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un point qu'il convient d'ajouter selon moi  je viens de parcourir quelque profil au hasard (donc ceux des participants de ce sujet), et j'en tire un constat. (bien sûr mon "éxperience vaut ce qu'lle vaut ...pas grand chose vu la méthodologie utilisée mais ...) au final quand je regarde les profil de Dom et de soum (ceux remplis hein ...pas ceux plein de vide)  j'ai l'impression que les Dom parle d'eux et de leur vision du bdsm mais assez peu .."d'elle" (c'est mon cas en vrai quand je regarde mon profil) a l'inverse les soum parlent beaucoup plus de "lui"  de fait je m'interroge sur la dynamique sous jacente de la "rencontre", j'ai l'impression qu'on a tous plus ou moins intégré le fait que le Dom cherche a convaincre la soum alors que la soum cherche a sélectionner le dom (une fois de plus c'est un peu caricatural dit comme ça mais c'est pour transmettre l'idée global)  Cette dynamique pourrait aussi expliquer (en partie) votre questionnement intiale  je suis preneur de vos avis a tous sur ce point ... PS: je n'ai pas regardé les profils Domina Soumis donc je ne sais pas si c'est pareil dans ce "sens" là 
Merci pour cet ajout. C'est précisément cet aspect qui m'a amenée a écrire ce sujet. Je pense également qu'il est difficile de construire une véritable relation D/s en ne connaissant que la facette BDSM d'une personne. Derrière la soumise, il y a une femme avec son histoire, ses valeurs, ses forces, ses fragilités, sa manière de communiquer et de réagir aux événements de la vie. C'est en découvrant progressivement cette personne dans son ensemble que l'on peut savoir si une véritable confiance peut naître et si chacun trouvera naturellement sa place dans la relation. J'aime beaucoup votre phrase : « Avant d'éduquer une soumise, il faut d'abord apprendre a connaître la personne. » Je trouve qu'elle résume parfaitement l'idée que j'essayais de partager.
Je rajouterais également une chose. Pour ma part, lorsque je commence à découvrir une future soumise, je ne m'intéresse pas uniquement au BDSM. Bien sûr, je vais lui poser des questions sur ses envies, ses limites, ses expériences, sa vision de la relation D/s ou encore ses attentes. Mais cela ne représente finalement qu'une partie de ce que je souhaite connaître. Je m'intéresse également à la femme en dehors du BDSM, à sa personnalité « vanille ». J'aime comprendre qui elle est dans la vie de tous les jours : son caractère, ses qualités, ses défauts, ses passions, ses peurs, sa manière de communiquer, sa façon de réagir face aux difficultés, ce qui la fait avancer ou, au contraire, ce qui la freine. À mes yeux, on ne peut pas accompagner, guider ou éduquer correctement une soumise si l'on ne connaît que son côté BDSM. Une relation D/s ne se résume pas à quelques pratiques ou à des protocoles. Elle repose avant tout sur une personne, avec son histoire, son vécu et sa personnalité. C'est justement en apprenant à connaître la femme dans son ensemble que je peux adapter mon approche, ma pédagogie et ma manière de l'accompagner. Deux soumises ne s'éduquent jamais de la même façon, parce qu'aucune personnalité n'est identique. Pour moi, avant d'éduquer une soumise, il faut d'abord apprendre à connaître la personne.
Merci pour cette réponse. J'aime beaucoup votre réflexion, notamment lorsque vous dites qu'une relation D/s ne se choisit pas sur une « fiche technique », mais qu'elle se construit. C'est une vision que je partage. C'est d'ailleurs ce qui m'a amenée à écrire ce sujet. Je ne remettais pas en question le fait d'avoir des critères, qui me semblent tout a fait légitimes, mais je me demandais si, parfois, nous ne nous arrêtions pas davantage a ces critères qu'a la personne elle-même. Prenons-nous vraiment le temps de découvrir ses valeurs, sa manière de communiquer, sa cohérence entre ses paroles et ses actes ? C'est cette découverte progressive qui, a mes yeux, permet de savoir si une véritable relation peut naître. Merci d'avoir si bien reformulé ce qui était au fond de ma réflexion.
Je pense que la question mérite d'être posée, et dans les deux sens. Avec les années, j'ai constaté que beaucoup de soumises recherchent un Dominant qui corresponde à une liste très précise de critères : expérience, disponibilité, pédagogie, autorité, bienveillance, patience, stabilité, compatibilité de pratiques, etc. Pris séparément, ces critères sont parfaitement légitimes. Mais lorsqu'ils deviennent une liste de prérequis absolus, ils peuvent parfois empêcher de découvrir la personne qui se trouve réellement en face. À l'inverse, certains Dominants recherchent eux aussi une soumise « idéale » : toujours disponible, obéissante dès le premier jour, sans difficultés personnelles, sans doutes, sans contradictions. Cette image est tout aussi irréaliste. À mes yeux, une relation D/s ne se choisit pas sur une fiche technique. Elle se construit. Je pense qu'avant de se demander si quelqu'un correspond à tous nos critères, il faut prendre le temps de découvrir sa personnalité, ses valeurs, sa manière de communiquer, sa capacité à écouter, à évoluer et à rester cohérent dans le temps. La confiance ne naît pas parce que deux personnes cochent les bonnes cases sur un questionnaire. Elle naît des actes, de la régularité, de la sincérité et de la manière dont chacun réagit lorsque les premières difficultés apparaissent. Alors oui, il faut être prudent. Oui, il faut avoir des exigences, surtout dans le BDSM où la confiance est essentielle. Mais il faut aussi accepter qu'aucun Dominant, comme aucune soumise, ne sera parfait. À mon sens, la vraie question n'est donc pas : « Les soumises sont-elles devenues trop exigeantes ? », mais plutôt : « Prenons-nous encore le temps de découvrir réellement la personne qui est en face de nous, sans nous arrêter à une liste de critères ou à une première impression ? » C'est souvent cette découverte progressive qui fait naître les relations les plus solides.