Mentor00
#0

Bonsoir à toutes et à tous, Je souhaite ouvrir un échange autour d’un sujet qui m’interpelle depuis quelque temps : la place de la soumission dans les relations entre personnes de même sexe. J’ai pu constater, au fil de mes discussions, que de nombreux soumis et soumises homosexuels semblent rencontrer davantage de difficultés à trouver une relation équilibrée et épanouissante. Cela m’amène à m’interroger : existe-t-il, chez certains dominants ou dominantes, une forme d’exigence accrue, voire un ego plus marqué, qui compliquerait les connexions au sein de ces dynamiques ? La question mérite sans doute d’être nuancée, car chaque expérience est unique. Pour ma part, bien que je sois dominant hétérosexuel, j’entretiens des échanges enrichissants, sincères et respectueux avec des hommes et des femmes homosexuels, ce qui me pousse à penser que le dialogue reste possible et constructif. Alors, selon vous, qu’est-ce qui peut expliquer ces difficultés ? Est-ce une question de perception, d’attentes, de dynamique relationnelle… ou autre chose encore ? Je serais curieux de lire vos points de vue et vos expériences. À vos plumes, Amitiés

Soyez la première personne à aimer.
Olivier
#1
Si je comprends bien votre demande, personnellement je ne lis pas de différence entre les relations homosexuelles et hétérosexuelles.

Tout le monde semble rencontrer les mêmes difficultés pour rencontrer qq de qualité. ol
7 personnes aiment ça.
LauDupond
#2
Bonsoir, avez vous un exemple particulier pour illustrer vos propos svp ?
Soyez la première personne à aimer.
Compte tenu de la plus grande violence qui semble exister au sein des couples de même sexe, la question de l'équilibre se pose tout de même.
https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/85-002-x/2019001/article/00005-fra.htm
Il est possible également que, compte tenu des propotions, il y a beaucoup plus de conduite à risque pour une fraction de ces couples, qui fait augmenter les statitiques du groupe entier.
Concrètement, les soirées chemsexe ne sont pas connue chez les hétéros.
1 personne aime(nt) ça.
MENTAL
#4
Ce sont des questions auxquelles  il est dificile de répondre, tant  les attentes de chaque  partenaire sont différentes.
Que  l'on soit  hétéro  ou  homo implique  un  fétichisme particulier, escarpins et  bas  vs  Dr. Martens et  grosses chaussettes par exemple. 
En simplifiant,  je dirai que la domination  masculine est basée sur  la  mise  à disposition  des  orifices de la  personne  soumise avec satisfaction  bucco  génitale + ou - rapide du dominant.
La  domination  féminine est  plus subtile,  basée davantage sur une  satisfaction de l'esprit plutôt que celle de la recherche d'orgasme. il  n'est  pas  rare que la personne soumise  n'ait aucun  contact  bucco  génital avec  sa Dominante.
" Les soirées chemsexe ne sont pas connue chez les hétéros", affirme Intime Photographie. Je  ne pense  pas que  ce soit  l'apanage des homos.
Cela concerne  les soirées où tous les  partenaires viennent  pour ça et sont consentants .
Cela  me  rappelle  un  sujet  que  j'avais  lancé  voilà  qqs années  : où finit la  confiance,  où commence  l'abus de confiance ?
Je  posais cette  question dans un contexte de prise de pouvoir  psychologique, appartenance  vs emprise.
Dernière modification le 28/04/2026 12:42:03 par MENTAL.
1 personne aime(nt) ça.
 
" Les soirées chemsexe ne sont pas connue chez les hétéros", affirme Intime Photographie. Je  ne pense  pas que  ce soit  l'apanage des homos.
  Vous avez raison, j'étais encore un peu trop évasif : ça concerne quasi-exclusivement les hommes entre eux (relation type HSH). :D https://mmpcr.fr/app/uploads/2023/01/20220211_Chemsex_ETATDESLIEUX_VF.pdf https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03640049   Nonobstant, les violences demeurent supérieures dans les couples homosexuels d'une manière générale (là encore, il y a probablement une portion qui augmente considérablement la moyenne, et l'écart type). Je mentionnais le chemsex car l'association volontaire et systématique de composés chimiques altérant le comportement, et de sexe, débouche mécaniquement sur des abus. Comme exemple d'explication de violences pour une partie des populations.
Dernière modification le 23/03/2026 12:08:05 par Intime Photographie.
1 personne aime(nt) ça.
Maitre Pierre
#6
Clairement l'usage de drogues (amphétamines, cocaïne, mélanges bizarres) contribuent à la violence et favorisent les comportements à risque sexuels ou non. Sans en être l'apanage, les témoignages qui me reviennent sont pricipalement de personnes gays... mais j'ai peut-être un biais de sélection...
 
Soyez la première personne à aimer.
LauDupond
#7
Tout cela est intéressant et permet de rappeler de rester prudent.
Avant de rechercher à tout prix des éxpériences BDSM ou sexuelles il faut réfléchir à sa sécurité.
De mon côté j'ai eu des voisins drogués à la cocaine et à l'alcool. Suite à de nombreux problèmes (tapages, menaces de mort, tentatives d'agression physique...), j'ai simplement déménagé.
Depuis ce temps là ceux qui boivent ou se droguent, je ne les fréquente toujours pas mais en plus je les fuis même de loin.
Ce qui choque le plus, c'est qu'ils avaient du succès auprès de jeunes filles qu'ils entrainaient à se droguer.
Dommage de se laisser entrainer pour une expérience fun un soir et vivre une vie de cauchemar.
Enfin chaque personne majeure choisit son propre chemin on ne peut que recommander la prudence et éviter les mauvaises fréquentations (ce qui est difficile au vu du nombre croissant de personnes infréquentables mais l'alcool et la drôgue sont des indices fiables pour commencer).
Dernière modification le 23/03/2026 18:12:44 par LauDupond.
1 personne aime(nt) ça.
Je suis peut-être une femme transgenre, mais j'ai été un homme longtemps et eut des relations. Aujourd'hui, j'ai un mari depuis plusieurs années, voici donc une vision réelle et non des stats ou des "j'ai l'impression de voir que" dans les commentaires. Et je n'aborderai pas la partie femmes / lesbiennes car je n'en rencontre pas assez ni cherche à les cotoyer. Le problème c'est que je pense que vous confondez soumission "de couple" et soumission "BDSM". Dans un couple d'hommes gay "vanille", trouver une relation équilibrée et épanouissante est plutôt courant, un peu comme l'hétérosexualité finalement. Maintenant si on regardait chez les couples non vanille, bien plus ... BDSM, avec un (casi plus) "vrai" système de "dominant.e/soumis.e" ; hommes comme femmes. Là on a 3 grandes catégories de gays selon moi:
  • les hommes homosexuels refoulés ou les "j'ai besoin de tester l'homosexualité à mes 40/50 ans" - ceux qui ne l'avouent pas mais qui pratiquement ou veulent pratiquer - là, il y a généralement un vrai problème pour ces personnes pour mentalement passer de leur monde "vanille" à celui "BDSM". Et pour y arriver, quoi de mieux que la drogue, l'alcool et autres substances afin de mieux oser à franchir le pas. Ici, dans 95% des cas, ils ne recherchent qu'à avoir du sexe en utilisant parfois l'excuse du BDSM. Et donc ils seront souvent soumis - car s'ils étaient dominants, ils auraient déjà eu l'assurance et la facilité de franchir le cap entre ce monde hétérosexuel et homosexuel. Comme ces homosexuels ont généralement peu confiance en eux, peu d'assurance ou peu d'estime de soit, ils rencontrent de grandes difficultés à oser une rencontre en public et à faire franchir le pas sexuellement. Les dominants sont généralement peu intéressés par cette catégorie d'homosexuels car ces derniers ne viennent jamais ou presque aux premières rencontres, doivent en permanence être rassurés et convaincus et ne sont pas vraiment dans le vrai BDSM. 
  • les hommes homosexuels éffiminés - ceux qui parfois restent juste travestis occasionels (comme mon mari), font une transition partielle, ou, comme moi, font une transition complète. Là, on a une très forte proportion d'homosexuels qui pratiquent ou veulent pratiquer le BDSM - surtout avec les sujets de Sissyfication, de féminisation forcée, le latex, les dools, les tenues/masques en silicone, etc. La majorité (généralement des corps compatibles avec une forme féminine) ose bien plus facilement aux rencontres et à sortir, à faire des expériences BDSM et sont très très majoritairement que des soumis - mais les dominants sont là aussi peu intéressés par cette catégorie d'homosexuels car les dominants gays ou homosexuels n'aiment généralement pas être avec des éfféminés. Ils veulent généralement un vrai homme, pas d'une (future) femme.
  • les hommes homosexuels vraiment gays - ceux qui ont un corps à aller à la salle de sport avec de beaux corps et qui s'habillent rarement avec des manches longues ou sont en marcels - Ils sont généralement facilement trouvables dans les bars, les clubs et les soirées LGBT, très sociables et assument. Pour une bonne partie, ils font souvent partie de groupes gays comme les furry (animaux), les "team (faux) cuir", très tatoués, les groupes sportifs, tout ce qui attrait aux jeux d'odeurs, de pieds, ou d'autres groupes/pratiques. Mais il y a un hic : ils sont bien moins BDSM (ni dans une relation dominant/soumis) et dans le lot qui le sont, la balance soumis/Maître est assez équilibrée (je dirais qu'il y a plus de soumis que de Maîtres - genre 60% versus 40% ?). et utilisent beaucoup l'alcool et la drogue lors de leurs soirées. C'est là où les Dominants en trouvent plus facilement car il y a tout de même une bonne partie qui pratiquent le BDSM. Mais les soumis libres sont plus rares à trouver et parfois, l'alcool/drogue peut être un vrai problème.
Je peux me tromper mais pour être allée à une quantité incroyable de soirées gays / furies / transgenres / travesties et autres, c'est mon constat et pas celui des réseaux sociaux. Ceux qui spamment les réseaux sociaux généralement restent caché derrière leur écran et n'en sortent jamais, donc je les exclue d'office (les fantasmeurs qui ne font que reposter ou liker).
Donc pour moi, NON, les dominants n'ont pas un ego plus marqué ou autre. Je dirais l'inverse ! Je constate que les dominants mâles s'adaptent pour réussir à trouver un soumis et donc ont un ego moins prononcé, plus doux. Et généralement, un soumis qui voit un dominant avec un gros égo, ça le fait immédiatement fuir. Je pense, à l'inverse, que ce qui complique les relations sont la timidité des soumis, leur manque de confiance, la peur d'être jugé par les autres (amis, famille, etc. - in fine aussi l'anonymat) et donc à vouloir vraiment franchir le pas. @Mentor00 : est-ce que ce que j'ai raconté calque avec les expériences ou discussions que vous avez eu avec les soumis homosexuels ? (désolé, je n'ai rien côté soumises)
Dernière modification le 23/03/2026 22:15:35 par ShibariRiggerAtHome.
1 personne aime(nt) ça.