mael
par le Il y a 20 heure(s)
159 vues

Dimanche pluvieux. Je suis allé au kiosque à bouquins, vous savez ces bornes d'échange de livres que l'on trouve de plus en plus dans les villes et villages. J'adore. Parfois de belles surprises ! Je tombe sur "Ernestine " du Marquis de Sade. Une belle édition,  un livre presque neuf. Je le glisse dans ma poche et rentre chez moi. Il pleut toujours. J'allume ma pipe. Un tabac infect que j'adore et qui comme disait Louis XI a pour vertu de chasser les parasites. Je me sers un bon cognac et j'ouvre le livre. 

Dès les premiers mots, je suis captivé, je sais d'avance que je ne pourrais pas quitter ce livre avant de l'avoir fini. Sade est avant tout un écrivain de grand talent. Et ce qui a causé son malheur, ce ne sont pas ses frasques sexuelles qui n'ont été qu'un prétexte pour l'emprisonnement presque à vie. Non, Sade touche à un interdit, parler du crime dans les pyramides de pouvoir. Pauvre Ernestine et sa vertu. Cela me fait penser à l'affaire Epstein qui couvre les pages de nos journaux sans que l'on sache vraiment la vérité.  

Pauvre Ernestine qui croit à l'amour pur, au mariage, à la virginité avant le mariage. Trop belle pour ne pas attirer la convoitise lubrique d'un puissant qui finit par la violer pendant que son promis est exécuté sur l'échafaud pour un vol qu'il n'a pas commis. Ah les ruses des puissants pour assouvir leurs pulsions. 

Et notre Sade qui décrit tout cela. C'est un pur écrivain. Il ne peut se taire. Pauvre fou qui sait par avance que les puissants ne pourront jamais lui pardonner ses écrits. Il assume. Il croupit dans les cachots. Il est sali et accusé de tout. Il faudra attendre les surréalistes pour qu'il soit réhabilité.  

Je referme le livre. Lire un grand écrivain est toujours moment de bonheur. Peu importe la noirceur des histoires, les horreurs décrites,  il reste la magie des mots. Merci cher marquis de Sade. Ce que je retiens de vous c'est ce mot: courage. Oui , courage d'écrire envers et contre tous pour décrire les crimes dont il ne faut pas parler. 

4 personnes aiment ça.
mael
J'aime Il y a 20 heure(s)
Antoinette
Retrouvé mort dans sa cellule dans des circonstances pour le moins étranges comme pour l'empêcher de parler dans un procès ?
J'aime Il y a 17 heure(s)
mael
Le lien entre les œuvres du Marquis de Sade et l'affaire Jeffrey Epstein repose principalement sur des parallèles thématiques et philosophiques, où les écrits de Sade dépeignent un monde d'abus de pouvoir, de crimes sexuels impunis commis par les élites, et d'exploitation des vulnérables – des motifs qui font écho aux allégations entourant Epstein. Bien que Sade (1740-1814) ait écrit au XVIIIe siècle, ses romans comme Justine ou les Malheurs de la vertu (1791) ou Les 120 Journées de Sodome (1785) servent souvent de métaphores pour analyser des scandales modernes comme celui d'Epstein, un financier américain accusé de trafic sexuel impliquant des mineures et des puissants. Dans les œuvres de Sade, les personnages puissants – aristocrates ou financiers – commettent des actes de violence sexuelle et d'humiliation en toute impunité, grâce à leur richesse et leur influence. Par exemple, dans Les 120 Journées de Sodome, des libertins isolent des victimes jeunes et vulnérables dans un château inaccessible, les réduisant à des objets pour leurs plaisirs, sans égard pour la morale ou la loi. Sade y développe une philosophie nihiliste : dans un monde sans Dieu ni éthique, seul le pouvoir compte, et les forts exploitent les faibles sans conséquence. Cette vision met en scène des recruteurs payés pour procurer des victimes, souvent issues de classes inférieures, et des actes ritualisés qui renforcent les liens entre les abuseurs. L'affaire Epstein, révélée au grand jour en 2019, présente des similarités frappantes : Epstein, aidé par des complices comme Ghislaine Maxwell, aurait recruté et exploité des centaines de jeunes filles, souvent mineures et issues de milieux défavorisés, en les transportant vers des propriétés isolées (comme son île privée aux Caraïbes ou son ranch au Nouveau-Mexique). Ces victimes étaient traitées comme des "esclaves", selon des témoignages, et l'impunité initiale d'Epstein – malgré des enquêtes dès les années 1990 – s'expliquerait par ses connexions avec des milliardaires, politiciens et célébrités. Des articles soulignent que Sade anticipe ce type de système, où la richesse protège les criminels et où l'exploitation sert à consolider un "cercle intérieur" d'élites.600474e9469f65bb07 Epstein lui-même aurait manifesté un intérêt pour Sade : il gardait une copie de Justine en évidence dans sa résidence de Manhattan, peut-être comme une forme d'humour noir ou de provocation, selon des journalistes qui l'ont visité.31e031697f652ecaa1 Des analyses contemporaines, y compris dans des revues littéraires et des essais, voient en Epstein une incarnation moderne des "scélérats" sadiques : un prédateur utilisant son pouvoir pour nier l'humanité de ses victimes, dans un cadre où l'égalité est absente et où la cruauté renforce les hiérarchies sociales.56182b20b4850243fe Des discussions publiques, comme sur les réseaux sociaux, comparent aussi Sade à "l'Epstein de son époque", en soulignant les cultes de perversion chez les élites historiques.6affdc Cependant, ces liens restent analogiques ; il n'y a pas de preuve directe que Sade ait inspiré Epstein, mais ses écrits servent de cadre pour critiquer les abus impunis des puissants aujourd'hui. Et on pourrait rajouter, rien de nouveau sous le soleil.
J'aime Il y a 8 heure(s)
mael
J'ai demandé à une IA de faire ce //.
J'aime Il y a 8 heure(s)