on ne peut reprocher à quelqu'un d'être en contradiction avec une position qu'il n'a jamais prise...
Donc libre à vous d'en conlure que c'est de la lâcheté et de l'irrespect.. mais ça reste a démontrer.. après tout je n'ai pas dit que je ne donnerais jamais mon avis..
Messages
Wahouuuuu ! C'est une prise de position très courageuse et respectueuse... 🤔🤐
Si vous pouviez éviter d'éditer vos messages précédents pour en changer ou modifier le contenu, ce serait plus simple à suivre et ne réecrirait pas l'histoire...parce qu'on ne comprend plus les réponses suivantes.
Mais soit. Quitte à utiliser une ia, autant être complet....qu'on justifie au moins la mort des petits pingouins
Topping from the bottom
locution anglaise — BDSM
Variante rencontrée : bottom topping, moins stabilisée comme terme autonome.
1. Définition principale
Topping from the bottom désigne le fait, pour une personne occupant une position de bottom ou une position subordonnée dans une dynamique de pouvoir convenue, d’exercer sur le déroulement de l’interaction une direction, une pression ou une influence suffisamment déterminante pour modifier la répartition de l’initiative ou du contrôle prévue entre les partenaires, tout en demeurant formellement dans la position de bottom ou de soumis·e. Dans son emploi le plus caractéristique, l'expression implique donc moins le simple fait que le bottom influence ce qui se passe — toute interaction BDSM étant nécessairement interactive — que le fait qu'il oriente effectivement les décisions attribuées au Top ou au Dominant d'une manière qui entre en tension avec la dynamique préalablement convenue. Plusieurs définitions contemporaines font précisément de cette contradiction avec la répartition négociée du pouvoir le critère déterminant. Cette définition nécessite toutefois une précaution terminologique importante : Top n'est pas strictement synonyme de Dominant, pas plus que bottom ne l'est de submissive. Dans une distinction attestée dans la littérature académique consacrée au BDSM, top/bottom peut désigner celui qui réalise ou reçoit une pratique, tandis que Dominant/submissive renvoie à la direction psychologique ou à l'échange de pouvoir. L'expression topping from the bottom est donc elle-même quelque peu sémantiquement hybride : son vocabulaire appartient au couple top/bottom, mais beaucoup de ses emplois décrivent en réalité un déplacement de pouvoir ou d'autorité, donc un phénomène relevant davantage de la distinction Dominant/submissive.
2. Sens étendus et usages secondaires
Les usages attestés permettent de distinguer plusieurs extensions autour de ce noyau.
a. Direction explicite du Top
Le bottom donne des instructions, corrige systématiquement la manière dont le Top agit, détermine ce qui doit avoir lieu ou cherche à faire exécuter un scénario précis alors que cette fonction décisionnelle devait, selon l'accord établi, appartenir au Top. C'est proche de la définition lexicographique minimale donnée par Wiktionary, qui décrit top from the bottom comme le fait de formuler des exigences depuis une position supposément soumise. Cette définition est toutefois plus étroite et repose déjà sur l'assimilation entre bottom et submissive.
b. Orientation indirecte
Dans de nombreux usages communautaires, le terme inclut également des stratégies moins explicites : provoquer une réaction, insister jusqu'à obtenir une décision particulière, organiser son comportement afin d'obtenir une punition déterminée ou mettre le partenaire dans une situation où une seule réponse devient pratiquement possible. Certains glossaires emploient alors les termes manipulate, control ou force the Dominant's hand. Il convient cependant de ne pas intégrer le mot manipulation à la définition fondamentale : il apporte déjà une appréciation de l'intention et du caractère légitime ou illégitime du comportement.
c. Contrôle accepté ou recherché
Une acception plus large, historiquement attestée dans la culture BDSM, peut désigner simplement un bottom qui conserve ou exerce une part importante du pouvoir tout en restant physiquement dans la position réceptive. Une source communautaire de 2012 insiste précisément sur le fait qu'un bottom peut « exercer le pouvoir » sans que cela constitue nécessairement un problème dès lors que les partenaires l'acceptent. On trouve même cette fluidité exprimée dans des témoignages provenant de la scène leather des années 1990, où sont évoqués des individus qui « top from the bottom » ou « bottom from the top », ce qui montre que l'expression n'a pas toujours été limitée à la seule idée de faute ou de transgression. Il existe donc deux niveaux de sens qui se chevauchent historiquement : sens large : exercer une forme de contrôle depuis la position de bottom ; sens restrictif aujourd'hui très fréquent : exercer ce contrôle contrairement à la répartition du pouvoir convenue.
3. Note d'usage
L'expression est fréquemment péjorative dans les communautés BDSM. Elle peut servir à reprocher à un bottom ou à un·e soumis·e de ne pas respecter la dynamique annoncée, de chercher à « mener » le Dominant ou de transformer celui-ci en simple exécutant de ses attentes. Certains textes éducatifs la présentent explicitement comme un comportement indésirable. Cette valeur péjorative n'appartient cependant pas nécessairement au contenu lexical minimal du terme. Elle relève en partie de sa pragmatique : employer you're topping from the bottom peut simultanément décrire un comportement et le condamner. Cette distinction est importante parce que plusieurs auteurs BDSM critiquent précisément l'usage excessif de l'expression lorsqu'elle sert à qualifier de topping from the bottom toute manifestation d'autonomie, de préférence ou de désaccord d'une personne soumise. Autrement dit :
« Le bottom influence la scène » n'est pas une définition suffisante.
L'influence est inhérente à une interaction entre partenaires. Ce qui caractérise l'emploi restrictif de topping from the bottom est le décalage entre l'influence effectivement exercée et la distribution du contrôle qui était censée régir cette interaction.
4. Distinctions importantes
Ne constituent donc pas en eux-mêmes du topping from the bottom :
exprimer un désir ;
indiquer ce qui procure ou non du plaisir ;
demander quelque chose ;
négocier une pratique ;
proposer un scénario ;
donner un retour pendant une scène ;
signaler une douleur ou un problème ;
rappeler une limite ;
refuser une pratique ;
utiliser un safeword.
Pour passer de la simple communication au topping from the bottom au sens restrictif, un élément supplémentaire est nécessaire : le comportement doit avoir pour fonction ou pour effet de déplacer vers le bottom une capacité de décision ou de direction qui, dans la dynamique convenue, avait été laissée à l'autre partenaire. Cette formulation permet également de distinguer le phénomène du bratting. Une attitude provocatrice peut être précisément attendue et intégrée au scénario ; dans ce cas, elle ne contredit pas la répartition du pouvoir mais en constitue au contraire un mécanisme. Plusieurs définitions contemporaines font cette distinction. Elle permet également de distinguer le phénomène du service topping. Un Top peut réaliser techniquement une pratique conformément aux souhaits ou aux instructions du bottom sans pour autant posséder l'autorité décisionnelle de la scène. Ce fonctionnement peut être parfaitement convenu entre les partenaires.
5. Cas limite : dynamique induite par le Top ou le Dominant
C'est précisément ici que la définition traditionnelle devient insuffisante. Supposons qu'un Dominant cherche volontairement à amener son ou sa partenaire soumis·e à réclamer quelque chose, à protester, à provoquer une sanction, à choisir entre plusieurs possibilités ou même à croire qu'il ou elle vient de prendre momentanément le contrôle. Extérieurement, le comportement du bottom peut ressembler à du topping from the bottom : il demande, provoque, oriente ou semble déterminer l'action suivante. Mais l'origine et la structure du contrôle sont différentes. Si le Dominant a volontairement créé cette possibilité, l'encourage et conserve la capacité d'accepter, de refuser ou de détourner les initiatives du bottom, il n'y a pas nécessairement transfert réel du contrôle. Le bottom exerce alors une initiative locale à l'intérieur d'un cadre dont le contrôle supérieur reste détenu par le Dominant. Il serait donc conceptuellement imprécis d'affirmer que tout comportement où le bottom semble provoquer une réponse constitue automatiquement du topping from the bottom. Trois configurations doivent être distinguées : 1. Initiative déléguée.
Le Dominant laisse volontairement au bottom certaines décisions. Il n'y a pas contradiction avec l'accord : ce n'est pas du topping from the bottom au sens restrictif. 2. Provocation intégrée à la dynamique.
Le Dominant attend ou provoque une résistance, une demande ou une transgression afin de pouvoir y répondre. La conduite du bottom participe au scénario convenu. Elle peut notamment relever du bratting ou d'un jeu de pouvoir négocié plutôt que du topping from the bottom. 3. Réorientation non prévue.
Le bottom utilise cette marge d'initiative pour obtenir effectivement du Top une conduite qui n'était ni prévue ni volontairement déléguée et réduit significativement la latitude décisionnelle que celui-ci devait conserver. C'est le cas le plus prototypique du topping from the bottom au sens restrictif. Il faut donc distinguer qui produit l'action observable de qui contrôle les conditions dans lesquelles cette action acquiert son efficacité. Un bottom peut sembler momentanément diriger l'action alors que le Dominant reste, à un niveau supérieur, celui qui organise et contrôle cette possibilité. Inversement, un Dominant peut croire conserver symboliquement le contrôle alors que ses décisions sont en pratique systématiquement obtenues par la pression exercée depuis la position bottom. C'est pourquoi la simple observation extérieure ne suffit pas toujours à déterminer s'il y a topping from the bottom.
6. Définition synthétique finale
Topping from the bottom : fait, pour une personne occupant une position de bottom ou de soumis·e, d'orienter ou de déterminer les décisions de l'autre partenaire d'une manière qui déplace la répartition de l'initiative ou du contrôle prévue dans leur dynamique, tout en demeurant formellement dans la position subordonnée ou réceptive. Dans son emploi contemporain le plus restrictif, le terme implique que cette prise de direction n'était pas prévue ou déléguée ; une demande, une préférence, une négociation ou une initiative expressément permise par le Top/Dominant ne constitue donc pas, à elle seule, du topping from the bottom.



