Angèle62
#0

Mes hommages Mesdames, 

Depuis mon arrivée, j'ai échangé, visité les groupes et les forums, les discussions et le même questionnement datant de 2014 (si si j'ai de la patience et la volonté de comprendre). 
Apparemment à cette époque il y avait du jugement, même si je sais que les mentalités évoluent (pas assez quand on est concernée) ce constat est encore présent puisqu'elles se font discrètes dans cet univers BDSM. 
Certaines se replient sur des sites Gay, mais pourquoi n'arrivons nous pas à nous faire voir ? C'est quoi l'intérêt d'être sur ce site si c'est pour vivre cachée ? 
Je veux bien comprendre l'idée que c'est à la soumise de faire le premier pas pour montrer sa motivation... mais honnêtement Mesdames, comment croire qu'une Dominatrice assumera ensuite si elle n'interagit pas et reste tranquillement installée dans son sofa à lire en attendant de ferrer sa proie ? 
Je souris en écrivant car je n'attends même pas de réponse, je ne voulais même pas troubler votre tranquillité... je repars sur la pointe des pieds pour ne pas perturber votre état végétatif 😏

soumisement Vôtre 🌺

2 personnes aiment ça.
Je ne suis pas lesbienne, je ne suis pas experte mais j'aimerai que d'autres (surtout les vraies lesbiennes) postent leur avis, mais pour en connaître, votre question ne devrait pas être "pourquoi elles n'arrivent pas à se faire voir ?" mais "pourquoi on ne les voit pas se manifester sur internet". Vous partez du principe que ces personnes devraient se manifester, devraient exister sur ces sites, mais non. Pour en avoir beaucoup discuté avec elles:
  • elles n'ont AUCUNE envie de s'inscrire sur ces sites, car elles se font "spammer" par les hommes voire se font harceler (elles sont démoralisées, doivent gérer 100 messages par jour ce qui est une énorme perte de temps et l'homme croit toujours qu'il a une chance avec elles, surtout si elle se dit "domina". Vous n'imaginez pas à quel point un homme peut insister et vous sentir coupable de refuser). Gardez en tête qu'elles s'inscriraient sur ces sites (et encore, si elles le voulaient, voire les autres raisons ci-dessous) si et seulement si elles étaient certaines de ne discuter qu'entre lesbiennes. Et croyez-moi, il y a tout un tas d'hommes qui vont même jusqu'à se faire passer pour une femme ou une lesbienne. C'est pour ça que les jeunes lesbiennes essayent de s'inscrire sur des sites orientés gays/lesbiennes comme vous l'avez si bien dit. Mais un site qui restraint son inscription à un genre spécifique avec ou sans vérification, c'est techniquement illégal. Donc ces sites sont rares et à l'étranger. Et quand elles ont suffisamment fait l'expérience amer de tout cela, même sur des sites spécialisés, elles n'y reviennent plus jamais. A part FetL*** pour s'afficher, et encore...
  • elles n'ont AUCUNE envie de se montrer en public car la société extérieure les acceptent peu. En France, il y a des religions (que ces mêmes lesbiennes parfois défendent pour qu'elles aient le droit d'exister) interdisent l'homosexualité. Par contre, sur les sites pornographiques, alors là, quelque soit la religion ou le genre, il y a consommation de contenu homosexuel à foison (quelle hypocrisie !). Outre la religion, il y a des personnes affiliées à parties politiques problématiques à ce sujet ou qui ont été élevées dans des conditions ou l'homosexualité doit être mal vu voire rabaissée. Ces lesbiennes se sentent alors très vulnérables dans la rue (surtout qu'elles ont peu de chances de se défendre) ou à s'afficher si elles ne sont pas en groupe large (manifestations). En entreprise, entre les zones de travail très masculine (comportements trop macho) et les hauts dirigeants, c'est soit l'humiliation soit le refus de coopérer/monter en grade. Et si en plus ces lesbiennes avouaient qu'elles avaient un côté domina, elles seraient vite bloquées à vie pour monter dans la hiérarchie. Dans les films, on voit que c'est grâce à leur talents qu'elles gravissent les échellons, mais la réalité est tout l'inverse, croyez-moi.
  • les lesbiennes sont très majoritairement des femmes et donc elles aiment le SOCIAL RÉEL, pas virtuel. Pourquoi s'inscrire sur un site ? En plus, 95% de chance de tomber sur un/une taré.e. Et puis, vous pensez vraiment que ça va aider pour de VRAIES relations réelles ? Alors qu'il y a moins de 1% de succès d'une rencontre réelle avec les membres de ce site ? Ca n'en vaut pas la chandelle.
  • une domina qui "n'intéragit pas et reste tranquillement installée dans son sofa à lire en attendant de ferrer sa proie" c'est vrai pour la dernière partie, mais faux pour la première. La plupart des lesbiennes et dominas sortent dans la vie réelle, font des rencontres, vont aux munchs, clubs, sont sociales et se font plein d'ami.e.s . Et dans ce cercle de connaissances, c'est LÀ qu'elles flairent leur proie. C'est faire le premier pas qui reste le problème principal. Comment aborder un.e amie et lui demander si il/elle est dans le BDSM ou non ? A moins que votre tenue ou bijoux ne renvoie un signal clair à ce sujet, c'est dur pour elles.
Enfin, entre lesbiennes, de ce que j'ai compris il n'y a pas vraiment de jugement comme vous le pensez. Dans la communauté BDSM, j'ai plutôt constaté une très bonne entente mais avec des pointes de jalousie. En dehors de la communauté BDSM, certes j'ai vu beaucoup de jugements et affronts entre les équipes "anti-BDSM" et "BDSM" (il faut garder en tête que très très peu de femmes, lesbiennes ou non, sont dans le BDSM). Je constate plutôt des problèmes de couple tels que des abus psychologiques, des "violences psychologiques" et une certaine instabilité sur le temps (sur 6 amies lesbiennes que je connais, deux sont en couple entre-elles, ne pratiquent pas le BDSM et élèvent un enfant adopté - tous les autres sont célibataires et/ou ne sont plus en couple). Et surtout, je constate que pour la plupart, elles ont eu une enfance très difficile (violences, viols, abandons, 1 ou 2 parents absents, etc.) qui généralement s'accompagnent avec alcool et drigues. S'ouvrir à quelqu'un sur son côté BDSM est donc particulièrement difficile pour elles. J'ai rencontré bien plus de femmes trans (domina ou non) que de lesbiennes dans le monde BDSM. Donc entre leur faible nombre et le fait que les hommes les traitent salement (et souvent sans s'en rendre compte) sur Internet et dans la vie réelle, je pense que le problème est là. 
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Neilerio
#2
Mes hommages Mesdames,  Depuis mon arrivée, j'ai échangé, visité les groupes et les forums, les discussions et le même questionnement datant de 2014 (si si j'ai de la patience et la volonté de comprendre). 
Apparemment à cette époque il y avait du jugement, même si je sais que les mentalités évoluent (pas assez quand on est concernée) ce constat est encore présent puisqu'elles se font discrètes dans cet univers BDSM. 
Certaines se replient sur des sites Gay, mais pourquoi n'arrivons nous pas à nous faire voir ? C'est quoi l'intérêt d'être sur ce site si c'est pour vivre cachée ? 
Je veux bien comprendre l'idée que c'est à la soumise de faire le premier pas pour montrer sa motivation... mais honnêtement Mesdames, comment croire qu'une Dominatrice assumera ensuite si elle n'interagit pas et reste tranquillement installée dans son sofa à lire en attendant de ferrer sa proie ? 
Je souris en écrivant car je n'attends même pas de réponse, je ne voulais même pas troubler votre tranquillité... je repars sur la pointe des pieds pour ne pas perturber votre état végétatif 😏 soumisement Vôtre 🌺
80% des pratiquants sont hétéro et dans les rôles traditionnelles attendus par la société les hommes dominants les femmes soumises. Les domina hétéro sont rares les dominas lesbiennes encore plus. A tout ça il faut ajouter qu'ils y a beaucoup d'appellés donc de gens qui fantasment et peu d'elus de gens qui sauteront le pas. Je sais pas si les Dominas lesb passent par des sites spécialisés blindé d'hétéro. Bon courage pour ta recherche.
Dernière modification le 27/01/2026 12:38:55 par Neilerio.
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Angèle62
#3
Je ne suis pas lesbienne, je ne suis pas experte mais j'aimerai que d'autres (surtout les vraies lesbiennes) postent leur avis, mais pour en connaître, votre question ne devrait pas être "pourquoi elles n'arrivent pas à se faire voir ?" mais "pourquoi on ne les voit pas se manifester sur internet". Vous partez du principe que ces personnes devraient se manifester, devraient exister sur ces sites, mais non. Pour en avoir beaucoup discuté avec elles:
  • elles n'ont AUCUNE envie de s'inscrire sur ces sites, car elles se font "spammer" par les hommes voire se font harceler (elles sont démoralisées, doivent gérer 100 messages par jour ce qui est une énorme perte de temps et l'homme croit toujours qu'il a une chance avec elles, surtout si elle se dit "domina". Vous n'imaginez pas à quel point un homme peut insister et vous sentir coupable de refuser). Gardez en tête qu'elles s'inscriraient sur ces sites (et encore, si elles le voulaient, voire les autres raisons ci-dessous) si et seulement si elles étaient certaines de ne discuter qu'entre lesbiennes. Et croyez-moi, il y a tout un tas d'hommes qui vont même jusqu'à se faire passer pour une femme ou une lesbienne. C'est pour ça que les jeunes lesbiennes essayent de s'inscrire sur des sites orientés gays/lesbiennes comme vous l'avez si bien dit. Mais un site qui restraint son inscription à un genre spécifique avec ou sans vérification, c'est techniquement illégal. Donc ces sites sont rares et à l'étranger. Et quand elles ont suffisamment fait l'expérience amer de tout cela, même sur des sites spécialisés, elles n'y reviennent plus jamais. A part FetL*** pour s'afficher, et encore...
Bonjour, je respecte votre avis, mais vous n'êtes pas concerné par le sujet et vous vous faites porte parole... c'est étrange mais je vais prendre le temps de vous répondre. D'accord vous sous entendez que les dominas ne sont contactées que par des gars... mais les soumises aussi et même sans l'être. Juste parce que nous sommes lesbiennes (sur un site ou dans la vie réelle)on entends souvent : tu n'es pas tombée sur le bon mec. Essaie moi et après tu changeras d'avis. Je pourrai vous citer et vous partager des échanges que j'ai eu avec des faux profils de gars qui se cachent sous de faux profils de femmes. Quand on demande une photo, un appel audio après plusieurs semaines d'échanges on vous bloque et ça disparaît. Par contre pour exiger des photos et donner des ordres là il y a du monde devant la porte. Je passe mes journées à bloquer des demandes d'amis de gars (dominants ou soumis). Je ne me plains pas, c'est le jeu comme sur tous les sites. Beaucoup aiment une publication et ne prennent pas le temps de regarder le profil. Ça ne m'empêche pas de participer. 
  • elles n'ont AUCUNE envie de se montrer en public car la société extérieure les acceptent peu. En France, il y a des religions (que ces mêmes lesbiennes parfois défendent pour qu'elles aient le droit d'exister) interdisent l'homosexualité. Par contre, sur les sites pornographiques, alors là, quelque soit la religion ou le genre, il y a consommation de contenu homosexuel à foison (quelle hypocrisie !). Outre la religion, il y a des personnes affiliées à parties politiques problématiques à ce sujet ou qui ont été élevées dans des conditions ou l'homosexualité doit être mal vu voire rabaissée. Ces lesbiennes se sentent alors très vulnérables dans la rue (surtout qu'elles ont peu de chances de se défendre) ou à s'afficher si elles ne sont pas en groupe large (manifestations). En entreprise, entre les zones de travail très masculine (comportements trop macho) et les hauts dirigeants, c'est soit l'humiliation soit le refus de coopérer/monter en grade. Et si en plus ces lesbiennes avouaient qu'elles avaient un côté domina, elles seraient vite bloquées à vie pour monter dans la hiérarchie. Dans les films, on voit que c'est grâce à leur talents qu'elles gravissent les échellons, mais la réalité est tout l'inverse, croyez-moi.
  • les lesbiennes sont très majoritairement des femmes et donc elles aiment le SOCIAL RÉEL, pas virtuel. Pourquoi s'inscrire sur un site ? En plus, 95% de chance de tomber sur un/une taré.e. Et puis, vous pensez vraiment que ça va aider pour de VRAIES relations réelles ? Alors qu'il y a moins de 1% de succès d'une rencontre réelle avec les membres de ce site ? Ca n'en vaut pas la chandelle.
Vous êtes sérieux ??? "Les lesbiennes sont très majoritairement des femmes" désolée je ne veux pas manquer de respect, mais vous n'allez pas m'apprendre ce qu'est une lesbienne... et bien sûr que c'est une femme. Vous affirmez des choses sans être concerné une fois de plus. Il y a énormément de lesbiennes sur les sites. Toutes les villes ne proposent pas des bars lesbiens ni des rencontres. La facilité d'échanger et de se trouver via les sites apportent  un certain confort. Il y a régulièrement des gens qui ont de vraies histoires et de belles relations après s'être rencontrés sur un site. 
  • une domina qui "n'intéragit pas et reste tranquillement installée dans son sofa à lire en attendant de ferrer sa proie" c'est vrai pour la dernière partie, mais faux pour la première. La plupart des lesbiennes et dominas sortent dans la vie réelle, font des rencontres, vont aux munchs, clubs, sont sociales et se font plein d'ami.e.s . Et dans ce cercle de connaissances, c'est LÀ qu'elles flairent leur proie. C'est faire le premier pas qui reste le problème principal. Comment aborder un.e amie et lui demander si il/elle est dans le BDSM ou non ? A moins que votre tenue ou bijoux ne renvoie un signal clair à ce sujet, c'est dur pour elles.
Avec de la communication on va loin. Si chacune reste dans son coin on ne va pas s'en sortir. Je comprends le concept de sortir pour rencontrer. Mais par chez moi il n'y en a pas ou alors en club libertin et ce n'est pas ma recherche. Bref. 
Enfin, entre lesbiennes, de ce que j'ai compris il n'y a pas vraiment de jugement comme vous le pensez. Écoutez, je ne vais pas rentrer dans le débat avec vous car vous avez l'air de tout savoir sur le monde lesbiens. Mais pour être lesbienne depuis jeune, je suis bien placée pour observer les regards des gens quand on se balade et écouter les avis des uns et des autres. Même à la télé, il y a régulièrement des agressions ciblées vers des gays ou lesbiennes. Vous devez vivre dans une bulle... mais comme je dis, je ne vais pas discuter plus car je n'ai pas envie de perdre mon temps. 
  Dans la communauté BDSM, j'ai plutôt constaté une très bonne entente mais avec des pointes de jalousie. En dehors de la communauté BDSM, certes j'ai vu beaucoup de jugements et affronts entre les équipes "anti-BDSM" et "BDSM" (il faut garder en tête que très très peu de femmes, lesbiennes ou non, sont dans le BDSM). Je constate plutôt des problèmes de couple tels que des abus psychologiques, des "violences psychologiques" et une certaine instabilité sur le temps (sur 6 amies lesbiennes que je connais, deux sont en couple entre-elles, ne pratiquent pas le BDSM et élèvent un enfant adopté - tous les autres sont célibataires et/ou ne sont plus en couple). Et surtout, je constate que pour la plupart, elles ont eu une enfance très difficile (violences, viols, abandons, 1 ou 2 parents absents, etc.) qui généralement s'accompagnent avec alcool et drigues. S'ouvrir à quelqu'un sur son côté BDSM est donc particulièrement difficile pour elles. J'ai rencontré bien plus de femmes trans (domina ou non) que de lesbiennes dans le monde BDSM. Donc entre leur faible nombre et le fait que les hommes les traitent salement (et souvent sans s'en rendre compte) sur Internet et dans la vie réelle, je pense que le problème est là. 
  Alors le cliché des lesbiennes qui ont toutes été violées, maltraitées, violentees, abandonnées... c'est très réducteur. Il y a aussi des femmes qui on subit les pires horreurs et qui sont et resteront heteros. Et je suis encore bien placée pour parler car j'accompagne dans mon travail depuis 16 ans des femmes victimes de violences conjugales. Aucune n'a changé d'orientation sexuelle. Ça n'a vraiment rien à voir. Et si vos amies l'ont fait elles ne doivent pas être épanouies car on ne sort pas avec une femme par "dépit". C'est quelque chose de bien plus profond cette attirance et l'Amour que l'on ressent envers une femme. 
Je vous souhaite une bonne fin d'après midi
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Angèle62
#4
80% des pratiquants sont hétéro et dans les rôles traditionnelles attendus par la société les hommes dominants les femmes soumises. Les domina hétéro sont rares les dominas lesbiennes encore plus. A tout ça il faut ajouter qu'ils y a beaucoup d'appellés donc de gens qui fantasment et peu d'elus de gens qui sauteront le pas. Je sais pas si les Dominas lesb passent par des sites spécialisés blindé d'hétéro. Bon courage pour ta recherche.
 
merci pour votre commentaire 🌺 l'espoir fait vivre. En attendant j'apprends pleins de choses et c'est constructif 
Soyez la première personne à aimer.
Marie
#5
Bonjour,
Nous avons pu échanger un peu sur le sujet mais je vais essayer de développer un peu plus ici.
Tout ce que je vais écrire est mon ressenti en tant que D. lesbienne, mon point de vue, donc je ne généralise pas.
"Se montrer" afin d'avoir des interactions avec les gens c'est chouette mais ce n'est pas tenable sur la durée et ça a même l'effet de rejet du virtuel car bon nombre de soumis se permettent de m'envahir de messages (quand ça ne contient pas de photos de leurs parties intimes).
Il suffit de bloquer mais c'est énergivore.
Personnellement, je me suis remise sur les sites il y a 2-3 ans je ne sais plus et j'ai pu constater pas mal de changements.
Tout doit aller vite, tout se consomme.
Bon nombre de jeunes (je ne parle pas d'âge) soumises veulent tout simplement consommer de la Domina, comme un vulgaire objet afin de remplir une liste de pratiques...et ne s'en cachent pas. Elles ne veulent pas être dans le partage mais veulent une Domina pour leur propre plaisir.
Pas mal confondent BDSM et cul vanille épicé.
 
À ta phrase "comment croire qu'une Dominatrice assumera ensuite si elle n'interagit pas et reste tranquillement installée dans son sofa à lire en attendant de ferrer sa proie"
(Je vais faire comme si ce n'était pas un jugement de valeur) 
Pour moi, il est plus sage de rester en retrait et d'être dans l'observation.
Observer permet de comprendre un petit peu la personne qu'on lit. 
Quand une soumise titille ma curiosité, j'aime observer. Ça permet de voir comment elle s'exprime envers les autres, comment elle réagit, sa vision du D/s ou du moins les grandes lignes (c'est un paramètre qui m'intéresse), sa vision plus générale du BDSM, si elle se documente ou cherche à comprendre.
Quant au fait de "prouver", "convaincre" etc une potentielle soumise que je peux assumer, encore une fois je n'ai pas besoin de me donner en spectacle, je le fais à bon escient et au bon moment.
Il est plus courant de voir sur les sites les hommes D se livrer à quelques concours d'ego, du meilleur sachant, de combat de coqs pour se rendre visible, sortir du lot pour espérer gagner l'intérêt d'une potentielle soumise.
Ici il n'y a pas lieu, c'est même l'inverse je trouve...ça permet donc de rester dans cette zone de confort du sofa.
 
Les souminatrices sont de plus en plus présentes aussi.
Plus les bi qui ne sont pas bi mais qui sont en chasse d'une lesbienne pour le plus grand plaisir de leur Maître.
Plus les "curieuses" qui se disent "les mecs sont c***, je vais aller voir du côté des nanas", comme si nous étions un choix par défaut 
 
Ça en fait des gens qui nous sollicitent pour de mauvaises raisons...
 
Puis soyons honnêtes, l'offre et la demande.
Dans le milieu BDSM lesbien il y a bien plus de soumises que de dominantes.
Cela permet d'être plus exigeante et d'avoir le temps de prendre le temps.
Je trouve que ça me permet aussi de rester dans une posture que je préfère ; discrète et simple.
 
 
La psyché est différente aussi, c'est une autre dynamique, une autre lecture, une autre connexion entre femmes.
Parfois la lecture est intelligible et on a pas toujours besoin de prendre beaucoup de temps pour savoir si un éventuel lien peut se créer ou pas et si la personne en face ne louvoye pas.
 
Me concernant, ça permet de limiter mes efforts pour créer des contacts. Et c'est fort appréciable. 
Je donne de mon temps qu'à celles qui peuvent éventuellement correspondre à ma vision.
 
 
Il est aisé, très aisé de trouver une play partenaire mais beaucoup moins de trouver une soumise pour une relation D/s.
 
Dernier point: dans le milieu lesbien, la "sexualité" c'est assez tabou. 
Alors oser se livrer et parler des pratiques qu'on aime, c'est ultra délicat.
Il faut oser s'affranchir et ce n'est pas forcément simple.
Je ne vais pas parler du côté s car je ne connais pas mais j'ai aucune gêne à dire qu'il n'est pas simple d'assumer être D, qui plus est sadique, envers une autre femme.
La bienséance, le féminisme, la pression sociétale etc n'aidant pas 
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Angèle62
#6
Bonjour, Nous avons pu échanger un peu sur le sujet mais je vais essayer de développer un peu plus ici. Tout ce que je vais écrire est mon ressenti en tant que D. lesbienne, mon point de vue, donc je ne généralise pas. "Se montrer" afin d'avoir des interactions avec les gens c'est chouette mais ce n'est pas tenable sur la durée et ça a même l'effet de rejet du virtuel car bon nombre de soumis se permettent de m'envahir de messages (quand ça ne contient pas de photos de leurs parties intimes). Il suffit de bloquer mais c'est énergivore. Personnellement, je me suis remise sur les sites il y a 2-3 ans je ne sais plus et j'ai pu constater pas mal de changements. Tout doit aller vite, tout se consomme. Bon nombre de jeunes (je ne parle pas d'âge) soumises veulent tout simplement consommer de la Domina, comme un vulgaire objet afin de remplir une liste de pratiques...et ne s'en cachent pas. Elles ne veulent pas être dans le partage mais veulent une Domina pour leur propre plaisir. Pas mal confondent BDSM et cul vanille épicé.   À ta phrase "comment croire qu'une Dominatrice assumera ensuite si elle n'interagit pas et reste tranquillement installée dans son sofa à lire en attendant de ferrer sa proie" (Je vais faire comme si ce n'était pas un jugement de valeur)  Pour moi, il est plus sage de rester en retrait et d'être dans l'observation. Observer permet de comprendre un petit peu la personne qu'on lit.  Quand une soumise titille ma curiosité, j'aime observer. Ça permet de voir comment elle s'exprime envers les autres, comment elle réagit, sa vision du D/s ou du moins les grandes lignes (c'est un paramètre qui m'intéresse), sa vision plus générale du BDSM, si elle se documente ou cherche à comprendre. Quant au fait de "prouver", "convaincre" etc une potentielle soumise que je peux assumer, encore une fois je n'ai pas besoin de me donner en spectacle, je le fais à bon escient et au bon moment. Il est plus courant de voir sur les sites les hommes D se livrer à quelques concours d'ego, du meilleur sachant, de combat de coqs pour se rendre visible, sortir du lot pour espérer gagner l'intérêt d'une potentielle soumise. Ici il n'y a pas lieu, c'est même l'inverse je trouve...ça permet donc de rester dans cette zone de confort du sofa.   Les souminatrices sont de plus en plus présentes aussi. Plus les bi qui ne sont pas bi mais qui sont en chasse d'une lesbienne pour le plus grand plaisir de leur Maître. Plus les "curieuses" qui se disent "les mecs sont c***, je vais aller voir du côté des nanas", comme si nous étions un choix par défaut    Ça en fait des gens qui nous sollicitent pour de mauvaises raisons...   Puis soyons honnêtes, l'offre et la demande. Dans le milieu BDSM lesbien il y a bien plus de soumises que de dominantes. Cela permet d'être plus exigeante et d'avoir le temps de prendre le temps. Je trouve que ça me permet aussi de rester dans une posture que je préfère ; discrète et simple.     La psyché est différente aussi, c'est une autre dynamique, une autre lecture, une autre connexion entre femmes. Parfois la lecture est intelligible et on a pas toujours besoin de prendre beaucoup de temps pour savoir si un éventuel lien peut se créer ou pas et si la personne en face ne louvoye pas.   Me concernant, ça permet de limiter mes efforts pour créer des contacts. Et c'est fort appréciable.  Je donne de mon temps qu'à celles qui peuvent éventuellement correspondre à ma vision.     Il est aisé, très aisé de trouver une play partenaire mais beaucoup moins de trouver une soumise pour une relation D/s.   Dernier point: dans le milieu lesbien, la "sexualité" c'est assez tabou.  Alors oser se livrer et parler des pratiques qu'on aime, c'est ultra délicat. Il faut oser s'affranchir et ce n'est pas forcément simple. Je ne vais pas parler du côté s car je ne connais pas mais j'ai aucune gêne à dire qu'il n'est pas simple d'assumer être D, qui plus est sadique, envers une autre femme. La bienséance, le féminisme, la pression sociétale etc n'aidant pas 
  Bonjour Madame, merci pour votre réponse. Oui nous avons discuté, vous faites partie des personnes bienveillantes qui m'ont aidé à prendre du recul sur certaines situations et à comprendre un peu mieux des réactions. 
Ce n'est pas un jugement, c'est mon côté "provocateur" pour espérer faire sortir de l'ombre et avoir une réponse. Je sais ce n'est pas terrible, mais j'ai ce besoin de comprendre parfois qui prends le dessus et qui me fait "piquer" en espérant une réaction. Ce n'est en aucun cas un jugement ni un manque de respect. Si vous observez les commentaires alors  vous avez dû voir que je suis dans la bienveillance. Pas pour faire joli car je n'ai rien à prouver à des inconnus, mais parce que ça fait partie de ma personnalité. Et je n'attends pas de remerciement pour ça. C'est juste naturel et si il y en avait plus, le monde se porterait mieux. 
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sai-kilria
#7
@Angèle62, bonjour, bonsoir : Je suis lesbienne cis et fière ! je suis en couple ouvert avec ma compagne lesbienne cis soumise que j'ai rencontré sur Fetlife, qui est devenue mon esclave.
C'est ma perle.
N/nous vivons N/notre BDSMK en 24/7, que je partage ici et sur Fetlife en photo, sur mon only fans et pornhub en vidéo. J'ai une bonne visibilité sur internet ^^
Pour ma part, je ne reste pas sur mon canapé à attendre ma proie, je suis active dans N/notre recherche.
Tout comme vous je me suis demandée quelques fois pourquoi c'est difficile de trouver d'autres lesbiennes, j'aimerai beaucoup passer des soirées entre lesbiennes BDSMK, j'ai déjà eu l'occasion il n'y a pas longtemps de faire une soirée on était deux dominantes et deux soumises, j'aimerai beaucoup faire venir un peu plus de Femmes lesbiennes, pour une soirée, un week-end ou plus ! 
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Angèle62
#8
@Angèle62, bonjour, bonsoir : Je suis lesbienne cis et fière ! je suis en couple ouvert avec ma compagne lesbienne cis soumise que j'ai rencontré sur Fetlife, qui est devenue mon esclave. C'est ma perle. N/nous vivons N/notre BDSMK en 24/7, que je partage ici et sur Fetlife en photo, sur mon only fans et pornhub en vidéo. J'ai une bonne visibilité sur internet ^^ Pour ma part, je ne reste pas sur mon canapé à attendre ma proie, je suis active dans N/notre recherche. Tout comme vous je me suis demandée quelques fois pourquoi c'est difficile de trouver d'autres lesbiennes, j'aimerai beaucoup passer des soirées entre lesbiennes BDSMK, j'ai déjà eu l'occasion il n'y a pas longtemps de faire une soirée on était deux dominantes et deux soumises, j'aimerai beaucoup faire venir un peu plus de Femmes lesbiennes, pour une soirée, un week-end ou plus ! 
  bonsoir Madame. Merci pour votre réponse. Je suis heureuse de voir un témoignage qui prouve que c'est bien possible de trouver sa moitié et d'être heureuses. 
'bonne continuation et longue vie à votre amour 🌺
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Je serai curieux de visionner le profil de sai-kilria "sur Fetlife en photo, sur mon only fans et pornhub en vidéo" pour ma culturelle personnelle.
J'ai déjà eu des relations (ou plutôt expériences très court terme) avec des hommes mais je n'ai jamais pensé à documenter tous cela.
J'imagine avec un caméra man et une équipe du son devoir assurer la prestation. Ca doit être stressant. Chapeau
 
Soyez la première personne à aimer.
Marie
#10
@Angèle62, bonjour, bonsoir : Je suis lesbienne cis et fière ! je suis en couple ouvert avec ma compagne lesbienne cis soumise que j'ai rencontré sur Fetlife, qui est devenue mon esclave. C'est ma perle. N/nous vivons N/notre BDSMK en 24/7, que je partage ici et sur Fetlife en photo, sur mon only fans et pornhub en vidéo. J'ai une bonne visibilité sur internet ^^ Pour ma part, je ne reste pas sur mon canapé à attendre ma proie, je suis active dans N/notre recherche. Tout comme vous je me suis demandée quelques fois pourquoi c'est difficile de trouver d'autres lesbiennes, j'aimerai beaucoup passer des soirées entre lesbiennes BDSMK, j'ai déjà eu l'occasion il n'y a pas longtemps de faire une soirée on était deux dominantes et deux soumises, j'aimerai beaucoup faire venir un peu plus de Femmes lesbiennes, pour une soirée, un week-end ou plus ! 
 
Bonsoir,
Si vous le souhaitez, nous pouvons discuter. Bonne soirée 
Soyez la première personne à aimer.
Alors le cliché des lesbiennes qui ont toutes été violées, maltraitées, violentees, abandonnées... c'est très réducteur. Il y a aussi des femmes qui on subit les pires horreurs et qui sont et resteront heteros. Et je suis encore bien placée pour parler car j'accompagne dans mon travail depuis 16 ans des femmes victimes de violences conjugales. Aucune n'a changé d'orientation sexuelle. Ça n'a vraiment rien à voir. Et si vos amies l'ont fait elles ne doivent pas être épanouies car on ne sort pas avec une femme par "dépit". C'est quelque chose de bien plus profond cette attirance et l'Amour que l'on ressent envers une femme. 
Je vous souhaite une bonne fin d'après midi
Je souligne ici que je ne parle que de celles que j'ai rencontré dans le monde du BDSM ET lesbiennes (les deux conditions). Je ne les dégrade pas, j'énnonce des faits sur mes connaissances, point. Merci, à l'inverse, de ne pas croire que je généralisais. Je n'ai jamais dit qu'elles avaient changé d'orientation sexuelle, merci de ne pas déformer mes propos.
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Angèle62
#12
Alors le cliché des lesbiennes qui ont toutes été violées, maltraitées, violentees, abandonnées... c'est très réducteur. Il y a aussi des femmes qui on subit les pires horreurs et qui sont et resteront heteros. Et je suis encore bien placée pour parler car j'accompagne dans mon travail depuis 16 ans des femmes victimes de violences conjugales. Aucune n'a changé d'orientation sexuelle. Ça n'a vraiment rien à voir. Et si vos amies l'ont fait elles ne doivent pas être épanouies car on ne sort pas avec une femme par "dépit". C'est quelque chose de bien plus profond cette attirance et l'Amour que l'on ressent envers une femme. 
Je vous souhaite une bonne fin d'après midi
Je souligne ici que je ne parle que de celles que j'ai rencontré dans le monde du BDSM ET lesbiennes (les deux conditions). Je ne les dégrade pas, j'énnonce des faits sur mes connaissances, point. Merci, à l'inverse, de ne pas croire que je généralisais. Je n'ai jamais dit qu'elles avaient changé d'orientation sexuelle, merci de ne pas déformer mes propos.
  vous dites quand même qu'elles ont subit des horreurs. Alors que je connais de nombreuses lesbiennes qui n'ont jamais rien subit et heureusement pour elles. Donc oui il ne faut pas faire une généralité en partant d'un échantillon de la population. Il y a également des gays qui n'ont rien subit. 
Soyez la première personne à aimer.
Oui la plus grande majorité sont comme tout le monde. Deux bras 2 jambes une tete. Pas de probleme particulier en rapport avec l’orientation sexuelle. Globalement tout le monde s’en fiche de son voisin. Du moment qu’il reussi pas mieux que nous. Sinon jalousie  et envie qu’il perde ce qu’il a. D’ou l’interet de cacher son bonheur ou du moin de ne pas trop l’etale.
Ma grand mere disait, si on te demande comment ca va. Dit que ca va mal. Les gens serint content et essayeront de t’aider.
Dernière modification le 27/01/2026 22:22:01 par LauDupond.
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