Verseau
Pour te répondre du côté dominant.
Je crois fermement que tous les dominants sont passés par tes questionnements, la première vraie fois où on est confronté à cela.
La peur, le doute, le rejet parfois…
Toutes ces questions : pourquoi ? comment ? la limite ? suis-je allé trop loin ?
J’en suis même passé par là. Si je prends mon cas et mes pérégrinations…
Je suis un fan de discipline, d’impact (y compris lourds), de dépravation, de breath play et de contrainte.
J’aime aussi les role play lugubres, violents et sales (dans l’esprit).
Longtemps, je me suis demandé si j’étais normal. Si je n’étais pas un cas « clinique », un Jeffrey Dahmer en puissance.
Non mais sans déconner, faut en avoir une sacrée couche pour se dire :
« Pendre une nana ? Oui, c’est une bonne idée… oui… »
Mais le pire, c’est que je l’ai fait.
Je suis normal ? Je ne crois pas. Enfin, sur le moment, j’en doute.
Longtemps je me suis demandé pourquoi.
Je ne prenais pas — et je ne prends toujours pas — de plaisir sur le moment.
Je suis bien trop focus sur ce que je fais.
Il est là, le truc : si on sort les moments sexués, je ne prends presque jamais de plaisir sur l’instant.
Et pourtant, je suis revenu à la communauté après une très longue pause « vanille ».
Le paradoxe est fou.
Et puis le long chemin de la réflexion m’a amené à des évidences (non, pas toi, ÉviDanse) certaines.
J’ai fait ce que j’ai fait à cause — ou plutôt grâce — à la personne en face.
En réalité, ce qui est important, ce n’est pas ce que nous ressentons,
mais pour qui et avec qui nous le ressentons.
Car in fine, tout est toujours question de lien, de confiance, de consentement, d’alchimie… parfois d’amour.
Ce mélange détonnant qui fait qu’on osera avec une personne et qu’on sera totalement « pétrifié » avec une autre.
C’est ce qui fait qu’on osera avec l’une et pas avec l’autre,
et qui rend tout intense ou ennuyeux.
Tout le reste en découle simplement.
De mon point de vue, en partant du principe que le consentement, blablabla… y sont,
mon côté sadique se satisfait non pas de faire, mais de tout le reste.
J’aime observer, entendre la respiration, contrôler, maîtriser ce que je fais,
et emmener ma sub loin dans le plaisir, quel qu’il soit.
Mais j’aime aussi l’après et l’avant : les discussions, devoir me remettre en question,
m’adapter, m’affiner, changer de méthode ou d’approche.
Faire, c’est bien, mais mon ego trouve bien plus dans l’art de construire une dynamique et une relation.
Avec les années, je me suis rendu compte que mon plaisir et ma satisfaction passent par ma capacité à en donner à l’autre.
Et si cela passe par la douleur vive et intense… eh bien soit, qu’il en soit ainsi.
Elle aime le breath play ? Je n’ai aucun scrupule à l’étrangler.
Elle aime l’impact ? Elle aura le cul bleu et violet.
J’explore encore mon petit côté sadique, doucement mais sûrement.
J’ai envie de pousser plus loin, de me mettre au knife play, d’apprendre le blood play,
même si ce n’est que pour ma culture G.
J’ai envie de nourrir mon moi obscur.
Suis-je normal ? Oui !
Je vis une sexualité, des fantasmes, des envies d’une façon différente de la majorité.
Suis-je normal ? Oui !
Parce que je sais que je saurai m’arrêter.
Parce que mon adage est : « Il vaut mieux s’arrêter trop tôt que trop tard. »
Suis-je normal ? Oui !
Parce que tout est consenti, discuté, et que ma sub est et sera toujours libre de dire « stop » ou de mettre fin.
Mais je n’ai pas ces questionnements sur mon moi « vanille » — que certaines s’amusent à appeler Guimauve —
et mon moi BDSM, qui, comme dirait une amie,
« les plus gentils sont souvent les pires ».
J’espère que mon retour, fort long, t’aidera dans tes questionnements.
J’ai simplement accepté ma nature, et le fait que je suis un connard… sur consentement et demande.
(Oui j'ai utilisé GPT pour corriger mes fautes d'orthographes... Parce que flemme et pas le temps 😁)