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Mentorsm44
Créateur

L obéissance absolue, une servitude et une servilité parfaite sont des pilliers de la relation Maitre-soumise ou Maitre-esclave.

L appartenance intégrale et exclusive au Maitre est fondamentale.

Le collier en est à la fois la matérialisation  mais il est aussi le symbole de l union indéfectible entre la soumise/L esclave et son Maitre.

Il est le symbole de son rang et de son statut, de l appropriation par le Maitre 

Mur de commentaires

Axellia Dom
La soirée trainait en longueur depuis le début de l’après-midi. J’avais commencé à m’ennuyer dès qu’il avait été question de placements financiers et, désespéré par la perspective de devoir jouer les faire-valoir pour mes parents jusqu’au soir, je m’étais réfugié dans le mutisme et la contemplation des moulures du plafond. Ce n’était pas la première fois qu’il me fallait assister à ces « journées d’affaire », la confiance des investisseurs leur vient en partie de ce que leurs clients présentent correctement et rien de tel pour obtenir des financements que jouer la parfaite petite famille bourgeoise, tout le monde bien habillé, bien peigné et bien poli. Cela impliquait néanmoins que je me fasse trimballer durant mon week-end lors d’interminables sessions de négociations qui ne m’intéressaient pas du tout, mais auxquelles je devais faire semblant de prêter l’oreille pour ne pas paraitre impoli. Ce jour-là, Ô délivrance, les gens chez qui nous devions manger avaient eu la même idée que mes parents et me présentèrent à leur fille, une charmante petite brune d’à peu près mon âge et qui s’appelait Victoire. Un nom de bourge pour des bourges, mais je n’allais pas cracher dans la soupe étant donné mes propres origines sociales. Je la saluais avec toute la dignité qu’on attendait de moi. D’ordinaire, ce genre de rencontres forcées m’aurait ennuyé mais si c’était le prix à payer pour ne pas mourir d’ennui à table pendant les cinq ou six prochaines heures, j’étais heureux qu’on me présente quelqu’un de mon âge à qui parler. Même si nous n’avions au final rien à nous dire, au moins tolèrerait-elle plus facilement que nous passions l’après-midi sur nos téléphones, là où mes parents n’auraient évidemment pas accepté un tel manque de politesse. Victoire fut une hôte charmante et je jouais moi aussi le jeu des bonnes manières. La maison de ses parents était grande, un petit manoir de banlieue parisienne avec un peu trop de pièces pour une famille de trois. Victoire m’expliqua qu’elle avait plusieurs frères et sœurs mais que tous étaient partis à l’étranger pour leurs études, comme cela se fait souvent, et qu’elle habitait seule désormais en attendant de pouvoir à son tour quitter le cocon familial. Nous visitâmes plusieurs salons et antichambres, certaines curieusement décorées, tout en discutant de choses et d’autres. Je sentais bien que Victoire ne passait pas le meilleur samedi de sa vie, mais moi non plus et plusieurs blancs un peu gênants vinrent ponctuer notre conversation. Ce n’était drôle ni pour elle, ni pour moi, j’avais l’impression de l’ennuyer et c’était sans doute le cas, mais je n’avais pas non plus choisi d’être ici et s’il fallait aller se plaindre à quelqu’un, c’était à mes parents. Après avoir exploré la plupart des pièces de la maison, Victoire et moi avions trouvé refuge dans un grand salon lumineux au style un peu baroque et, naturellement, avions dégainé nos portables pour nous adonner à des sociabilités plus virtuelles. Nous échangions parfois un mot ou deux, quelques questions davantage par politesse que par intérêt, mais l’heure sur mon écran m’indiquait désespérément que nous étions encore loin du dîner et du retour à la maison. Il était à peine 14h… - Tu as une copine ? me demanda finalement Victoire. C’était une question comme une autre et je ne m’en formalisais pas. - Non et toi ? - Une copine ? non. - Un copain ? - Non et toi ? L’idée me fit sourire et je secouais la tête en fixant l’écran de mon téléphone. - Pourquoi tu rigoles ? - Je sais pas, ça m’a fait rire. - Mon frère est gay je vois pas ce qu’il y a de drôle. Je soupirais et reportais mon regard sur elle. Pourquoi cette conversation ? Cherchait-elle à me prendre la tête ? C’était une manière pour elle de tromper l’ennui, provoquer une dispute. - Je suis pas homophobe, j’ai juste trouvé marrant que tu me poses la question. Victoire eut une petite moue dédaigneuse qui m’agaça. J’étais prêt à en rester là mais elle renchérit. - T’es puceau ? - Pourquoi tu me fais chier ? - Donc t’es puceau… Voilà, elle avait réussi à m’énerver, c’était bien joué de sa part. Cette fois je reposais franchement mon téléphone sur mes cuisses pour la toiser. - Et toi ? T’es vierge ? - Non. Réponse simple, comme un couperet. Si seulement j’avais pu en faire autant… mais non, mes expériences en la matière étaient plus que limitées et si j’avais déjà reçu une divine branlette un soir de la part d’une copine éméchée, cela n’était pas allé plus loin et j’en gardais un souvenir aussi extatique qu’un peu honteux… - Super pour toi, je conclue, bien décidé à ne plus lui adresser la parole sans une bonne raison. Victoire continue de m’observer, je sens presque son regard par-dessus mon épaule mais je m’obstine à l’ignorer. Elle n’a pas le droit de se foutre de ma gueule comme ça et je suis une tête de mule quand je m’y mets. - Si tu veux je peux te montrer un truc en rapport avec le sexe. Je me sens involontairement rougir. La simple évocation de ce sujet suffit même parfois à m’arracher une érection mais je parviens à me contrôler, l’agacement que suscite Victoire chez moi y contribue. - Quoi ? Des revues pornos ? Si c’est ça, j’ai bien envie de lui rappeler que nous sommes au XXIème siècle et que j’ai accès à tout ce que je veux dans mon téléphone. Mais plutôt que de me répondre, Victoire se lève et me fait signe de la suivre. Je n’allais pas la laisser en plan et j’avoue que sa proposition m’avait un peu intrigué. Ses parents dissimulaient-ils une fresque carabine ou un exemplaire du kama-sutra dans l’une de leurs étagères. A moins qu’il ne s’agisse d’une collection de sex-toys ? Les vieilles familles bourgeoises pouvaient être surprenantes parfois, je ne l’ignorais pas. Ce qui m’étonnait davantage c’était l’empressement de Victoire à me le révéler, car si, dans les hautes sphères, la dévergondrie est de mise, pudeur et discrétion le sont tout autant. Je suivis Victoire dans plusieurs couloirs jusqu’à une porte discrète que j’avais cru être celle d’un soupirail en passant devant. Elle était fermée à clef mais mon hôtesse semblait avoir prévu le coup et tira de sa poche la clef qui déverrouilla le verrou. A ce stade, naïf que j’étais alors, j’ignorais sincèrement à quoi m’attendre. Une pièce verrouillée évoquait encore assez peu de choses à mon imagination de puceau et j’y pénétrais en toute bonne foi, Victoire s’étant écartée pour me laisser passer. Un lecteur averti saura à quoi s’attendre : il s’agissait bien entendu du donjon familial. Je restais bouche bée devant cette pièce une fois et demi plus large que ma chambre et où se trouvait bien rangé tout un tas de machine et de matériel dont je ne pouvais que deviner l’usage. Au fond se trouvait un grand lit à baldaquins, dans des teintes rouges et noires et auquel pendait des chaînes qui servaient au bondage. Sur les étagères, une collection étonnement fournie de sex-toys dont certains particulièrement volumineux, mais aussi ce que je devinais être une rangé de cravache et de triques et des choses ressemblant à des raquettes de ping-pong. Je découvrais également une paire de menottes attachées à un crochet descendant du plafond, une grande croix de Saint-André et une machine qui me fit penser à un cheval d’arçon mais fournis d’accoudoirs de part et d’autres. Enfin, une grande armoire fermée me demeurait mystérieuse. J’avais dû rester silencieux plus d’une minute en découvrant la pièce et je me sentis rougir bêtement en découvrant le regard de Victoire posé sur moi. - C’est le donjon de tes parents ? - Ah tu connais ? - J’ai déjà vu… du porno, balbutiais-je comme un gamin pris la main dans le sac. Victoire eut un petit rire moqueur. - T’es vraiment un branleur… - Vas te faire foutre. C’est bon, elle avait réussi à m’énerver de nouveau et je la dépassais, vexé, pour me diriger vers la porte mais elle m’interpela et, aussitôt, je me retournais vers elle. - Paul ? Me dis pas que ça te fait flipper. - Flipper ? non. Pourquoi tu me montres ça ? On a le droit d’être ici ? Pour toute réponse, Victoire haussa les épaules d’un air mutin et fit quelques pas dans la pièce. - Si tu pouvais essayer un truc tu choisirais quoi ? Je restais un peu estomaqué. L’après-midi prenait une tournure à laquelle je ne me serai jamais imaginé en passant la porte de cette grande maison une heure plus tôt. Sa question était si impertinente… et osée. Je ne savais sincèrement pas quoi lui répondre, n’ayant tout simplement pas envisagé la chose et contre mon gré, je me sentis à la fois rougir et subir un début d’érection très compromettant. Que Victoire ne se fasse pas de fausses idées : une fille qui me parlait ou me faisait la bise suffisait parfois à faire affluer le sang dans mon engin, alors imaginez ce qu’un donjon BDSM pouvait provoquer… - Essayer sur qui ? fut la question la plus pertinente que je trouvais à poser. Quelque chose en moi s’était secrètement mis à espérer que Victoire me propose de tester sur elle, auquel cas je n’avais aucune idée de comment m’y prendre, mais elle semblait avoir une autre idée en tête. - Sur toi. - T’es folle. - Non pourquoi ? Je te pose juste une question Paul, c’est par curiosité. Elle se mit à rire. - Tu crois vraiment que je te propose une séance ? Je me sentis rougir, honteux de ma bêtise et de mes prétentions. Cette garce avait décidément le don pour m’irriter. Cependant, plutôt que de la planter là, je me sentais malgré moi excité et attiré par cette étrange salle qui renfermait tant d’objets et de machines que je ne connaissais pas. Je fis à mon tour un pas dedans, tâchant d’ignorer le regard de Victoire qui me dévisageait et laissa promener un peu mon regard. J’eus le malheur de me tourner d’abord vers les gode, dont les tailles et la diversité des formes était surprenantes pour un novice, ce qui fit ricaner Victoire. - Un gode vraiment ? Je croyais que t’étais pas homo ? Je lui adressais un doigt d’honneur, me détournant de l’étagère en rougissant. - T’inquiète il y a pas besoin d’être homo pour aimer l’annal. - Je n’aime pas l’annal. - Comment tu sais ? Tu as déjà essayé ? Je ne prenais même pas la peine de lui répondre. J’étais fasciné par le contenu de la pièce mais chacun de mes regards me faisait l’effet d’une trahison, comme si Victoire avait pu y deviner les excitations secrètes et intimes qui me réchauffaient les tripes de façon assez chaotique à cet instant précis. Avec davantage de réparti, j’aurai pu la rembarrer, lui demander si ELLE avait déjà pratiqué ce genre de choses, mais je me sentais à cet instant un peu comme un petit garçon intimidé et perdu. - Bin, je sais pas, finis-je par avouer piteusement. En réalité j’avais une foule d’idées, mais aucune que je n’osais assumer devant Victoire, sachant pertinemment que j’écoperais d’une moquerie cruelle en retour. Je me retournais vers elle et je vis son regard qui descendait au niveau de mon entre-jambe pour remonter vers mes yeux. - Pourtant ça te fait de l’effet. Je lui tournais le dos en rougissant. - Si tu veux je peux te faire une suggestion ? - Une suggestion ? Je me retournais vers elle, intrigué, et elle me répondit d’un clin d’œil avant d’aller chercher un étrange appareil posé contre un mur. Je ne l’avais pas vraiment remarqué jusque-là car il était plus discret que le reste. Il s’agissait d’une armature de fer dont la forme évoquait celle d’un long H étiré en son centre. A chaque branche du H se trouvait une menotte et au niveau de l’angle centrale une barre de fer s’élevait en une boucle plus grande que les autres. L’engin m’évoqua presque immédiatement un pilori, mais où les chevilles auraient été rattachés au reste de sorte qu’il faille s’y tenir à quatre patte. Je reste coi devant l’appareil et me contente d’adresser un regard dubitatif à Victoire. - Quoi ça te plait pas ? - C’est un truc pour être attaché à quatre pattes c’est ça ? - C’est ça. - Et tu me suggères ça ? - Exactement. Elle me sourit. Je hausse les épaules. De toute façon tout ça n’est qu’une blague n’est-ce pas ? Nous parlons simplement de nos fantasmes, rien de plus. - Oui bon pourquoi pas, peut être que ça pourrait m’amuser je sais pas. Victoire éclate de rire. - T’accepterais de te mettre à quatre pattes là-dedans ? Cela ressemble à une nouvelle moquerie de sa part et je la déteste de m’être laissé avoir de nouveau. - Oh ça va, c’est toi qui l’a sortie, je disais ça pour te faire plaisir. Je suis vraiment tenté de m’exfiltrer de ce bourbier mais le chaud-froid que souffle mon hôtesse me déstabilise et je n’arrive toujours pas à comprendre si elle se fiche de moi ou si elle est réellement en train de me proposer qu’il se passe quelque chose entre nous ? Entendons-nous bien, Victoire est loin d’être laide et je suis tellement en rut que je lui sauterai dessus immédiatement si elle me le proposait, mais ce n’est pas pareil d’aller s’amuser un peu dans sa chambre et… ici. Dans ce donjon où je ne connais rien, et où tout me semble à la fois excitant et hostile. Du bout du pied, elle pousse le H avec un petit sourire. - Si je te le demandais, tu irais ? J’en reste hébété, la salive me manque et j’ai la bouche-sèche. Est-ce sérieux ou encore une mauvaise plaisanterie ? Tout me pousse à me méfier mais une part de moi me souffle que je n’ai aucune envie de rater une telle occasion, si la proposition est sincère. D’un autre côté, me trouver à la merci d’une fille que je connais depuis une heure et demi, ce n’est vraiment, mais alors vraiment pas mon genre. - C’est une vraie proposition ? - Je sais pas ? Ca te chauffe ? C’était peu de le dire, mais j’étais terrorisé à l’idée que donner mon accord n’aboutisse qu’à une nouvelle rasade de moqueries. Je lui adressais un regard suspicieux. - Pourquoi tu me demandes ça ? T’as déjà fait des trucs ici ? Un instant, le visage de Victoire sembla redevenir sérieux. - Une fois, avec un copain mais il a pas donné suite, c’était pas son truc. J’ai découvert l’existence de la pièce il y a quelques années et j’arrête pas d’y penser. Cela ressemblait franchement à un aveu, et j’imaginais sans peine la jeune Victoire, dans les affres de son adolescence, envahie de désirs et de questions contradictoires à la vue de cet intrigant donjon dont elle ne pouvait faire usage. Me proposait-elle de devenir son cobaye ? D’assouvir l’un de ses fantasmes ? L’idée était étrangement intrigante et excitante, d’ailleurs j’avais renoncé à dissimuler la bosse de mon pantalon maintenant. - T’as essayé quoi avec ton copain ? Victoire fait la moue avant de me sourire. - Je te dirais une fois dedans, propose-t-elle finalement. Je me mords la joue, j’hésite. Je suis tiraillé entre la peur de l’inconnu et un sentiment d’excitation que je n’ai encore jamais connu jusqu’alors. Pour me donner une contenance, je hausse les épaules. - OK. Victoire me lance un grand sourire qui me soulage. J’avais peur qu’elle se foute de moi. Elle me dépasse pour se diriger vers la porte et si je crains un instant qu’elle s’en aille, elle se contente de la refermer et d’y glisser la clef. Voilà, je suis maintenant prisonnier du donjon…