​LUX ante ferrum
#0

 

Salut à tous,

 

J'ai parlé de la chimie du stress: notamment lors de mes précédents sujets sur les dégâts infligé au fœtus par trop d'hormones de stress 

Ainsi que le non consentement du bébé à venir qui n'a pas de safeword.

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aujourd'hui, parlons de la validité du consentement dans un comportement addictif...

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​Face à un(e) partenaire qui a des souvenirs Traumatiques de jeunesse, on entend souvent que notre rôle est thérapeutique. 

Mais est-ce qu'on ne se cherche pas des excuses pour flatter notre ego ?

 

​[Complice d'une addiction ?]

 

On sait que la douleur libère des endorphines pour "anesthésier" , une réaction de survie que le corps mémorise. En tant que dominant, quand on pousse l'autre dans ses retranchements, est-ce qu'on l'aide vraiment à s'évader, ou est-ce qu'on nourrit pas juste une addiction biologique à un détresse ancienne? 

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Est-ce qu'on est le soignant ou le dealer d'une dose d'hormones du stress?

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​[Le piège de la "victime consentante"]

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C'est là que notre responsabilité est énorme. Si on accepte de jouer une scène qui ressemble trait pour trait à un traumatisme passé, sous prétexte que c'est "demandé", qu'est-ce qu'on fait vraiment ?

 

• ​Est-ce qu'on offre un espace de résilience où l'autre reprend enfin le contrôle ?

 

• ​Ou est-ce qu'on abuse égoïstement d'une porte ouverte par la blessure pour valider notre propre désir de puissance? 

• Il y a un risque réel de figer l'autre dans son identité de victime, même si elle est "consentie".

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​[Le consentement peut-il être un alibi ?]

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En tant que dominants, on se retranche souvent derrière le "elle/il a dit oui". Mais si ce "oui" est dicté par un vieux schéma de soumission par survie, quelle est la valeur de notre éthique ?

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Peut-on honnêtement prétendre dominer de façon saine si on utilise, même sans le vouloir, les failles d'un système psychique pas encore réparé ? 

Sommes-nous armés pour gérer ce qu'on déclenche ? Comment modifier les pratiques et le consentement pour prendre en compte une détresse non consciente? 

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LUX ANTE FERRUM 

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#1
J'ai mis un pouce car la question soulevée est foutrement d'importance.
Je suis d'accord sur la fragilité d'un consentement issu d'un trauma passé, mais je suis très dubitatif sur l'aspect thérapeutique du BDSM en général. Je ne peux nier d'avoir croisé des profils relevant de la psychiatrie, et perso je m'en tiens à l'écart, je ne peux donc pas répondre à l'aide d'un témoignage personnel vécu de ce niveau. 
Chaque personne, Dom ou soum a ses failles psychologiques cependant, au sens de cicatrices, d'aspérités et de profondeurs qui fondent son individualité, et prétendre y apporter ses retouches ou son "remodelage" en tant que Dom me pose également problème. 
On n'est pas loin du triangle de Maslow, et en théorie, dans l'univers BDSM tel que basiquement perçu, quand une victime consentie tombe sur un franc-bourreau : "ça va", ils sont complémentaires. Mais si le Dom se prend pour un bourreau-sauveur (qui sauve en s'offrant via la victime son propre consentement à la victimiser pour son bien !), alors là, ça se complique grave et je plains en effet l'un et l'autre ! 
En définitive, je m'interroge : prétendre dominer sainement n'est-il pas en soi une façon de se voiler la face ? On peut avoir de belles intentions, mais est-il sain de vouloir imposer sa volonté à l'autre, même s'il y consent, et inversement ? Pour ma part, j'ai toujours refusé d'envisager le BDSM sous cet angle : la pente menant à des considérations morales est trop glissante ! 
Quand on a son éthique personnelle (que je distingue de la morale "car c'est toujours la morale des autres"), je dirais qu'on évite avant tout de se duper soi-même avec des considérations de sauveur. Mais c'est des fois plus facile à dire qu'à faire, je l'admets... Et le problème, c'est qu'on apprend de ses erreurs, alors je me garderais bien de juger ceux qui tentent ce genre d'expériences : au final, peut-être que ça peut parfois aider réellement à avancer ? ... Mais à quel prix...
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