en ordre de marche, aucun ne cherchant à prendre le pas sur son voisin, empreints d’une austère et respectueuse discipline. Les feuilles, elles aussi plus petites, affichaient un vert plus profond, presque comme les épines des hauts pins des bois à l’entrée du domaine, elles se ciselaient en fines dentelures d’ogives, découpant leurs lobes se chevauchant l’un sur l’autre, offrant à leur sinus un léger espace vide, tout rond.
— Monsieur l’Intendant a sûrement dû oublier de vous parler de cette parcelle, signifia-t-elle en tendant une petite baie bleutée, au jeune noble captivé.
— C’est très acide ! grimaça-t-il en dégustant le petit fruit rempli de pépins.
— Mais encore ? Goutez mieux, intima-t-elle à nouveau.
— Cela râpe la langue, comme si elle se chargeait, mais c’est doux, très fin, presque semblable à de la farine, presque soyeux. On dirait aussi qu’il a comme un gout de réglisse.
Enfin Elisabeth sourit, retenant des larmes inattendues, absorbée par l’étincelle qui brillait au fond des yeux du Comte.
— C’est de cette farine, de ce grain unique que viendra la renommée de vos vins, Monsieur le Comte, de la profondeur et de la rareté de ses senteurs, pas du vulgaire sucre facile et sans âme des Côts de la pièce de la Tour. On la nomme Petite Vidure, un marchand charentais en porta quelques boutures il y a de cela des années, mon père en avait planté quelques-uns ici. Comme quoi, le prestige des origines n’est pas toujours le meilleur des alliés, quand il s’agit de traduire la vérité.
Abandonnant son élève à sa fascination, la jeune vigneronne tira sa faucille de sa ceinture, souleva délicatement quelques rameaux pour dégager le tronc pelucheux du petit arbuste. Elle suivit un sillon sur le bois puis un autre, incisant profondément l’écorce, l’ornant d’une magnifique croix.
— Pourquoi faites-vous cela ? demanda le jeune homme surpris.
— Pour les distinguer. Ceux qui ont bien travaillé ont droit à leur décoration, et si l’année prochaine ils ne se résignent pas, alors je la leur renouvellerai. Les meilleurs devront être conservés et remplacer les médiocres.
Interdit et plein de déférence, il observa la jeune vigneronne avancer de pied en pied, attribuant les précieuses distinctions aux plus méritants. Il la suivait plus que du regard, osant à peine mettre ses pas dans les siens et poursuivre à distance respectueuse, ses déambulations de cep en cep, de rège en rège.
Se relevant un instant, elle fit mine de l’attendre, le contraignant à s’approcher sans qu’elle s’obligeât à le lui réclamer. Elle saisit fermement le poignet du jeune noble, releva la manche de sa chemise, dégageant ainsi une peau blanche, reflétant avec pureté les derniers rayons violacés soleil couchant. Elle passa doucement la lame de sa faucille, le long de sa peau, l’incisant à peine, juste à faire perler une gouttelette de sang. Il serrait les dents, refusant d’avouer sa souffrance, mais incapable de retirer son bras. Un deuxième trait, plus ferme, plus profond, sans doute plus douloureux, mais aucun cri ne jaillit, pas même la moindre plainte, à peine un brillant supplémentaire au creux de ses paupières. Elle ne perdait rien de ce regard brûlant, comme si elle le dévorait et s’en nourrissait, se gavant de puissance.
— Pourquoi ? murmura-t-il
— Je pense que je vais vous conserver également.
Elle relâcha son emprise sur l’avant-bras ainsi marqué, puis s’éloigna, s’en retournant vers les demeures des ouvriers, recouverte de la pénombre naissante.
710 vues
5 aime
Juin 1716 : Quelque part au cœur d’une presqu’île.
Un soleil de plomb abattait sa lourde lumière blanche sur la petite troupe de femmes au cœur des vignes. L’air n’était que poussières, presque irrespirable, immobile et chargé des embruns de l’estuaire. La lumière brûlant leurs peaux halées et tannées, elles luisaient de l’opiniâtreté qu’elles donnaient à leur tâche. Un peu derrière cet essaim chamarré de pourpres, de noirs et de bleus, avançant sans relâche et naviguant inéluctablement de rège en rège, la jeune Élisabeth saisissait presque mécaniquement chaque brin de raphias, enserrait et soulevait les lourdes branches ployant sous leur propre poids, elle nouait fermement, puis un pas de plus et la mécanique reprenait, sans cesse, presque dénuée de conscience. Du haut de ses dix-sept ans, pas question de s’en laisser conter par ces grosses femmes robustes et puissantes qui donnaient le tempo et entraînaient la bande de cep en cep, vers une éphémère destination, là où l’air circulerait à nouveau, là où l’on pourrait enfin respirer. Ces allées salvatrices où les tombereaux prenaient plaisir à déambuler, un jour chargés de fumier, le lendemain de foin ou parfois, lorsque l’été tirait sa révérence, croulant sous le poids des grappes bleutées. Un fugace espace de répit pour ces marcheuses effrénées. Encore quelques règes et l’ombre du vieux chêne vert apparaîtrait. Peut-être l’une des matriarches décrèterait-elle que l’on puisse s’y assoir, et boire un peu d’eau, enfin.
De bouquets de branches en bouquets de branches, Élisabeth s’émerveillait d’enfin révéler à la lumière ces petites grappes, ces multitudes de boules vertes émettant leurs quatre élégants filaments blancs à l’extrémité jaune comme le cœur d’un œuf. Elle s’enivrait de leur subtil parfum, presque acidulé et légèrement soufré, à peine perceptible, si fin et délicat, comme le sont chacune de ces minuscules fleurs rassemblées en essaim. Étrange comme elle se trouvait, elle aussi, attachée à sa troupe. Qu’elles sont belles ! Qu’elles sentent bon ! Personne ne semblait leur prêter attention pourtant, comme une terrible indifférence.
Ces deux derniers jours, leurs tâches aux vignes avaient été suspendues pour fleurir le château en vue de la fête. Par brassées, par gerbes, comme aujourd’hui elles avaient porté les cueillettes depuis les jardins jusque dans de grands vases, sous les fenêtres de la demeure des maîtres. Une distraction qu’affectionnaient toutes les autres vigneronnes du domaine. Contraintes à la pudeur de bavardages chuchotés, elles partageaient leurs rêves de taffetas, de tulles et de bals au bras de beaux nobliaux.
Rien de tout cela n’inspirait la moindre émotion à la jeune vigneronne, pire ces incursions sous les dorures de la maison de maître lui semblaient ineptes. Elle n’éprouvait que mépris pour ces gens qui se croyaient tellement supérieurs qu’ils ne connaissaient même pas leur propre propriété, ignorant naïvement la beauté dont il leur suffisait de jouir. Si elle avait eu le pouvoir de le dire, Élisabeth le leur aurait hurlé : « A quoi bon les couper pour les voir se faner ? Il n’y a que cela des fleurs autour de vous, pauvres aveugles. Vous n’avez qu’à soulever un seul petit rameau pour vous en émerveiller, les admirer, les humer. ».
Monsieur l’intendant, peut-être, semblait le seul être humain à leur porter le moindre intérêt réel. Elle l’apercevait parfois, parcourant les rangées, plume et calepin à la main, les comptant et les mesurant du doigt, comme un banquier méticuleux. En percevait-il seulement la beauté, la réelle valeur ?
Les souffrances, dans son dos, ses épaules dénudées qui la brûlaient plus encore que les ardents rayons de l’astre solaire en ce mois de Juin. Ses rêveries ne les lui avaient pas ôtées. Un des plus chauds qu’on ait connu, tous les anciens le disaient le soir lors des veillées. Heureusement, elles étaient là, partout autour d’elle, ces chères petites fleurs, si discrètes, si élégantes. Pitié qu’elles ne fussent condamnées à grossir, rosir puis bleuir avant de finir broyées dans les énormes cuves de bois. La nature se montrait si injuste, jamais elle ne devrait permettre à la beauté de disparaitre aussi vite.
Un soupir lui échappa.
— Allez Babé, on y est presque, on va se mettre à l’ombre, dépêche-toi !
Plus que trois bouquets, deux, un … Enfin ses sabots pouvaient se poser sur l’allée pavée et rejoindre le groupe de femmes qui venaient de s’installer sous le vieux chêne vert. A l’ombre de ses branches tortueuses, à l’écorce burinée par le temps, de ses petites feuilles huileuses et dentelées s’agitant par rafales, elles offraient aux travailleuses un havre de paix à l’obscurité ajourée et ce souffle d’air frais leur permettant enfin de respirer. Même les embruns de l’estuaire semblaient vouloir s’estomper, pour ne plus laisser s’exprimer que le subtil parfum des fleurs de vignes et la verte saveur sucrée des pelouses fraîchement coupées.
A peine Élisabeth se fut-elle adossée au large tronc à l’écorce rugueuse et parcourue de ses profondes stries grises, qu’une agitation se fit entendre à quelques dizaines de pas derrière elle, autour du grand portail du domaine. Un équipage en nombre faisait son entrée. La salve des carrosses et des laquais endimanchés, risquait de s’égrener à allure régulière jusqu’à la tombée du jour. Sans doute ignoreraient-ils tous la beauté du spectacle qui leur était offert, elle l’aurait juré.
Le grincement et les cliquetis des roues ferrées ne s’étaient pas encore fait entendre, que déjà toutes les vigneronnes avaient bondi pour se redresser et s’aligner, afin de présenter leurs hommages aux invités de marque qui s’apprêtaient à rejoindre le château. Toutes sauf Élisabeth, qui caressait encore nonchalamment la mousse du vieux tronc, du dos de la main. Elle était si douce, malgré cette chaude journée d’un été qui se précipitait, comme le pelage d’un vieux chat qu’on aime à caresser lorsqu’il vient se blottir contre vous à la veillée. Une des matriarches, saisit la jeune vigneronne par le bras, pour la ramener enfin dans le rang.
— Viens Babé, secoue-toi c’est Monsieur Nicolas.
Qu’avait-elle donc à faire de cet héritier sans intérêt ? Elle se souvenait pourtant l’avoir vu s’amuser avec les autres enfants du domaine, il y a quelques années. Au fond il n’avait pas l’air si différent, en dépit de ses culottes de satin et de ses chemises immaculées. De ce dont elle se souvenait, il était même assez joli garçon, mais aucune illusion ne demeurait, son départ pour la cour avait dû achever de le corrompre à la médiocrité humaine, il ne pouvait en être autrement.
Au passage de l’équipage, les vigneronnes abaissèrent la tête, se fendant pour certaines de révérences improvisées et à la désolante maladresse. Élisabeth, elle, n’abaissa pas les yeux, se repaissant narquoise de ce balai de dupe au cœur de son vignoble. Enfermé dans son carrosse rouge, paré de dorures et affublé de ses laquais en grands habits de cour, l’héritier semblait se prêter, lui aussi contraint, aux usages iniques de l’étiquette, dispensant la mendicité de ses salutations à un personnel dont il ignorait tout.
L’espace d’un instant leurs regards se croisèrent. Un léger voile sembla passer devant ses yeux. S’était-il senti offensé par cette fierté brute et possessive, osant lui tenir tête ? Ou autre chose de moins intelligible venait-il de se jouer, dans cet instant éphémère où la perfide senteur de sueur de l’équipage harassé osait venir troubler la délicatesse du parfum des chères fleurs d’Élisabeth ?
Délaissant cet affligeant spectacle, elle fut la première à reprendre le chemin de l’infinité des règes verdoyantes et scintillantes, la première à tirer son fil de raphia. Muettes, toutes les autres vigneronnes suivirent la marche, reconstituant leur grappe homogène et indissoluble.
***
La nuit était tombée, écrasant les eaux troubles de l’estuaire à une large nuée noire sans reflets. Élisabeth s’était extirpée de l’interminable veillée, plus pudique encore que les autres soirs, comme si par dévotion, il avait encore fallu se montrer plus humbles, plus silencieux, et abandonner cette nuit à l’amusement des maitres, dans leur demeure illuminée vomissant leur musique et leurs indécents brouhahas de conversations futiles, sans le moindre respect pour la quiétude de ses pauvres fleurs, épuisées de s’être tant gorgées de lumière. De toute évidence, elle ne goutait guère ces soirées au coin de l’âtre qui nécessitait parfois de subir les assauts de jeunes vignerons exaltés. Au grand désespoir de sa mère, aucun des garçons du domaine ne trouvait la moindre grâce à ses yeux, pas qu’elle se sente incommodée par la sueur et la poussière laborieuse qui leur collaient à la peau, mais elle se désespérait du vide de leur regard, de leur résignation à leur condition et de leur étroitesse. Peu lui importait après-tout, elle s’était convaincue qu’aucune affection de la part d’un ces fougueux travailleurs ne justifiât le moindre infléchissement.
Comme elle aimait à le faire, Élisabeth venait de s’allonger entre deux règes de la pièce des Sarmentiers, les yeux dans les étoiles, auprès de ses chères fleurs à peine éclairées par la pâle lueur lunaire. Les graves rayonnaient encore de tout ce soul de chaleur qu’elles avaient avalé tout le jour, réchauffant et apaisant son dos de tous ses maux. La terre argileuse qui couvait ses galets, suintait encore les orages de l’avant-veille, exhalant son doux parfum de silice, semblable à celui d’une pluie d’été. Que la fête qui battait son plein quelques centaines de pas en contrebas lui paraissait pathétique.
Des pas dans une allée arrachèrent Élisabeth à sa douce torpeur. Qui osait s’aventurer au cœur de ses précieuses vignes endormies, et venir troubler leur repos ? La fête au château ne leur suffisait donc pas ? La jeune vigneronne ne pouvait imaginer une seconde qu’un autre s’octroie ainsi le droit de venir s’enivrer de l’incomparable odeur de ces précieuses vignes, là où se mêlaient finement la pierre, l’humus et le soufre, aucun ne les méritait.
D’un bond, elle se redressa, s’élevant subitement au-dessus du rideau des règes de vignes, bien plus soucieuse de les protéger d’un importun, que de se plier à la moindre bienséance. Le promeneur nocturne, égaré loin de sa troupe n’était autre que le jeune héritier. Surpris par cette bête sauvage bondissant de sa cachette, il stoppa net sa déambulation, contraint de bredouiller une parade maladroite.
— Excusez-moi, Mademoiselle je ne voulais pas vous déranger.
Sa veste satinée repliée sur le bras laissait apparaitre sa chemise négligemment entrouverte, et décravatée. L’obscurité aurait presque pu le faire passer pour n’importe lequel des gens du domaine. Serait-il différent de ce qu’elle imaginait ? Cette courtoisie contraire aux sens de l’étiquette décontenança la vigneronne, ignorante de la grâce et de la justice que l’obscurité, à peine baignée de quelques rayons de lune, rendait à sa beauté. Sûre de son droit de résider là, et de protéger son précieux vignoble, elle ne répondit pas, dressée dans ses sabots, exhalant sa fierté et son aplomb, autant qu’elle affichait sa féminité resplendissante. Le jeune homme visiblement troublé, tant par cette apparition sauvage que par quelques vapeurs d’alcool, rapportées de l’indécente et bruyante demeure des maîtres, resta comme interdit avant d’oser ajouter un mot de plus.
— Je n’en peux plus de cette horrible réception, bredouilla-t-il comme pour se justifier devant la vigneronne, d’ores et déjà reconnue comme Maîtresse des lieux.
Adoucie par l’humilité de son hôte, la jeune femme s’assit contre un solide piquet d’acacia, retrouvant un peu de la quiétude de son refuge nocturne.
— Me permettez-vous de m’assoir un instant également ? demanda timidement le jeune seigneur étrangement devenu ignorant de son rang.
D’un signe de tête, à peine suffisant pour qu’il lui soit perceptible dans la pénombre, elle accéda à sa requête, l’autorisant à prendre place face à elle et à s’adosser lui aussi contre un piquet de bois. Ils écoutèrent respectueusement durant de longues minutes, le silence à peine troublé par les émanations de la fête, s’étirant avec sensualité entre les règes immobiles, comme protégés du monde par ses paravents au feuillage sombre.
— On dirait qu’elles dorment, finit par murmurer le jeune héritier.
Élisabeth se troubla instantanément. Se pourrait-il ? Un autre qu’elle se verrait-il éclairé de la capacité de voir l’évidente réalité ? Elle relava les yeux pour dévisager cet étrange visiteur. Il lui paraissait bien différent, le regard débordant d’une improbable innocence.
— Les fleurs se reposent, finit par lâcher la jeune vigneronne, enfin décidée à partager un peu de ses vignes avec leur futur maître. Elles ont eu une dure journée avec tout ce soleil.
Le jeune homme semblait émerveillé par les mots de la jeune femme, par sa voix sans doute plus encore, son timbre, son aplomb. Il digéra lentement ce premier acte d’enseignement pourtant encore si peu perceptible, mais la curiosité le gagnait.
— Approchez, lui signifia-t-elle calmement, certaine qu’aucun refus ne lui serait opposé. La docilité du jeune héritier perçait à travers sa chemise de soie entrouverte, Élisabeth la percevait comme une évidence, et l’indécent désir d’en user revêtait d’ores et déjà les atours d’une absolue nécessité, une irrépressible pulsion qui tambourinait dans sa poitrine.
Le jeune homme se leva et vint s’accroupir près de la vigneronne. Elle passa délicatement sa main sous l’une des grappes, comme si elle osait à peine la caresser, emprunte d’un incommensurable respect pour cette si petite chose, insignifiante aux regards de tous.
— Sentez.
Il se pencha et huma profondément les fleurs pelotonnées les unes contre les autres, sur la paume rugueuse de la jeune femme.
— Ça ne sent rien, osa-t-il tout juste confesser, se fendant d’un regard presque craintif à la Maitresse des vignes.
— Sentez mieux ! intima-t-elle.
— C’est subtil, à peine perceptible, légèrement sucré ? C’est si discret.
Un sourire naquit sur le visage de la jeune femme, perçant un peu l’obscurité qui les nimbait.
— Il n’existe rien de semblable à la cour, et je ne vous parle même pas de cette fête.
— C’est ici que se trouve la vérité de votre terre Monsieur le Comte, pas dans vos fêtes ou votre cour.
— Je ne suis pas encore Comte, s’offusqua-t-il, presque intimidé d’être ainsi nommé.
— Vous le serez ! insista-t-elle. Imprégnez-vous de cette odeur, elle est fugace, elle ne fait que passer, pour mieux être oubliée, ignorée. Elle est pourtant la source de tout ici, et aucun de vos vins ne traduira jamais assez bien la pureté et la vérité qu’elle exprime. Connaissez chacune d’elles, la saveur de chaque poignée de cette terre qui la nourrit, ressentez les rayons qui la réchauffent, et alors peut-être saurez-vous, peut-être pourrez-vous tenter de la traduire.
A ces mots, elle saisit une poignée de terre argileuse parsemée de quelques-unes de ces petites graves encore chaudes, et la plaça dans la main du jeune noble. Accompagnant sa main jusque devant son nez, elle le poussa à humer encore, à chercher à se rendre intelligible la saveur de sa terre, de leur terre. Cette inestimable valeur, qu’aucun document de propriété ne saurait jamais réduire à la médiocrité des affaires. Il s’exécuta, sans un mot, emprunt de respect, peut-être même ému par une autre odeur, plus troublante encore, un effluve de poussière et de sueur qui ne parvenait pourtant pas à masquer le sucre de la peau de cette étrange initiatrice.
Il chercha timidement son regard, elle ne le lui refusa pas, le fixant profondément comme si elle voulait s’assurer qu’il comprenait. Il comprenait, elle le savait.
Heureuse et emportée par une inexplicable pulsion, elle approcha sa bouche et pressa ses lèvres contre celles du jeune Comte, abandonné au savoir et à la sensualité de son enseignante. Elle immisça discrètement sa langue rose et puissante à travers ces renflements charnus et gourmands, les privant de leur pouvoir d’obstruction, de résistance. Le jeune homme ne put s’opposer à cet acte de possession transgressif, avait-il seulement imaginé s’y soustraire ? Un profond désir ne le contraignait-il pas déjà ?
Le cœur d’Élisabeth battait d’une puissance inédite, impossible à contenir, sa menue poitrine semblait prête à embraser sa chemise de lin, à faire exploser les lacets de son corset. Elle se sentait comme submergée par ce flot de désir pour cet autre, ses yeux, l’éclat de son regard, sa peau blanche, presque tremblante sous ses doigts.
Le baiser se fit plus langoureux encore, plus intense, tant que le jeune noble se retrouva assis adossé à son piquet, Élisabeth le chevauchant presque et décidée à ne pas relâcher sa proie. Elle n’avait jamais embrassé un homme, mais ses instincts lui commandaient chaque mouvement, chaque caresse du bout de ses lèvres, de sa langue ou de ses dents mordillantes. Il lui semblait qu’elle avait toujours su.
A sa ceinture, le bouquet de raphia se balançait au gré des ondulations de son corps, contre celui du jeune héritier docile, en élève assidu, il répondait à chaque sollicitation de la sensualité de la jeune femme avec douceur et prestance, comme s’il allait jusqu’à lui faire don de lui-même au cœur de cette étrange étreinte.
Irrépressiblement entrainée par les émotions qui la débordaient, elle tira plusieurs brins de raphia de sa ceinture, saisit les poignets de l’homme, les releva au-dessus de sa tête et les noua fermement au robuste piquet d’acacia. Il ne s’y opposa pas. L’ivresse incommensurable, inintelligible envahissait tout le corps de la jeune vigneronne, elle brulait et frissonnait à chaque contact avec la peau blanche ou les lèvres charnues du jeune héritier.
Plus indécente encore, elle dégrafa son veston, puis entrouvrit sa chemise immaculée, parcourant de sa paume ce torse encore juvénile mais rempli de puissance. La pâleur lunaire ne pouvait rien cacher de la douceur de sa peau, si pure, si délicate. Exaltée par sa vision, elle plongea sa chevelure jusque dans le creux de son cou, elle huma, fort. Était-ce possible ? Il sentait la fleur de vigne !
Une incompréhensible frénésie semblait vouloir la gagner, un désir incontrôlable ruisselant en un liquide chaud le long de ses cuisses. Ses baisers se faisaient sauvages, féroces et le jeune noble ne s’y soustrayait toujours pas, plus encore il y répondait avec une délicatesse et une incroyable subtilité, lui aussi parcouru de spasmes et de frisons, comme les soubresauts d’un cheval qu’on éperonne. Élisabeth exultait, de plaisir mais bien plus. Une sensation inconnue s’emparait d’elle et la gagnait comme une fièvre, la rongeant de sa brulure, un sentiment de puissance, de contrôle. Elle aurait voulu le hurler, son corps cherchait à crier, envers et contre tout, la transe qui la dévorait. Elle ne pouvait pas, elle ne pouvait réveiller les vignes endormies.
Alors, pourtant au comble d’un inexplicable trouble gagnant jusqu’à son âme, haletante et folle d’un indicible désir, Élisabeth se leva soudainement, le perfora une dernière fois d’un regard brûlant, et sortit des règes de la pièce des Sarmentiers, pour s’en retourner en contre-bas vers les demeures des ouvriers, là où l’attendait sa place et un repos mérité. Abandonnant l’héritier à son indécente posture, elle longea la pièce de la tour, puis se faufila entre deux règes de celle des socs, songeant qu’il fut pitié qu’il ne fusse condamné à grossir, rougir puis bleuir avant de finir broyées dans les énormes cuves de bois, semblables aux éphémères petites fleurs vertes aux élégants filaments blancs et aux extrémités jaunes comme le cœur d’un œuf.
La mécanique de la hiérarchie humaine s’avère chose bien étrange.
Imaginez qu’un jour, un roi le nommerait Prince et qu’à cet instant il fut son esclave.
570 vues
4 aime
Ma vie de soumise
Chapitre 7 : Samedi 3
Samedi après-midi.
J’arrive chez mon Maître. Il m’accueille. Il est nu. Il m’ordonne de me déshabiller. Il prend ma laisse et m’entraîne dans la chambre. La femme que j’avais vue lors d’une précédente visite est couchée, elle est nue.
Mon Maître s’adresse à elle :
- Chérie, je te l’offre. Elle est à toi.
- Merci.
La femme s’adresse à moi :
- Bonjour, je suis Carole. Viens me rejoindre chérie.
- Oui, madame.
- Appelle-moi Carole.
- Oui, Carole.
Mon Maître s’est assis dans un fauteuil. Il nous observe. Je rejoins Carole dans le lit. Ses lèvres prennent possession des miennes puis ce sont nos langues qui se rejoignent. Ses mains viennent palper mes seins. Elle prend mes mains qu’elle place sur ses seins. Ce sont des gestes pleins de douceur. Ses seins sont très fermes. Elle me chuchote à l’oreille :
- Ne sois pas timide. On va se donner du plaisir. Jérôme va se contenter de regarder et de filmer. C’est la première fois que tu couches avec une femme ?
- Oui.
- Alors, laisses-toi guider, ma chérie.
- Mon Maître m’a interdit de jouir.
- Dans ce lit, c’est moi qui commande. Tu feras ce que tu veux.
Elle me fait allonger sur le dos. Ses mains enveloppent mes seins. Je frémis sous les caresses. Puis ses mains descendent vers mon ventre. Que c’est bon ! Mon Maître a commencé à filmer. J’observe son sexe tendu. Les mains de Carole se font plus précises. Une main atteint mon sexe et je sens un doigt s’immiscer dans mon vagin et titiller mon clitoris. Je gigote dans le lit, j’ai tendance à serrer les cuisses. Carole s’adresse à moi :
- Détends-toi, ouvre tes cuisses.
Je desserre mes cuisses et Carole peut continuer à me caresser. Elle vient m’embrasser, nous sommes langue contre langue. Je sens monter un orgasme. Carole me dit :
- Jouis, ma chérie.
Et j’explose ! Carole a maintenant sa bouche à l’entrée de mon sexe et commence un cunnilingus. Je n’ai connu cela qu’avec des hommes mais avec Carole c’est féérique. J’ai un second orgasme. Elle vient m’embrasser et je peux goûter sur sa langue ma propre liqueur. Elle s’adresse à moi :
- À ton tour, ma chérie, si tu en as envie.
Bien sûr que j’en ai envie. J’ai peur de ne pas savoir m’y prendre avec mes doigts. J’approche ma bouche de son sexe et je goûte le fruit. Son vagin est très humide, je me délecte en buvant sa cyprine. Elle me tient la tête avec ses mains et insiste pour que je continue ce que j’ai timidement commencer. Je la sens gigoter. Elle est agitée de spasmes. Puis elle jouit dans un cri. C’est la première fois que je fais jouir une femme. Carole me fait mettre sur elle, nos poitrines se joignent. Elle me caresse les dos puis ses mains descendent jusqu’à mes fesses. Elle s’adresse à moi :
- Couches-sur le ventre et écarte bien tes cuisses.
Elle descend le long de mon corps. Ses mains écartent mes fesses et sa langue s’insère dans mon cul. Cela provoque une sorte de décharge, j’ai un orgasme mais sa langue continue à s’insérer dans mon anus. C’est beaucoup plus doux qu’une sodomie, en fait ça n’a rien à voir.
Je veux rendre la pareille à Carole. Nous échangeons nos positions, je recopie les gestes de Carole. Ma langue pénètre dans son cul. Elle ne tarde pas à avoir un orgasme. Puis nous unissons nos langues pour goûter un mélange de saveurs. Épuisées, nous nous couchons sur le dos côte à côte. Mon Maître a dû faire de bonnes vidéos.
Carole se redresse à moitié appuyée sur son coude et s’adresse à mon Maître :
- Chéri, peux-tu m’apporter un grand verre d’eau ?
Mon Maître de lève et revient avec une chope qui me rappelle des souvenirs. Il n’y a pas si longtemps, j’ai dégusté l’urine de mon Maître dans cette chope. Carole prend la chope en main, en prend une gorgée et se penche vers moi pour me verser cette gorgée dans la bouche. J’avale cette gorgée et c’est à mon tour de faire passer de ma bouche à la sienne une gorgée d’eau. Nous vidons ainsi la chope.
Carole vient à nouveau sur moi, sa bouche près de mon sexe, ma bouche près de son sexe. Nous entamons un soixante-neuf. Mes mains ont agrippé les cuisses de Carole. Nos langues sont très actives. Que c’est bon de lécher et de se faire lécher en même temps ! Nous avons toutes deux un orgasme et nous recouchons sur le dos. Carole s’adresse à moi :
- Tu as vu Jérôme ? Il va exploser.
En effet, mon Maître a le sexe tendu à l’extrême. Carole s’adresse à lui :
- Chéri, viens, nous allons te sucer.
Je m’adresse à Carole :
- Mais je n’ai pas le droit, je vais me faire punir.
- Lâche-toi, c’est moi qui dirige.
Mon Maître s’allonge sur le dos entre ses deux femmes. Nos bouches se rapprochent du sexe de l’homme. Carole comment par lécher le gland et fais entrer le sexe dans sa bouche, elle arrête sa pipe et m’invite à sucer la queue. J’engloutis le sexe de mon Maître puis je repasse le sexe à Carole. Il y a une qui suce et l’autre qui lèche les couilles. Mais, manifestement, mon Maître ne veut pas jouir dans une des bouches. Il se redresse et fait coucher Carole sur le dos et sa verge pénètre le vagin de Carole. Aujourd’hui, j’ai le droit de prendre des initiatives. Je me place derrière mon Maître, lui saisis les deux fesses que j’écarte et ma langue part découvrir son cul. Mais mon Maître n’est pas immobile avec ses coups de boutoir dans Carole. Je suis tant bien que mal, ma langue ne quitte pas l’anus. Je déguste un cul que je ne connaissais pas. Je sens mon Maître se raidir, il vient de jouir. Il bascule sur le côté et embrasse Carole. Je me glisse vers le sexe de Carole que mes lèvres atteignent. Je veux récupérer le sperme de mon Maître. Dans ma bouche, les goûts se mélangent, la liqueur de Carole, le sperme de mon Maître et le goût de son cul.
Nous nous étendons tous les trois sur le dos. Carole est entre son amant et moi. Elle vient m’embrasser, nous sommes langue contre langue. Je suis comblée après cet après-midi d’amour.
Mon Maître se lève et brandit sa cravache qu’il tend à Carole. Celle-ci refuse et me dit :
- Viens sur moi pour te faire cravacher !
Je m’allonge sur elle buste contre buste. Nous nous embrassons et je sens arriver le premier coup sur les fesses. Ayant la bouche occupée, je ne peux ni décompter ni remercier. Mon Maître continue de me frapper les fesses puis le dos et les cuisses.
Carole me retourne. J’ai mon dos accolé à sa poitrine. Mon Maître continue ses coups sur les seins et le ventre. Cette fois, je peux décompter et remercier. J’ai un orgasme.
Je m’allonge à côté de Carole qui me dit :
- Ma chérie, tu dois partir.
Je me relève, vais baiser les paumes de mon Maître qui me dit :
- Demain à quatorze heures tu iras chez mon père, Pierre.
- Bien, Maître.
Il me donne l’adresse de son père. Je me rhabille et je m’en vais.
Je pars enchantée de ma rencontre avec Carole. Je ne connaissais pas l’amour saphique, c’est une révélation. Quelle douceur entre femmes mais j’avoue que je ne pourrai pas me passer d’un Maître et de la violence qui va avec. Demain, je vais faire la connaissance de Pierre. Quel âge a-t-il ? Au moins soixante ans. J’ai souvent rêvé de faire l’amour avec un papy. Je m’endors en essayant de l’imaginer.
354 vues
4 aime
Ma vie de soummise Chapitre 6 : Dimanche 2 Dimanche après-midi. Je sonne à la porte de mon Maître. Il est habillé. Il me prend par la laisse et m’entraîne jusqu’à son garage. Il m’ordonne de me déshabiller puis m’invite à me mettre dans son coffre heureusement assez vaste. Je suis recroquevillée. La voiture démarre, je suis ballotée. Le coffre possède une aération ce qui me fait penser que je ne dois pas être la première à l’utiliser. Puis la voiture s’arrête, le coffre s’ouvre et mon Maître m’ordonne de descendre et de m’habiller. Nous sommes à l’orée d’un bois. Mon Maître porte un sac-à-dos. Nous commençons notre promenade. Mon Maître n’utilise pas la laisse mais me tient par la main. C’est une nouvelle sensation, j’ai l’impression de me promener avec mon amoureux. Nous nous enfonçons dans le bois et atteignons une clairière. Mon Maître me lâche la main et m’ordonne de me déshabiller. Il sort une corde son sac et entreprend de me fixer à un tronc d’arbre. J’ai le dos et les fesses plaquées sur le tronc d’arbre, mes seins et mon sexe sont ainsi exposés. Mon Maître m’avertit que j’aurai le droit de jouir. Dans cette clairière il ne passe que des hommes seuls, j’en déduis que c’est un lieu connu et réputé. Quelques-uns passent seulement en me regardant, d’autres s’enhardissent en venant me caresser les seins. Mon Maître est assis à côté sur un tronc d’arbre. Un homme arrive. Mon Maître l’invite à se rapprocher. Ce monsieur commence à me caresser les seins. Il consulte mon Maître du regard. Ce dernier opine. Alors, le monsieur ouvre sa braguette et sort son sexe. Il s’approche de moi et me pénètre d’un coup. Je regarde mon Maître, il m’encourage. Je ne peux pas bouger, l’homme me laboure. Devant l’étrangeté de la situation, j’ai un orgasme. L’homme éjacule en moi, il fait un signe de connivence à mon Maître puis s’éloigne. Il se passe un bon moment, je vois un couple s’approcher, c’est la première femme que j’aperçois dans les parages. L’homme et la femme vont discuter avec mon Maître, je n’entends pas ce qu’ils disent. Ils s’approchent de moi, la femme s’agenouille devant l’homme, lui ouvre sa braguette et commence à le sucer. Puis, quand la queue de l’homme prend une belle dimension, elle se relève et l’amène vers moi et c’est elle qui introduit la verge de l’homme dans mon vagin. La femme vient embrasser l’homme. Ils s’embrassent tout le temps que dure le coït. Enfin, l’homme se libère en moi, la femme s’agenouille à nouveau et se remet à sucer l’homme. Cette scène insolite m’excite et j’ai un orgasme. L’homme se rajuste et le couple s’éloigne. Au bout d’un long moment, un autre homme s’approche, il dégage son sexe et, très rapidement, me pénètre et éjacule rapidement. Puis il s’en va. Mon Maitre qui n’avait pas bougé depuis notre arrivée, se lève. Il vient vers moi, ouvre sa braguette, dégage son sexe et l’enfonce rapidement dans mon vagin. Je suis aux anges. Mon Maître me prend comme un homme prend le plus souvent une femme. Je ne peux pas bouger, j’aimerais entourer mon Maître de mes cuisses. Ses mouvements de bassin me font rapidement jouir. Je suis tellement heureuse de me faire prendre par mon Maître. Il est très résistant, il obtient de moi un nouvel orgasme. Mon corps immobilisé bénéficie des coups de boutoir de mon Maître. Que c’est bon ! J’ai enfin sa queue en moi, dans mon vagin. Mon Maître doit s’apercevoir de mon émoi mais je ne veux surtout pas le lui cacher. Enfin, il jouit en moi, je reçois son foutre dans mon intimité, je suis heureuse. - Merci, Maître. Mon Maître me détache et m’ordonne de m’habiller et nous repartons main dans la main. Ma main doit traduire tout mon émoi, celui de la femelle qui vient de se faire prendre. Nous rejoignons la voiture, je me déshabille et me place dans le coffre. La nuit commence à tomber. Le voyage me semble agréable. Je suis une chienne comblée. En arrivant, mon Maître me libère et m’ordonne de rester nue. Nous regagnons alors son appartement. Mon Maître prend son fouet en main et j’ai le droit à ma dose habituelle soit vingt-cinq coups. Ensuite, mon Maître me renvoie. Je vais lui baiser les paumes de ses mains, me rhabille et m’en vais. Je suis dans un état second. On m’a fait l’amour quatre fois. Et surtout, mon Maître me l’a fait. J’ai de la chance d’avoir un tel Maître. J’ai aimé être exhibée exposée à des hommes inconnus. Que sera la prochaine étape ? Je décide de me coucher sans me laver, je désire garder la semence de mon Maître dans mon ventre.
4.5000 vues
0 aime
Ma vie de soumise Chapitre 5 : Samedi 2 Samedi après-midi. Je sonne à la porte de mon Maître. Il est nu. Je lui prends les mains et dépose un baiser sur chaque paume. Il m’ordonne de me déshabiller. Je n’ai plus sur moi que le collier de chienne et la laisse. Il va chercher une chope à bière dans lequel il urine. Il me tend la chope et me dit : - Régale-toi, n’en perds pas une goutte. - Bien Maître. Je n’ai jamais eu à boire de l’urine. Mon Maître m’observe, je ne dois pas lui montrer mon hésitation. Je porte la chope à mes lèvres et prend une gorgée. Mon Maître m’a dit de me régaler, je fais donc tourner le liquide dans ma bouche, je suis surprise, c’est assez bon. Puis j’avale. Ensuite, je bois gorgée par gorgée et déguste. Quand j’ai fini la chope je la tends à mon Maître. - Merci, Maître. Je suis satisfaite de ma prestation, je suis fière d’avoir servi mon Maître, j’ai goûté à son sperme et à son urine. Mon Maître m’ordonne une pipe. Il m’enfourne sa queue dans la bouche. Son pénis grossit. Mon Maître m’entraîne jusqu’à la table de la salle à manger et m’ordonne de m’y étendre sur le ventre. Mes fesses sont au bord de la table et mes jambes pendent. Il se place derrière moi, je suis impatiente de le recevoir. Quel orifice va-t-il choisir ? Il guide son sexe et l’enfonce entre mes fesses. J’ai toujours eu une réticence à me faire sodomiser mais, ici, je n’ai pas le choix. Mon Maître m’agrippe par les hanches et effectue des mouvements pour me pénétrer plus profondément. La douleur de l’intromission a fait place à du plaisir. Mais je ne dois pas jouir. Je me suis entraînée à ne pas jouir quand je me caresse, il s’agit cette fois de le réaliser avec mon Maître. Mon Maître est résistant. Il me laboure l’anus, me pénètre de plus en plus profondément. Je ne connaissais pas trop ce plaisir. Mon Maître me le fait connaître et apprécier. J’entends mon Maître grogner, il vient de jouir en moi. Il se retire. - Merci, Maître. - Tu me nettoies la queue avec ta langue. - Oui, Maître. Je me lève de la table et m’agenouille devant mon Maître. Ma bouche happe son sexe. Je passe ma langue pour le nettoyer. Je ressens un goût dans ma bouche, mélange de sperme et de mes sécrétions. Mon Maître aura beaucoup utilisé ma bouche. Je sens le sperme de mon Maître me dégouliner sur les cuisses. Je suis devenue encore plus chienne. Il m’a enculée et m’a obligée à lui nettoyer le sexe. Je suis humiliée mais, en même temps, heureuse de ce que je suis en train de devenir. Mon Maître m’ordonne de m’accroupir fesses sur les talons, les bras ballants et de l’attendre. J’attends de savoir ce que mon Maître voudra de moi. Mon Maître s’éloigne et regagne une autre pièce. Mon attente commence à durer mais je n’ai pas le droit de bouger. J’attends un très long moment. Je m’engourdis. Mon Maître revient enfin. - Lève-toi. Il m’entraîne dans la chambre. - Couches-toi sur le dos. - Bien, Maître. Mon Maître vient au-dessus de moi, il introduit sa queue dans ma bouche et commence des mouvements de va-et-vient que j’accompagne du mieux que je peux. Je constate une fois de plus qu’il est très résistant. Je pense qu’il arrête ses mouvements quand il sent qu’il va jouir. Va-t-il jouir dans ma bouche ? Brusquement, il se dégage de ma bouche et jouis sur mon visage. Je reçois du sperme sur les joues, les yeux et dans les cheveux. Je ne connaissais pas cette pratique qui m’a vraiment surprise. Mon Maître m’a inondé la tête. Mon Maître m’ordonne de me lever. Puis il va chercher un fouet. J’ai droit comme dimanche passé à vingt-cinq coups répartis sur le corps. Je décompte et remercie mon Maître. - Maintenant, tu t’en vas. Tu reviens demain à quatorze heures. - Oui, Maître. Je vais baiser les paumes de mon Maître. Je me rhabille et m’en vais. Je n’ai pas nettoyé mon visage et mes cheveux. On doit pouvoir voir les traces de sperme de mon Maître. Aujourd’hui, j’ai été à la hauteur dans la dégustation d’urine, pour me faire enculer, le nettoyage de sexe, l’attente accroupie, la pipe, la réception du sperme sur mon visage et pour les coups reçus. Mon Maître me fait progresser, je suis de plus en plus motivée. Je suis maintenant une chienne. Il m’a fait goûter à son sperme et à son urine. Je suis impatiente de les savourer à nouveau. Quand va-t-il me baiser ? Je ne me lave pas. Je dois avoir du sperme dans le cul. En me regardant dans une glace, je constate les traces de sperme sur ma figure et dans mes cheveux. Je décide de ne pas me laver et vais me coucher en étant imprégnée de mon Maître.
2.7000 vues
2 aime

