genderbender
par le Il y a 14 heure(s)
56 vues

Elle ne peut rien faire pour désamorcer mon sentiment d’infériorité, d’être un morceau de second choix, elle le sait. J’aimerais que le monde entier change, et que d’un coup, ce soient les « gentils garçons » qui fassent chavirer le coeur des filles, mais je suis adulte et lucide : ça n’arrivera pas, je ne changerai pas le monde, je ne sauverai pas de ces névroses culturelles les hommes de second choix, qui devront faire avec, de la même façon que j’avance.

Un jour, vous finirez par être heureux avec une femme qui n’a plus envie de s’amuser avec ces mâles toxiques, d’ici là, restez fidèles à vous-même et aimez vous. Vous n’êtes pas le problème, vous êtes la solution, mais cette société est malade, les rapports sociaux sont viciés depuis toujours, pas parce que c’est naturel, juste pour entretenir les privilèges des castes dominantes. Les hommes d’humilité, de respect, d’écoute, d’empathie, de sincérité ne sont pas responsables de leurs propres déboires affectifs et relationnels : c’est la société qui conditionne les femmes à se détourner d’eux, pour qu’elles n’accèdent ni au respect qui leur est dû, ni est l’égalité à laquelle elles peuvent aspirer naturellement et légitimement. Les hommes « de bien », pour simplifier s’effacent ou s’avilissent pour profiter du système de domination d’une partie des hommes sur les femmes.

 

J’ai mal au coeur quand je vois combien la vie est plus simple, au moins en surface, pour les jeunes hommes qui jouent au parfait petit macho. J’ai le ventre qui se déchire quand j’imagine les scénarii à la con que je me faisais pour passer pour quelqu’un de mauvais, dans l’espoir d’attirer le regard des filles, ce qui ne marchait pas car je n’y croyais pas vraiment.

Ce monde est malade, les hommes lui administrent quotidiennement sa dose de poison, juste assez pour qu’il ne meurt pas, et pour qu’ils puissent lui vendre le viril remède salvateur universel. Ce monde malade me donne la nausée, mais il est le seul monde que je connaisse dans lequel on peut survivre. J’ai tenté de me réfugier dans des forteresses imaginaires, mais on y meurt de faim, crevant la dalle sous l’effet de la privation de liens sociaux. J’ai essayé de me droguer pour ajouter des couleurs et des odeurs agréables à ce cloaque, mais l’effet finit par s’estomper, et le retour à la normale est de plus en plus difficile.

 

Je veux oublier ce monde malade en me perdant dans ton regard, dans tes bras, dans ton amour. Oui, je veux me nourrir des fruits divins qui poussent sur cet arbre pourri, rongé par les vers, qui finira immanquablement par s’effondrer. Je veux en savourer chaque bouchée avant la fin, la mienne, la tienne ou celle du monde, ça ne change pas grand chose. Je veux t’aimer à en oublier les frontières de mon être, un peu comme on aime ses enfants, mes deux petits rayons de soleil

6 personnes aiment ça.
Kyle
Bienvenue chez les conscients, les lucides qui voient comme le monde fonctionne à l’envers et qui voient qu’ils ne peuvent pas y faire grand chose, un peu peut-être, c’est mieux que rien, mais pas beaucoup. On va dire que t’es pessimiste mais t’es juste réaliste je crois, on risque de te mettre dans le même panier que les hommes que tu détestes, juste parce qu’on ne croit plus aux hommes gentils, mais celles qui feront l’effort de te connaître réellement verront qui tu es.
J'aime Il y a 13 heure(s)
genderbender
C’est vrai Kyle, mes mots ne changeront pratiquement rien. Et puis même sur ce site, je pense que peu de monde est réceptif, chacun étant confortablement installé dans son “rôle”. Mais j’aurais bien aimé entendre ces mots plus jeune, histoire de patienter et de cultiver ma véritable personnalité plutôt que de chercher à me faire passer pour quelqu’un d’autre, c’est simplement le sens de ce partage, une goutte
J'aime Il y a 12 heure(s)
Kyle
Ma copine dirait "la part du colibri" (je te laisse chercher si tu ne connais pas) une goutte c’est déjà ça... En tout cas sentiment d’infériorité ou pas, essaye de ne pas oublier que si tu restes fidèle à ces valeurs que tu montres ici, tu es une belle personne.
J'aime Il y a 11 heure(s)
genderbender
J’aimerais pouvoir me voir comme ça : ni fort ni faible, juste beau à l’intérieur. Merci Kyle pour tes mots touchants
J'aime Il y a 11 heure(s)
sylvie35
Ce serait intéressant de savoir si dans le domaine des sciences humaines il y a eu des études démontrant que (statistiquement) les femmes sont majoritairement attirées par de "parfaits petits machos", des "mâles toxiques", ... Je n'en sais rien - c'est bien possible même si je ne m'y reconnais pas, mais statistiquement peut-être. J'imagine que c'est l'impression que vous avez de par votre propre expérience. Si on admet que c'est le cas, la société en est-elle l'unique responsable? Il y a plein de biais cognitifs dans notre fonctionnement et la société ne fait que réguler ou au contraire amplifier les effets néfastes de ces biais. Pour prendre un autre exemple, les psychopathes ont naturellement un avantage compétitif pour accéder à des postes de responsabilité ou pour réussir en politique. Selon le contexte social plus ou moins sain de l'époque, cet avantage est contrebalancé par des règles sociales régulatrices ou au contraire renforcé. Encore que, tout cela dépend du sens exact que l'on donne à "macho", "mâle toxique", car on peut le comprendre dans un sens vaguement objectif ou dans un sens idéologique. Actuellement l'idéologie dominante met en avant le "mâle déconstruit" (jusqu'à la caricature) et pas du tout le "macho" (alors que si vous prenez les publications des années 70-80 le macho était valorisé), donc du point de vue du discours ambiant on ne peut pas dire que le macho soit favorisé. En tout cas c'est un texte que j'ai trouvé intéressant à lire 1f642.png
J'aime Il y a 10 heure(s)
Bonjour à tous et à vous genderbender, petite phrase de F Cabrel dans une vieille chanson "Rosie" : "Dans la vie faut pas dire à qui je ressemble mais dire qui je suis"... Sauf que de nos jours, celle ou celui qui l'applique reste sur la touche partout. Ah la belle poésie, merci l'ami Francis, sauf qu'en fait c'est le contraire car cette société, Notre société fonctionne exactement à l'inverse de cette belle phrase... Hélas.
J'aime Il y a 8 heure(s) Edité
VraiEsclavagiste
@ genderbender (et @ sylvie35) Un petit dernier tour rapide sans intention de répondre -et oui! je travaille demain et il est tard- quand je suis tombé sur le sujet... J'y vois plusieurs sujets... Le premier: le monde malade et la dérive de celui-ci... Un privilège de l'âge qui avance si je puis dire: les textes anciens nous parles déjà des "vieux" qui regardaient le monde se détériorer... SAUF QUE! Nous avons une nouvelle génération qui ne sait pas ce qu'est la frustration de l'attente ou de ne pas avoir ce que l'on aimerait de suite. Ce sont des enfants rois dont les parents son issues du "il est interdit d'interdire", dans laquelle une fessée (ou pire la moindre punition!) à un enfant insupportable est interdite et non confrontés à l'école à l'effort de déférence envers l'autorité et à la hiérarchisation par le tutoiement de l'enseignant. Ajoutons-y les méfaits d'une expérience d'ingénierie néfaste avec le confinement décrété par un adolescent retardé mais élu président d'un état et la catastrophe psychologique qui en résulte. Nous en voyons les effets dans les faits divers... ou le lavage de cerveaux comme dirait l'adolescent retardé qui se félicite du bilan de sa présidence... Or le véritable lavage de cerveau étant celui de l'éducation national qui a abandonné son rôle instruction pour devenir un rouage de la propagande et du formatage. Les enfants n'y apprenant plus les leçons du passé mais à se flageller de celui-ci, ni à réfléchir, mais à régurgiter des fantasmes idéologiques) Le second point que j'y vois (e c'est pourquoi j'y ai associé sylvie35 à ma réponse) Parfois j'aime choquer, me faire l'avocat du diable... Mais... et si les femmes aimant les mauvais garçons était dans leurs gênes? Je m'explique: Nous sommes, et ce fait en choque plus d'un, des animaux, et, plus précisément des primates ayant un pouce opposable. Pendant des millions d'années, c'est le mâle dominant (autrement dit la brute à la cervelle de moineaux) qui se tiraient la par belle. Pour la femelle, c'était aussi la certitude de la subsistance pour sa progéniture... Ainsi, lors de la période d'ovulation, elle recherche le mâle dominant... quand le mâle doux, lui, le bon pote, celui qui s'entend toujours dire le fameux "je ne veux pas gâcher une si belle amitié" (qui finira toujours en queue de sucette), sera toujours celui qui l'écoutera quand la période d'ovulation est terminée, période dans laquelle le moral retombe et qu'elle se sent au plus mal... Le 3éme point que j'y vois, et là, je rejoins Kyle... qu'importe ce que les autres pensent! De toutes façons, QUOIQUE l'on dise, fasse, il y aura toujours quelqu'un à y redire! Le plus dur est donc d'agir de façon non pas en foctions des autres mais de façon à pouvoir se regarder dans la glace sans en avoir honte et rougir, mais surtout d'assumer ses actes, et non pas en rejetant toujours la faute sur les autres (c'est la faute à la société, etc...) Or, à l'heure actuelle (pour en revenir au premier point), non seulement les enfants rois n'ont pas appris la frustration, mais en plus n'ont comme but dans la vie de devenir des "influenceurs", à défaut de glandeurs, et, à la moindre contrariété, la moindre connerie, se dédouaner et dire que c'est de la faute de l'autre....
J'aime Il y a 5 heure(s)