Pervers d'Amour
par le 28/08/26
49 vues

Il y a des imperfections qui, loin de diminuer un homme, renforcent son magnétisme. Je ne marche pas comme un héros de roman hollywoodien : j'ai une démarche particulière, un pied faible, une façon de bouger un peu asymétrique qui pèse sur mes appuis, moi qui pourtant adore arpenter le bitume. Mes pieds sont mon point faible, mais ce corps qui grince par moments n'apaise en rien l'esprit ; au contraire, il aiguise l'obsession. Depuis que je suis né, j'ai ce truc en moi : j'ai toujours aimé regarder, fixer, capter les corps et les détails avec une nécessité viscérale. Quand je déambule, les bras croisés dans le dos ou les mains prêtes à tenir l'équilibre, je ne suis jamais en train de flâner. Je suis en mode radar permanent. Mes yeux écument les façades, les trottoirs et les visages à la recherche de la moindre proie à disséquer du regard. Je n'assume aucune limite, aucun tabou : je mate le déhanchement d'une petite chipie en jupe trop courte, je m'arrête mentalement sur la silhouette d'une mère de famille dont le corps raconte une autre histoire, ou je fantasme l'arrondi lourd d'une femme enceinte qui passe à ma portée. Et dans cette quête visuelle, mon obsession première reste la poitrine et les décolletés. C'est un aimant permanent, un réflexe mécanique qui court-circuite tout le reste. Peu importe la distance ou la foule, mes yeux s'y fixent instantanément pour en jauger le galbe et la profondeur, évaluant la promesse de chair offerte au milieu du monde. Je les analyse, je les dévore en silence, je les évalue comme un chasseur qui cartographie son territoire. Je n'hésite plus à regarder chaque femme qui me plaît droit dans les yeux, quitte à être intrusif et insistant, peu importe leur âge, sans aucune limite. S'il s'agit d'une femme qui va faire un scandale, je ne vais pas insister. Mais quand j'en vois une qui a peur et qui baisse les yeux, alors là, je me régale. Comme cette fois-ci, l'été, avec une jeune femme mignonne en jupe et des cuisses à bander, qui portait un handicap visible, mental ou physique, peu importe. Face à sa faiblesse, à sa vulnérabilité, cela m'a donné encore plus d'audace pour aller la voir et lui dire ce que je pensais vraiment. Et de me dire dans mon esprit : « Quel salaud tu es, vraiment un salopard. Mais qu'est-ce que l'on se régale... » Chaque femme croisée est une ligne de plus dans ce grand livre de la chair qui se réécrit à chaque coin de rue. C'est un regard lourd, fixe, une évidence implacable plantée au milieu de la foule. Mais ce qu'il y a de plus jouissif, c'est que je ne suis pas seul dans cette traque mentale, et que ma future femme est la première complice de ce manège. Bien loin de la jalousie bourgeoise, c'est elle-même qui me pousse à mater, qui me souffle des remarques sur ces petites chipies en jupe courte qui croisent notre route, ou qui m'encourage à les deviser du regard pour me faire bander en direct sur le pavé. Elle aime alimenter cette faim, me voir lorgner sur les poitrines et scruter les corps, parce qu'elle sait que toute cette électricité accumulée dans la rue finira par retomber, de retour dans l'antre, sur son propre corps de soumise. Elle est complice de mes vices, actrice de mes fixations, et savoure le fait d'être la seule à encaisser, en fin de compte, la décharge de tout ce que j'ai convoqué des yeux dehors. Pourtant, derrière ce radar perpétuel qui scanne toutes les femmes du monde et cette complicité perverse, je sais pertinemment qu'au bout du compte, toute cette faim, toute cette observation et toute cette débauche mentale n'attendent qu'un seul visage pour s'éteindre et se fixer à jamais.

1 personne aime(nt) ça.
PILORI80
Obsédé !
J'aime Hier, 12:22:42
Pervers d'Amour
Obsédé et fier de l'être !
J'aime Hier, 12:29:34
yourboy7
Je ne vous imagine nullement " obsédé " comme dit précédemment car humblement je partage ce goût au radar et à la radiographie de tout corps féminin qui traverse mon champ de pensée et a fortiori de vision... Certes - comme Vous - une programmation spécifique vers la poitrine, le regard, le ventre, les jambes ou les fesses mais de timides tentatives de croiser leur regard... Dorénavant, je ferai comme Vous... Ma gourmandise de tout corps féminin n'a d'égal que l'échec de parvenir à honorer, séduire et aimer celui de ma dame et ce au point où légitimement celle ci a refusée tout contact puis toute approche de ma part... Je la pensais avec un ami e ou un amant e mais hélas je ne le crois pas... Alors Monsieur, pourquoi lui refuseriez Vous un simple dialogue "radiographique" ??? Sourire...
J'aime Il y a 38 minutes
Pervers d'Amour
Pourquoi je refuse ce "dialogue radiographique" pour ta femme ? Tout simplement parce qu'un tel échange n'a de sens que s'il est le fruit d'une emprise vécue, incarnée et choisie de part en part. Je ne suis pas un prestataire de services ni un distributeur de fantasmes par procuration pour régler des situations de couple en panne. Qu'on se comprenne bien : si une femme en couple croise ma route et que je dois l'intégrer, ce n'est pas pour faire de la figuration virtuelle. Le partage et la délégation, je sais ce que c'est, et c'est moi qui les orchestre dans mon monde. Mais je ne construis rien sur le vide des autres, et je ne viens pas réparer une impasse conjugale. Règle tes comptes avec tes propres démons là où ils sont nés, mais ne cherche pas à me refiler tes rôles.
J'aime Il y a 18 minutes