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Effectivement, mais ce que vous évoquez là est un problème différent, quoique néanmoins omniprésent sur un forum. Mon avis est qu'il est impossible de convaincre, par une argumentation frontale, quelqu'un qui est dans l'idéologie ou qui est profondément imbu de sa personne (sans même parler des trolls, où là c'est évident). Pour prendre l'exemple de l'idéologie, elle fournit une grille de lecture totale du monde et constitue donc un système fermé que vous ne pouvez pas atteindre. De plus, adhérer à une idéologie, c'est faire partie d'un groupe, d'une tribu, du "camp du bien", et cela implique des mécanismes psychologiques très puissants (souvent inconscients, d'ailleurs) que vous ne pouvez pas ébranler de manière frontale.  La seule chose qui a une petite chance de fonctionner est de semer la graine du doute et si la personne n'est pas encore complètement ancrée dans ce système, peut-être que cela déclenchera un processus de réflexion.  Mais vous pouvez aussi voir les choses différemment, et vous dire que l'objectif n'est pas de convaincre un mur, mais, tranquillement, sans s'énerver et sans insister à outrance, de laisser des repères clairs pour ceux qui lisent en silence et qui eux peuvent évaluer la pertinence des arguments. 
Socrate face au juge Le juge : La domination financière est une pratique dangereuse. Dès qu'il y a de l'argent et de la sexualité, nous devons être particulièrement méfiants. Socrate : La méfiance est-elle une condamnation ? Le juge : Non. Socrate : Alors examinons trois situations. Premier cas — Le couple Socrate : Un couple vit ensemble depuis plusieurs années. Les deux personnes travaillent. Elles ont des comptes séparés et un compte commun. Elles décident librement que l'une des deux prendra le contrôle du budget. L'autre remet volontairement une partie de ses revenus et accepte de devoir demander pour certaines dépenses. Elles décrivent cela comme une domination financière qui fait partie de leur relation. Personne ne menace personne. Chacun peut mettre fin à l'accord. Est-ce de l'exploitation ? Le juge : Pas nécessairement. Socrate : Est-ce une domination ? Le juge : Oui. Socrate : Donc nous avons une domination qui n'est pas nécessairement une exploitation. Le juge : Je l'admets. Socrate : Et si cette domination leur convient à tous les deux ? Le juge : Alors elle est consentie. Socrate : Voilà donc notre première distinction. Deuxième cas — La créatrice sur OnlyFans Socrate : Une femme crée un compte sur OnlyFans. Elle propose à ses abonnés des photographies et des vidéos à caractère sexuel. Elle fixe elle-même ses tarifs, choisit ce qu'elle accepte de publier et peut fermer son compte quand elle le souhaite. Elle gagne de l'argent grâce à cette activité. Est-elle prostituée ? Le juge : Cela dépend de ce qu'elle fait exactement. Socrate : Donc l'argent et le caractère sexuel ne suffisent pas à eux seuls à répondre à la question ? Le juge : Non. Socrate : Mais certains pourraient moralement condamner son activité. Le juge : Certainement. Socrate : La condamnation morale permet-elle pour autant de définir juridiquement son activité ? Le juge : Non. Socrate : Nous avons donc une deuxième distinction : ce qui est moralement réprouvé n'est pas nécessairement juridiquement identique à ce qui est interdit. Troisième cas — L'actrice venue de l'étranger Socrate : Prenons maintenant une femme qui vient d'un autre pays pour travailler dans l'industrie pornographique. Elle vivait auparavant dans une situation économique très difficile. Elle estime que ce travail lui offre une possibilité de gagner beaucoup plus d'argent et d'améliorer sa vie. Elle signe ses contrats. Elle est majeure. Elle peut refuser certaines scènes. Elle est rémunérée. Mais sa situation économique était mauvaise lorsqu'elle a pris cette décision. Est-elle exploitée ? Le juge : C'est beaucoup plus compliqué. Socrate : Pourquoi ? Le juge : Parce qu'elle n'a peut-être pas vraiment le choix. Socrate : « Pas vraiment le choix » signifie-t-il qu'elle n'a aucun choix ? Le juge : Non. Socrate : Alors comment déterminons-nous la différence ? Le juge : Il faut regarder les circonstances. Socrate : Lesquelles ? Le juge : Les conditions de travail. Les pressions exercées sur elle. Les dettes éventuelles. Son logement. Son statut administratif. Son contrat. Sa possibilité de refuser. Sa possibilité de partir. Socrate : Donc sa pauvreté initiale ne suffit pas à démontrer l'exploitation ? Le juge : Non. Socrate : Mais elle peut constituer un facteur de vulnérabilité ? Le juge : Oui. Socrate : Et une vulnérabilité peut-elle être exploitée ? Le juge : Oui. Socrate : Mais une personne vulnérable est-elle nécessairement exploitée ? Le juge : Non. Le juge commence à s'impatienter Le juge : Socrate, tu transformes tout en questions. Socrate : C'est parce que tes réponses changent selon les situations. Le juge : Comment cela ? Socrate : Dans le premier cas, tu reconnais une domination sans exploitation. Dans le deuxième, tu reconnais qu'une activité sexuelle rémunérée ne peut pas être qualifiée uniquement parce qu'il y a de l'argent. Dans le troisième, tu reconnais qu'une situation économique difficile peut constituer une vulnérabilité sans démontrer à elle seule une exploitation. Le juge : Oui. Socrate : Alors peut-on encore dire simplement : « Argent + sexualité = exploitation » ? Le juge : Non. Socrate : Ou : « Argent + sexualité = prostitution » ? Le juge : Non plus. Socrate : Ou encore : « Consentement = absence de problème » ? Le juge : Non. Socrate : Nous voilà donc revenus à notre point de départ. Le juge : Lequel ? Socrate : Il faut examiner la relation réelle entre les personnes, et pas seulement les mots que nous employons pour la désigner. Le juge : Et qu'est-ce que tu proposes comme critère ? Socrate : Je n'en propose pas un. J'en propose plusieurs. Le juge : Lesquels ? Socrate : Le consentement. La possibilité réelle de refuser. La possibilité de partir. La contrainte. La vulnérabilité. La fraude. La dépendance. L'exploitation. Le juge : Et la morale ? Socrate : Elle peut nous dire ce que nous désapprouvons. Le juge : Et le droit ? Socrate : Il nous dit ce que la société a décidé d'interdire ou d'encadrer. Le juge : Et la domination financière ? Socrate : Elle peut être un jeu de pouvoir. Le juge : Elle peut aussi être une exploitation. Socrate : Exactement. Le juge : Et parfois les deux ? Socrate : Voilà enfin une réponse qui mérite d'être examinée.
J'ai du mal à me mettre dans l'état d'esprit de répondre honnêtement, car l'introduction est prometteuse : "sans lunettes roses, sans idéalisation, sans poésie, sans cristalisation" Sauf que plus loin, je retrouve du vocabulaire militant et idéologique progressiste. Sauf que ces deux domaines écrasent d'une part la réalité objective, vécue par les parents, et scientifique. J'ai donc peur, en répondant, qu'on arrive dans des échanges de croyances, qui dépassent les bonnes volontés initiales.
mael
.Posté dans Sommes nous polygames ou monogames?
Pour IA  multiplier les partenaires serait signé d'un dysfonctionnement ?  "Le besoin compulsif de multiplier les partenaires sexuels (qu’on parle d’hommes ou de femmes) n’a pas une seule cause. C’est un phénomène multifactoriel. Voici les explications les plus solides, classées par niveau. 1. Biologie et évolution (le fondement) Chez l’homme, la stratégie reproductive « quantitative » est en moyenne plus avantageuse (faible investissement parental, production massive de spermatozoïdes). C’est pourquoi, en moyenne, les hommes ont un désir de variété sexuelle plus élevé (sociosexuality). Chez la femme, la stratégie est en moyenne plus « qualitative », mais certaines femmes ont aussi un fort désir de variété. Cela s’explique par des variations hormonales (testostérone, œstrogènes), un cycle ovulatoire qui augmente le désir de nouveauté à certains moments, et parfois une stratégie de « shopping génétique » (chercher de meilleurs gènes). → Donc les deux sexes peuvent avoir ce besoin, mais la base biologique n’est pas identique. 2. Le système de récompense cérébral (le moteur) Le sexe, surtout avec un nouveau partenaire, libère une forte dose de dopamine + noradrénaline. Chez certaines personnes, ce circuit fonctionne comme une addiction : Recherche permanente de nouveauté (le « nouveau » partenaire donne un pic plus fort que le partenaire habituel). Tolérance : il faut de plus en plus de partenaires ou de situations extrêmes pour obtenir le même effet. Syndrome de manque quand on n’a pas de nouveau contact. C’est le même mécanisme que l’on voit dans le trouble du comportement sexuel compulsif (CSBD, reconnu dans la CIM-11). 3. Facteurs psychologiques fréquents Style d’attachement : attachement évitant ou désorganisé → le sexe multiple sert à éviter l’intimité réelle. Traumatismes (surtout sexuels ou d’abandon) → le sexe devient une façon de reprendre le contrôle ou de se sentir désiré. Personnalité : fort trait de recherche de sensations (sensation-seeking), faible conscientiousness, impulsivité. Estime de soi fragile : accumuler des conquêtes = preuve temporaire de valeur. Troubles associés : TDAH, bipolarité (phase maniaque), trouble de la personnalité borderline, parfois TOC. 4. Facteurs culturels et technologiques Aujourd’hui, les applications de rencontre, la pornographie facilement accessible et la valorisation sociale de la « liberté sexuelle » amplifient fortement le comportement chez ceux qui y sont déjà prédisposés. Ce qui était un trait rare devient plus visible et plus facile à exprimer. En résumé Niveau Hommes (en moyenne) Femmes (en moyenne) Les deux Biologique Plus fort désir de variété Plus sélectives, mais variations Circuit dopamine de la nouveauté Psychologique Conquête = statut Validation / contrôle / excitation Trauma, attachement, impulsivité Pathologique Plus fréquent en intensité Existe aussi (souvent plus caché) CSBD possible Le besoin compulsif (c’est-à-dire qui échappe au contrôle, qui génère de la détresse ou des conséquences négatives) n’est plus simplement « normal » : c’est un signal que le système de récompense ou la régulation émotionnelle dysfonctionne." Je ne suis pas d'accord.  Je crois qu'il existe des hommes à femmes ou des femmes à hommes très sains, qui aiment le sexe pour le sexe  sans se poser de questions et ne cherchent pas à s'attacher. Une fois consome,  il faut passer à un ou une autre. Aucune morale...juste le plaisir et l'envie de baiser. Pourquoi voir un dysfonctionnement ?   
  Non. C'est le contraire... N'est pas interdit d'accepter et de recevoir ce qui est le cas des TDS, il est interdit de proposer, d'accepter ou de payer tout simplement une personne TDS.   





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