Dans mes articles précédents, j’ai essayé de démontrer que la pratique de l’uro n’était pas en soi quelque chose de sale, repoussant, dégoutant, ou tout autre adjectif négatif, et pouvait même sous certains aspects être sensuel, et très érotique suivant comme cela est pratiqué et l’ouverture d’esprit que l’on peut avoir. Evidemment cela ne plaira jamais à tout le monde.
Cependant il est vrai que la pratique, comme toute autre pratique impliquant fluides et liquides peut être salissante et nécessiter des préparations adéquates ou des contextes favorables pour ne pas avoir à basculer dans de gros nettoyages post-séances. (Sauf si bien sûr, la partie humiliation/dégradation/ménage fait partie de la séance et est consentie par les partenaires mais ici nous partons du principe que ça n’est pas le cas)
Donc, quels sont les meilleurs endroits pour pratiquer sans souci ni casse-tête de nettoyage ?
Au fil de mes années de pratiques (même si elles sont hélas pas mal derrière moi ces derniers temps…) :
- la nature bien sûr : en forêt…. Dans la campagne, la montagne. Ce qui peut rajouter une dimension de reconnexion avec la terre, la nature et une forme de lâcher-prise ou d’aspect très primal, propice également au pet play… prévoir serviettes papier biodégradable si possible ou un sac pour les remporter et bouteilles d’eau pour un nettoyage même minimaliste en attendant de rentrer à la maison.
- les ruelles sombres, parkings, urbex, lieux déserts… Bien que cela va forcément salir l’environnement urbain… (mais une pluie ou un nettoyage de rue et ca sera réglé…) ces jeux mêlant risque d’être surpris, dégradation plus intense en milieu civilisé, complicité à se savoir souillés secrètement et discrètement à proximité de lieux de vie, peuvent rajouter du frisson d’excitation, pour les personnes friandes d’humiliation, de sexe, de dépravation, et d’exhibition possiblement aussi et sans les soucis du nettoyage. Là encore bouteilles d’eau et serviettes pour essuyer sont de mise, sauf si vous êtes vraiment osés et aventureux à l’idée d’exhiber votre souillure en public…. Mais à vos risques et périls quant aux atteintes aux bonnes mœurs (et si vous croisez des flics… risque au pire : 1 an d’emprisonnement et 15000€ d’amende si c’est fait sciemment, si vous êtes surpris par accident, par contre, pas d’amende NORMALEMNT …)
- la salle de bain, la douche, les wc : Pièce de la maison par excellence pour cette pratique, aux sols et revêtements plus faciles à nettoyer, les jeux sont multiples, idéal également pour introduire à cette pratique sous la douche, combiné a beaucoup d’eau chaude au tiède qui rince en même temps et dilue aussi bien l’urine que la sensation psychologique d’être souillé possiblement avec une température d’eau chaude au diapason de celle de l’urine. Les douches à l’italienne sont un plus pour cette pratique grâce à leur grand volume et le sol plat. Les baignoires à deux si les personnes ne sont pas trop corpulentes toutes les deux pour rentrer dedans peuvent permettre des jeux d’urine collé peau à peau et la sensation de vraiment « baigner dedans » au sens littéral. Sur les WC, très peu pratiques si c’est la femme qui urine pour le sexe oral mais cela peut être l’occasion d’observer, de se découvrir, de caresser en même temps la chatte et aider à se détendre et lâcher prise en se regardant l’un et l’autre les yeux dans les yeux, Ce sont de bons exercices de découverte « douce » de la pratique aussi. Pour l’homme, le ou la partenaire peut accompagner, découvrir, voir, guider la verge, toucher, pour découvrir, dédiaboliser ou démystifier par le jeu, en guidant la visée, et à la fin en confiance cela peut aussi permettre d’y pencher la tête et d’intercepter le jet pour le frôler des lèvres ou venir boire à la source en se mettant en travers entre le sexe et la cuvette. Il y a aussi la pratique de ce que certains appellent le « french piss » qui est plus ludique et aide à dédramatiser l’acte : Cela consiste dans le fit que la femme urine assise sur les WC jambes assez écartées, et que l’homme viennent uriner dans l’espace triangulaire laissé ouvert entre sa chatte et le bord de la cuvette directement dans la cuvette, évidemment cela peut dévier volontairement vers le fait que l’homme viennent uriner sur la chatte ou le bas ventre pour que ensuite les deux flux se rejoignent en tombant dans la cuvette… C’est vraiment un côté ludique qui casse les appréhensions, la honte et la gêne et favorise la complicité à deux sans notion d’humiliation ou de D/s forcement.
Dans les moments plus torrides évidemment, la personne en confiance peut aussi venir totalement servir d’urinoir, et dans des contextes D/s , de servitude sexuelle et « free use » plus intenses et psychologiques, la personne soumise peut être attachée et contrainte par des menottes ou autres attachées à des canalisations, proche des toilettes pour « servir » d’urinoir en lieu et place des WC, que ca soit buccal, ou corporel sans pouvoir y échapper car menottée…. Evidemment les possibilités sont infinies ce ne sont que quelques exemples possibles mais c’est très orienté dégradation ici.
- le lit ou canapés, avec plaid : peu de gens sont au courant mais il existe des plaids spéciaux, initialement conçus pour les fuites urinaires de nos amis les chiens (chiennes ?) . Ces plaids conçus pour recouvrir canapés ou lit sont dans une matière proche du pilou-pilou, très très doux et duveteux, mais contiennent une membrane totalement imperméable en leur cœur et bien qu’absorbant le liquide sur un côté, elles ne le laissent absolument pas traverser et salir ou souiller les meubles recouverts (une fois souillés, hop, en machine comme un plaid ou un drap lavage a 60°C). Pour l’avoir moi-même testé en couple, je sais que deux vessies entières peuvent se vider et être absorbées par ces plaids imperméables (comptez 45€ a peu près pour une surface de lit double, en vente sur de nombreux sites en ligne, comme « plaid imperméable ») . Pour des moments uro tendres, câlins, aftercare, de laisser aller corporel peau à peau, ou plus intenses (cunni/ uro en face-sitting ou 69 uro, de manière confortable dans un lit, c’est adapté (il faut penser à éviter ou bien mettre les coussins SOUS le plaid par contre…) Ici on est plus dans le cocooning uro, du DDLG aussi (la matière pilou aide beaucoup) et pas vraiment dans la dégradation. Il existe également de nouveaux draps housses imperméables également, mais rarement pour autant de liquide que ces plaids. A noter que ces plaids sont également très utiles pour les femmes très fontaines pour les mêmes raisons !
- Enfin un classique bien que peu confortable reste : les bâches plastiques, telles que celles qu’on utilise également pour le wax play (jeux de cire) ou blood play (jeux avec éclaboussement possible de gouttelettes de sang) généralement noires et carrées, adaptée au sol, mais très peu confortables et froides posées sur un lit et pas du tout adaptées car la souplesse du matelas combinée à l’imperméabilité totale de la bâche va faire qu’a chaque mouvement on risque de faire couler de l’urine sur le bord de la bâche, hors du lit, ou par capillarité sur le matelas et les draps. Pour jouer avec une bâche sur un lit (et même au sol) il faut favoriser une bâche spécialement conçue pour les jeux uro ou fontaine avec un boudin gonflable tout autour de la bâche qui va retenir les liquides à l’intérieur comme une mini piscine. Suivant les tailles, ces bâches a rebords gonflables sont très adaptés pour les jeux uro en groupe… orgies à plusieurs receveurs(euses) en mode petite piscine dans la bâche…. Ou les bukake uro ou un(e) receveur(euse) va recevoir l’urine de plusieurs personnes au centre. Et donc avoir une bâche dessous est préférable que d’avoir à nettoyer littéralement des litres de pisses répandus au sol. Accessoire donc plus adapté pour les jeux au sol… et de groupe.
Je pense avoir fait le tour des différentes possibilités de contextes mais il y a surement encore plein d’autres idées ou dérivées non abordées. Et vous ? Comment l’avez-vous pratiqué ?
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Depuis des années j’entends beaucoup de personnes dans le BDSM considérer l’uro comme tabou, sale, pas hygiénique, dégoutant, voire dangereux pour la santé et beaucoup de personnes placent cette pratique dans leurs hard limites par rapport à leur connaissances, croyances parfois très erronées, alors je pense qu’il serait bon de « remettre l’Eglise au milieu du village » comme on dit.
Notre éducation, notre apprentissage à la propreté dès notre plus jeune âge nous conditionne à considérer l’urine comme quelque chose de sale afin de mieux nous apprendre à bien se comporter pour des raisons d’hygiène, de propreté et afin d’éviter maladies et soucis divers bien réelles si on ne se nettoie pas et laisse l’air et les bactéries proliférer au contact de l’urine, en effet... et la promiscuité avec les matière fécales est un réel problème mais il faut VRAIMENT bien dissocier les deux !
L’urine, en elle-même n’est pas un composé dangereux, mais si elle demeure exposée sans nettoyage, sans conservation réfrigérée ou hermétique, elle s’oxyde et la prolifération de bactéries et la dégradation de ses composants peuvent ensuite poser problème en effet. Lors de la décomposition de l’urée, cela produit de l’ammoniac qui peut générer des odeurs fortes et peut être irritant… mais peut également servir de blanchisseur ou de nettoyant dans certaines cultures plus « nature » ou ancestrales.
Pour autant de nombreuses cultures, ou adeptes de médecines alternatives ou lors des siècles passés on a souvent utilisé l’urine dans des thérapies diverses et variées (l’efficacité est douteuse et reste discutable mais par contre elle n’a pas engendré de maladies supplémentaire)
Quelques exemples documentés :
Dans l’antiquité indienne, l’urinothérapie était fréquente, en ingestion et applications corporelles, bien que l’efficacité soit non prouvée elle n’engendrait pas de maladies et n’était pas vu comme sale. Elle était utilisée pour blanchir les textiles, préparer les peaux avant tannage, le dégraissage des vêtements, et des préparations médicinales.
Dans l’antiquité Gréco-romaine, la Rome Antique, et le Moyen Age : elle était appliquée sur des plaies, brulures et affections cutanées comme désinfectant.
Ai XVIème siècle, Ambroise Paré la recommandait en applications thérapeutiques.
Des témoignages racontent même que certains Indiens d’Amérique du Nord prenaient des bains d’urine quotidiens (récit de 1806)
Bien que certains disent que l’urine est totalement « stérile », ça n’est pas totalement vrai car cela dépend de son porteur :
Des traitements médicaux qu’ils pourraient prendre vu que ceux-ci peuvent se retrouver dans les « déchets » de ses urines.
S’il y a également une infection urinaire, là oui il y a des risques.
Néanmoins, une personne saine et qui boit souvent ne pose pas de problème
L’urine n’est pas un liquide particulièrement dangereux et ne véhicule en SOI, aucune IST. C’est le fait de pratiquer des actes sexuels et les contacts bucco-génitaux, ou vaginaux et anaux (comme dans tout acte sexuel classique) qui sont porteurs d’IST, Pas l’urine elle-même, pas même dans son ingestion.
Pour information et comparaison, si l’urine est saine et ne contient pas de sang :
Le VIH, la syphilis, l’herpès, le papillomavirus, la chlamydia, les gonorrhées et même les hépatites B et C ne sont pas transmises du tout par l’ingestion d’urine seule
A contrario, l’ingestion de sperme d’une personne contaminée par une IST est infectieuse et peut transmettre les IST.
Les risques peuvent donc varier selon les pratiques mais sont quasi nuls en cas de :
Recevoir de l'urine sur la peau intacte ;
Recevoir de l'urine sur les organes génitaux externes ;
Boire de l'urine d'un partenaire ;
Avaler de l'urine ;
Douche corporelle avec urine.
L’urine fraiche et saine dans le vagin n’est pas dangereuse : mais peut être irritante et perturber temporairement le microbiote et le pH mais c’est sans aucun danger car le vagin possède un pH naturellement acide qui va réguler facilement le pH basique de l’ammonium contenu dans l’urine. (Il faut juste pratiquer occasionnellement et pas régulièrement)
L’urine fraiche sans infection urinaire au niveau du rectum ne crée qu’une irritation temporaire uniquement si il y a des micros lésions et que le rectum n’a pas été correctement préparé en amont (lavements)
En revanche les risques peuvent devenir bien présents dans les cas de rapports sexuels associés au même titre que tous les actes sexuels avec ou sans sperme :
Recevoir de l'urine dans la bouche pendant une fellation/cunnilingus ;
Boire de l'urine immédiatement après un rapport oral ;
Jeux uro impliquant simultanément des contacts génitaux ;
Jeux de « piss enema » (lavement anal à la pisse) sans lavement minutieux à l’eau (poire, pommeau de lavement) préalable : à proscrire à causes des présences de bactéries et le mix avec des matières fécales… (une sodomie… il vaut mieux s’y « préparer » en général…)
Pratiques impliquant plusieurs partenaires dont la santé sexuelle est inconnue… (comme dans tout…)
Ça peut paraitre ironique, mais au final, en termes d’hygiène et de santé sexuelles relative aux Infections Sexuellement Transmissibles, l’urine est beaucoup moins dangereuse que le sperme…
Pour conclure : Les seuls dangers proviennent de la santé du porteur : infection urinaire, sang dans les urines, déchets de médicaments dans les urines qui sont des données assez faciles à connaitre sans même faire de tests si vous connaissez votre partenaire et qu’il est honnête sur son état de santé.
Les meilleurs conseils sont de pratiquer des dépistages IST réguliers (comme pour tout) , et soigner son alimentation et boire beaucoup d’eau pour diminuer la concentration.
Sous le jour de ces informations précises, L’urophilie parait une pratique finalement bien plus saine, et moins sale ou risquée que de nombreux actes sexuels sans protection, ou pratiques S/M dangereuses impliquant du sang ou des zones corporelles à risques (nerfs pour le shibari, côtes flottantes pour l’impact, etc…)
A titre informatif, et pour finir, la composition exacte de l’urine est la suivante :
Eau 95% … sans danger jusqu’à nouvel ordre…
Urée (principal déchet azoté) très faible toxicité
Créatinine : faible toxicité
Acide urique : très faible toxicité vu la quantité dans les urines
Sodium, Potassium, Calcium, Magnésium, Chlorures : sels minéraux….
Phosphates, Sulfates : peu dangereux
Ammonium (irritant : éviter le contact avec les yeux… ca brule…)
Pigments (urochrome : couleur jaune) : sans danger
Déchets (hormones, métabolites, médicaments) : dépend des produits…
Dit comme ça… ça vous parait toujours aussi sale ? chimique peut-être… comme tout composé organique… Mais finalement bien moins dangereux sale et dégoutant que notre éducation qui nous a formaté à la rendre tabou et dégoutant nous le laisse supposer.
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voici quelques jours que j'ai posté un texte sur mon profil en annonçant la création d'un groupe. Nous y voilà.
De nombreux sujets peuvent être abordés mais celui-ci en tout premier lieu me tient à cœur (j'en créerai d'autres)
Souvent vu comme une pratique associé au scat dans le "sale" voire très sale et donc très tabou ou par ailleurs dans la dégradation et l'humiliation, je constate qu'elle est rarement abordée sous l'angle du lâcher-prise, de l'adoration, du don de soi (aussi bien en tant que donneur ou receveur) dans un aspect bien plus profond et sans forcément de connotation de sale...
Certes il y a toujours ce tabou social et notre apprentissage quant au fait de devoir "se retenir", de devoir faire ca 'en cachette', de bien fermer les toilettes, de pas se faire voir.... qui est bien plus fort et ancré que le sexe et l'intimité sexuelles eux-mêmes... et pourtant il y a une très forte notion de lâcher-prise et de partage de quelque chose d'intime et de fort avec son partenaire, dans la pratique de cet acte, et dans le fait de le recevoir... encore plus quand il s'agit de le recevoir oralement.
J'ai découvert cette pratique dans un contexte totalement vanille... sans la moindre notion de domination, ou de soumission, ca a toujours été un fétichisme pour moi, depuis l'âge de dix ans, et je le sexualise très fortement. je l'associe avec les fellations et les cunnilingus majoritairement, non pas dans un cadre d'avilissement ou d'humiliation mais vraiment dans une forme d'adoration de vouloir "recevoir" l'autre en soi... dans une pratique intime qui va au delà d'un orgasme ou d'une ejaculation ou d'un squirt mais vraiment au plus profond de son lacher prise, et de confiance profonde en l'autre qui peut nous accepter totalement. (Je reviendrai plus tard sur la notion de consommation qui là encore a une forte connotation de "recevoir l'autre" par adoration/dévotion
Je pars du principe également que les "jeux" de dégradation sont possibles d'autant plus facilement si cette notion d'acceptation à lacher prise soi-même est présente. car pour moi l'uro ne se pratique pas de manière unilaterale, mais bien dans un échange des deux partenaires (chacun etant donneurs et receveurs)
Voilà j'essaie de me lancer sur ce premier sujet, d'autres vont suivre sur d'autres domaines peut-être plus pragmatiques.
Et vous comment voyez vous la chose? quels sont vos ressentis par rapport à cette pratique si vous êtes pratiquants ou juste curieux d'explorer les différents aspects (très nombreux) que l'on peut trouver dans cette pratique ?
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