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Bonjour les gens. Une chose m'intrigue. De ci de là je lis souvent que beaucoup de dominatrices se plaignent que les "soumis" ne fassent qu'imiter (en virtuel) les codes verbaux et comportementaux de la soumission dans l'espoir d'attirer l'attention d'une dominatrice. Puis, en réel, d'utiliser cette dominatrice comme simple pourvoyeuse de pratiques sexuelles au fond très classique (sodomies, etc). Bref, ils seraient en définitive de simples consommateurs, bien plus que des soumis.
Réalité ou exagération? Épiphénomène ou tendance de fond? Je ne sais qu'en penser. D'avance merci pour vos témoignages et ressentis.
Bonjour
Je pense qu'il y a une part de réalité dans ce que tu exprimes. Me posant moi même la question avec mon soumi.
Virtuellement il est tout ce que j'attends et face à moi le jeu change.
Je me demande si il se sert pas de moi pour assouvir ses fantasmes......
Bonne journée
Bonjour tout le monde !

Mon avis (sans doute un peu cynique et trop dépourvu d'illusions ?) est que nous sommes tous mus par la recherche de notre plaisir personnel, quand bien même ce dernier prend-il la forme d'une recherche de souffrance ou d'humiliations apparentes.

Peut-être me trompé-je, mais j'ai tendance à croire que la prise en compte des attentes du partenaire, de ses désirs et de ses plaisirs viennent (plus ou moins rapidement) dans un second temps, une fois approfondis la connaissance, l'attachement et la complicité mutuelles. Initialement nous sommes tous des inconnus les uns pour les autres. Dans le cadre du vaste jeu dont l'objectif est la satisfaction de son propre désir, je ne vois donc pas de contradiction fondamentale entre des attitudes de soumission et de "consommation".

Mais après tout, peut-être une relation de simple "consommation" est-elle pleinement satisfaisante dans certains cas ? Si l'on ne s'en contente pas, alors je ne vois pas d'autre solution que de prendre le temps de se connaître toujours davantage, non seulement avant, mais également pendant la relation. Car, je ne vois pas non plus de contre-indication à ce qu'une relation de "consommation" évolue progressivement vers davantage d'empathie.
Merci pour ces deux premières interventions. C'est un sujet complexe parce qu'il sort du cliché "dans le bdsm on est vachement plus mieux bien que les vanilles". Erreur fondamentale a mon sens. Toute relation humaine (non virtuelle) obéit à des lois aussi vieilles que l'humanité. Ce qui m'intéresse c'est qu'en tant que bdsm'ers beaucoup de gens croient en une vertu intrinsèque au bdsm, qui subrogerait l'aspect radicalement humain de celui-ci.
bonjour

une question qui méritait d' être posé;
effectivement moi même, bien que Dom au vu de certaines situations, j' ai était a même de me la poser.....
il en va de même, souvent pour des demandes de jeunes gens, qui se disent soumis bien que trop jeune pour avoir déjà exploré leur propre sexualité.

effectivement comme il est dit plus haut, on peut parler de "consommation" à ce niveau; ce qui perso n' est pas du tout ma vision de la DS/SM; mais si chacun y trouve son compte....
Bonjour Alex msda,

Alex msda a dit...

il en va de même, souvent pour des demandes de jeunes gens, qui se disent soumis bien que trop jeune pour avoir déjà exploré leur propre sexualité.


Je trouve intéressante la réflexion que vous énoncez. Manquant moi-même totalement du recul nécessaire, je m'interroge à ce sujet. De quelle manière serait-il selon vous nécessaire d'avoir exploré sa sexualité avant de "se dire soumis" ? Pensiez-vous par exemple à l'importance d'une première expérience "vanille" (c'est ce qui me vient à l'esprit) ?

Lorsqu'on ressent certains fantasmes de soumission et l'envie de les réaliser, n'est-il pas d'ores et déjà adéquat d'utiliser cette étiquette, quitte à ce que l'expérience modifie par la suite le regard que l'on porte sur ses propres désirs ?
Dernière modification le 07/01/2017 16:29:10 par Goepin.
C'est je crois un des noeuds du problème: l'étiquette. Est-ce que les soumis, même expérimentés, n'adoptent pas un "code" comportemental fait de clichés a la fois par facilité et parce qu'ils imaginent que les dominatrices ne les prendront pas au sérieux s'ils se contentent d'être eux-mêmes?
En d'autres termes, je me demande si le désir d'appartenance a une dominatrice ne conduit pas a l'adoption d'un comportement qui est jugé (a tort) payant dans le seul but "tactique" de conquérir une dom.
  et  aiment ça.
Bonjour à tous, bonjour Marina001,

marina001 a dit...

C'est je crois un des noeuds du problème: l'étiquette. Est-ce que les soumis, même expérimentés, n'adoptent pas un "code" comportemental fait de clichés a la fois par facilité et parce qu'ils imaginent que les dominatrices ne les prendront pas au sérieux s'ils se contentent d'être eux-mêmes?


Oui, sans doute avez-vous raison : les clichés sont une facilité. Ils évitent certainement à s'explorer soi-même, de même que sous un angle un peu différent, se complaire dans le fantasme évite d'affronter la réalité (et là, je parle en connaissance de cause… :D).

marina001 a dit...

En d'autres termes, je me demande si le désir d'appartenance a une dominatrice ne conduit pas a l'adoption d'un comportement qui est jugé (a tort) payant dans le seul but "tactique" de conquérir une dom.


Je pense que oui, quoique ce ne soit pas toujours conscient. En ce qui me concerne, j'avais un comportement similaire au début de mon approche de la communauté BDSM. Quoique n'assaillant pas les dominatrices de demandes tous azimuts, je n'accordais aucune place à ma personnalité, devenant une sorte de bibelot d'étalage indifférencié. Or, non seulement cette attitude (non calculée) ne m'a permis de tisser aucune relation, mais en plus elle m'a profondément dévalorisé à mes propres yeux.

Quitter ce rôle représente un petit travail sur soi qui peut être difficile et demander un peu de temps. Il n'apporte pas d'ailleurs forcément davantage de succès dans les rencontres, car en redevenant soi-même on n'est certes plus le soumis-indifférentié, mais on subit toutes les ambiguïtés et les contradictions parfois irréductibles de son propre caractère (rires).

Une dernière remarque pour finir. Il est vrai que l'abondance d'hommes soumis donne une résonance particulière à la caricature suivie par de nombreuses candidatures que reçoivent les dominatrices. Mais la caricature correspondante existe aussi. À plusieurs reprises j'ai pu échanger avec des dominatrices qui enferment d'emblée leur interlocuteur dans un schéma de domination-soumission, avant même que tout échange ait pu avoir lieu entre deux êtres humains. Cela n'aide pas à s'affranchir de la caricature du soumis-bibelot.

Bref… toutes les situations existent et une description de profil ne suffit pas toujours à se connaître bien. C'est pourquoi j'aime beaucoup le forum…
Merci de cette réponse fort intéressante. J'aimerais qu'une ou des doms nous fassent part de leurs réactions.
marina001 a dit...

C'est je crois un des noeuds du problème: l'étiquette. Est-ce que les soumis, même expérimentés, n'adoptent pas un "code" comportemental fait de clichés a la fois par facilité et parce qu'ils imaginent que les dominatrices ne les prendront pas au sérieux s'ils se contentent d'être eux-mêmes?
En d'autres termes, je me demande si le désir d'appartenance a une dominatrice ne conduit pas a l'adoption d'un comportement qui est jugé (a tort) payant dans le seul but "tactique" de conquérir une dom.


Pour moi je crois que ce code est à la fois important et inutile.
Il est important car il permet de marquer un certain respect (avec une large mage d’interprétation).
Il permet aussi de faire naître un sentiment d'appartenance à une communauté.

Pourtant, il est totalement inutile et même préjudiciable pour trouver La Dame qui vous convient.
Je rejoins parfaitement l'analyse de Goepin sur l’annihilation de la personnalité à travers lui.
Je dirais même que ca rejoins le débat sur l'expérience d'un soumis. Pour ma part un soumis expérimenté ce n'est pas celui qui a vécu beaucoup de pratique mais plutôt celui qui à sonder sa propre âme.

A titre d'exemple, j'ai eu une expérience avec une Dame qui voulait être tutoyer. Ca m'a parut étrange mais au final ca nous a rapprocher en temps qu'humain et cela a permis de passer à une autre étape.
Je trouve intéressante l'idée du code comportemental "prêt à porter" qui serait a fois commode car permettant de se fondre dans le moule et dangereux car dissimulant l'homme derrière l'archétype du "soumis".
   aime(nt) ça.
J'ai comme l'impression que certaines soumises fonctionnent de la même manière
marina001 a dit...

Épiphénomène ou tendance de fond?


Tu serais pas consultante toi par hasard?


Sinon pour répondre au sujet, y a de tout. Y a des mecs soumis intéressés par des pratiques, y a des mecs soumis intéressés par le bien-être de leur partenaire, y a des mecs soumis intéressés par les deux. Et pareil pour les femmes.

Et y a pas de mal à ca tant que les gens sont honnêtes. J'aime bien parfois entendre des raisons pour lesquelles des femmes m'apprécient. Le "parce que c'est toi", c'est bien, c'est mignon, mais y a autre chose dans la vie! Et puis si ton partenaire vient vers toi pour satisfaire telle envie, c'est plutôt flatteur qu'il vienne vers toi et pas vers un autre, non?

Tant qu'on garde un peu de bon sens et d'honnêteté...
We can do it the hard way or my way. Basically it's the same thing.
Temsou a dit...

Et puis si ton partenaire vient vers toi pour satisfaire telle envie, c'est plutôt flatteur qu'il vienne vers toi et pas vers un autre, non?

Tant qu'on garde un peu de bon sens et d'honnêteté...


Voila une phrase qui va faire sourire les dominatrices. Sourire jaune, je crois, surtout. Parce que, ne nous leurrons pas, le marché de l'offre et de la demande fait que les soumis ne sont pas regardant sur qui, quoi, et comment. Je ne compte plus les demandes d'appartenance de soumis affichant la gynarchie comme art de vivre indispensable, alors que mon profil, sur tous les sites, spécifie que je ne crois pas à cette forme de relation. Et quand je le leur fais remarqué, j'ai immanquablement ce genre de réponse "C'est pas grave, pourvu que vous me dominiez". Du coup, pour l'élection entre toutes, ça va moins le faire^^

Ce qui m'interpelle, pour ma part, c'est le nombre de soumis qui veulent une Domina, avec un grand D, une Femme, avec un grand F, avec toute la panoplie de la parfaite Divine (avec un grand D, of course). Ils la veulent sévère, sans pitié, hautaine, méprisante, sûre de sa force et de sa hauteur (j'ai pas mis les majuscules, mais vous avez saisi l'idée). Et ils veulent tout ça en 24/7. Et sans payer, bien sûr, ne soyons pas mesquines. Je veux bien que ces messieurs fantasment, et soient victimes d'une idéalisation de la domina de par l'imagerie SM du net, mais sans rire, où se placent les désirs d'une femme, là-dedans ? Et je mets le tout sans majuscules, à partir de maintenant. Parce que, bon, il faut se faire une raison, on est pas toujours habillée de cuir, de vinyle ou de latex. On ne porte pas des talons de 12 cm en permanence. On est des femmes toutes simples, et, à ce titre, nous avons besoin de tendresse, de pouvoir baisser la garde dans l'intimité. On se réveille les cheveux en l'air, comme tout le monde, et des fois, on est même malades. Si si !

Toutes mes amies dominas disent la même chose, quel espace de liberté pour exprimer notre SM, nos fantasmes, l'expression de notre domination nous reste-t-il, dans ces exigences de soumis ? Comment peut-on, nous, nous reconnaitre dans cette imagerie de domination féminine ? Quels soumis nous écoutent vraiment ?

Les demandes des soumis sont de plus en plus exigeantes, de plus en plus dirigées. Maintenant, il n'est pas rare qu'on me contacte en me disant "Bonjour, vous pratiquez telle chose ?". A ça, j'ai de plus en plus envie de répondre "Oui, ça fera 75 euros". Vénale ? On peut le devenir, quitte à être prise pour une prestataire de service, autant que ça rapporte.
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« Celui qui est le maître de lui même est plus grand que celui qui est le maître du monde. » -- Bouddha

" Tout sadisme semble la volonté délirante d'une impossible possession. " "Le Triangle noir - Malraux"

"L'enfer est vide. Tous les démons sont ici" William Shakespeare
De ta réponse elle.a , je déduis que -du moins localement - il y a un changement récent dans les attentes de beaucoup de soumis qui prendraient de plus en plus les dominatrices pour des sex machines , et de moins en moins pour des femmes. Ce qui au fond est cocasse vu le succès croissant, en parallèle, de la demande pour des relations gynarchiques avec une non-femme mais simple figure autoritaire dotée d'une paire de seins.
Est-ce encore une soumission à une femme, et même a la Femme? Je pose la question. Mon ressenti? Non.
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