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Certaines limites ne sont pas là pour protéger le plaisir, mais pour préserver les personnes et le cadre lui-même.
Il existe des choses qu’un dominant responsable ne fait pas, non parce qu’elles seraient interdites, mais parce qu’elles détruisent ce qui permet à une relation de tenir dans le temps.
Le véritable pouvoir n’est pas de pouvoir aller partout, mais de savoir où l’on ne va pas même quand l’autre le demande.
C’est là que se joue la différence entre une domination lucide et une dérive consentie.
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Le problème?
J'aime séparer les "sadiens" aux "masochiens"
L'esprit humain est vaste... trop !
Les psychopathes, les "pervers narcissiques" existent, ceux qui aiment détruire l'autre tant physiquement que sexuellement, et qui font partis de ceux que j'appelle les "sadiens".. il suffit de lire la biographie de Sade pour s'en rendre compte...
À ceux-ci, correspondent aussi des personnes dont l'auto-destruction est une fin en soi.
Ces personnes existent. Qu'on le veuille ou pas, et ce, qu'elles que soient les conséquences, y compris la mort.
Le nier est comme nier que le soleil luit le jour, la lune la nuit.
Peut-on alors dire qu'un "sadien" n'est pas responsable face à une personne qui est dans autodestruction?
La responsabilité est juste le fait de savoir assumer ses actes...
Maintenant, les choses sont différentes pour les "masochiens" qui prennent leurs plaisirs d'accompagner la personne soumise à être justement soumise.
Ce qui est TOTALEMENT différent!
Car, n'étant pas dans la destruction, y compris au détriment de l'autre, mais dans le fond de la relation Domination/soumission...
Y compris dans le fait de réfréner les ardeurs de la personne soumise, quitte à la frustrer, mais, celle-ci, étant dans la même dynamique se soumet, et, ce faisant, y trouve plaisirs....
La douleur représente une notion ambivalente dans notre pratique. Nous ressentons une satisfaction particulière à observer notre partenaire entrer dans un état de subspace, même lorsque notre plaisir dans l’acte lui-même est absent. Cela soulève des questions éthiques sur nos motivations et le bien-être de la soumise.
En tant que dominant, nous avons eu aussi nos périodes de doutes, à l'instar des personnes soumises,Lors de notre première confrontation avec la dominance, des questionnements inévitables surgissent, comme la peur, le doute, et le rejet. Chaque dominant traverse une phase d’interrogation sur sa normalité, se demandant s'il partage des pensées sombres ou s'il est déviant.
Nous plongeons dans une auto-analyse de nos désirs, nous interrogeant sur ce qui nous motive. Des questions telles que "Suis-je normal ?" et "Pourquoi ai-je ces pensées ?" ne manquent pas d’émerger. Ce besoin de validation est crucial pour accepter notre orientation sexuelle.
Un paradoxe se présente : le plaisir que nous ressentons à donner de la douleur peut ne pas correspondre à notre propre plaisir. Cette dissociation complique notre compréhension de notre propre psychologie et de la manière dont nous interagissons.
Nous devons constamment réfléchir sur nos limites. Être conscients des frontières personnelles à ne pas franchir, tout en étant attentifs à celles de la soumise, est essentiel pour garantir une pratique respectueuse et sécuritaire.
Certains d'entre nous choisissent de se tenir éloignés des pratiques plus intenses pour préserver leur contrôle émotionnel. Cette décision révèle une réflexion profonde sur le bien-être personnel et celui de notre partenaire surtout que, les désirs évoluent avec le temps surtout avec le partenaire adéquat, la profondeur de la relation qui est une spirale aspirante dans l'exploration.
Il est fondamental de réaliser que, pour pratiquer de manière saine, le lien émotionnel avec la soumise est crucial. La confiance et le consentement deviennent des piliers de notre interaction, car la connexion affecte l'intensité de nos expériences BDSM.
La première confiance étant d'un coté comme de l'autre de ne pas oublier que la personne soumise nous confie son corps, sa vie, et donc, nous les remets en toutes confiances !
Ma conclusion?
"Il existe des choses qu’un dominant responsable ne fait pas, non parce qu’elles seraient interdites, mais parce qu’elles détruisent ce qui permet à une relation de tenir dans le temps."
Reste que ce qui permet de tenir une relation est de trouver la personne adéquate.
Que ce soit dans la vie vanille, BDSM du coté soumis ou Dominant...
Quant à la dérive consentie, n'est-elle pas inévitable nous enfonçant inexorablement dans la spirale aspirante si l'on trouve la personne adéquate?
D'où l'importance pour la personne soumise, en choisissant son dominant de savoir avant tout comment, LUI, voit son rôle...



