1. Introduction au branding

Le branding transcende la simple notion de marques physiques ou de tatouages sur le corps. Il est un acte chargé de significations profondes, englobant à la fois la démonstration d'appartenance, d'engagement, et parfois, d'identité au sein de la dynamique des relations BDSM. Ce concept tire ses origines d'une pratique ancestrale consistant à marquer un objet ou un être vivant pour symboliser la propriété ou l'appartenance. Toutefois, dans le BDSM, le branding va souvent bien au delà de ces préceptes et ne se résume par à cette notion primitive : il manifeste quelque chose de bien plus profond et plus complexe que cela.

Le branding peut se manifester sous diverses formes, allant de marques temporaires ou permanentes sur la peau, réalisées par brûlure ou coupure, à des symboles plus subtils comme le port de colliers spécifiques ou de bijoux symbolisant l'engagement envers un partenaire dominant. Il est crucial de souligner que, contrairement aux implications historiques de possession ou de domination sans consentement, le branding dans le BDSM est profondément ancré dans le consentement mutuel et la confiance entre les partenaires. Il représente souvent un acte d'engagement et de dévotion intense, reflétant une décision mûrement réfléchie et respectée par tous les individus impliqués.

Le processus de branding dans le BDSM implique une communication ouverte et approfondie, où les désirs, les limites et les significations attribuées à l'acte sont discutés longuement. Cette pratique n'est pas entreprise à la légère, car elle peut entraîner des changements physiques permanents et symboliser des engagements émotionnels profonds. Le branding est donc considéré comme une étape significative dans la relation entre partenaires BDSM, marquant une profonde confiance et une compréhension mutuelle.

Dans cet univers, le branding sert non seulement d'expression ultime de la dynamique de pouvoir et d'échange consensuel, mais aussi comme un moyen d'exploration de soi et d'affirmation dans le cadre d'une relation BDSM. Il s'agit d'une démarche qui, au-delà de ses implications physiques, porte en elle une charge émotionnelle et symbolique, témoignant de la complexité et de la profondeur des liens qui unissent les personnes engagées dans ces pratiques.

Le branding, dans le contexte du BDSM, puise ses racines dans une multitude de pratiques culturelles et historiques à travers le monde, chacune portant sa propre signification et ses propres traditions autour de la marque du corps. Cette brève exploration de son histoire et de ses origines culturelles révèle la richesse et la complexité des significations derrière le branding, notamment dans le BDSM moderne.

Le concept de marquer le corps, que ce soit par tatouage, scarification ou brûlure, est une pratique ancienne retrouvée dans de nombreuses cultures à travers le monde. Historiquement, ces marques avaient souvent pour but de signifier l'appartenance à un groupe, un statut social, des compétences, des accomplissements, ou encore servaient de protections spirituelles. Dans la Rome antique par exemple les Romains marquaient leurs esclaves et leurs soldats comme signe de propriété ou d'appartenance à une légion. Dans de nombreuses cultures africaines, la scarification était et reste une pratique courante pour marquer les étapes de la vie, l'appartenance ethnique, ou encore comme embellissement corporel.

La réappropriation de ces pratiques de marquage dans le BDSM moderne s'inscrit dans un contexte radicalement différent, où le consentement et la négociation préalable occupent une place centrale. Dans le BDSM, le branding évolue vers une expression de la dynamique de pouvoir consensuelle, de l'engagement, de la confiance et de l'appartenance entre partenaires. Cette transition marque une rupture significative avec les origines historiques de propriété et de domination sans consentement, reflétant la capacité du BDSM à réinterpréter les pratiques corporelles dans un cadre respectueux et consensuel.

Dans le BDSM, le branding symbolise souvent un engagement profond, similaire à un mariage ou à une autre forme de lien contractuel. Contrairement aux alliances ou autres signes extérieurs d'engagement, le branding est une marque corporelle qui porte en elle une dimension de permanence et de sacrifice personnel. Cette pratique peut également servir de rappel constant de la dynamique de la relation, renforçant les liens émotionnels et le sentiment d'appartenance entre les partenaires.

L'histoire du branding dans le BDSM est donc à la fois ancienne et profondément ancrée dans les pratiques culturelles à travers le monde, tout en étant réinventée dans un contexte moderne de consentement et de signification personnelle. Cette évolution reflète la capacité des pratiques BDSM à s'inspirer du passé tout en créant de nouvelles traditions qui valorisent la confiance, le consentement mutuel et l'expression personnelle.

2. Le Branding dans le BDSM : significations et symbolismes

Le branding dans le BDSM transcende la simple application d'une marque sur le corps; il se charge d'une multitude de significations, de symboliques, et d'expressions de soi profondément enracinées dans les dynamiques de pouvoir, de confiance, et d'engagement entre les partenaires. Cet aspect du BDSM reflète non seulement un acte de dévotion mais aussi une complexe intersection entre l'identité personnelle, la relation et la communauté.

Pour les individus comme pour les couples engagés dans le BDSM, le branding est souvent perçu comme un rituel ou une étape majeure. Il symbolise un engagement profond, comparable à des rites de passage traditionnels. Cette pratique peut signifier un lien inaltérable ou une étape importante dans la relation, où le marqueur et le marqué partagent une expérience intense, chargée d'émotion et de signification. Cet acte peut également être un moyen d'exprimer et de valider l'identité au sein de la relation et de la communauté BDSM, agissant comme un témoignage physique et permanent de la dynamique choisie.

Le branding peut prendre plusieurs significations, selon le contexte de la relation et les valeurs des personnes impliquées :

  • Appartenance : Pour certains, le branding symbolise l'appartenance à un partenaire dominant. Cette marque peut être vue comme un signe d'engagement et de fidélité, reflétant une profonde connexion et une confiance mutuelle.
  • Engagement : À l'instar des alliances dans le mariage, le branding peut symboliser un engagement à long terme, une promesse entre partenaires de maintenir et de respecter leur dynamique unique.
  • Expression de soi : Le branding peut également être une forme d'expression personnelle, permettant à l'individu de porter sur son corps une œuvre qui représente sa force, sa résilience, ou son identité au sein de la pratique BDSM.

Différences Entre le Branding Physique et Symbolique

Le spectre du branding dans le BDSM s'étend du physique au symbolique, chacun portant sa propre gamme de significations et de pratiques.

  • Branding physique : Les marques physiques, réalisées par des techniques telles que la brûlure ou la scarification, sont permanentes et visibles. Elles nécessitent une réflexion approfondie, une préparation et un consentement explicite, en raison de leur caractère irréversible et de l'engagement qu'elles représentent.
  • Branding symbolique : Le branding symbolique peut inclure le port de colliers spéciaux (souvent appelés colliers de soumission dans le BDSM), de bijoux, de tatouages ou d'autres objets qui, bien que potentiellement moins permanents que les marques physiques, portent une signification profonde au sein de la relation. Ces symboles peuvent être plus accessibles et modifiables, offrant une flexibilité dans l'expression de l'appartenance et de l'engagement.

3. Aspects psychologiques et émotionnels du branding

Le branding dans le BDSM n'est pas seulement une pratique physique; c'est une expérience chargée d'émotions intenses et de profondes implications psychologiques pour les personnes impliquées. Cet acte peut transformer la dynamique de la relation, renforcer la confiance et la sécurité, et exiger une communication ouverte et honnête. Explorons plus en détail ces aspects psychologiques et émotionnels.

Le branding peut avoir un impact significatif sur la relation entre les partenaires BDSM, agissant comme un catalyseur pour renforcer la confiance et l'engagement. C'est une manifestation physique d'une dynamique de pouvoir consensuelle, où le marqué accepte volontairement de porter une marque comme symbole de leur lien. Cela nécessite un niveau de confiance et de compréhension mutuelle extrêmement élevé, car le branding implique souvent une douleur et une permanence que d'autres pratiques BDSM ne comportent pas. En conséquence, le processus peut intensifier le sentiment de sécurité émotionnelle et physique au sein de la relation, les partenaires se sentant plus étroitement liés par cette expérience partagée.

Le consentement et la négociation sont les pierres angulaires de toutes les pratiques BDSM, et le branding ne fait pas exception. Avant d'entreprendre un acte de branding, une communication ouverte et détaillée est essentielle pour s'assurer que toutes les parties comprennent pleinement ce que l'acte implique, y compris les risques potentiels, les implications émotionnelles, et les attentes en matière de résultat. Cette phase de négociation permet également de discuter des motivations derrière le désir de branding, d'établir des limites claires, et de s'assurer que l'acte est véritablement souhaité et consensuel. Le consentement ici est dynamique et continu, avec un accent mis sur la possibilité de révoquer ce consentement à tout moment.

Les récits personnels de ceux qui ont vécu l'expérience du branding révèlent une gamme variée de motivations et de significations. Pour certains, le branding est un acte d'amour et de dévotion, une façon de montrer un engagement inébranlable à leur partenaire. D'autres le voient comme une forme d'expression personnelle, un moyen de se réapproprier leur corps ou de marquer une étape importante de leur vie. Les expériences vécues peuvent varier considérablement, certaines personnes rapportant une profonde satisfaction et un sentiment renforcé d'appartenance, tandis que d'autres peuvent trouver le processus plus difficile émotionnellement qu'anticipé.

Les témoignages mettent souvent en lumière le rôle crucial du support et des soins après le branding, soulignant l'importance de la tendresse, de l'attention et du respect des besoins de chacun dans la période suivant l'acte. Ces récits peuvent également offrir des perspectives sur la manière dont le branding a influencé leur perception de soi et leur place au sein de la communauté BDSM, révélant souvent un sentiment accru de confiance et d'appartenance.

Les aspects psychologiques et émotionnels du branding dans le BDSM s'avèrent donc complexes et profonds, impliquant des niveaux élevés de confiance, de communication et de consentement. Cette pratique peut renforcer les dynamiques de relation, exprimer des engagements profonds et servir d'outil puissant d'exploration et d'affirmation de soi, pourvu qu'elle soit abordée avec soin, respect et compréhension mutuelle.

4. Pratiques et procédures pour le branding

Dans la communauté BDSM, le branding peut, comme on l'a vu, prendre des formes diverses, chacune avec ses propres méthodes, implications et nécessités de soin. Les techniques de branding peuvent être classées en deux grandes catégories : temporaires et permanentes, chacune portant des considérations spécifiques en termes de sécurité, d'éthique, et de soins post-procédure.

Les méthodes temporaires de branding comprennent des pratiques telles que le branding à la cire, où la cire chaude est appliquée sur la peau pour créer des motifs temporaires, et le branding par pression, qui utilise des objets froids ou chauds pour imprimer temporairement un dessin sur la peau. Ces méthodes sont souvent appréciées pour leur caractère éphémère, permettant aux personnes de jouer avec des symboles de soumission ou d'appartenance sans la permanence des méthodes traditionnelles.

Les techniques permanentes, telles que le branding thermique où un métal chauffé est appliqué sur la peau pour brûler un motif, et la scarification, qui implique de retirer ou d'inciser la peau pour créer une cicatrice en forme de dessin, engagent un niveau de permanence et nécessitent une réflexion approfondie ainsi qu'un consentement clair de toutes les parties impliquées. Ces méthodes portent une charge émotionnelle et symbolique significative, représentant souvent des engagements à long terme ou des étapes importantes dans la dynamique BDSM.

La sécurité et l'éthique sont primordiales dans la pratique du branding au sein de la communauté BDSM. Cela commence par une éducation approfondie sur les techniques de branding, les risques associés, et les mesures de prévention des infections. Les praticiens doivent avoir une compréhension claire des soins à apporter aux marques, connaître les signes d'infection ou de complications, et savoir quand chercher de l'aide médicale. La négociation préalable, incluant le consentement informé de toutes les parties, est essentielle pour assurer que le branding est réalisé de manière éthique et consensuelle.

Le suivi et les soins après un branding sont tout aussi importants que la procédure elle-même, surtout pour les marques permanentes. Cela inclut des instructions claires sur la manière de nettoyer et de prendre soin de la zone marquée, la surveillance des signes d'infection ou d'autres complications, et le maintien d'une communication ouverte entre les partenaires sur le rétablissement émotionnel et physique. Un bon suivi garantit non seulement la guérison physique optimale mais aussi le soutien émotionnel nécessaire après un acte aussi significatif.

Le branding dans le BDSM englobe ainsi une variété de pratiques, chacune nécessitant une attention particulière à la sécurité, à l'éthique, et aux soins post-procédure. Une préparation adéquate, un consentement éclairé, et un suivi attentif sont essentiels pour assurer que ces pratiques renforcent les dynamiques de relation, expriment des significations profondes, et restent des expériences positives et enrichissantes pour tous les impliqués.


Pour en savoir plus, voir les photos et rencontrer, cliquez ici

A propos du groupe
Pourtoi62172
Créateur
a partagé quelques photos
Bonsoir à tous , je suis un homme , esclave de ses Maîtres: un couple dominateur. Pour montrer mon appartenance de soumis attitré , ils ont réalisé le branding de leurs initiales sur mes fesses . Pour le réaliser , ils utilisaient un stylo à cautériser avec l'embout pointe large à 1200 °C . Pour éviter que je bouge , ils m'avaient solidement attaché sur un banc ... Ce cérémonial d'appartenance est psychologiquement très fort , on sent ( tant physique qu' olfactif ! ) la zone de brûlure se déplacer. Par la durée de l'acte également , il soude le lien esclave / Maîtres. Le branding s'estompe progressivement avec les années . Il a été refait en 2020 sur un autre endroit de la fesse ainsi qu'en 2023 pour augmenter son contraste et sa visibilité . Je ne pensais pas que le fait de repasser sur la même zone était beaucoup plus " douloureux " ....
4 personnes aiment ça.
Pourtoi62172
Bonjour Très beau témoignage que celui là et belle photo aussi preuve de votre appartenance à vos Maîtres/Propriétaire. Devenez membre de ce groupe et soyez-en le bienvenu
J'aime 29/06/24
syvonbi
En tous cas c'est très courageux , je ne sais pas si je pourrais supporter cela , Un tatouage , oui , sans soucis .
J'aime 29/06/24
Dionysos66
Dommage que sur la première photo on ne voit qu'une fesse...
J'aime 29/06/24
@Pourtoi62172 , merci pour votre accueil ..... et pour...@Dionysos66 ... 1f62e.png
J'aime 29/06/24 Edité
Dionysos66
Voilà comment tous les esclaves devraient être marqués !
J'aime 30/06/24
Bonjour à tous. Surtout à maître Joseph. Depuis longtemps je suis soumis. J'ai un maitre régulier et on parle qqfois de branding. J insiste pas trop car j ai peur de la douleur. Mais j'ai vraiment envie de franchir le pas.je serais fier d'avoir un signe d appartenance marqué à vie
3 personnes aiment ça.
Pourtoi62172
Son marque à lui ou une marque comme cela
J'aime 13/06/24
Lady Spencer
Bonjour. La douleur est bien réelle même si elle est très brève (2 à 3 secondes) et vous avez raison de la craindre. Marqué à vie ? Non, la marque reste plusieurs années, mais pas toute la vie. Tout dépend de l'âge du marquage, remarquez. Si vous êtes marqué à 20 ans, la marque aura sûrement disparu à 80-90 ans. En revanche, marqué à 80, elle vous accompagnera jusqu'à la fin..... Pas sûr de résister au marquage à 80 ans .....
J'aime 19/06/24
Lady Spencer
Franchissez le pas, d'autant plus si vous désirez offrir cette étape à votre Maitre
J'aime 19/06/24
Geantsoumis
Il s’agit d’une brûlure au troisième degré, donc la douleur est très forte, j étais masqué, j’entendais le bruit de la peau qui grille. Ça a mis près d’un mois à cicatriser. Je ne suis plus avec cette maîtresse, la marque reste…
J'aime 22/06/24
MaloZazina
Bonsoir je me présente MaloZazina Homme bi a tendance SADO-MASO passif soumis J'aimerai tatouage ou marquage pour montré mes habitude en temps que passif soumis
2 personnes aiment ça.
Pourtoi62172
Bonjour quelles sortes de tatouage et de Branding souhaitez vous, vous faire faire.
J'aime 14/06/24
MaloZazina
(Slave) intérieur fesse gauche (Anal) Intérieur fesse Droite et plus
J'aime 14/06/24
MaloZazina
Inverser pardon
J'aime 14/06/24
Lady Spencer
Bonjour. Des tatouages, pourquoi pas, mais un marquage au fer rouge est un don fait à son ou sa dom, il scelle une étape de vie BDSM, comme un acte d'amour. C'est une réelle épreuve, pour l'un comme pour l'autre, une communion entre deux âmes. Donc, je suis réservée sur ce que vous placez derrière ce terme de marquage.
J'aime 19/06/24
soumisjean59
Bonjour à tous. Homme soumis depuis toujours je m'intéresse à tout ce qui touche au bdsm. Le branding est une pratique que je connais assez peu. Je suis donc ici pour découvrir.
1 personne aime(nt) ça.
Pourtoi62172
Lis tous les articles qui en parle et qui sont ici sur le groupe
J'aime 14/06/24
Sa marque a lui
Soyez la première personne à aimer.
DomExpprFCpl
bonjour à tous, Dominant depuis 2003, je me renseigne sur le marquage pour le futur et "imprimer ma marque" . Au plaisir d'échanger !
1 personne aime(nt) ça.
Pourtoi62172
Bonjour SomExppFCpl en regardant bien ce groupe vous trouverez chez qui faire faire votre marque et avoir des explications pour bien poser le fer pour avoir une belle et propre marque sans que votre soumis ou soumise en souffre trop longtemps sinon mettez votre question ici et un ou plusieurs membres auront la réponse à vous donner
J'aime 07/06/24
Geantsoumis
Mon marquage a été réalisé à l aide d une aiguille chauffée et posée sur la peau pour faire un trait
J'aime 07/06/24
Pourtoi62172
Bonjour geantsoumis Montrez votre marque pour DomExppFCpl puisse la voir en illustration de ce que vous avez écrit en lui répondant.
J'aime 07/06/24
syvonbi
Geantsoumis , c'est discret , mais bien placé apparemment , On aimerai voir ça en plus large ,svp
J'aime 08/06/24
MaloZazina
Ou trouver materieL pour marquage soumis?
Soyez la première personne à aimer.
Pourtoi62172
Regardez dans les premiers post sur ce groupe il y à des adresse pour faire fabriquer les fers pour Branding
J'aime 06/06/24

"Abnegation"' d'Eva Delambre


Abnégation d'Eva Delambre est un roman  qui plonge les lecteurs dans l'exploration de la soumission BDSM avec une certaine sophistication. Sia, soumise accomplie, rêve de se perdre dans l'abandon total à son Maître, renonçant à tout pour atteindre la perfection dans la soumission. Ce livre explore les limites de l'abnégation et pose des questions profondes sur la nature de la soumission et de l'abandon.

Sia aspire à l'abnégation ultime, un renoncement total pour son Maître. Dans un huis clos intense, elle est confrontée à des épreuves qui repoussent ses limites. Son Maître, intransigeant et exigeant, la guide dans ce cheminement ardu. Sia s'abandonne corps et âme, mais jusqu'où peut-elle aller avant de se perdre elle-même?

Eva Delambre parvient plutôt brillamment à capturer l'essence du BDSM et de la relation Maître/soumise dans ce livre. Les lecteurs sont transportés dans un univers où la psychologie de la soumise est décortiquée avec une précision remarquable. La profondeur des personnages, en particulier celle de Sia, rend le récit poignant et immersif.

La plume d'Eva  Delambre est fluide et élégante, rendant les scènes les plus éprouvantes supportables et fascinantes. La quête de Sia vers l'abandon total est décrite avec une intensité qui pousse les lecteurs à s'interroger sur la nature même de la soumission extrême.

Malgré le côté extrême de la soumission, l'ouvrage montre que chaque acte de soumission reste profondément humain et pourra s'avérer enrichissant pour toutes les aspirantes soumises afin de mieux comprendre la réalité de cette dynamique. Eva Delambre parvient à embarquer les lecteurs, et nombreux seront celles et ceux qui ne pourront s'empêcher de lire le livre d'une traite, tant la lecture peut s'avérer difficile à lâcher. L'auteure bouscule les perceptions et pousse lecteurs et lectrices à réfléchir sur la recherche de l'abnégation et l'importance de comprendre ce besoin profond de soumission extrême.

Abnégation sera un ouvrage incontournable pour celles et ceux qui s'intéressent au BDSM et à la dynamique de la soumission. Eva Delambre offre une exploration profonde et nuancée de ces thèmes, et livre une ode à la complexité des relations Maître/soumise. Que l'on soit novice ou averti(e), ce livre incite à la réflexion et à une meilleure compréhension de l'abandon total.

Acheter ce livre
MaloZazina
Ou trouver matériel pour marquage soumis?
Soyez la première personne à aimer.
maitresamson
Sur amazone
J'aime 06/06/24
Pourtoi62172
Bonsoir A tous les nouveaux Membres de ce groupe soyez les bienvenus. Faites nous une petite présentation de vous pour que nous sachions qui vous ETES et pourquoi devenir Membres de ce groupe. Merci de votre compréhension car c'est la moindre des choses de ce présenter quant on rentre dans un Groupe. Bien à vous. Pourtoi62172
J'aime 06/06/24
maitresamson
Suite a plusieurs demande pour marquage , je me renseigne.
Soyez la première personne à aimer.
Soumis Gynarchique
Bonsoir connaissez-vous un professionnel pour marquer au fer rouge un esclave gynarchique ? Merci
J'aime 06/06/24
maitresamson
Perso non
J'aime 06/06/24
Pourtoi62172
Bonsoir A tous les nouveaux Membres de ce groupe soyez les bienvenus. Faites nous une petite présentation de vous pour que nous sachions qui vous ETES et pourquoi devenir Membres de ce groupe. Merci de votre compréhension car c'est la moindre des choses de ce présenter quant on rentre dans un Groupe. Bien à vous. Pourtoi62172
J'aime 06/06/24
Pourtoi62172
Bonsoir A tous les nouveaux Membres de ce groupe soyez les bienvenus. Faites nous une petite présentation de vous pour que nous sachions qui vous ETES et pourquoi devenir Membres de ce groupe. Merci de votre compréhension car c'est la moindre des choses de ce présenter quant on rentre dans un Groupe. Bien à vous. Pourtoi62172
Pourtoi62172
a partagé une photo
Cette photo va avec le texte ci-dessous
Pourtoi62172
Origine des marques : au commencement était le brandon… 16 AOÛT 2013 PAR HERVÉ MONIER On a parfois l’impression que les marques sont un phénomène relativement récent. Il n’en est rien. Celles-ci existent, de fait, depuis de nombreux siècles et ont eu comme première fonction d’authentifier l’origine ou le propriétaire d’une marchandise. L’étymologie du mot « marque », dans les différentes langues, démontre bien cette signification et relie directement la marque à l’action de marquer un objet ou un bien. Ainsi, tandis que les termes espagnols et portugais (marca), allemand (mark) et français (marque) découlent directement du latin margo, qui désigne à la fois une borne de pierre et la notion de signe, le terme anglais brand est plus précis et provient quant à lui du vieux français « brandon », qui désignait le fer porté à incandescence dont les propriétaires de bétail se servaient pour marquer leur bête… Un fer dont les marchands d’esclaves firent un sinistre usage en marquant également leur précieuse « marchandise »… … De là à associer le branding/marquage à un « asservissement » (du consommateur par les marques), il y a un pas que certains n’hésitent pas à franchir, à l’heure où les marques sont de plus en plus appropriées individuellement comme signes de reconnaissance et de « marquage social », en particulier. Je me garderai pour ma part d’une extrapolation aussi « radicale » ;-)
Pourtoi62172
Bonsoir à tous les nouveaux Membres de ce groupe soyez les bienvenus. Il serait bien que les derniers membres se présentent pour que l'on sachent qu'ils ou elles sont. Je pense que c'est la moindre des choses.
2 personnes aiment ça.
Pourtoi62172
Bonjour à vous Lady Spencer et à vous Maitref34 de ce soutien à la présentation des nouveaux membres de ce groupe et je vous souhaite à tous deux une excellente journée.
J'aime 29/05/24
Geantsoumis
a partagé une photo
Marquage de ma maîtresse Nicole, sous les couilles, avec aiguille chauffée rouge.
5 personnes aiment ça.
Pourtoi62172
Bonjour et bienvenu sur le groupe. Faite nous une petite présentation de vous et ce que vous recherchez pour que l'on vous connaisse un peu plus.
J'aime 25/05/24
mimosa48
bonsoir, merci pour l'acceptation dans le groupe
Soyez la première personne à aimer.
novicesoumis
bonjour mimosa48, bienvenu dans le groupe
J'aime 20/05/24
mimosa48
bonjour, merci beaucoup
J'aime 20/05/24
slave de MAÎTRESSE M-M
Bienvenue
J'aime 20/05/24
Pourtoi62172
Bonjour soumis et bienvenu sur le groupe. Je suis le créateur de cette espace sur le Branding. Si vous êtes marqué au rouge donnait nous vos impressions et si vous avez des photos de votre marquage vous pouvez les mettre aussi. Par contre si c'est pour des renseignements posait vos questions je pourrais peut-être y répondre ou autres membres du groupe se feront un plaisir d'y répondre.
J'aime 20/05/24
mimosa48
Je vous remercie à touse de votre gentillesse
J'aime 20/05/24
Cshe
Bienvenue #mimosa48 , ❝࿋𝕮𝖘𝖍𝖊࿋❞
J'aime 20/05/24
Dionysos66
Bienvenu Mimosa48 !
J'aime 22/05/24
Pourtoi62172
Nouveau document sur le Branding BRANDING Marquer la peau au fer rouge Le fer chaud dans le BDSM L’un des moyens les plus clairs de démontrer et de capturer la domination qu’une partie dominante a sur un soumis est le branding, c’est-à-dire laisser une marque brûlante sur la peau. En pratiquant cette dernière, le praticien BDSM rappelle que celle-ci étaient déjà inscrites dans le code pénal français du premier empire, lorsque les voleurs étaient marqués d’une fleur de lys, ou qui existaient déjà dans la signalétique des hommes destinés aux galères, chez les esclaves noirs du Sud-américain ou dans les anciennes tribus australiennes ou africaines. Où l’acte de marquer sa peau en rouge était compris comme un rite de passage à l’adolescence ou comme une simple parure corporelle. Cette dernière signification de l’utilisation de la marque est celle qui est actuellement utilisée dans les salons de tatouage pour satisfaire les clients qui veulent avoir le signe d’une marque brûlante sur leur peau. Aujourd’hui, les praticiens du branding peuvent choisir entre deux types de techniques. La première s’appelle Strike et est la plus traditionnelle. Il est en fer forgé. La seconde est appelée cautérisation et est réalisée avec un électro-cautériseur. Sans aucun doute, cette deuxième option est beaucoup moins élégante que la première et beaucoup moins attrayante lorsqu’il s’agit de réaliser une cérémonie BDSM dans laquelle le marquage au rouge est un élément fondamental. Le résultat de l’acte de marquage chauffé au rouge dépendra d’un certain nombre de facteurs. Les deux plus importants seront la température atteinte par le fer et la pression exercée avec lui sur la peau de la personne marquée. Durcissement de marque à chaud Ce qui est vraiment important lors de la pratique du Branding, au-delà du caractère spectaculaire de l’action et des connotations de dominance intrinsèques à cette pratique, ce sont les mesures sanitaires qui sont prises pour éviter que la plaie produite par le fer chaud ne s’infecte. L’hygiène de la zone brûlée est essentielle pour éviter une telle infection. Pour que cette hygiène soit adéquate, plusieurs choses doivent être prises en compte. La première d’entre elles est de ne pas toucher la zone avec vos mains. Vous n’avez pas non plus besoin de gratter ou d’enlever les croûtes. La première chose à laquelle il faut penser est que la blessure laissée par le marquage est une brûlure au troisième degré et doit être traitée comme telle. Une brûlure au troisième degré est une brûlure dans laquelle la peau a été complètement détruite et, par conséquent, rendue inutile pour obtenir la protection dont le corps a besoin. Pour assurer une bonne hygiène de la plaie, la plaie doit être lavée deux fois par jour. Pour effectuer ce lavage, vous devez utiliser un type de liquide antibactérien, de savon ou d’antiseptique doux. En aucun cas, l’alcool, le peroxyde d’hydrogène ou toute pommade ne doivent être utilisés. L’utilisation de ces produits peut provoquer des irritations et, en même temps, retarder la récupération de la zone. L’utilisation d’un gel d’aloe vera pendant les premiers jours après la marque de rouge-chauffé pourrait être conseillée. Le gel d’aloe vera peut aider à rafraîchir la zone ciblée. Si vous utilisez n’importe quel type de liquide antiseptique pour guérir la brûlure causée par le marquage, recherchez un produit contenant du chlorure de benzalkonium, un désinfectant, bactéricide et inhibiteur de l’activité virale qui aidera à prévenir l’infection de la zone marquée au rouge. Le liquide antibactérien idéal est celui qui est généralement utilisé pour prendre soin de l’oreille. Une fois placé, il faut le laisser sécher sans rincer la zone sur laquelle il a été placé. Si vous utilisez du savon, recherchez un savon doux avec peu de produits chimiques supplémentaires. Les savons à la couleur intense ou avec beaucoup d’arôme ne sont pas les plus appropriés car les deux qualités (couleur et arôme intenses) sont obtenues grâce à l’utilisation de ces produits chimiques qui, dans ce cas, ne sont pas les plus recommandés lorsqu’il s’agit de traiter les plaies causées par le marquage. Après avoir lavé la zone (toujours avec des mains absolument propres et en éliminant toutes les sécrétions sèches qui se trouvent lâches), rincez la zone et séchez-la soigneusement avec une lingette propre. Le temps nécessaire à la formation et à la disparition de la croûte produite par la pratique du marquage est généralement compris entre 2 et 6 semaines. La formation de tissu cicatriciel se produit entre 2 et 12 mois. Ce document est traduit d’un texte en Espagnol sur info Bdsm dont voici le titre ORIGINAL : Branding: marcando la piel al rojo vivo
Soyez la première personne à aimer.
Pourtoi62172
(Suite et fin du texte sur le Branding) Conclusion L’une des caractéristiques partagées par la majorité des techniques de marquage corporel est leur inscription dans le temps long. Certes, des procédés de « détatouage » existent, notamment à l’aide d’un laser médical. Le résultat dépend principalement de la manière dont a été pratiqué le tatouage à l’origine, de la nature et de la quantité des pigments utilisés et enfin de l’ancienneté du tatouage. Pour des techniques plus invasives telles que le piercing, le stretching ou la scarification par exemple, il est nécessaire de recourir à la chirurgie esthétique. Mais le retour de la partie du corps concernée, à son état originel parfait, n’est jamais garanti par le praticien intègre. Dans ses nombreux travaux sur le sujet, David Le Breton (2002) constate que pour la majorité des cas de tatouage ou de piercing, l’acte est aujourd’hui issu d’un (long) processus de réflexion où la conscience de la pérennité du signe est intégrée. Si au cours des dernières décennies, la vulgarisation et la démocratisation des pratiques et des techniques ont fait croître, notamment dans les sociétés occidentales, le nombre d’adeptes du marquage corporel, la part des individus souhaitant se débarrasser de la marque à plus ou moins long terme est elle aussi en augmentation. Le temps de conservation d’un tatouage ou d’un piercing avant de ressentir le besoin de le supprimer est lui aussi en diminution, par rapport à la même observation scientifique réalisée dix ans auparavant (2006 vs 1996). Parmi les motivations au retrait recensées les plus régulièrement, on peut noter le reniement d’un passé particulier, la volonté de changer d’identité, un sentiment de se sentir différent/unique très atténué, l’appartenance à une sous-culture/un groupe qui n’est plus d’une actualité pertinente, la recherche d’un nouvel emploi et le sentiment qu’un tatouage pourrait être perçu défavorablement… renforçant ainsi l’idée que le tatouage subit aujourd’hui encore des connotations sociétales négatives (Armstrong et al., 2008). Même si les fondements théoriques de la stratégie de marque appellent à une pérennité des codes d’expression, afin de favoriser mémorisation et capitalisation en termes d’image, la réalité impose souvent ses contraintes. Certaines marques meurent et disparaissent. D’autres sont achetées ou fusionnées. D’autres encore optent pour un changement de nom plus en accord avec leur identité du moment… Sans évoquer qu’un même nom de marque, un même logo, un même emblème peut également bénéficier d’une évolution graphique modifiant tout ou partie de ses formes et couleurs originelles. En 1994, Commodore, la marque informatique très communautaire (créée en 1955) cessa ses activités. En 1998, la pomme multicolore emblématique de la marque Apple (en vigueur depuis 1976) changea d’apparence pour une version unicolore, puis en relief. À partir de 1998, Nike mit en retrait le slogan « Just do it » (introduit sans sa communication publicitaire en 1988) pour le remplacer par « I can » ; puis ce fut le nom de marque « Nike » lui-même qui s’effaça au profit de la seule virgule (swoosh, créé en 1971), emblème du groupe. En 2001, le crocodile emblème de la marque Lacoste a subtilement changé (par rapport à la version utilisée depuis 1982) et en 2011, c’est la graisse de la police du nom de marque qui s’est affinée. En 2009, le logo du logiciel Quicktime évolua une nouvelle fois à l’occasion de la version 10, pour son 40e anniversaire, la marque de cafés Starbucks fit une nouvelle fois évoluer son logo (la version 3 était vigueur depuis 1992) en supprimant son nom et son activité principale, pour ne conserver que la sirène identitaire de la marque stylisée sur le fond d’un disque vert. Le point commun entre ces différents exemples illustratifs est que ces noms de marque ou ces logos font partie des demandes courantes du Human branding pour le tatouage. Le motif qui se voulait « tendance », expression d’une mode, ou image d’un attachement exacerbé à la marque perd alors de sa signification, attaché qu’il devient à une marque, un emblème, un logo ou un slogan qui n’est tout simplement plus. Il existe toutefois des cas, plus rares certes, de Human branding pour des marques déjà disparues. Ils sont motivés par la nostalgie, comme par exemple pour les marques Atari ou Zune ou pour le logo de la pomme multi couleur de Apple. Si l’étude sociologique de la population porteuse d’une marque corporelle est aujourd’hui relativement bien renseignée à propos des sociétés occidentales et en particulier pour les pays anglo-saxons, elle reste plus confidentielle pour les pays latins comme la France. Une histoire chrétienne principalement catholique contribue à expliquer cette différence compte tenu de la réprobation à son sujet (le tatouage est proscrit dans l’Ancien Testament, Lévitique 19, verset 28), mais également le fait que ce mode d’expression n’a bénéficié que plus récemment d’un engouement de la part d’une plus vaste population. Le cas particulier du Human branding nécessite donc d’autres recherches pour une analyse plus fine des individus intéressés et une meilleure compréhension des motivations. A fortiori en Europe et plus particulièrement en France, car les marquages corporels d’une marque commerciale sont encore relativement rares par rapport aux cas identifiés aux États-Unis par exemple. Si depuis les Modern primitives le marquage corporel a bénéficié un effet de mode qui a contribué à susciter de nouvelles motivations et donc de nouveaux adeptes, il constitue aujourd’hui un mode d’expression à part entière. Au sein de ce mode d’expression, le Human branding représente un cas particulier symbolisant un attachement si profond à une marque et/ou à l’un de ses codes de communication, que l’individu se l’approprie dans sa chair même. Dans son livre Lovemarks, le publicitaire Kevin Roberts (Saatchi & Saatchi) met en avant l’idée selon laquelle ces marques auxquelles on s’attache tant, « les Lovemarks n’appartiennent ni aux fabricants, ni aux producteurs, ni aux entreprises, mais à ceux qui les aiment » (Roberts, 2004). Sans s’appuyer sur un fondement économique ou légal, le Human branding nous paraît illustrer une forme d’appropriation symbolique extrême, charnelle et fusionnelle entre la marque et son adepte. Syncrétisme moderne personnel, en partie justifié par la contemporanéité, la puissance ressentie de l’attachement à la marque et la volonté duale ambivalente d’être différent dans l’expression de cet attachement, mais également conforme quant aux codes d’expression que l’on s’approprie, le Human branding fait pénétrer dans la chair de l’adepte un puissant signe d’attachement à une marque pérenne et reconnaissable, mais dont la réciprocité du sentiment et l’éternité du code d’expression demeurent très incertaines. Références bibliographiques ARMSTRONG M.L., ROBERTS A.E. Roberts, KOCH J.R., SAUNDERS J.C., OWEN D.C. et ANDERSON R.R. (2008), « Motivation for contemporary tattoo removal - A shift in identity », Archives of Dermatology, Vol. 144, n°7, 879-884. ARNOULD E.J. et THOMPSON C.J. (2005), « Consumer Culture Theory (CCT): Twenty years of Research », Journal of Consumer Research, Vol. 31, mars, 868-882. ATKINSON M. et YOUNG K. (2001), « Flesh journey: neo primitives and the contemporary rediscovery of radical body modification », Deviant Behavior, Vol. 22, 117-146. HOLT D.B. (2004), How brands become icons: The principles of cultural branding, Harvard Business School Publishing Corporation, Boston, MA, Etats-Unis. KOCH J.R., ROBERTS A.E., ARMSTRONG M.L. et OWEN, D.C. (2010), « Body art, deviance, and American college students », Social Science Journal, Vol. 47, n°1, 151-161. LAUMANN A.E. et DERICK A.J. (2006), « Tattoos and body piercings in the United States: a national data set », Journal of the American Academy of Dermatology, Vol. 55, 413-421. LE BRETON D. (2002), Signes d’identité – Tatouages, piercings et autres marques corporelles, Editions Métailié, Paris. MÜLLER E. (2012), « Poétique du sauvage – Une pratique du tatouage dans le monde contemporain », Thèse de Sociologie, sous la direction du professeur David le Breton, Université de Strasbourg, Ecole doctoral des Sciences de l’Homme et de la Société, Culture et Sociétés en Europe. MUNIZ A.M. et O’GUINN T.C. (2001), « Brand community », Journal of Consumer Research, Vol. 27, n°4, mars, 412-432. PATTERSON M. et SCHROEDER J. (2010), « Borderline: skin, tattoos and consumer culture theory », Marketing Theory, Vol. 10, n°3, 253-267. PENTINA I. et SPEARS N. (2011), « Reasons behind body art adoption: what motivates young adults to acquire tattoos? », Journal of Consumer Behaviour, Vol. 10, n°1, 73-94. ROBERTS K. (2004), Lovemarks: le nouveau souffle de marques, Organisation, Paris. SCHEMBRI S. (2009), « Reframing brand experience: the experiential meaning of HarleyDavidson », Journal of Business Research, Vol. 62, 1299-1310. VENKATRAMAN M.P. (1989), « Opinion leaders, adopters, and communicative adopters: a role analysis », Psychology & Marketing, Vol. 6, printemps, 51-68. WOHLRAB S., STAHL J. et KAPPELER M.P. (2006), « Modifying the body: motivations for getting tattooed and pierced », Body Image, Vol. 4, 87-95.
Soyez la première personne à aimer.
Merci maXou.Katantra d'être membre bienfaiteur de la communauté BDSM.FR et de participer à l'élaboration et l'organisation de la vidéothèque gratuite.
Pourtoi62172
(Suite du texte sur le Branding) 2.2 La marque, icône moderne idolâtrée Au XIXe siècle en Europe, la médiatisation de pratiques d’art corporel par divers membres de familles royales a contribué à (re)valoriser la pratique et à l’éloigner des stéréotypes négatifs sous-jacents jusqu’alors. Au Royaume-Uni, le Roi Edouard VII et l’un de ses fils, qui règnera sous le nom de George V, furent certainement les figures les plus emblématiques d’une dédramatisation du tatouage, propice à sa vulgarisation (4) . Mais ce sont les célébrités principalement issues des univers du sport et du spectacle en général qui, dans la dernière partie du XXe siècle, ont le plus largement contribué à modifier la perception et le sens du marquage corporel, et du tatouage en particulier. Trois raisons essentielles ont contribué à favoriser l’influence de ces leaders d’opinion. # Le sens. Les tatouages pratiqués par ces célébrités sont souvent réalisés dans un but d’individualité esthétique. Mais nombre d’entre eux sont aussi porteurs d’un sens voulu profond et plus ou moins caché. Un symbole tibétain d’indivisibilité sur la peau de l’actrice Alyssa Milano, des idéogrammes japonais d’un « nouveau début » sur celle de la chanteuse Janet Jackson, une citation (5) tirée de l’œuvre du tragédien romain Accius (170-86) parmi les nombreux tatouages du footballeur David Beckham… Tous ces signes racontent une histoire qui est plus ou moins identifiable par le spectateur et plus ou moins révélée par le porteur. Une illustration du mélange permanent et entretenu d’une exposition médiatique obligatoire de la star et de nécessaires « secrets » plus ou moins intimes de sa vie. # L’exposition. Ces tatouages sont pour la plupart visibles du grand public. Soit parce qu’ils ont été réalisés à dessein sur une partie généralement exposée de la peau. Soit parce qu’ils couvrent désormais une partie trop importante du corps pour être dissimulés. L’idéogramme chinois illustratif de la force dans le cou de l’actrice Megan Fox. Une citation de Théodore Roosevelt sur l’avant-bras gauche de la chanteuse Miley Cyrus ou la longue incantation en khmer inscrite sur l’omoplate gauche de l’actrice Angelina Jolie par exemple (6) . Leur exposition rend possible le partage de leur sens avec les autres. Elle rend le détail symbolique d’un message non-dit à destination des regardeurs, au sens de Daniel Arasse. Naturellement, cette exposition est aussi source directe d’influence, propice à l’adoption et à la reproduction par les fans. (4) - En 787, le Synode du Calcuth (Northumberland, Angleterre) avait banni toute forme de tatouage. Le but non avoué était clairement d’ostraciser les Pictes du Poitou, d’Angleterre et d’Ecosse, pour qui la pratique du tatouage était coutumière. (5)- La citation tatouée « Lets them hate me as long as they fear me » est supposée être la traduction adaptée du latin « Oderint dum metuant », extrait de la pièce Atreus. (6)- Le tatouage de Miley Cyrus est extrait d’un discours prononcé à l’Université de la Sorbonne, par le président américain Theodore Roosevelt, en visite à Paris le 23 avril 1910, « So that his place shall never be with those cold and timid souls who neither know victory nor defeat » Il signifie : « Que sa place ne soit jamais celle de ces âmes froides et timides qui ne connaissent ni la victoire, ni la défaite » supposé rappeler que la critique (objet du passage du discours) importe peu. – Le tatouage d’Angelina Jolie est en pāli, langue indo-aryenne qui est aujourd’hui essentiellement liturgique. Il signifie : « Que tes ennemis fuient loin de toi. Que les biens que tu acquières soient tiens à jamais. Ta beauté sera celle d'Apsara. Où que tu ailles, nombreux seront ceux qui t'assisteront, te serviront et te protègeront ». Cette langue khmère originelle est notamment destinée à rappeler l’origine cambodgienne de Maddox Chivan, l’un des fils adoptifs de l’actrice. # La médiatisation. Au-delà de l’exposition, ces marquages corporels sont relayés par les media, au fur et à mesure qu’ils apparaissent sur la peau des célébrités. Leur exhibition en première de couverture, par des supports non spécialisés dans le marquage corporel, contribue à la vulgarisation du phénomène. Plus puissant encore, le Web est un vecteur de diffusion universel, peu coûteux et quasi permanent qui favorise la diffusion (illustrée) de ces marquages sur l’ensemble de la planète, sans distinction de cible. La combinaison de ces trois facteurs amena à ce que ces célébrités servent involontairement de déclencheurs déculpabilisateurs. Des leaders d’opinion qui utilisaient leur peau pour exprimer, publiquement et ostensiblement, ce en quoi elles croyaient ont inconsciemment ouvert la porte aux idolâtries les plus variées, invitant à des comportements similaires. En agissant de même, l’individu lambda était alors lui aussi socialement actif et connecté à la société (Venkatraman, 1989). Accessible ou non, une marque suscite parfois un sentiment d’attachement si fort qu’elle devient culte dans l’esprit de son fidèle adepte, une icône appelant à la dévotion tant elle paraît rythmer la vie du consommateur concerné (Holt, 2004). Or, le tatouage et plus encore le piercing ou la scarification, constituent de surcroît des actes symboliques forts, de pénétration de la peau, souvent dans la douleur. Des actes qui ne sont pas sans en rappeler d’autres, des actes de contrition religieuse personnelle, voire de sacrifices fanatiques individuels. On observera d’ailleurs que l’essor du Human branding (années 1990) correspond à celui d’une démarche marketing nouvelle dénonçant la production de masse et l’uniformité anonyme de l’offre, peinant à séduire une société déjà suréquipée. Une démarche aspirant à répondre au mieux aux attentes des consommateurs en s’adressant à lui en personne (one-to-one) et en personnalisant (customization) justement l’offre qui lui est faite. Or, le marquage corporel est lui aussi une forme de « personnalisation » identitaire. Cette identité qui est au centre de la Consumer culture theory (CCT) selon Arnoud et Thompson (2005). Au-delà de la notion de contrôle du corps qu’il suppose, le Human branding illustre la volonté identitaire de le personnaliser en choisissant la marque commerciale ou le symbole de marque que l’on affectionne, en déterminant la technique de marquage plus ou moins douloureuse et pérenne qui sera utilisée et en définissant l’endroit précis où cette marque sera apposée.
Pourtoi62172
(Suite du texte sur le Branding) 2. Tribalisme moderne par émulation ou identité singulière choisie Les débuts de l’histoire moderne du tatouage dans la seconde moitié du XIXe siècle l’associent souvent d’une part à la marginalité d’individus issus des classes populaires de la société, d’autre part à des communautés de fait telles que les prisonniers, les marins, ou plus tard les beatniks, les hippies et les punks, ou encore les basketteurs ou les footballeurs, par exemple. Conséquence de ces racines historiques connotées, l’image du tatouage est souvent négative, liée à la criminalité, à une personnalité instable, à un comportement subversif, à des pratiques clandestines, à un tribalisme sauvage et asocial… Plusieurs travaux de recherche documentent aujourd’hui encore la propension à un comportement déviant voire criminel dans le futur, chez les jeunes individus expérimentant tatouage, piercing ou scarification (Laumann et Derick, 2006 ; Koch et al., 2010). Mais comme évoqué plus haut le marquage corporel moderne, et plus particulièrement le tatouage, diffèrent aujourd’hui considérablement à propos de leurs motivations comme de leurs populations récipiendaires, de ce qu’ils furent historiquement. Il ne semble plus y avoir de population spécifique, d’ethnie désignée, d’âge particulier, de sexe privilégié, de classe sociale type… (Wohlrab, Stahl et Kappeler, 2006). Si des groupes, des communautés ou des tribus modernes peuvent être identifiées, il faut les rechercher ailleurs que dans les stéréotypes historiques du marquage corporel. Non que ces stéréotypes aient disparu, l’univers carcéral est toujours très propice au tatouage par exemple et certaines sous-cultures continuent à voir dans le piercing un signe de rejet de la société de consommation. Mais la diversification des motivations a conduit à la formation de nouvelles tribus et de nouvelles idoles. 2.1 L’influence du groupe identitaire À ce jour, la marque américaine de motocycles Harley-Davidson est celle qui est la plus sujette au Human branding, principalement sous la forme de tatouages multiples et variés. Marque iconique, Harley-Davidson bénéficie d’une communauté de marque (essentiellement relayée par des « bikers » du Harley-Davidson Owners Group) partageant les mêmes valeurs et les mêmes comportements de consommation (Holt, 2004). Mais à l’instar du marquage corporel en général, les récipiendaires de tatouages symboliques de la marque ont beaucoup évolué. L’association stéréotypée aux motocyclistes patibulaires criminels et abondamment tatoués, membres des Hells Angels a vécu. Le Humand branding des codes de la marque Harley-Davidson est toujours très usité, mais il est désormais partagé par des récipiendaires émanant de toutes les couches et de toutes les classes de la société (Schembri, 2009). Un groupe de référence n’est pas nécessairement réel, il peut être imaginaire. Il réunit de manière factuelle ou virtuelle, des individus qui partagent les mêmes attitudes, comportements, modes d’évaluation et/ou aspirations. Le Human branding est alors un moyen d’exprimer cette proximité avec l’autre, avec le groupe. Un signe, plus ou moins exposé, de reconnaissance et de partage des valeurs du groupe. Un signe allant parfois jusqu’à l’appartenance qui place, plus ou moins visiblement, l’individu porteur au sein du groupe dont il aspire faire partie. L’un des symboles de marque les plus sollicités des tatoueurs est Mario, le personnage de la marque de jeux vidéo éponymes, de la société japonaise Nintendo. Ce petit personnage, plombier italo-américain quelque peu stéréotypé, est aujourd’hui symbolique de l’appartenance à une communauté particulière de joueurs fidèles (gamers). Ce tatouage (associé ou non au nom de la marque Nintendo pour les joueurs les plus attachés) identifie, entre eux et au vu des autres, les adeptes d’une culture « geek » du jeu, les membres d’un groupe qui expriment leur passion partagée, les fans d’une histoire débutée en 1981 avec la sortie du jeu d’arcade Donkey Kong. Hormis à l’occasion de réunions dédiées (brandfests), ces tribus modernes ont la caractéristique de ne pas rassembler des individus qui vivent nécessairement ensemble, comme au sens ethno-topographique du terme tribu. Ces tatouages, plus ou moins ostentatoires, constituent alors un repère permettant une identification automatique et immédiate d’un membre du groupe, passionné, déclaré et affiché. Ces individus sont en général des consommateurs très fidèles de la marque, plus tolérants que les autres quant à d’éventuels problèmes de qualité, propices à vanter ses mérites et ceux de ses produits (Muniz et O’Quinn, 2001). Congrégation moderne d’« hommes-sandwich » volontaires et permanents, bien que non sollicités par la marque, ils forment un groupe d’un nouveau genre, au sein duquel l’affiliation tribale exprimée suggère pour l’initié, des émotions et des croyances positives partagées à propos de la marque. Les tatouages de marques arborés sont d’ailleurs souvent monothématiques. Si en général, nombre de tatouages restent faits par émulation ou par impulsion, c’est a priori rarement le cas du Human branding. « Trois ans que j’attendais pour avoir mon swoosh sur la hanche, là ; le temps de décider de la taille, de où le mettre et surtout quel tatoueur en avait déjà fait, pour être sûre qu’il serait réussi », Laurène (23 ans) ; « J’étais même pas au lycée quand mes parents m’ont acheté ma première paire et je connaissais déjà tout d’elle. Trop bien. Et puis l’année d’après j’ai vu I Robot (3) et j’ai commencé à vouloir le tatouage de la All-Star, mais c’ était lourd avec les parents », Kevin-Al (16 ans) qui a patienté/argumenté plus de cinq ans ; « Je ne me souviens plus depuis quand je le voulais, mais ça fait vraiment longtemps […] Mes parents étaient contre en me disant que si j’en avais encore envie à 18 ans, alors je pourrais peut-être le garder pour la vie. Je les ai écoutés, ça m’a permis de réfléchir et je l’ai fait » Gratien (19 ans) qui porte sur le biceps du bras droit le logo Air Jordan, de la marque de sport éponyme, symbolisée par la silhouette du basketteur Michael Jordan en extension marquant un panier. (3) - I Robot est un film américain de science-fiction réalisé par Alex Proyas en 2004, avec l’acteur Will Smith. L’action se déroule en 2035 et le personnage interprété par Will Smith, le détective Del Spooner, chérit sa paire de baskets Converse All-Star, qui fait l’objet d’un placement de produits conséquent.
Cliquez sur l'image pour rejoindre le salon
Pourtoi62172
(Suite du texte sur le Branding) 1.2 Human branding, éléments de description L’expression anglo-saxonne Human branding est utilisée en marketing pour désigner un marquage corporel, dont le motif n’est autre que le nom d’une marque commerciale, son logo ou son emblème. Ce détournement par le marketing ne doit pas être confondu avec l’expression « body branding » ou encore simplement « branding » qui, dans l’univers de l’art corporel désigne l’ensemble des gravures de la peau par brûlure plus ou moins profonde. Sans traduction officielle en français à ce jour, le Human branding permet de décrire un marquage corporel, plus ou moins permanent, très particulier et illustratif d’un phénomène relativement récent, puisqu’il s’est réellement développé à la fin des années 1990 en Californie (EtatsUnis). Les marques commerciales faisant le plus l’objet de coupes de cheveux illustratives de leur logo, de maquillage dédié représentant leur emblème, du port de lentilles de contact décorées au nom de la marque, de tatouages voire de scarifications représentatives de leurs codes identitaires, sont en général des marques dites globales. Autrement dit des marques dont la notoriété est planétaire. Des marques qui sont également souvent qualifiées d’« aspirationnelles », un néologisme qualificatif lui-aussi emprunté à la langue anglaise (aspirational) et décrivant en communication publicitaire, des marques qui offrent ce à quoi la cible aspire. C’est ainsi que les marques de sport telles que Puma, Adidas ou Nike, mais également des marques automobiles comme Ferrari, Audi ou Maserati, ainsi que des marques de luxe comme Dior, Gucci ou LVMH sont parmi les plus concernées par ce phénomène. Divers auteurs mettent en avant des différences motivationnelles en fonction de la technique utilisée. Mais l’étude à spectre large conduite par Wohlrab et ses collègues confirme que pour les deux principales techniques de marquage corporel que sont le tatouage et le piercing, les motivations sont très proches (Wohlrab, Stahl et Kappeler, 2006). À l’instar des travaux de Atkinson et Young (2001), nombre de recherches sont parvenues à la conclusion que la modification du corps, à l’aide d’un marquage corporel, illustrait de manière plus ou moins avérée, la volonté d’être « différent » des autres. La capacité de prendre le contrôle sur son propre corps et de décider de sa « modification ». La possibilité de disposer sur sa propre chair, d’un signe unique, choisi voire créé de toute pièce pour la circonstance, et représentatif de l’individualité de l’être. D’où, au-delà des motivations traditionnelles et rituelles identifiées dans un passé lointain comme exposé supra, le fait que dans une période plus récente (du début du XXe siècle à nos jours) le tatouage, le piercing et la scarification aient souvent été associés à des sous-cultures, marginales, parfois corporatistes ou communautaires. Signe de rébellion, de provocation voire de revendication, ce marquage corporel est avant tout un signe d’individualisme choisi, d’existence affirmée d’un individu qui jusqu’alors se sentait invisible, incompris, inconsidéré. Le corps post-modern est alors perçu tantôt élément de conformité sociale, tantôt comme vecteur absolu de différenciation du moi (Pentina et Spears, 2011). Sur cet aspect de l’existence en quête de conformité ou (re)valorisée par la différence recherchée, le Human branding se joue de la dissonance, en un signe fusionnel. La démarche ne consiste pas ici pour le récipiendaire à imaginer un symbole personnel, un motif original ou un graphisme unique, lui permettant de se différencier par des rites personnels réinterprétés – au sens de la philosophie du mouvement des Modern primitives, telle que promue par Fakir Musafar dès la fin des années 1960. Il ne s’agit pas de « jouer » avec son propre corps pour expérimenter, dans la douleur le plus souvent, ses limites physiques et psychiques. Au contraire, une scarification ou un tatouage motivé par le Human branding introduit des normes calligraphiques. Il s’agit de reproduire à l’identique ce qui, par ailleurs, existe sur de nombreux produits ou services et apparaît dans de nombreuses actions de communication de la même manière : la marque ou l’un de ses codes de communication. Le signifié est porteur de différenciation identitaire. Alors que le signifiant se doit de parfaitement respecter les caractéristiques du modèle original. Ainsi, le signe, au sens lacanien du terme, peut alors être à la fois expression du moi identitaire différenciant et expression universelle connue et reconnue de la marque d’aspiration. Plus récemment, les motivations conduisant à un acte de Human branding furent complétées par une motivation économique. En 2005, au prétexte de financer l’éducation de son fils, l’américaine Karolyne Smith, vendit l’espace de son front aux enchères, sur le site eBay. Le casino Golden Palace paya 10000 dollars (auxquels il ajouta 5000 dollars en raison du but affiché par l’intéressée) et l’adresse URL « goldenpalace.com » fut tatouée sur le front de madame Smith. D’autres individus furent ensuite recrutés de la même manière. Mais il s’agit encore, à ce jour, d’un cas anecdotique isolé.
Voir les publications suivantes