Novicetimide
#0

L'éthique, le consentement, le CNC, le devoir de prévention, la responsabilité collective etc, etc, etc...

J'ai l'impression de lire beaucoup de choses sur finalement comment chacun construit son consentement, le pense, l'envisage. L'expose.

Éclairé *
Ça veut dire quoi ? chaque relation sans exception est biaisée quelqu'en soit le motif je ne crois pas à l'absence de biais. Alors dans mon cas c'est une forme de fascination qui vient le rendre déséquilibré. Mais cette fascination j'en ai besoin ça participe à l'emprise (me sentir inférieure).

Spécifique
Mais alors surtout pas vraiment vraiment pas, je ne veux pas décortiquer le menu à l'avance. Et c'est impossible j'avance au cas par cas.

Librement donné
Oui mais en amont.
Qu'on me laisse le droit de rouler à l'instinct.

Pas définitif
Forcément rien ne l'est jamais.

Enthousiaste (mon préféré !)
Non rien d' enthousiaste à lécher des pompes, subir des impacts toujours plus lourds et oppressants non je ne suis pas dans l'enthousiasme.

C'est pas juste dire oui consentir j'ai pu dire oui alors que j'avais pas envie (souvent des histoires d'humeurs) et non à des trucs qui pourraient me plaire (souvent des histoires de blocages, de gêne).
Et puis c'est mon cerveau qui est mis à mal la plupart du temps, c'est ce que je viens chercher la honte, la colère, la tristesse, la peur, les limites émotionnelles y a pas d'arnica pour le cerveau, le seul filet que j'ai c'est l'acceptation d'un "accident", je suis co-responsable de mon consentement. Non je ne crois pas que tout repose sur les épaules de mes bourreaux si ça foire. Là je deviendrai effectivement inconséquente.

Alors comment on le rend tangible dans ces conditions ?

J'ai pas envie de faire de check-lists de dire oui ou non à l'inconnu sur des idées préconçues que je pourrais avoir sur telles ou telles pratiques. Puis le lundi ça peut être oui le mardi non, c'est toujours pas la solution.

D'être re-questionnée sur le moment systématiquement, non toujours pas, rien de pire pour annihiler toutes notion de transfert de pouvoir chez moi.

Alors comment on fait ?

Pour ma part j'ai dit oui à un cadre, très grand le cadre. Et situations après situations je réalise ce qui secoue mon consentement et mes émotions par la même. Toujours au bord du non, ou carrément après, non putain ça c'est non. C'est quand j'en suis là que je me sens pleinement dans le CNC.

Dans le non choix des partenaires lors d'une mise à disposition.
Dans le temps qui s'étire sur une chatte cousue.
Dans une jalousie exacerbée que vous alimentez.
Dans quelques crises de panique difficile à gérer.
Dans un consentement que je confirme a posteriori quand la chimie interne revient à la "normale".

On est venue me chercher plusieurs fois à ce sujet,
"est ce que ça va ?"
"Dites moi que c'est consenti ?"
" Faudrait pas glamouriser le CNC" blablabla.

J'estime que je n'ai rien à justifier, je suis pas trop esprit de communauté ou tenir une responsabilité qui se devrait collective.
Je n'ai pas à rassurer les ressentis des autres j'ai déjà bien du mal à gérer les miens.

Comme je ne ferai plus jamais de vetting pour en avoir une fois fait un mauvais sur la base de ce que j'en lisais partout, grave erreur. Alors rien de dramatique, quoi que, mais la culpabilité d'avoir dit qu'il était clair, croisé à plusieurs reprises blablabla. J'ai entre guillemets orienté un consentement qui n'était pas le mien.

Le sujet déchire et les discours bien polissés foisonnent, envahissent l'espace.
Doit-on avoir une ligne de conduite à tenir consensuelle et bien sous tous rapports ?
Comment vous construisez votre consentement ?

Je crois que c'est mon premier sujet de forum je vais pas forcément tenir le bâton de parole c'est plutôt voir les retours des uns et des autres qui me rend curieuse.

Thèmes: cnc
Dernière modification le 26/01/2026 10:20:41 par Novicetimide.
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Neilerio
#1
" Faudrait pas glamouriser le CNC" blablabla." ça s'est possiblement dû au fait que les gens ne savent pas ce qu'est le CNC, beaucoup de gens comme en font à basse intensité sans le savoir, comme beaucoup "vanilles" ont des pratiques BDSM sans le savoir.
Si tout le monde dans la commu maitriser le vocabualire qu'il emploie on s'enleverait une sacrée épine du pied mais la veille intellectuelle ça se fait peu.
"Doit-on avoir une ligne de conduite à tenir consensuelle et bien sous tous rapports ?" Non
"Comment vous construisez votre consentement ?" en sortant du lore, du folklore, du conformisme automate par la parole libre tout le temps.
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mael
#2
Novice timide  ou expérimentée libérée  ? 
J'ai rien compris
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Novicetimide
#3
Merci Neilerio de votre retour.
En revanche ce n'est pas tout à fait le sujet de mon propos mais plutôt bien de sortir des définitions et des trucs gravés dans le marbre par la "commu" comme vous dîtes dont je préfère me détacher.
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Neilerio
#4
Merci Neilerio de votre retour. En revanche ce n'est pas tout à fait le sujet de mon propos mais plutôt bien de sortir des définitions et des trucs gravés dans le marbre par la "commu" comme vous dîtes dont je préfère me détacher.
 
Si tu crois qu'il y a des choses gravés dans le marbre s'est que tu as encore pas mal à apprendre parce que ça n'existe pas, ceux qui te diront tel chose est gravé dans le marbre sont ceux qui sont dans le folklore.
Il y a des gens qui passent par des checklists, des safewords, des contrats pour s'assurer du consentement d'autre pas et tout ça n'a pas toujours existé. 
Certains personnes ne croient pas au consentement éclairés arguant que "les soumises savent bien dans quoi elle s'engagent", d'autres ne croient pas au consentement révocable "je me force j'ai donné ma soumission alors je le fais même si ça me plait pas".
Dernière modification le 27/01/2026 15:43:36 par Neilerio.
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Novicetimide
#5
Merci pour cette réponse des plus condescendante on peut se vouvoyer aussi c'est cool.
Je n'ai rien à apprendre en particulier je ne vis pas le BDSM comme des cours bien scolaires je sais que vous avez à cœur la théorie ce n'est pas mon cas.
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Neilerio
#6
Merci pour cette réponse des plus condescendante on peut se vouvoyer aussi c'est cool. Je n'ai rien à apprendre en particulier je ne vis pas le BDSM comme des cours bien scolaires je sais que vous avez à cœur la théorie ce n'est pas mon cas.
Le vouvoiement fait aussi parti du folklore comme les V/vous O/on
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Novicetimide
#7
Ouvrez un post sur le folklore en BDSM vous avez des choses à en dire visiblement.
Bonne fin de journée 
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LauDupond
#8
Je vois que vous vous etes sur la voie d’une amitiee passionnelle. Et sur la decouverye de l’un et de l’autre. Le dialogue et la discussion sont ouverts.
Dernière modification le 28/01/2026 18:44:10 par LauDupond.
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ange de Vesper
#9
J'avais fait un sujet de forum à propos du cnc, justement après un de vos posts sur le murgé qui avait fait polémique. Je vais donc la jouer fainéant en copiant un passage qui répond peut-être à la question.  
"Je ne vois pas comment on peut lâcher prise, et le pouvoir, être sous emprise (parce que sinon je ne vois pas bien à quoi on joue, ou plutôt je verrais bien qu'on joue) en réclamant le respect, la bienveillance et le consentement. Ces 3 composantes doivent être suffisamment digérées, intégrées, assimilées en amont, au niveau de la relation humaine, pour être oubliées au moment de l'expression de sa domination.
Je veux son arbitraire et son emprise. Chez nous, pas de limite verbalisée, pas de safeword, pas de scenario à approuver sinon... bah on joue et je ne suis pas dominé. Pourquoi je me soumettrais si elle ne me domine pas ?  
"La domination ne va pas de soi, donc ma propre question serait plutôt  : Avec une négociation en amont, comment une relation de domination peut elle se créer ? Autrement dit, sans son arbitraire elle ne me domine pas."
"Pour me sentir dominé, ça ne peut être que ses désirs, uniquement, arbitraires, imposés. Le consentement n'est pas nié, il n'est pas demandé. Il est obtenu sous emprise, en situation, par sa domination. Il est loin d'être éclairé, c'est, comme je l'expliquais plus haut, plus une reddition. C'est aussi le ressort de ma compagne (ça tombe bien) me faire accepter l'inacceptable, pour elle, pour me posséder. Si elle me demandait mon accord sur une pratique ou une situation, quelle que soit ma réponse, cette pratique perdrait tout sens. Je suis d'accord, ce n'est plus inacceptable. Je refuse, elle a échoué sans me dominer."
Dernière modification le 11/02/2026 06:45:09 par ange de Vesper.
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Lucas Pgx
#10
Bonjour,
Si je peut me permettre une vision d'homme,
Nous avons depuis très longtemps été formé à ce rapport de domination, voir de non consentement. "Parceque les femmes quand elles disent non, en fait çà veut dire oui, mon bonhomme ! HaHa ! " (C'est cequ'on entendait à une époque...)
(Un rapport naturel ? Et/ou forgé par le patriarcat?)
Dans tout les cas, moi même m'étant construit dans le féminisme, respect et bienveillance, l'équité, l'égalité, blabla, j'ai bien vu que, au fond de moi, des kinks étaient présents. Kink que je regarde aujourd'hui sans jugements afin de les explorer et peut être gérer les choses sous un autre prisme.
Je deteste la violence, les guerres, les violences conjugales et familliale etc qui menent notre humanité à se mettre sur la figure et à tuer. (guerres, féminicides...). Cette part de violence, on pourrait la garder, contrôler, maîtriser differement (Paintball, sport de combat, kink).(Dans un milieu cadré et consenti)
Mais pour revenir au sujet, à l'heure du MeToo et concentement, le CNC semble extrement border line dans le sens où, il faudrait vraiment le pratiquer avec notre partenaire de manière construite. Mais cela me dépasse. (Pas pour moi en tout cas)
Quand on me dit oui, c'est oui, et non c'est non. Et en ce qui me concerne, j'ai déjà renvoyé quelqu'un de chez moi, ou suis parti sur le champ quand cette règle n'était pas limpide. Et tanpis si je dois "me la mettre sur l'oreille". Et tant pis si "elle ne sait pas ce qu'elle veut".
Le consentement me semble fondamentale pour protéger tout le monde.
Et pourtant, je pense que la manipulation peut amener aussi au consentement ( mouvement sectaire, personne manipulatrice/manipulateur).
En bref, de mon point de vue en tout cas, tout le monde, hommes et femmes doient se mettre au clair avec çà, pour que oui soit oui et non soit non et éviter tout abus.
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ange de Vesper
#11
Ce n'est pas le sujet mais mon point de vue était aussi une vision d'homme 😬, mais étant dominé dans la sphère intime, le patriarcat, la domination naturelle de l'homme  je m'en balance. Dans le non consentement c'est moi qui prends.
Pour ce qui est du consentement qui est fondamental pour protéger tout le monde, il se trouve que le non consentement est indispensable à certains pour être dominé... d'où le dilemme 
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Novicetimide
#12
Merci Ange de Vesper votre fainéantise me parle beaucoup. (Beaucoup)
 
 
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Novicetimide
#13
C'en est déroutant à l'origine je pensais appeler mon texte "construire son non-consentement" puis je me suis ravisée sait-on jamais que quelques ayatollahs du BDSM bien propret montent au créneau. (J'avais pas l'énergie).
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ange de Vesper
#14
Merci Ange de Vesper votre fainéantise me parle beaucoup. (Beaucoup)    
Juste au cas où vous vous sentiez une âme d'archéologue : https://www.bdsm.fr/forum/thread/10179/CNC-versus-%C3%A9thique/
Ps : et du courage
Dernière modification le 11/02/2026 10:39:43 par ange de Vesper.
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