Salut à tous,                                                                         J'ai parlé de la chimie du stress: notamment lors de mes précédents sujets sur les dégâts infligé au fœtus par trop d'hormones de stress ... .                                                       Ainsi que le non consentement du bébé à venir qui n'a pas de safeword.. .                                                                                                                                                                                                Maintenant j'aimerai que nous posions un regard honnête sur ce qui se joue dans nos espaces de jeu : la validité du consentement face aux mécanismes addictifs du trauma. . ​.                                                              [L’illusion du rôle thérapeutique] . Face à une partenaire portant des cicatrices de jeunesse, on se rassure souvent en se disant que notre pratique est "libératrice".  . Mais posons-nous la question avec courage : cherchons-nous à libérer l'autre, ou utilisons-nous sa blessure comme un terrain de jeu pour valider notre propre besoin de contrôle ? .                              ​[Sommes-nous des bâtisseurs ou des exploitants ?] .                                                              La science nous apprend que la douleur libère des endorphines pour anesthésier une détresse.  . C'est un mécanisme de survie mémorisé. En tant que dominant, si nous poussons l'autre précisément là où son corps a appris à souffrir pour exister, quelle est notre valeur réelle ?   Est-ce faire preuve de puissance que de fournir une dose à une addiction biologique, ou est-ce simplement la forme la plus facile — et la moins noble — de domination ? . ​.                   [Le piège du consentement] .                                       Le plus grand risque pour notre éthique est de prendre un "oui" pour une vérité absolue, alors qu'il n'est parfois que l'écho d'un vieux réflexe de soumission par survie. . Proposer une scène qui ressemble trait pour trait à un traumatisme passé sous prétexte que c'est "demandé" pose une question de dignité pour le dominant : . • ​Sommes-nous capables d'offrir un espace où l'autre reprend le contrôle ? . • ​Ou nous contentons-nous de nous engouffrer dans une porte ouverte par la douleur pour satisfaire un désir de puissance qui, au fond, n'a pas besoin de l'autre pour exister ? . ​.                          [La noblesse de la retenue] .                             Se retrancher derrière le "elle a dit oui" est une position de confort. .  Mais la vraie domination, celle qui force le respect et non la peur, ne peut pas se satisfaire d'un consentement de façade dicté par des schémas psychiques non réparés. . ​Un dominant qui a de la valeur n'utilise pas les failles comme des leviers.  Il les protège, même contre la volonté immédiate du partenaire, car il sait que sa responsabilité est de ne jamais devenir le complice d'une autodestruction. . ​.                                                     Sommes-nous assez grands pour dominer sans utiliser les décombres du passé de l'autre ? Comment pouvons-nous élever notre exigence pour que le consentement soit un acte de pleine conscience, et non un alibi pour nos propres zones d'ombre ? .. ​.                                                           ♰ LUX ANTE FERRUM ♰   
Dernière modification le 05/05/2026 04:49:42 par ​LUX ante ferrum.
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J'ai mis un pouce car la question soulevée est foutrement d'importance. Je suis d'accord sur la fragilité d'un consentement issu d'un trauma passé, mais je suis très dubitatif sur l'aspect thérapeutique du BDSM en général. Je ne peux nier d'avoir croisé des profils relevant de la psychiatrie, et perso je m'en tiens à l'écart, je ne peux donc pas répondre à l'aide d'un témoignage personnel vécu de ce niveau.  Chaque personne, Dom ou soum a ses failles psychologiques cependant, au sens de cicatrices, d'aspérités et de profondeurs qui fondent son individualité, et prétendre y apporter ses retouches ou son "remodelage" en tant que Dom me pose également problème.  On n'est pas loin du triangle de Kartmann, et en théorie, dans l'univers BDSM tel que basiquement perçu, quand une victime consentie tombe sur un franc-bourreau : "ça va", ils sont complémentaires. Mais si le Dom se prend pour un bourreau-sauveur (qui sauve en s'offrant via la victime son propre consentement à la victimiser pour son bien !), alors là, ça se complique grave et je plains en effet l'un et l'autre !  En définitive, je m'interroge : prétendre dominer sainement n'est-il pas en soi une façon de se voiler la face ? On peut avoir de belles intentions, mais est-il sain de vouloir imposer sa volonté à l'autre, même s'il y consent, et inversement ? Pour ma part, j'ai toujours refusé d'envisager le BDSM sous cet angle : la pente menant à des considérations morales est trop glissante !  Quand on a son éthique personnelle (que je distingue de la morale "car c'est toujours la morale des autres"), je dirais qu'on évite avant tout de se duper soi-même avec des considérations de sauveur. Mais c'est des fois plus facile à dire qu'à faire, je l'admets... Et le problème, c'est qu'on apprend de ses erreurs, alors je me garderais bien de juger ceux qui tentent ce genre d'expériences : au final, peut-être que ça peut parfois aider réellement à avancer ? ... Mais à quel prix...
Dernière modification le 05/05/2026 09:43:20 par Baston LaBaffe.
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Neilerio
#2
 
"  La science nous apprend que la douleur libère des endorphines pour anesthésier une détresse." plus compliqué que ça
"  [Le piège du consentement] .                                       Le plus grand risque pour notre éthique est de prendre un "oui" pour une vérité absolue, alors qu'il n'est parfois que l'écho d'un vieux réflexe de soumission par survie. . Proposer une scène qui ressemble trait pour trait à un traumatisme passé sous prétexte que c'est "demandé" pose une question de dignité pour le dominant" c'est pour ça que la communauté devrait se mettre à jour sortir du SSC pour aller vers la recherche des qualités du consentement  ( FRIES + CRISP )
". • ​Sommes-nous capables d'offrir un espace où l'autre reprend le contrôle ? . " faisable avec les bpnnes personnes ça veut pas dire pour autant qu'on guéri les traumas.
" Sommes-nous assez grands pour dominer sans utiliser les décombres du passé de l'autre ? Comment pouvons-nous élever notre exigence pour que le consentement soit un acte de pleine conscience, et non un alibi pour nos propres zones d'ombre ? .. ​.           " FRIES  + CRISP + instrosepction la flemme de développer
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