par Abyme
le 04/11/14
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“On ne peut pas rester là sans rien faire, marmonnait Dom en s'habillant précipitamment, allant et venant dans la chambre où ils avaient passé la journée en joutes érotiques.
- Mais où tu veux aller comme ça ? Elle est morte, elle est morte, et c'est marre ! Et le mec est parti...
- On n'en est pas sûr, elle vit peut-être, il y a une mince chance pour qu'on puisse encore la sauver et que toute cette merde n'en soit pas une à ce point.
- Pourquoi ne pas dénoncer ce type en appelant la police ? Pourquoi prendre le risque d'aller là-bas ? T'es cinglé !
Dom brandit son téléphone portable :
- Si j'appelle la police, il vont savoir à qui appartient ce téléphone, je serai obligé d'expliquer comment nous avons été témoins de la scène, et adieu le secret de mon appartement !
- Et alors ? Tu fais passer ce secret au dessus de...
- OUI ! Au dessus de tout ! C'est le dernier no man's land de cette ville, de ce pays, de l'univers entier, tu comprends ? La moindre parcelle de terrain appartient à quelqu'un et est fiché, sur cette fichue planète, mais cet appartement échappe à la loi de la société humaine. Il n'existe pas. C'est mon bien le plus précieux, parce que j'ai la chance d'en être le gardien, et je n'ai rien d'autre à moi dans la vie, même pas une famille ou un ami. Et en plus j'ai la vue privilégiée sur cette chambre 321 de l'hôtel, pour moi elle est plus importante que la putain de vue sur le lac !
- Une femme peut mourir, ton appartement-sacré est plus important, c'est ça ?
- Justement, je vais voir si elle peut encore être sauvée. En plus... elle est vraiment ...charmante.
- Dom, tu ne sais plus où tu en es, hein ? Ta petite routine quotidienne est très bouleversée, hein ? Mais je crois que sur ce coup-là, tu ne réfléchis pas assez.
- Reste là, je reviens."
Dom quitta d'un pas décidé la chambre en s’habillant précipitamment, puis il traversa l'appartement et sortit par le cagibi de la cuisine.
Dominique vint s'asseoir sur le lit de la chambre en soupirant. Elle était toujours nue.
Puis elle vit le téléphone portable de Dom, oublié sur le lit.
Puis elle réfléchit.
Puis elle sourit.
Elle attrapa un bout du drap et en enveloppa le portable, en pensant au faux John Malkovich en train d'essuyer ses empreintes sur la poignée de la porte. Puis elle composa le numéro de la police.
"Je vous appelle parce que je viens de commettre un meurtre sur une inconnue dans sa chambre d'hôtel : Hôtel du Lac d'Annecy, chambre 321 !" déclara-t-elle d'une voix grave et tremblée.
Elle ouvrit la fenêtre et laissa tomber le portable, puis retourna au judas du placard.
Dom avait dû attendre un moment propice pour se faufiler vers les ascenseurs et pour trouver la chambre, car il n'arriva dans la chambre que dix minutes plus tard.
Elle le regarda, affolé, en sueur, prendre la poignée de la porte à pleine main, oubliant ce genre de détails.
Quel con, mais quel con ! se dit-elle en secouant la tête, c'est trop facile.
Il regarda du côté de la femme, et aussitôt trouva le trou au dessus du radiateur, planqué dans les motifs de la tapisserie.
"Dominique ? T'es là ?"
Elle se retira, elle ne voulait plus... Elle ne pouvait plus.
Au bout d'une minute elle regarda à nouveau, Dom était penché sur le corps, avec une expression désespérée.
"Merde elle est morte, merde !"
C'est alors que la police surgit dans la chambre.
Elle vit tout : comment les hommes maîtrisèrent leur prisonnier, comment ils le fouillèrent, trouvèrent ses papiers, et lui passèrent les menottes, comment ils se penchèrent sur le corps.
Elle entendit vaguement ce qui se disait, notamment Dom qui niait : "Non ce n'est pas moi, je vous jure !", puis qui l'appelait : "Dominique, Dominique ! Qu'as-tu fait ?"
Et les hommes qui le tenaient concluaient évidemment que ce nommé Dominique était schizo...
Puis elle alla à la salle de bains et fit couler de l'eau chaude dans la baignoire. Elle avait besoin de se détendre.
Elle retourna dans la chambre et s'allongea sur le grand lit en attendant le remplissage.
Sa route était donc terminée, une nouvelle vie allait commencer pour elle, elle qui n'avait jusqu'ici rien dans la vie, ni famille, ni ami... elle devenait désormais la nouvelle gardienne de l'appartement.
Et se ferait appeler Dom.
- Mais où tu veux aller comme ça ? Elle est morte, elle est morte, et c'est marre ! Et le mec est parti...
- On n'en est pas sûr, elle vit peut-être, il y a une mince chance pour qu'on puisse encore la sauver et que toute cette merde n'en soit pas une à ce point.
- Pourquoi ne pas dénoncer ce type en appelant la police ? Pourquoi prendre le risque d'aller là-bas ? T'es cinglé !
Dom brandit son téléphone portable :
- Si j'appelle la police, il vont savoir à qui appartient ce téléphone, je serai obligé d'expliquer comment nous avons été témoins de la scène, et adieu le secret de mon appartement !
- Et alors ? Tu fais passer ce secret au dessus de...
- OUI ! Au dessus de tout ! C'est le dernier no man's land de cette ville, de ce pays, de l'univers entier, tu comprends ? La moindre parcelle de terrain appartient à quelqu'un et est fiché, sur cette fichue planète, mais cet appartement échappe à la loi de la société humaine. Il n'existe pas. C'est mon bien le plus précieux, parce que j'ai la chance d'en être le gardien, et je n'ai rien d'autre à moi dans la vie, même pas une famille ou un ami. Et en plus j'ai la vue privilégiée sur cette chambre 321 de l'hôtel, pour moi elle est plus importante que la putain de vue sur le lac !
- Une femme peut mourir, ton appartement-sacré est plus important, c'est ça ?
- Justement, je vais voir si elle peut encore être sauvée. En plus... elle est vraiment ...charmante.
- Dom, tu ne sais plus où tu en es, hein ? Ta petite routine quotidienne est très bouleversée, hein ? Mais je crois que sur ce coup-là, tu ne réfléchis pas assez.
- Reste là, je reviens."
Dom quitta d'un pas décidé la chambre en s’habillant précipitamment, puis il traversa l'appartement et sortit par le cagibi de la cuisine.
Dominique vint s'asseoir sur le lit de la chambre en soupirant. Elle était toujours nue.
Puis elle vit le téléphone portable de Dom, oublié sur le lit.
Puis elle réfléchit.
Puis elle sourit.
Elle attrapa un bout du drap et en enveloppa le portable, en pensant au faux John Malkovich en train d'essuyer ses empreintes sur la poignée de la porte. Puis elle composa le numéro de la police.
"Je vous appelle parce que je viens de commettre un meurtre sur une inconnue dans sa chambre d'hôtel : Hôtel du Lac d'Annecy, chambre 321 !" déclara-t-elle d'une voix grave et tremblée.
Elle ouvrit la fenêtre et laissa tomber le portable, puis retourna au judas du placard.
Dom avait dû attendre un moment propice pour se faufiler vers les ascenseurs et pour trouver la chambre, car il n'arriva dans la chambre que dix minutes plus tard.
Elle le regarda, affolé, en sueur, prendre la poignée de la porte à pleine main, oubliant ce genre de détails.
Quel con, mais quel con ! se dit-elle en secouant la tête, c'est trop facile.
Il regarda du côté de la femme, et aussitôt trouva le trou au dessus du radiateur, planqué dans les motifs de la tapisserie.
"Dominique ? T'es là ?"
Elle se retira, elle ne voulait plus... Elle ne pouvait plus.
Au bout d'une minute elle regarda à nouveau, Dom était penché sur le corps, avec une expression désespérée.
"Merde elle est morte, merde !"
C'est alors que la police surgit dans la chambre.
Elle vit tout : comment les hommes maîtrisèrent leur prisonnier, comment ils le fouillèrent, trouvèrent ses papiers, et lui passèrent les menottes, comment ils se penchèrent sur le corps.
Elle entendit vaguement ce qui se disait, notamment Dom qui niait : "Non ce n'est pas moi, je vous jure !", puis qui l'appelait : "Dominique, Dominique ! Qu'as-tu fait ?"
Et les hommes qui le tenaient concluaient évidemment que ce nommé Dominique était schizo...
Puis elle alla à la salle de bains et fit couler de l'eau chaude dans la baignoire. Elle avait besoin de se détendre.
Elle retourna dans la chambre et s'allongea sur le grand lit en attendant le remplissage.
Sa route était donc terminée, une nouvelle vie allait commencer pour elle, elle qui n'avait jusqu'ici rien dans la vie, ni famille, ni ami... elle devenait désormais la nouvelle gardienne de l'appartement.
Et se ferait appeler Dom.
FIN
Posté dans: Histoires & Confessions
Suggestion
Par : Abyme
Dominique était jongleuse, clown et acrobate. Elle avait appris sur le tas en suivant après sa fugue une petite troupe de cirque belge, à qui elle avait prétendu avoir dix-huit ans alors qu’elle n’en avait même pas dix-sept à l’époque.
Après quatre ans de voyage, d’apprentissage, d’aventure, et après s’être tapé tous les hommes de la troupe, elle fut instamment priée de partir, car sa présence menaçait la cohésion et la survie même de toute l’équipe.
Depuis elle vivait en solo, de ses spectacles de rue et de rencontres aventureuses plus ou moins passionnelles et fructueuses.
La plus récente remontait à la semaine précédente, un animateur sportif d’Anemasse fou de sports extrêmes, qui l’avait hébergée trois jours dans son chalet, durant lesquels ils n’avaient presque pas quitté la chambre.
Puis cet après-midi elle était repartie vers le sud, tendant son pouce avec confiance, sachant qu’une petite nana bien foutue comme elle avec ses longs cheveux noirs attend rarement plus de cinq minutes sur le bord de la route.
En effet : à peine une heure de transit avait été suffisante pour changer de décor.
À présent, la musique de Sharon Shannon lui rappelait de vieux souvenirs dans ce pub irlandais dont elle occupait seule une grande table depuis une heure avec son demi de cidre.
Cet endroit lui avait paru parfait pour une éventuelle rencontre, mais aucun poisson n’avait semblé mordre à l’hameçon, jusqu’à l’entrée du petit chevelu en veste en laine et en jeans.
Il devait avoir la trentaine, cheveux châtains frisés dans tous les sens, nez aquilin et bouche lippue, un petit anneau d’or à l’oreille gauche, et l’air timide. Pas très beau mais charmant et bien foutu, se dit-elle. Il cherchait en vain une table libre avec son verre de coca à la main.
Elle le fixa d’un regard pétillant dont elle connaissait parfaitement l’effet. Son expérience en la matière était incontestable.
Il l’avait remarquée, mais n’osait apparemment pas s’asseoir à sa table.
Timide ou homo ?
Non, hétéro mais coincé, jugea-t-elle.
Elle savait cerner cela ; son instinct ne l’avait jamais trompée. Ce qui lui fut aussitôt confirmé par un regard prononcé sur son décolleté, suivi d’un autre ostensiblement circulaire, du style “je ne regardais rien en particulier”.
Il a vu que j’ai pas de sous-tif, mais toujours rien.
“Hep ! tu peux t’asseoir à cette table, si tu veux ; tu peux même me payer un verre.
- Merci, c’est sympathique. Qu’est-ce que vous buvez ?
- Un autre cidre, merci (“sympathique”, d’où il sort celui-là ?).
- C’est la première fois que je vous vois ici...
- Tu peux me dire tu, j’suis cool.
- Oui, pardon, je...
Il rougit et secoua la tête en souriant.
- T’habites par ici ?
- Oui, pas loin, en face du lac.”
Silence.
Dominique rit intérieurement.
Ce mec est coincé de chez coincé.
Le demi de cidre est servi sur le bar, il faut aller le chercher. Elle lui demande et il se lève précipitamment et renverse son coca sur la table, elle en reçoit le tiers sur le ventre.
“Oh pardon ! Je n’ai pas fait exprès, je ...
- Je m’en doute... ça va, c’est pas dramatique, sauf qu’il va falloir que je lave ça, maintenant.”
Il va au bar, commande un autre cidre, un autre coca et revient avec deux éponges, essuie la table avec l’une, Dominique passe l’autre tant bien que mal sur le bas de son chemisier jaune et sur son treillis kaki, puis il retourne au bar et s’assied à nouveau à la table.
“Je suis vraiment désolé, je suis parfois très maladroit.
- C’est bon, t’en fais pas. Tu t’appelles comment ?
- Dom, et toi ?
- Ça alors, Dominique ? Moi aussi !
- C’est marrant. Mais personne ne m’appelle Dominique, c’est juste Dom. Remarque, personne ne m’appelle tout court.
- Tu vis seul ?
- Oui, je suis un peu sauvage, puis j’ai mes habitudes.
- De vieux garçon ?
- (il rougit) On peut le voir comme ça. J’aime la solitude.
- Tu n’aimes pas les femmes ?
- Oh si ! (écarlate) mais ... ce sont elles qui ... heu ...
- T’as pas de succès ? Moi je te trouve pas mal, pourtant.
- Oh, faut pas exagérer (tomate mûre). Et toi, tu es d’où ?
- De Lorient, en Bretagne, mais ça fait cinq ans que je me balade un peu partout en France. Je jongle dans la rue, je fais la manche.
- Oh ! Et ça marche ?
- Je me défends bien, j’ai fait quatre ans de cirque. Et toi, tu fais quoi dans la vie ?
- Marchand d’idées.
- Marchand d’idées ? Comment ça ? Tu vends quelles sortes d’idées, et à qui ?
- À des agences de pub principalement, mais aussi à des particuliers ou à des organismes.
- Tu fais des slogans, c’est ça ?
- Le plus souvent oui, c’est la partie concepteur-rédacteur de mon boulot, mais pas seulement. Des mairies, des scénaristes, des associations, des chanteurs, des architectes, des industriels et même des hommes politiques ont parfois besoin d’une idée géniale pour organiser une action, sortir un concept nouveau, lancer une mode ou créer un produit ou une œuvre. J’ai commencé par la publicité, c’est vrai, puis j’ai eu l’idée (justement) de proposer sur Internet cette formule originale.
De fil en aiguille, de bouche à oreille, mon site commence à bien fonctionner.
- Cool ! T’es un petit génie, alors ?
- En quelque sorte (il rougit à nouveau). Tu sais, Internet m’est bien utile aussi pour mon inspiration, c’est mon outil principal de travail autant en amont qu’en aval. Puis j’ai eu une idée qui séduit ma clientèle : je leur propose une importante remise s’ils me parrainent d’autres clients.
- Génial. Et ton hobby ? À quoi tu occupes ton temps libre ?
- Heu ... (écarlate), j’aime observer les gens...
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Par : WillZen
§ Nous y voilà enfin :
Un tâtonnement sur le mur, quelques réponses positives, quelques "j'aime", un conseil... Et me voilà lancé !
Je vois vos yeux s'arrondir, votre sourcil droit se rend circonflexe : "Mais lancé dans quoi ?"
"L'expression simple et libre de nos esprits !" Tout du moins du mien. Je précise immédiatement qu'il n'est pas ici question de m'affirmer écrivain (vain!) ou poète (pouet!). J'aime écrire même si je suis "dyslexique compensé" ce qui veut dire qu'il me faut réfléchir et me relire bien plus que n'importe qui pour produire ce qui pourrait vous sembler simple à écrire.
Après création de la catégorie "Travaux d'écriture" je compte y attacher quelques écrits de ma création.
Cela pourra être, un poème, un essai, une chanson, une simple prose, un proverbe... Tout ce qui pourra émerger de mon imagination. Je vous invite à contribuer par vos créations que je n'hésiterais pas à lire, commenter, et je l'espère, aimer. La seule condition étant que cette création doit vous appartenir.
Pour inaugurer cette nouvelle catégorie je vais partager un de mes textes les plus récents. Ce sont donc des vers que je coucherai ici en quatre strophes de quatre vers chacun. Plus précisément : quatre quatrains isométriques. Isométriques car tous écrits en alexandrin. Ce choix n'est pas un choix fortuit : L'alexandrin représente la fierté de nos grands écrivains et versificateurs. Il est normé par des règles tortueuses que je m'attelle à Maîtriser.
§ Voici donc mon premier poème ainsi formé :
Le prétendant rêveur
Je pourrais longuement te conter mots d'amour,
Discourir tout autant de finesse d'esprit.
Te donner en présent de ces vers chaque jour;
Ceux-là mêmes dont tes yeux et lèvres sourient.
Charmer cordes et vents, composer ta musique;
De celles qui mènent nos deux pas si légers.
Le nouveau rythme, la nouvelle dynamique;
Entrelace nos danses exhibe ta beauté.
Par delà toute peur accomplir nombre d'actes,
Qui de leurs simples fait prendront noble valeur.
Point n'est utile d'user de sciences exactes,
Dès lors que l'on s'exprime au travers de son cœur.
Nulle chose ou nul être ne pourrait ôter,
Ce que sagesse et folie ont ancré en moi.
Utopiste inconscient dans ses rêves plongés,
Si je dors je t'en prie, ne me réveille pas.
W.S
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Par : ChatMOnYou
(Réédition du 04/02/2016 -> 23/03/2024 - 683 Vues)
.
Naître, respirer et en pleurer..
Découvrir, marcher et tituber..
Grandir, se connaitre, et se la jouer..
Aimer, disparaitre, se torturer..
Assumer, se noyer, en plaisanter..
Partager, posséder, ou s'isoler..
Vieillir, se débattre, et ignorer..
Evoluer, oublier, se résigner..
Fusionner, pourrir, fertiliser..
Imprégner, modifier, s'aventurer..
Brûler, geler, s'atomiser..
Stagner, sillonner, être aspiré..
Rejeter, s'agglutiner, et tourner..
Créer, détruire, coloniser..
Dévorer, souffrir, se réveiller..
Ressentir, servir, s'illuminer..
et enfin Vivre...
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Par : #
Chapitre 2 : Emma
Nous sommes ce fameux vendredi soir .. je me rends alors chez elle.
J’appréhende un peu l’ambiance au moment ou je sonne à la porte , elle m’ouvre avec son sourire habituelle et me prends alors dans ces bras , je savoure son câlin puis j’entre.
On se met dans la petite cuisine de son appartement et elle me sert à boire alors que nous parlons de tout et de rien.
Durant cette conversation .. j’apprends à la découvrir un peu plus physiquement , je me rends compte que je n’ai jamais vraiment regarder le corps de cette fille ..
Elle a un visage très doux et beau avec un joli sourire et des lèvres pulpeuses. Des cheveux bruns assez jolis . Des yeux très jolis et bruns . Elle porte un haut blanc très féminin et très « sage » ainsi qu’un jeans bleu clair assez large sur le bas , je n’aime pas ce genre de jeans mais c’est la mode dans le coin .. après une conversation vanille de presque une heure je lui souri et lui demande « tu te sens prête ? » elle souri légèrement , elle a l’air déjà très intimidée et fais oui de la tête ..
« parfait , j’aimerai que tu te prépare pour moi .. simplement en sous vêtements , une fois prête je te rejoindrais .. »
Intimidée elle me réponds « oui Monsieur » et pars alors se préparer .. j’attends et je vérifie les affaires que j’ai amener .. mon téléphone vibre , elle me dit par message qu’elle est prête ..
Je me rends dans sa chambre , dès mon entrée je l’a vois , assise au bord de son lit , avec des sous vêtements noir en dentelle , à la fois sexy et classe , tout à son image ..
Je lui demande de se lever et de venir face à moi. Elle exécute et je lui souri , je l’a contourne doucement et lui demande de se détendre , de rester stoïque et de me laisser faire ..
Elle fait un leger signe de la tête , elle semble intimidée et j’aime ça .. elle semble aussi stressée un peu tremblante. Je prends dans mon sac , un première objet à lui faire découvrir , un bandeau pour ces yeux ..
D’un pas lent je viens derrière elle et lui glisse le bandeau sur les yeux , sagement elle se laisse faire .. je lui demande en chuchottant « tu es sure de vouloir continuer ? » elle approuve d’un mouvement de tête ..
« si tu n’es plus à l’aise et que tu veux arrêter , il suffit de me le dire .. »
Elle me réponds « merci »
Je décide de faire monter un peu la pression .. je la contourne très doucement , sans la toucher , je lui dis de rester stoïque ..
Elle ne sait pas ce que je vais faire .. mais je prends mon temps , je la regarde , la math ouvertement .. elle est mince , ces hanches sont creusée , elle a des fesses légèrement grosse , et une poitrine plutôt petite .. mais elle me plait beaucoup .. tout en prenant le prochain objet dans mon sac.
Doucement je lui demande « quel est ta taille de soutient gorge ? »
«90B »
Je l’a reprend « quand tu t’adresse à moi c’est avec le mots « monsieur » recommence . » dis je severement mais tout en chuchottant
« 90B Monsieur »
« Bien .. »
Je m’arrête alors derrière elle je glisse mes mains doucement sur ces épaules , et je descends le long de ces bras , lui offrant une douce caresse .. j’amène ces mains dans son dos et avec la corde prise plutôt dans mon sac , je lui lie les mains pour lui faire perdre encore un peu plus le contrôle ..
Elle se laisse faire docilement , mais elle tremble un peu .. je m’approche , je suis derrière elle et glisse un baiser dans son cou .. « détends toi .. » dis je doucement a son oreille
« j’essaye » me dit elle
« parfait »
Je prends une seconde corde .. cette fois je l’entour au niveau du bassin , et je lie la première corde à la seconde , pour que c’est main soit lie l’une à l’autre mais aussi à son corps juste au dessus de ces fesses .. je m’approche un peu plus d’elle .. mon jeans contre ces mains .. pour lui montrer que je suis excité .. « tu vois l’effet que tu me fais ?»
Elle ne réponds pas , mais elle caresse mon jeans avec sa main dans son dos , me montrant la volonté qu’elle a de faire plaisir.
Je profites quelques instant avant de me retirer , j’enlève mon jeans qui est trop serrant à mon goût ..
Je prends le temps de la regarder , elle tremble encore par moment , mais elle est docile et reste bien en place ..
Je glisse ma main dans ces cheveux et tire légèrement en arrière .. « soigne ta cambrure je te prie . »
Puis je viens face à elle .. je descend un peu son soutient sans le détacher pour que c’est seins sorte par dessus celui ci ..
Ces petits seins sont à l’air libre face à moi .. je glisse mes deux index sous chacun de ces tétons .. et je viens poser mes pouces par dessus pour les pincées sans mettre trop de pression .. je tire légèrement vers le haut et par réflexe elle se met sur la pointe des pieds et serre un peu les dents ..
J’adore .. et lui dis « tu pointes bien .. tu es excitée ? »
Elle avale sa salive avant de me répondre « oui Monsieur »
Je relâche ces seins et prends les pinces tetons .. « ce sont les pinces .. » dis je en les glissant contre sa peau .. elle les approuves de la tête ..
J’attache la première , sur son seins gauche .. elle gemi et fais un bref mouvement de recule, je m’apprête à lui en faire la remarque alors qu’elle me dit « pardon monsieur »
« bien .. je vais attacher la deuxième , je ne veux pas que tu bouge es ce clair ? »
« oui monsieur »
J’attache alors la deuxième sans qu’elle ne bouge .. elle apprends vite , j’admire ces seins avec les pinces .. un délice ..
Satisfait .. je lui précise de rester comme cela .. et de ne pas bouger , que je puisse la mater ouvertement ..
Mon regard est posé sur elle , j’analyse chacune de ces formes , alors qu’elle me dit « Monsieur , les pinces me font mal .. »
L’information est claire , mais moi je veux une demande de sa part .. je m’approche « j’aimerai que tu me fasse une demande poliment si tu en as une .. je ferai en sorte de l’accepter si elle est dites avec de bonne formes .. »
Elle réfléchis un bref instant puis me demande « monsieur , pourriez-vous enlever les pinces si il vous plaît ? »
Je souri « très bien .. » je retire alors délicatement les 2 pinces en même temps ..
A ce moment même , elle gémit de plaisir à haute voix .. ce qui me fait sourire d’avantage ..
Je glisse ma main dans ces cheveux et décide d’augmenter un peu ma poigne , je ferme la main et la fais se tourné .. « penche toi .. » elle s’incline sur son lit , le buste sur le matelas , et les genoux à terre .. le cul bien exposé .. les yeux encore bandés et les mains attachées ..
« cambre moi ce cul .. »
Elle le cambre d’avantage pour moi ..
« je vais te faire goûter au martinet d’accord ? »
Elle ne me contredis pas , je prends donc mon martinet .. je le fais doucement glisser dans son dos .. celui ci est plutôt doux .. j’abaisse alors sa culotte , jusqu’au sol à hauteur de ces genoux .. je découvre son sexe .. sa culotte est humide .. je glisse ma main dans ces cheveux et m’approche d’elle « je vois que tu mouille comme une petite salope .. » lui dis je ..
Je me redresse .. et joue avec le martinet .. je le fais glisser sur ces fesses .. puis le retire .. je la laisse croire que je vais le faire claquer .. mais non .. je le reglisse sur son magnifique fessiers .. je recommence cela a plusieurs reprise , jusqu’au moment où je le fais claquer une première fois ..
Elle l’accepte silencieusement .. je recommence .. le 3 eme coups est un peu plus fort .. je veux l’entendre gémir .. et ça marche elle gémit , je remarque même qu’elle sert les cuisses pour se faire du bien ..elle est bien plus salope que je ne l’imaginais .. je la fouette encore et je vois son fessier bouger à chaque coup .. ça m’excite alors que son cul rougi ..
« tu as un sacré cul .. tu sais ça ? »
« merci monsieur , il est là pour vous faire plaisir »
Je m’approche d’elle et lui donne une fessée .. bien ferme , ça claque , elle gemi et contracte son corps, et la trace de ma main apparaît presque instantanément , ça pique même sur la paume de ma main .. je glisse mes doigts sur son sexe .. trempée !
« tu mouilles bien .. je t’excite ? »
« oui ! »
Dit elle de manière très franche
Mes doigts écarte un peu ces petites lèvres .. j’y glisse mes doigts dans les enfoncés vraiment , par reflexe , elle bouge un peu le bassin comme pour se frotter ..
J’ai envie de la prendre .. mais elle m’avait demander par message de ne pas allez jusque là .. obligé de respecter , mais je compte bien me faire sucer , je l’attrape donc par les cheveux pour qu’elle se redresse et qu’elle soit a genou ..
Je baisse mon boxer et me met face à elle , assis sur le bord du lit ..
Ces yeux sont encore bander , mais je viens coller mon gland humide à ces lèvres ..
Elle ne bouge pas .. je ne sais pas si elle attends mes ordres ou si elle est intimidée .. je lui chuchotte « suce moi la queue salope ! »
Il ne faut même pas une seconde pour qu’elle me prenne en bouche .. ma queue toute dur disparaît dans sa bouche et elle commence un vas et viens des plus profonds , elle me fait même entrer dans sa gorge ..
BORDEL ! Je l’a côtoie depuis 10 ans et depuis tout ce temps elle attendait qu’une choses ? Me servir ?
Je lui dis « hum tu veux me sucer mon âme enfaite ? »
Elle ne réponds pas et continue de me sucer .. je la tiens par les cheveux et je lui fait accélérer le mouvement , et je la pousse à enfoncer ma queue dans sa gorge de plus en plus .. ces bruits de gorge me font d’avantage devenir fou .. elle commence a avoir des mouvements de recul quand ma queue lui baise la gorge .. il faut dire qu’elle n’a même pas les mains libres pour me contrôler ..
« quand je baise ta bouche tu ne recule pas , tu me laisse faire .. »
Dis je alors que je profites encore de sa bouche ..
Je lui retire le bandeau des yeux .. elle ferme un peu les yeux à cause du surplu de lumière .. « tu aimes mon sexe ? » elle fais oui de la tête comme si elle l’adorait ..
Je glisse ma main sous son menton pour qu’elle me regarde « moi je veux goûter à ta petite chatte .. » dis je alors que j’enlève ces liens ..
Je m’allonge et je lui demande de s’installer au dessus de moi , en 69 ..
J’ai a peine le temps de me rendre compte que nous sommes bien installer , qu’elle me pompe déjà ..
Je tire bien la langue .. et je la glisse dans sa petite chatte , bien entre ces lèvres .. hum elle mouille très fort et sa mouille est délicieuse .. j’entre donc ma langue pour faire quelque penetration , puis je glisse ma langue sur son clitoris .. elle kiff
Alors que je donne des mouvements de hanches pour lui baiser la bouche , elle referme les cuisses autour de ma tête et s’assoie presque sur moi ..
On se fait tellement de bien .. je lui donne une fessée .. et elle jouit sur moi , bruyamment , longuement .. ce qui me fait jouir aussi .. je lui en met pleins le cou .. et je gemi fortement moi aussi ..
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Par : Madame Angèle
Je suis la propriétaire de deux soumis 2440 et 2118 , Domina sadique, je ne suis pas adepte du virtuel, Cependant , très joueuse, quand j'ai été contactée par soumis 8968, j'ai accepté de le prendre dans mon cheptel en virtuel cette servitude vas durer 11 jours 😜
Je vais partager avec vous son journal de soumis ( sans aucune retouche)
Bonne lecture
Jour 11
J'ai passé la journée nu et supporté les cockring 10 heures sans douleurs Maîtresse viens d'arriver en ligne, je la laisse prendre connaissance de mon journal et j'attends qu'elle me bip, ca journée n'a pas du être drole. Elle est reparti sans me parler, furax ? Effectivement elle n'a pas du tout apprécié, elle m'a puni sévèrement mais j'ai échoué avec les 2 seringues de savon, elle a fait preuve de clémence, j'ai pu reprendre en cours sans recommencer. Juste 2 seringues d'eau et le plug pour 15 minutes d'attente, cul bien tendu. Maitresse a publié les premiers jours de mon journal sur bdsm.com, et obtenus des commentaires malheureusement je ne peux rien voir de tout cela. je trouve cela terrifiant et excitant à la fois. j'ai hâte de voir cela ou qu'elle me fasse un retour sur les com. ce soir, je dors en cockring et toujours marqué du sceau de ma Maitresse malgré le bain de plus d'une heure. Ce matin j'étais à l'heure pour les hommages. Consignes du jour : pas de sous-vêtements J'ai quand même pris les cocrings dans ma poche au cas ou... La journée au travail a été très dure et j'ai eu droit à 3 Inspections de Maitresse. Maîtresse veut que je refasse le marquage de mon pubis avec ses initiales, ce que je me suis empressé de faire dès mon retour du travail, cela m'a provoqué une érection et j'ai dû attendre un peu pour pouvoir enfiler la micro cage et rédiger ces quelques lignes que je dois impérativement lui transmettre avant 19h précise soumis8968
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Par : Monsieur Jones
Quelques photophores illuminent la pièce et le lit sur lequel elle est allongée, les bras et les jambes formant un grand X pornographique.
Nue, elle est contrainte à l’immobilité, sanglée par le chanvre et le cuir.
L’écartement de ses jambes exhibe l’indécence de son sexe, qui s’ouvre et s’expose.
Elle surveille la porte qui donne sur le salon. Cette porte fermée, d’où viennent ces voix d’hommes et de femmes accompagnées des tintements des coupes qui trinquent.
Elle a les yeux rivés sur la poignée de cette porte, car la poignée va bouger, la porte va s'ouvrir et déverser une marée d’hommes et de femmes dans l’intimité de la chambre.
Résignée, le sexe accessible et totalement disponible, elle appréhende l’instant fatal et son essaim de curieux, témoins de la honte qui lui empourpre les joues et enfièvre son bas ventre.
Elle ne pourra que fermer les yeux, Oh maigre réconfort face aux commentaires qui affluent et à ces mains visiteuses qui assouvissent leur curiosité sans retenue.
Elle ressentira une décharge dans le bas ventre quand une femme s'amusera de son sexe luisant qui mûrit à vu d'œil et bave ses humeurs démonstratives.
Elle n'aura aucun recourt pour empêcher la sévérité de ces doigts qui lui pincent la pointe des seins, inspectent la rigueur de son épilation, explorent son visage et ses cheveux.
Elle ne pourra cacher sa respiration forcée quand un doigt ira éprouver son anneau et la tonicité de son périnée.
Inéluctablement, elle aura honte d’être ainsi fouillée, livrée et de ressentir un plaisir pervers dans cette profanation. Elle aura honte de ces voix qui commentent le spectacle de son excitation et de son corps qui ne lui obéit plus mais s’abandonne, complaisant, à ces mains affamées.
Alors, elle scrute la poignée de la porte, d’où viennent ces voix d’hommes et de femmes, et le tintement de ces coupes qui trinquent. Et fatalement, la porte s’ouvre…
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Par : ChatMOnYou
(Réédition du 07/07/2020 -> 20/04/2024 - 1103 Vues)
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Quelles peuvent être les véritables raisons, qui poussent les femmes mariées à s'ouvrir au BDSM ?
Quelles sont les limites de ces femmes censées être sociétalement établie ?
Ironiquement, deux questions qui n'ont que finalement que très peu d'importance, lorsque l'homme entreprends une relation BDSM avec une femme mariée.
L'auto-satisfaction de la conquête ou de répondre à l'envie d'adultère paralysant toutes exigences, à savoir si la relation que l'on débutera sera aussi éphémère que futile.
Et c'est lorsque le plaisir de consommation retombe, qu'un vide abyssal se dévoile en terme de compréhension et de communication envers l'autre.
Comprendre que le domaine du BDSM est affilié à un public de "niche", c'est accepter que pour beaucoup, c'est la facilité de palier à une frustration en utilisant l'autre qui attire..
Aucunement de se donner dans ses pulsions viscérales, pouvant se révéler invivables en solitaire, et s'ouvrir à une perspective d'avenir moins sombre avec un partenaire adéquat.
Pour en appréhender la portée, la Domination / Soumission appelle à l'état de conscience suivant :
Est-ce que le plaisir BDSM des femmes les amènent t'elles à s'accepter, ou à s'éloigner de leurs chemins à s'épanouir dans leurs existences ?
07 - Les femmes dites "switch" au service de la compréhension des femmes mariées ?
"Soit "Switch" ou mariée !" : Pourrait-on dire à l'étalage flagrant de profils les plus répandus sur internet, ou du chouinement perpétuel des femmes envers la gente masculine, dans leurs propos de la vie quotidienne.
Pour en découvrir la raison, et ainsi permettre de faire la part des choses entre une volonté de s'émanciper dans leurs vies sexuelles, tout en s’affranchissant de l'homme.. Intéressons-nous à certains traits* de l'attitude "switch" :
La frustration et les tensions étant légion dans le domaine du BDSM, l'aspect "switch" est une attitude basée sur l'incertitude et l’opportunité.
Les "switchs" sont de véritables couteaux suisses, où leurs polyvalences leurs offrent un argument de choix à ne pouvoir se placer et s'investir dans une relation, par jeux ou nécessité.
Un mécanisme propice à combler ou renouveler une partie de leurs libidos, non dans une aspiration à s'épanouir.
Entre amertume, désappointement, et famine... 3 raisons majeures poussent les femmes à devenir "Switch" pour continuer à côtoyer l'homme :
- Entre amertume et désir, d'accéder aux plaisirs "simple" de l'homme (Penser que l'hypothétique "pouvoir" d'imposer, ou répondre à une demande, soient liés à la notion d'aller plus facilement vers son plaisir).
- Le désappointement de ne pas avoir atteint son paroxysme de plaisir et d'épanouissement en tant que femme (Vouloir témoigner leurs hautes frustrations à leurs partenaires, sous le couvert de pratiques Dominantes).
- L'état de "famine sexuelle" de ne pouvoir sustenter leurs besoins nutritionnels personnels (Espérer dans la dévotion au plaisir de l'autre, un retour sur investissement en terme de plaisir charnel ou au moins dans l'égo d'avoir été utile).
En résulte une dualité à vouloir se différencier de l'homme et non de le compléter, et pourtant s'évertuer à mimer sa vénalité et son adaptabilité pour arriver à ses fins.
Les femmes dites "switch" et les femmes mariées se rejoignant sous la même bannière : "Ce que tu ne peux atteindre, tu le deviens."
08 - L'Union ou le Célibat ; Quelle est la source ou l'origine d'un meilleur épanouissement BDSM ?
Le BDSM amène à un état de conscience développé.
Il réponds à un besoin perpétuel à se réguler, et à l'hypothétique désir "d'être", ce que l'on était destiné à "être".
Pour la métaphore, c'est comme faire face au cahier vierge de sa vie, que tous le monde possède à sa naissance, et se torturer à écrire dessus de ses doigts ensanglantés..
Tout cela parce qu'un "vil" environnement, nous a piqué notre crayon ou notre stylo.
La Domination étant de reconnaitre qu'avec l'outil retrouvé, cela ne nous empêcherait pas de faire et d'écrire de la "merde".
La Soumission étant de reconnaitre qu'avec l'outil retrouvé, nous ne l'utiliserions pas pour autant, de peur de raconter des "conneries".
Un désir fort d'exister et de compenser en révélant une authenticité qui nous est propre, et par la même occasion approcher de notre ferveur à l'ouvrage, une des vérités absolues de la vie.
Il sera toujours possible de copier ou d'écrire sur le cahier de son voisin, mais il est assurément plus difficile d'écrire à deux avec le même stylo, pour raconter sa propre histoire !
Clairement, pour n'évoquer que ces autres exemples métaphoriques, un couple ouvert d'esprit écrivant son expérience au crayon, aura toujours la possibilité de réécrire sa propre histoire individuellement..
Tandis qu'un couple l'ayant écrit au stylo, témoignera à jamais de sa frustration à vouloir effacer ou se ré-accaparer ce qu'il ne leur appartient plus, car tombé sciemment dans le "tronc commun".
Vouloir se donner plus de force à se convaincre que son ou ses partenaires soient nécessaires à son propre épanouissement, est du domaine de la puérilité ou de la paresse, aucunement du BDSM.
La femme mariée par définition, a autant de possibilité de s'investir dans une relation BDSM que la femme célibataire.
Encore faut-il qu'elles s'avouent toutes les deux, que ce n'est pas une question de chance ni de disponibilités, mais bien d'un travail préalable d'introspection personnel, réel et immodéré.
09 - Y a t'il un âge révélateur de l'éveil des pulsions BDSM d'une femme mariée ?
Si l'on se devait de faire des conjonctures et statistiques sur des tranches d'âges des activités pulsionnelles des femmes mariées, 4 périodes seraient mise à l'honneur :
De 18 à 25 ans : Age révélant l'idéalisme, ou au contraire l'aspect militant d'une femme mariée.
Une volonté et plaisir à se trouver des preuves à s'aimer, et s'appartenir par un esprit de mise en valeur, de sécurité, ou de fuite en avant.
De 26 à 39 ans : Age révélant sa maturité ou sa puérilité à faire face à la vision de son corps se transformant irrémédiablement.
Dans l'enfantement, dans l'assèchement et l'épuisement professionnelle, ou dans la boulimie à vouloir profiter de la vie.
De 40 à 50 ans : Période d'âge où la notion des contraintes d'horloge interne prends tous son sens.
Et qui en découle l'anxiété d'un sursis d'une ménopause à venir, l'évolution d'un corps et de son humeur qui désormais ne nous appartient plus, ainsi qu'une perception différente du plaisir et de son bien être.
Plus de 50 ans : l'âge de la résolution, de la résignation, ou de la détresse palpable du corps et de l'esprit.
Où la principale activité d'une femme n'est plus de cumuler du plaisir, mais au minima de le retrouver.
Majoritairement, les femmes mariées ou célibataires s'évertuent à prendre élan sur le BDSM pour ne pas penser à la réalité de la vie qui leurs échappent. Les femmes ayant besoin de Soumission quand à elles, n'aspirent qu'à la commencer.
Les femmes et mères à l'apogée de leurs maturités, ou à contrario à bout de souffle, ont plus un besoin BDSM pour faire un bilan de leurs vies, plutôt qu'à envisager de s'épanouir dans ce substitue.
Un désir de troquer ne serait-ce qu'un instant, "leurs chronomètres" accrochés à leurs cous (Représentation de leurs horloges internes qui défilent), par le collier tout neuf d'un Dominant (Représentation de l'emprise et d'un plaisir éternel).
La stimulation qu'engendre ce "médoc" qu'est le BDSM, étant propice à être de nouveau en accord avec elles-mêmes.
(Le BDSM pouvant être affilié à la "pilule bleu" de l'homme à se redécouvrir une nouvelle jeunesse, dans un bon coup de fouet !)
En conclusion :
Plus excitée par la transgression, que pour se livrer à un dépassement de soi dans le BDSM, la femme mariée souhaite être plus fidèle à elle-même, que Soumise à l'autre à proprement dit.
Sujette à l'obsession à se prouver "qu'elle vit sa vie au lieu de passer à coté", l'homme sert de "défouloir" pour ces femmes se plaignant de ne jamais joindre le "service après-vente" de la vie.
Celle-ci leur ayant vendu d'office la certitude de ne jamais oublier ce pourquoi leurs corps sont programmés à réaliser, reléguant leurs épanouissements en second plan.
(*Oui parce que bon, je vais pas écrire systématiquement 5 articles pour traiter une thématique !)
A suivre : Femmes mariées et BDSM ; Un ménage à trois. (Partie 4 sur 5)
Article du même auteur : https://www.bdsm.fr/blog/5075/Femmes-mari%C3%A9es-et-BDSM-;-Un-m%C3%A9nage-%C3%A0-trois-(Partie-1) -> Femmes mariées et BDSM ; Un ménage à trois. (Partie 1)
https://www.bdsm.fr/blog/5144/Femmes-mari%C3%A9es-et-BDSM-;-Un-m%C3%A9nage-%C3%A0-trois-(Partie-2) -> Femmes mariées et BDSM ; Un ménage à trois. (Partie 2)
https://www.bdsm.fr/blog/4897/%22O%22nanisme-;-Je-m'en-branle,-donc-je-suis -> "O"nanisme ; Je m'en branle, donc je suis.
https://www.bdsm.fr/blog/2703/Les-trois-chemins -> Les trois chemins.
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Par : Abyme
C’était un soir de chance : deux femmes étaient arrivées en fin d’après midi, une blonde aux cheveux mi-longs et une brune aux cheveux courts.
La blonde avait des formes généreuses, la trentaine, elle semblait énergique et autoritaire. Elle n’avait quasiment pas lâché le téléphone depuis son arrivée.
La brune, plus jeune, plus mince, dégageait plus de charme et de féminité. Elle triait des affaires dans une valise, dont quelques documents qu’elle tendait à sa collègue selon les besoins de la discussion téléphonique.
Elles devaient être là pour affaires, supposa Dom.
Il commençait à s’impatienter : rien d’intéressant pour le moment. Pourtant il incarnait la patience même, il lui était déjà arrivé d’attendre des heures. Mais il savait par expérience qu’une fois la série de coups de fil réglée, elles iraient faire un tour du côté de la salle de bains avant de sortir dîner, et que son attente serait alors récompensée.
La brune enleva enfin son débardeur bleu, pas trop tôt.
Un soutien-gorge vert clair avec de petits motifs rouges - des fleurs peut-être, ou des fruits - retenait des seins petits mais mignons. Elle s’assit sur le lit, enleva ses chaussures de tennis bleu ciel (à vue de nez du trente-sept, se dit Dom), ses chaussettes blanches, puis son jean, révélant une petite culotte noire à dentelles. Puis elle se leva, dit quelque chose à la blonde toujours suspendue au téléphone et prit sa trousse de toilette.
Le moment était venu. Dom ferma le judas, sortit du placard et se précipita vers le cagibi dont l’entrée n’était qu’à trois mètres à droite en face dans le couloir.
Dans le réduit, les étagères au fond à droite débordaient d’un bric-à-brac d’outils, de chaussures, de produits de ménage et de cartons poussiéreux. Au milieu, un vieux tabouret de pianiste semblait remisé là depuis longtemps, et sur le mur de gauche trônait un calendrier cartonné de la Poste où l’on pouvait voir une chatte allongée entourée de ses trois chatons. Au dessus de la photo ce n’était plus la bonne année, mais aucune importance, le rôle de ce calendrier étant uniquement le camouflage du second judas.
Dom s’installa sur le tabouret, décrocha le calendrier et colla son œil droit contre le trou. En face du grand miroir qui surplombait le lavabo, la fille se perçait un point noir sur le front. Il la voyait de profil, côté droit. En arrière plan, parfaitement au centre de son champ de vision, la baignoire commençait déjà à se remplir.
Presque parfait ! Presque, car il y a plus à voir quand elles se douchent debout que lorsqu’elles prennent un bain.
Dom se réjouit du fait que ce fut d’abord elle, car la blonde lui plaisait moins : trop forte ; mais de toute manière il savait d’avance qu’il ne perdrait rien de sa toilette également. Si la brune était passé en second, il se serait probablement réjoui de la garder pour la fin.
Il examina son visage : mignonne, avec un joli petit nez. Et des sourcils fins et peu fournis ; son expérience lui avait appris que c’était le signe d’une toison pubienne en rapport. Ce qui lui convenait ; il avait horreur des fortes pilosités.
Elle enleva son soutien gorge, libérant deux jolis seins charmants aux petites aréoles très sombres pointant bien haut, et enfin sa culotte, révélant le pubis entièrement rasé.
Oui, encore mieux ! se dit-il, sentant une érection brutale enfler son caleçon, qu’il enleva.
Elle alla à la baignoire pour ajuster la température de l’eau, ce qui la fit se pencher en avant.
C’était l’un des moments que Dom préférait. Combien de culs féminins avait-il détaillé ainsi depuis le jour où il avait découvert ces trous dans le mur ? Des centaines ? Des milliers probablement.
Il commença sa branlette rituelle. Elle alla ensuite s’asseoir sur les toilettes qui trônaient juste à gauche de la baignoire et il ne perdit rien du spectacle lorsqu’elle urina, avant de s’essuyer avec plus d’un mètre de papier, ce qui le fit sourire car la plupart des femmes sont toujours ainsi généreuses avec le papier-toilette, et parce que ce devrait être logiquement inutile avant de se plonger dans un bain.
Elle revint devant le miroir et examina le reflet de son corps sous toutes les coutures, se tournant et se retournant. Elle était belle, et son sexe glabre était décidément très excitant.
Il comprit qu’elle allait bientôt pénétrer dans l’eau et décida que c’était le bon moment : il se laissa aller, et prolongea son orgasme pendant que, dans un geste ample et harmonieux qu’il prit en photographie mentale, elle enjambait le rebord de la baignoire pour entrer dans l’eau fumante.
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Par : Surho
Le départ
Cela ne pouvait pas durer.
Je comprenais que je n'avais pas vraiment ma place chez mon maître, que j'y subissais davantage une initiation, un dressage qu'une intégration. Mais pourquoi ? Bien entendu, je ne posais pas de questions.
Tout était fait pour m'éprouver. Longues séances attaché dans le jardin. Argent laissé en évidence. Ordinateur du maître allumé dans le salon. Médicastre toujours aussi brusque.
Cela ne me perturbait pas mais je sentais bien que j'étais particulièrement étudié, analysé, scruté.
Et un matin, le maître vint m'annoncer mon départ immédiat. "Mets ce pantalon, je t'amène chez ton nouveau maître." Et il chargea mes valises que je n'avais jamais rouvertes. C'était l'hiver et c'était la première fois que je quittais son logis. J'ignorais que je n'y reviendrais pas.
Il neigeait quand nous traversâmes un village et arrivâmes à une allée menant à une maison isolée, ce qui n'empêcha pas mon maître de m'intimer de me déshabiller pour sortir du véhicule. C'est donc nu, en espadrilles, que je marchai dans la neige en portant les valises et attendis qu'un senior plus âgé ouvre la porte, il fit une accolade à mon maître mais ne me regarda même pas. Je rentrai après eux, posai les valises et attendis dans le couloir, la porte du salon ayant été fermée.
Alors que je tentais toujours de me réchauffer, mon maître passa avec le nouveau qui le raccompagna en laissant la porte d'entrée ouverte. J'entendis la voiture partir.
Je remarquai alors que le senior entendait mal malgré des appareils auditifs. Il se servit de sa canne pour que j'avance vers une petite pièce à droite où je découvris un lit d'internat, métallique. Quand il me tapota les fesses, je compris qu'il voulait que j'y grimpe à quatre pattes. Dans un tiroir, il prit des sangles pour lier mes poignets à l'avant du lit et les chevilles à l'arrière de façon à bien m'écarter.
Et il commença à frapper avec sa canne mais comme il se fatiguait vite, il utilisa un martinet et retrouva rapidement de la vigueur. Il étala ensuite un torchon sur le lit et m'enfonça un plug dont les vibrations se multipliaient dans mon séant encore frigorifié.
Il prit ensuite un étui en silicone, saisit mon sexe pour l'entourer. Je commençais déjà à jouir. Il me laissa ainsi...
Nouvelle vie
Quand il me libéra, je lui en fus reconnaissant tant j'étais exténué mais ne dis rien comme à mon habitude. Il ouvrit une porte sur le côté et me montra une grande chambre décorée à l'ancienne. Il agita une clochette que j'allais souvent entendre pour me mettre à sa disposition, me montra une armoire avec ses habits et des draps puis une salle de bains avec un lave-linge, un WC, une grande douche, une vasque, et sur des étagères les serviettes et des protections urinaires.
De retour dans la petite chambre, il ouvrit un placard avec uniquement des pantalons de jogging et des polos. Je posai les valises en bas. Il me montra le lavabo et la douche qui m'étaient destinés dans un recoin.
Les autres pièces étaient le salon, avec un ordinateur déjà ancien, la cuisine au frigo rempli de plats pour les vieux et une arrière-cuisine avec les produits et le matériel d'entretien.
Puis il me fit signe de me décrasser sous la douche en m'observant comme un animal de zoo. Je m'habillai évidemment d'un polo et d'un jogging.
Nous mangeâmes des plats réchauffés au micro-onde qu'un traiteur apportait trois fois par semaine, complétés par une livraison mensuelle pour les autres produits.
Ma fatigue était encore évidente lorsque j'entendis sonner à la porte. Mon maître se leva péniblement et revint avec un grand gaillard qui me toisa, s'assit et m'appela du geste. Il me saisit pour m'allonger sur ses genoux et commença à me fesser d'une manière que je qualifie de professionnelle, sans trop de brutalité, avec une régularité et une force qui devinrent insoutenables, m'obligeant à bouger les pieds et à me débattre. Il me releva et je restai avec le pantalon baissé comprenant qu'il s'agissait d'un avertissement. il m'amena ensuite dans un coin où je me retrouvai à genoux les mains sur la tête.
Première nuit
Quand le géant partit, j'entendis la clochette, remontai mon pantalon et suivis le maître. Il se déhabilla, et quand je lui retirai les chaussettes je devinai une protection dans son slip. En pyjama, il se rendit dans la salle de bain. Quand il revint, je l'aidai à se coucher avant qu'il me fasse signe de partir.
Je me suis écroulé sur le lit qui de toute façon n'avait pas encore de draps. Mon maître a certainement insisté avec la clochette au milieu de la nuit pour que je vienne l'aider à se lever. Les draps n'avaient rien, je savais que ce ne serait pas toujours ainsi.
La clochette me servit encore de réveil. Je le suivis pour l'aider à se doucher puis à s'habiller. Quand il fut prêt, il me raccompagna dans ma chambre où il me regarda uriner, reprit les sangles et recommença l'installation des appareils vibratoires. Je restai encore longtemps ainsi harnaché et travaillé en tortillant du cul. Enfin il me libéra, m'indiqua de me laver et je pus déjeuner.
Le cérémonial s'est répété chaque jour avec cette autre manie : quand j'ai commencé les tâches ménagères, il a abaissé mon pantalon avec sa canne et je le retire donc chaque jour à ce moment laissant le vieux lubrique me tripoter et m'asticoter pendant que je nettoie les lieux. Il en profite aussi dès que je me penche ou me baisse, ou met sa main sur ma bouche en me presssant le pénis. Si un livreur ou autre sonne, je retourne dans ma piaule.
Les jeux
L'après-midi, trois habitués venaient jouer aux dés ce qui me laissait un peu quartier libre. J'entendais les exclamations montrant leur emprise à ce jeu jusqu'au cri final. C'était alors à mon tour de participer.
Le gagnant choisissait un accessoire dans un placard : jupe, short, chasuble, menottes, sifflet, dossier... et commençait dans le thème choisi avec un grand sens de l'humour que je n'appréciais pas toujours. Plus le prof me donnait d'ordres contradictoires, plus il m'engueulait. La confession de l'enfant de chœur était de plus en plus orientée et intrusive. Je devais mimer les scènes demandées par le juge, pas simple avec les menottes et le pantalon baissé. Impossible de suivre le rythme exigé par l'entraîneur. Le mari tyrannique me ridiculisait. Le vigile recommençait sa fouille de manière de plus en plus approfondie car il avait un doute. Le directeur était de plus en plus directif et me faisait du chantage à l'emploi. Ils ne manquaient vraiment pas d'imagination sauf pour la punition finale et l'enculade pas seulement par le gagnant.
Tant pour le jeu que pour la phase finale, ils faisaient durer leur plaisir.
Certains après-midis, chacun tirait au sort un gage que je devais exécuter et le résultat final était le même. Mais si le géant passait dire bonjour, ils adoraient le voir officier.
Quand ils me rasaient, ils me décoraient avec des tags et graffitis sur toutes les parties de mon corps que j'avais des difficultés à effacer en frottant.
Je fus un jour attaché écartelé sur la table du salon à subir toutes leurs envies, notamment la cire chaude.
Jeannot
Le médecin décida que mon maître devait faire un séjour en maladies respiratoires à l'hôpital.
Quand il partit en ambulance, Jeannot, le plus volubile des joueurs de l'après-midi vint fermer les portes et volets et m'emmena dans sa 4L.
Il habitait une ancienne ferme peu entretenue. Son vieux tracteur lui servait encore pour l'affouage dans les bois de la commune. Quelques poules pour les œufs, un chien qui était pratiquement toujours dans la cour.
Pas d'appareils récents, pas de télévision, et pourtant un écran, pour l'interphone pensai-je. Il me montra qu'il pouvait visionner toutes les pièces de la maison de mon maître, Pierrot et Paulo, ses comparses de jeu, le pouvaient aussi.
Cet ancien cultivateur, avait gardé l'habitude de se lever tôt et était resté très actif.
Après le repas qu'il préparait avec des produits de son jardin ou du marché, pendant que je lavais la vaisselle, il me lisait les titres du journal local et les commentait. Il écoutait aussi aussi la radio pour les actualités.
Les après-midis, il m'embauchait dans son jardin surtout pour du désherbage. Au retour, il me décrassait dans la baignoire en n'oubliant pas de vérifier le fonctionnement des génitoires. Les soirées étaient calmes, assis derrière la maison. Puis je dormais sur le divan avec le chien près de moi.
Le dimanche matin, il m'emmena à la pêche dans un coin dont il avait le secret donc difficilement accessible. Il s'installa sur son siège pliant, cala ses cannes à pêche et attendit en m'observant frissonner. J'aimais observer la rivière avec les brumes et les oiseaux furtifs.
Quand il n'y tint plus, il m'entraîna dans les fourrés humides pour son envie matinale. J'en ressortis avec des égratignures et le pantalon trempé que je tins devant moi pour tenter de le faire sécher alors que la brise fouettait mes jambes et mes fesses. Heureusement qu'il avait apporté un casse-croûte et du café.
Le lundi, il alla aux champignons dans une forêt où je n'aurais pas risqué de me perdre. J'imaginais les animaux dont j'entendais les bruits, je chassais les insectes et pataugeais allègrement avec des bottes. Les grognements ne provenaient pas d'un animal quand il me coinça contre un arbre.
Le mardi, en allant au marché, il passait prendre le panier de son copain Max qui était en fauteuil roulant. Il m'y laissa et il ne fallut pas longtemps pour que je n'aie plus rien à cacher affalé ou allongé sur une table, ou bien suspendu à une poutre. L'antre de mes fesses fut exploré et je subis des pincements fort désagréables.
Le mercredi, il sembla heureux de me faire découvrir sa contrée au cours d'une longue randonnée où il n'arrêtait pas de me peloter les fesses et de me tenir les couilles. Quand on n'était pas trop visibles, il me retirait le pantalon et me fouettait avec une baguette.
Le jeudi, je découvris un trans qui prit son temps pour raidir ma verge avec différents artifices afin que je remplisse mon office et son orifice même si ce n'était pas ma tasse de thé.
Le vendredi, en allant chez le médecin, il me déposa chez le géant qui après m'avoir souhaité la bienvenue à sa façon, me mit un collier, me fit marcher à quatre pattes dans son jardin, manger dans la gamelle et coucher dans le panier. Un peu plus longtemps et je n'aurais pas pu me retenir d'uriner.
Le samedi, il retourna au marché en me déposant au passage chez Max qui voulut que je l'allonge "pour mieux en profiter". Effectivement...
Le dimanche était le jour de grand ménage interrompu par les visites de ses comparses qui s'ennuyaient visiblement de ne pas pouvoir disposer de moi.
Retour chez mon maître
Deux semaines après, mon maître revint de l'hôpital avec un respirateur, un appareil pour l'aider la nuit, qui rythma mes nuits de concerts de trompette et de klaxon de camion. En effet le masque en caoutchouc laissait rapidement l'air s'échapper sur les côtés. Cet appareil compliquait aussi ses levers d'où des changements de draps.
Il reprit exactement le cours des journées : le cérémonial du matin avec ces vibrations intérieures incontrôlables que je savais maintenant observées par ses comparses, le ménage ouvert à ses caprices et les jeux de l'après-midi. Bien sûr, je sentais qu'il n'acceptait pas la dépendance qu'il ressentait de plus en plus même s'il ne s'en plaignait pas. C'est certainement la raison pour laquelle il se montra parfois cruel dans ses propos et même assez violent ; il me dérangeait sans raison. J'en venais à attendre les après-midis alors que ce n'était pas une partie de plaisir, du moins pour moi, ou à m'évader dans des phantasmes.
Cela devint évident quand un après-midi il me griffa au point de me faire saigner. Si les autres ne lui firent pas de reproche, je sentis cependant une légère hésitation. Par la suite, le ton était souvent faussement enjoué et je fus insensiblement mis à l'abri de ses accès d'agressivité.
Au fil des mois, son état se dégrada. Il demanda à Jeannot de venir me harnacher le matin, tenant à ce que je bénéficie du plug comme on va promener son chien. Il participait encore volontiers à ma mise en spectacle de l'après-midi mais se montrait moins actif.
Je retrouvai les moments difficiles que j'avais connus avec mon conjoint sans subir en plus l'immense solitude qui m'avait alors accablé. Toute la préparation avec le précédent maître, l'entraînement quasi commando, m'avait endurci et je supportais un peu mieux les moments de doute me disant que l'intérêt porté à mon maître devait être ancien de la part de l'équipe de Jeannot et que si quelqu'un avait été jugé plus apte à remplir mon rôle, ils n'auraient pas hésité à me remplacer.
L'année suivante, quand mon maître s'éteignit, Jeannot m'aménagea une place dans sa ferme. Depuis j'y vis de nombreuses expériences prenantes et souvent inattendues comme il en a le secret.
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Par : Abyme
J'ai oublié quand et où. Vers la fin des années 90, une retransmission du festival de Montreux jazz à la télé.
Nina simone était là, avec son gros chignon attaché par un tissu et son habituelle humilité, son visage reflétant celui qu'elle avait dû avoir lorsqu'elle était enfant, devant son piano, et elle semblait avoir quelque chose à dire.
Elle dit au public qu'elle allait lui raconter une histoire.
Elle étant en train d'improviser, c'était évident, et je voyais bien qu'elle était très touchée.
Mon magnétoscope était branché, alors j'ai eu l'impulsion d'appuyer sur record.
Depuis j'ai perdu l'enregistrement et impossible de le retrouver, mais j'avais traduit ce qu'elle a dit alors en s'accompagnant d'une impro au piano, et je viens de retrouver mes notes :
Les étoiles (stars),
Elles arrivent, elles repartent,
elles arrivent vite et s'en vont doucement.
elles s'en vont tel le dernier rayon de soleil.
Tout ce que vous voyez c'est la gloire,
mais on se sent seul là-haut
quand il n'y a personne avec qui partager.
Tu peux t'en soulager si tu écoutes cette histoire :
Les gens ont soif de gloire comme des athlètes dans l'arène.
Ils se brisent la nuque et rebondissent sur leurs pieds.
Certains sont couronnés, d'autres sont jetés à terre. Certains sont perdus et jamais retrouvés.
Mais la plupart ont tout vu : ils ont passé leur vie dans des cafés et des salles de concert sinistres...
Et ils ont tous une histoire.
Certains réussissent quand ils sont jeunes, avant que le monde n'ait fait son sale boulot.
Plus tard quelqu'un dira que tu as fait ton temps et qu'il faut céder la place maintenant.
C'est ce qu'ils disent.
Mais tu ne connaîtras jamais la douleur d'avoir un nom qui ne t'appartient pas.
Toutes ces années passées à oublier ce que tu sais trop bien.
Toi qui a donné ta couronne, on t'a laissé tomber.
Tu essaies de faire amende honorable sans te défendre,
peut-être en faisant semblant de n'avoir jamais vu les yeux de ces jeunes hommes
qui te suivaient pas à pas, demandaient des autographes, t'embrassaient sur la joue...
Tu n'as jamais pu croire à leur amour.
Jamais.
Certains réussissent quand ils sont vieux.
Peut-être ont-ils une âme qu'ils n'ont pas peur de mouiller,
Peut-être qu'il n'y a rien du tout...
(chanté, au bord des larmes : )
Je ne voulais pas raconter ça
je voulais raconter une histoire
comme nous en avons tous
mais je l'ai oubliée
alors je vais vous parler de l'atmosphère
qui règne au Etats Unis aujourd'hui
et qui gagne même la France
Mais je continue quand même
jusqu'à ce que je me ressaisisse...
Certaines femmes ont un corps que les hommes veulent regarder,
Alors elles l'exposent.
Des gens jouent de la guitare
Je pourrais les écouter jouer tout le temps.
Mais j'essaye quand même de raconter mon histoire
Janis Jan l'a très bien racontée
Janis Joplin l'a racontée encore mieux
et Billie Holliday encore beaucoup mieux.
Nous avons tous une histoire.
La dernière que j'apprendrai, c'est avec celle-là que je suis censée mourir.
Nina Simone nous a quitté peu après, il y a 13 ans, le 21 avril 2003, à l'âge de 70 ans. Une belle âme.
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