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Une jouissance à couper le souffleIl y a des fantasmes qui dérangent, qui bousculent même les sphères les plus averties du BDSM. Parmi eux, les scénarios d'exécution, de pendaison simulée, de décapitation fictive, pelotons d'exécution stylisés vont pourtant parfois fasciner. Cette dramaturgie de la mort érotisée, si elle reste très marginale, n’en est pas moins profondément codée, souvent ritualisée, et s'inscrit dans une esthétique aussi subversive que théâtrale. Derrière le choc que peut provoquer ce type de fantasme se cache une mécanique fine : un jeu sur le pouvoir ultime, celui de donner la mort, tout en sachant que l’on joue. Mort simulée, plaisir bien réel. Quand le désir rencontre la potence : anatomie d’un fantasmeCeux et celles qui fantasment sur l’exécution ne rêvent pas toujours de violence brute ou de souffrance. Bien au contraire. C’est souvent le rituel, le cérémonial, la mise en scène précise , parfois quasi cinématographique, qui excite. La corde qui se tend. Le masque du bourreau. Le décompte final. L’arrêt juste avant le point de non-retour. Deux profils/archétypes s'esquissent : Le ou la bourreau : pouvoir absolu, contrôle dramatiqueIls incarnent la toute-puissance. Le geste fatal maîtrisé. Le regard froid ou bienveillant, selon le scénario. Le bourreau érotique n’est pas un sadique sans bride, c’est un metteur en scène, un exécuteur symbolique. La jouissance passe par la montée en tension, la maîtrise du timing, l’attention portée à chaque détail du supplice imaginaire. La victime consentante : abandon extrême, érotisme du sacrificeIels fantasment d’être offertes, offertes à la mort, au rituel, au regard. Non pas par envie de mourir, mais par désir de se perdre. La fausse pendaison, l’imaginaire du bûcher ou de la guillotine devient un sommet d’abandon, parfois vécu comme une forme ultime de subspace : mourir symboliquement pour renaître sexuellement. Des pratiques marginales mais ritualiséesSi ces scénarios paraissent radicaux, ils sont généralement codifiés avec une rigueur quasi militaire. Nombre de pratiquant·es investissent dans des accessoires réalistes (faux sabres, cordes de théâtre, dispositifs de suspension avec sécurité intégrée) ou créent des scripts d’exécution dignes de tragédies classiques. Certains vont jusqu'à répéter les scènes comme un acteur prépare une pièce : répliques, respirations, chute programmée, faux sang parfois. Le tout dans un cadre profondément consenti, scénarisé et souvent moins dangereux qu’un jeu de breathplay improvisé. D’où vient ce désir d’érotiser la mort ?Ce fantasme extrême puise dans plusieurs sources culturelles et psychiques :
C’est aussi une manière radicale de jouer avec la vulnérabilité et le pouvoir : que reste-t-il à donner quand on donne jusqu’à son souffle ? Mais est-ce encore du BDSM… ou du théâtre ?Le BDSM a toujours été une scène. Une mise en acte. Une ritualisation du désir, du pouvoir, du contrôle. Dans ce contexte, les mises en scène d’exécution ne sont qu’un chapitre plus extrême, plus visuellement fort. Ce sont des tableaux vivants où s’entremêlent la peur, l’extase, le contrôle et l’abandon. Ces pratiques posent aussi une question intéressante : jusqu’où peut-on aller dans la fiction du BDSM ? Où s’arrête le jeu, où commence l’inquiétude ? Ce n’est pas tant une question de morale que de responsabilité créative. À ce niveau d’intensité, la confiance est plus qu’un prérequis : elle devient l’ossature du rituel. L’esthétique de la mort simulée : un art à part entièreNombreux sont celles et ceux qui trouvent dans ces mises en scène une beauté perverse, un érotisme visuel qui rappelle les gravures de torture médiévale, les tableaux de supplice, ou même certaines installations contemporaines. Des artistes fétichistes s’y consacrent : photographies de pendaisons stylisées, vidéos expérimentales de décapitations théâtrales, performances immersives. On y lit une volonté de sublimer la peur de l’érotiser, pour mieux l’apprivoiser. Ces fantasmes, pour fascinants qu’ils soient, ne sont pas pour tout le monde. Ils exigent une maturité émotionnelle, une communication sans faille, une gestion du consentement d’une précision chirurgicale — même si on ne fait pas de la “sécurité” un totem. Mais surtout, ils nous rappellent une chose essentielle : |
Mon but est de réunir des personnes ayant pour principal fantasme et objet de jouissance des mises en scènes d'execution . que cela soit du coté du bourreau ou de la victime.
supplice de la roue , pendaison , bûchers , décapitation j'en passe et des meilleurs .
un forum de rencontre pour discuter , et partager nos envies et motivation .


