un panorama complet des identités de genre telles qu’elles sont vécues, nommées et revendiquées dans les communautés BDSM et queer. D’agender à genrefluide, en passant par cisgenre, non-binaire, trans, bigenre ou encore genre anarchiste, chaque terme est défini avec autant de clarté que possible. N'hésitez pas à compléter une définition ou à en débattre.
e chapitre « Culture gay » du lexique plonge dans l’univers foisonnant, flamboyant et parfois cru de la culture homosexuelle masculine, telle qu’elle s’est forgée à travers les clubs, les luttes, les codes et les fantasmes. Ici, on explore des identités comme bear, twink, otter, pig, ou encore les dynamiques de top, bottom ou versatile, avec toute la tendresse et la fierté qu’elles méritent. Loin des clichés réducteurs, ce chapitre célèbre l’autodérision, l’érotisme codé...
« Orientations sexuelles » explore l’éventail des attirances, des pulsions et des préférences qui forgent nos désirs. D’asexuel·le à pansexuel·le, en passant par allosexuel, demisexuel, gay, lesbienne ou bicurieux·se, chaque terme est expliqué dans son contexte affectif, social et sexuel. Ici, on célèbre la complexité des attirances humaines, loin de toute norme figée, avec une attention particulière pour les identités émergentes et fluides.
« Orientations amoureuses », on parle d’amour. Pas de l’amour en général, mais de comment on aime, qui on aime, et avec quel type de lien. Aromantique, demiromantique, panromantique, cupioromantique ou sapioromantique : autant de nuances qui montrent que l’attirance romantique n’est ni universelle ni automatique. On peut désirer sans vouloir aimer, aimer sans désirer, ou naviguer quelque part entre les deux. Ce chapitre donne toute sa place à l’invisible, au subtil et à l’intime.
Le chapitre « Relations » explore la diversité des structures affectives, sensuelles, amoureuses et kink — des relations monogames aux polycules les plus baroques. De la relation ouverte au partenariat d’ancrage, du couple long-distance au coven sororal, de la relation de meute à l’amour platonique queer, chaque lien est une invention précieuse. Ce chapitre casse les moules et démultiplie les façons d’aimer, de se lier, de se protéger et de se jouer des normes amoureuses.
De Dominant·e à soumis·se, de brat à caregiver, de petit chaton câlin à sadique raffiné, les rôles BDSM sont des archétypes vivants, souvent théâtraux, parfois brutaux, mais toujours fondés sur le consentement. Ce chapitre célèbre cette palette infinie d’expressions, du fantasme intime à l'identité profonde, en passant par les jeux de scène et les fictions érotiques qui façonnent nos plaisirs.
Le chapitre « Pratiques kink » est une plongée dans la créativité sensorielle, psychologique et corporelle des univers BDSM. Chaque pratique, qu’elle soit physique, mentale ou symbolique, est détaillée avec soin : du pet play à la feminisations, du breath play au fisting, du jeu de rôle au sadomasochisme. On y célèbre l’art de la mise en scène, la précision des rituels, l’exploration des limites et la puissance du jeu érotique consenti.
Dans le chapitre « Activités sexuelles », on entre dans le vif du corps, dans ses mille et une façons de jouir, de se relier et de s’abandonner. Du sexe oral à la double pénétration, de l’orgie à la masturbation mutuelle, du bareback au face fucking, rien n’est laissé dans l’ombre — sauf si c’est pour mieux allumer le projecteur dessus. Ici, pas de hiérarchie morale, pas de honte : chaque pratique est expliquée, contextualisée, libérée de ses tabous.
Les attirances spécifiques, parfois marginales, souvent méconnues, qui orientent nos désirs vers un objet, une forme, une matière ou une situation bien particulière. Du fétichisme des pieds à la macrophilie, de la dacryphilie à la plushophilie, chaque terme est décrit sans jugement, avec rigueur et ouverture d’esprit. Parce que le désir est un monde, et que ce monde est souvent plus étrange, plus tendre, et plus poétique qu’on ne l’imagine.
« Sextoys et équipements » est une ode à l’inventivité des plaisirs matériels : cordes, menottes, godes, cravaches, cages de chasteté, bâillons, et objets détournés en pervertables. Chaque outil a son esthétique, son usage, sa charge symbolique. Qu’on soit minimaliste ou fan de donjons bien équipés, ce chapitre détaille les instruments du plaisir avec sensualité, sécurité et fantaisie. Car dans le BDSM, l’objet est souvent le prolongement du désir.
Le chapitre « Espaces de jeu » invite à découvrir les lieux où l’imaginaire et la réalité se rencontrent. Dungeon, rope dojo, munch, chambre intime ou backroom d’un club : chaque espace a ses codes, ses ambiances, ses règles implicites. Ces lieux sont souvent des sanctuaires, des scènes de théâtre, ou des laboratoires de sensations. Les comprendre, c’est mieux s’y sentir, mieux s’y protéger, mieux y jouir.
Le forum « Santé sexuelle » aborde avec précision, douceur et pédagogie les réalités corporelles liées à la sexualité. Des infections sexuellement transmissibles à la sécheresse vaginale, des troubles de l’érection à la santé testiculaire, chaque sujet est traité sans tabou. Ce chapitre est un espace de soin, de prévention, de savoirs pratiques, pour faire du plaisir un territoire de conscience autant que de jouissance.
Ce forum est une ode au consentement, de la confiance et du soin dans les pratiques BDSM. On y découvre les safe words, le subspace, les dynamiques de frenzy, la vérification des cordes, les appels de sécurité, l’aftercare, la vigilance face aux abus… Bref, tout ce qui fait qu’un jeu, même extrême, reste un jeu.
Je suis peut-être une femme transgenre, mais j'ai été un homme longtemps et eut des relations. Aujourd'hui, j'ai un mari depuis plusieurs années, voici donc une vision réelle et non des stats ou des "j'ai l'impression de voir que" dans les commentaires. Et je n'aborderai pas la partie femmes / lesbiennes car je n'en rencontre pas assez ni cherche à les cotoyer. Le problème c'est que je pense que vous confondez soumission "de couple" et soumission "BDSM". Dans un couple d'hommes gay "vanille", trouver une relation équilibrée et épanouissante est plutôt courant, un peu comme l'hétérosexualité finalement. Maintenant si on regardait chez les couples non vanille, bien plus ... BDSM, avec un (casi plus) "vrai" système de "dominant.e/soumis.e" ; hommes comme femmes. Là on a 3 grandes catégories de gays selon moi:
les hommes homosexuels refoulés ou les "j'ai besoin de tester l'homosexualité à mes 40/50 ans" - ceux qui ne l'avouent pas mais qui pratiquement ou veulent pratiquer - là, il y a généralement un vrai problème pour ces personnes pour mentalement passer de leur monde "vanille" à celui "BDSM". Et pour y arriver, quoi de mieux que la drogue, l'alcool et autres substances afin de mieux oser à franchir le pas. Ici, dans 95% des cas, ils ne recherchent qu'à avoir du sexe en utilisant parfois l'excuse du BDSM. Et donc ils seront souvent soumis - car s'ils étaient dominants, ils auraient déjà eu l'assurance et la facilité de franchir le cap entre ce monde hétérosexuel et homosexuel. Comme ces homosexuels ont généralement peu confiance en eux, peu d'assurance ou peu d'estime de soit, ils rencontrent de grandes difficultés à oser une rencontre en public et à faire franchir le pas sexuellement. Les dominants sont généralement peu intéressés par cette catégorie d'homosexuels car ces derniers ne viennent jamais ou presque aux premières rencontres, doivent en permanence être rassurés et convaincus et ne sont pas vraiment dans le vrai BDSM.
les hommes homosexuels éffiminés - ceux qui parfois restent juste travestis occasionels (comme mon mari), font une transition partielle, ou, comme moi, font une transition complète. Là, on a une très forte proportion d'homosexuels qui pratiquent ou veulent pratiquer le BDSM - surtout avec les sujets de Sissyfication, de féminisation forcée, le latex, les dools, les tenues/masques en silicone, etc. La majorité (généralement des corps compatibles avec une forme féminine) ose bien plus facilement aux rencontres et à sortir, à faire des expériences BDSM et sont très très majoritairement que des soumis - mais les dominants sont là aussi peu intéressés par cette catégorie d'homosexuels car les dominants gays ou homosexuels n'aiment généralement pas être avec des éfféminés. Ils veulent généralement un vrai homme, pas d'une (future) femme.
les hommes homosexuels vraiment gays - ceux qui ont un corps à aller à la salle de sport avec de beaux corps et qui s'habillent rarement avec des manches longues ou sont en marcels - Ils sont généralement facilement trouvables dans les bars, les clubs et les soirées LGBT, très sociables et assument. Pour une bonne partie, ils font souvent partie de groupes gays comme les furry (animaux), les "team (faux) cuir", très tatoués, les groupes sportifs, tout ce qui attrait aux jeux d'odeurs, de pieds, ou d'autres groupes/pratiques. Mais il y a un hic : ils sont bien moins BDSM (ni dans une relation dominant/soumis) et dans le lot qui le sont, la balance soumis/Maître est assez équilibrée (je dirais qu'il y a plus de soumis que de Maîtres - genre 60% versus 40% ?). et utilisent beaucoup l'alcool et la drogue lors de leurs soirées. C'est là où les Dominants en trouvent plus facilement car il y a tout de même une bonne partie qui pratiquent le BDSM. Mais les soumis libres sont plus rares à trouver et parfois, l'alcool/drogue peut être un vrai problème.
Je peux me tromper mais pour être allée à une quantité incroyable de soirées gays / furies / transgenres / travesties et autres, c'est mon constat et pas celui des réseaux sociaux. Ceux qui spamment les réseaux sociaux généralement restent caché derrière leur écran et n'en sortent jamais, donc je les exclue d'office (les fantasmeurs qui ne font que reposter ou liker).
Donc pour moi, NON, les dominants n'ont pas un ego plus marqué ou autre. Je dirais l'inverse ! Je constate que les dominants mâles s'adaptent pour réussir à trouver un soumis et donc ont un ego moins prononcé, plus doux. Et généralement, un soumis qui voit un dominant avec un gros égo, ça le fait immédiatement fuir. Je pense, à l'inverse, que ce qui complique les relations sont la timidité des soumis, leur manque de confiance, la peur d'être jugé par les autres (amis, famille, etc. - in fine aussi l'anonymat) et donc à vouloir vraiment franchir le pas. @Mentor00 : est-ce que ce que j'ai raconté calque avec les expériences ou discussions que vous avez eu avec les soumis homosexuels ? (désolé, je n'ai rien côté soumises)
Tout cela est intéressant et permet de rappeler de rester prudent.
Avant de rechercher à tout prix des éxpériences BDSM ou sexuelles il faut réfléchir à sa sécurité.
De mon côté j'ai eu des voisins drogués à la cocaine et à l'alcool. Suite à de nombreux problèmes (tapages, menaces de mort, tentatives d'agression physique...), j'ai simplement déménagé.
Depuis ce temps là ceux qui boivent ou se droguent, je ne les fréquente toujours pas mais en plus je les fuis même de loin.
Ce qui choque le plus, c'est qu'ils avaient du succès auprès de jeunes filles qu'ils entrainaient à se droguer.
Dommage de se laisser entrainer pour une expérience fun un soir et vivre une vie de cauchemar.
Enfin chaque personne majeure choisit son propre chemin on ne peut que recommander la prudence et éviter les mauvaises fréquentations (ce qui est difficile au vu du nombre croissant de personnes infréquentables mais l'alcool et la drôgue sont des indices fiables pour commencer).
Clairement l'usage de drogues (amphétamines, cocaïne, mélanges bizarres) contribuent à la violence et favorisent les comportements à risque sexuels ou non. Sans en être l'apanage, les témoignages qui me reviennent sont pricipalement de personnes gays... mais j'ai peut-être un biais de sélection...
Vous avez raison, j'étais encore un peu trop évasif : ça concerne quasi-exclusivement les hommes entre eux (relation type HSH). :D https://mmpcr.fr/app/uploads/2023/01/20220211_Chemsex_ETATDESLIEUX_VF.pdf https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03640049 Nonobstant, les violences demeurent supérieures dans les couples homosexuels d'une manière générale (là encore, il y a probablement une portion qui augmente considérablement la moyenne, et l'écart type). Je mentionnais le chemsex car l'association volontaire et systématique de composés chimiques altérant le comportement, et de sexe, débouche mécaniquement sur des abus. Comme exemple d'explication de violences pour une partie des populations.