#0
Bonjour,
Lorsque j'ai discuté de mes pratiques bdsm, il me semblait il y a avoir comme un malentendu et j'avais souvent le sentiment que ma pratique était méprisée car associée à quelque chose de différent de ce que j'expérimentais.
Quand quelqu'un vous parle de bdsm en virtuel, que comprenez vous ?
 
Sondage: Qu'est ce que le bdsm virtuel ?
Ki
par
15/05/26
Qu'est ce que le bdsm virtuel ?
Dernière modification le 15/05/2026 16:35:39 par Kiro.
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#1
Pour développer et expliquer les différences quelques pratiques :
Dans le distanciel je mettrais : donner/recevoir des gages, utiliser un sextoy à distance, faire de l'e-stim à distance, l'envoie de photo perso...
Dans le jeu de rôle je mettrais la rédaction d'un récit érotique bdsm en commun, tout échange qui n'aurait pas plus d'impact concret que la lecture d'une nouvelle bdsm. Je dirais qu'on est dans la narration.
Dans le monde virtuel, je considère l'utilisation d'avatars qui interagissent entre eux. Cela peut être du jeu de rôle mais en plus visuel. Mais ça peut être plus personnel et engageant car les intéractions sont plus immersives et peuvent avoir des conséquences dans l'univers. On est dans la simulation.
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Obscure
#2
Je ne vais pas rentrer dans un débat. mais je dirai en tout premier lieu que, le BDSM, quelque soit ses aspects, c'est avant tout une relation humaine. Elle s'appuie sur une obligatoire comlplicité entre les partenaires pour se développer. Elle demande de la par des dom et soum, un engagement profond pour s'épanouir. Sans la force du regard, une main qui se pose, par exemple, on reste dans le fanatsme.
Le virtuel, ne sera jamais rien de tout cela.
Je m'interroge beaucoup plus sur pourquoi une personne refuse de s'investir dans une relation humaine pour se retrancher derriere un écran ou un téléphone. Mais je ne peux avoir de réponse, et j'avoue ne pas en chercher car ce n'est ps mon UNIvers.
Bon jeux à vous
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Tindalos
#3
C'est ce qu'on veut en faire. Ça peut aussi être une manière de combler la distance physique et temporelle entre deux rencontres.
Comme pour le réel, à chacun de construire ses dynamiques, tant que cela satisfait les différents partenaires. 
Personnellement ça n'est pas ma tasse de thé, je reconnais même être particulièrement nul en la matière. Je préfère la chair. Mais chacun son truc.
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Neilerio
#4
Le terme virtuel n'est pas le bon on devrait dire distanciel ou de téléBDSM, le télétravail n'est pas virtuel il n'est pas une possibilité qui n'a pas pris forme, il est concret réel.
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Diavolo73
#5
Bonjour,
Pour ma part et je parle qu'en mon âme et conscience, je pratique le "virtuel" pour apprendre à connaître la personne sans forcément l'avoir rencontré, en co-écrivant une histoire D/s. Cela permet de connaître les limites d'une personne car même si l'on se renvoit la balle, on donne la permission à l'autre de modifier le texte ou d'y apporter un plus... 
Cette histoire relève certe du fantasme, mais j'essaie de faire comprendre à l'autre que je ne veux que du réalisable, donc chacun se met dans son personnage comme si c'était lui-même qui jouait le rôle.
Cela donne la possibilité de découvrir les envies et les réticences de l'autre, et si jamais il y a une rencontre par la suite, on a déjà beaucoup d'éléments en main pour que cela se passe bien.
J'avoue qu'il manque ce contact physique et visuel, mais lorsque la distance est trop longue c'est déjà un bon moyen de débuter, et d'apprendre à se connaître également soi-même. Puis cela demande quand même de l'énergie car on peut y consacrer beaucoup de temps, pour soi et pour le bien-être de la personne qui attend la suite...
Durant l'élaboration du texte, rien n'empêche de parler de nos vies respectives, parfois même interagir dans la vie de l'autre, en proposant des gages, des actions à mener, ce que je fais d'ailleurs si ma soumise "virtuelle" accepte.
En tout cas j'y prend goût et j'essaie d'être bienveillant comme dans le réel, car lorsque l'on s'immerge totalement dans ce genre de relation, je peux vous assurer qu'une rupture peut faire aussi mal que dans la vraie vie, nous restons deux humains qui attendent constamment un retour de l'autre (si la relation perdure et fonctionne).
Voilà pour mon petit retour d'expérience, j'espère que cela en aura éclairer certains.
Bonne journée à tous.
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PILORI80
#6
Je n'arrive pas à imaginer un BDSM sans action physique..... solitaire ( auto-flagellation par exemple...) ou en interaction avec une ou d'autres personnes, je ne réalise pas ce que peut être un BDSm désincarné.
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#7
Je n'arrive pas à imaginer un BDSM sans action physique..... solitaire ( auto-flagellation par exemple...) ou en interaction avec une ou d'autres personnes, je ne réalise pas ce que peut être un BDSm désincarné.
Je pense que cette réflexion serait plus appropriée dans ce fil :
https://www.bdsm.fr/forum/thread/10808/Mes-incompr%C3%A9hensions-sur-le-virtuel/
Mon sujet concernait davantage un éclaircissement de vocabulaire. Et une prsentation des pratiques que vous y associez.
Mais pour répondre, à partir du moment où on a une réponse émotionnelle, tout est envisable. Un film bdsm est du bdsm. Les pratiques virtuelles sont interactives donc ce sont bien des pratiques bdsm. 
Est ce qu'il y a davantage de fantasme certainement. Mais qu'est ce que le fétichisme si ce n'est ajouter une bonne dose de fantasme ? Et envisage-t-on vraiment le bdsm sans fétichisme ? C'est sûr que le bdsm en visio , ça peut être aussi médiocre que faire du bdsm en survêt et en tong....Mais le bon doit exister aussi, comme un bon livre vous emmène, un bon dialogue vous soumettra.
Je pense que la plupart des gens sous-estime la capacité d'immersion qu'offre utiliser un avatar. On peut s'identifier à son avatar : les limitations techniques de l'avatar deviennent nos propres limitations, son image devient notre image et son environnement  social le notre. Et lorsque un dominant vous incapacite, change votre aspect interagit avec votre entourage (limite votre vision, bloque vos dialogue et vous attache nu dans un lieu public fréquenté par des connaissance) oui, vous ressentez quelque chose.
De plus on a le progrès technique qui permet des choses incroyables. Yann Minh explique dans une de ses vidéos qu'un plug anal qui vibre de manière synchrone avec nos interactions virtuelles augmente de manière incroyable l'immersion. Des sextoys pilotés depuis les mondes virtuels ça existe. Un soumis que j'ai y rencontré m'a donné accès à une page web permettant de controler l'électrostimulation. 
A distance on peut faire vibrer et piquer pour de bon.
 
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Maître SADE
#8
Je n'ai jamais imaginer le BDSM sans pratiques réelles ! Le virtuel peut etre entendu seulement comme un complément.                                                                                                                               "....Un film bdsm est du bdsm. Les pratiques virtuelles sont interactives donc ce sont bien des pratiques bdsm....."                                                                                                                           KIRO vous affirmez un certain nombre de choses sans aucun fondement ! Il ne suffit pas d'epingler le titre BDSM à une pratique pour la "labelliser" ! Faut il deja qu'il existe un film BDSM ? un film n'est qu'une oeuvre virtuelle, et bien souvent loin de la philosophie redevendiquée.... le plus mauvais exemple est le porno !                                                                                               Pour ce que vous invoquez n'est que purement du sadismse, de la pervesité et du masochisme qui s'apparentent bien plus a la manipulation qu'au BDSM, je ne vois pas de dynamique !  C'est une pratique "gratuite", derriere un clavier ou les fantasmes les plus délirants peuvent être mis en oeuvre,sans engagement et aucune repsonsabilité .... et au-dela aucune dynamique....bien loin du BDSM. L'IA peut tout à fait jouer ces rôles !    
Dernière modification le 16/05/2026 21:45:22 par Maître SADE.
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#9
Je n'ai jamais imaginer le BDSM sans pratiques réelles !


Je crois que cela résume bien la position que vous développez. Vous ne pouvez pas imaginer. Vous n'imaginez pas que la fiction puisse véhiculer des émotions. Vous agitez la collection Arlequin et n'imaginez pas qu'il puisse exister un prix Nobel de littérature.(et surtourt plein de choses entre les deux)

Pour ce que vous invoquez n'est que purement du sadismse, de la pervesité et du masochisme qui s'apparentent bien plus a la manipulation qu'au BDSM,

Sadisme, Masochisme. bdSM.

Manipulation ? Vous êtes dans le préjugé le plus total. Ce n'est pas vous qui manipulez pour être sadique, c'est le maso qui s'équipe d'abord (car c'est technique et inhabituel) et qui vient vous voir. Et il vous remercie après parce que vous avez su tirer parti de ce qu'il a mis à votre disposition. Et il remonte les seuils de tension admissible s'il vous fait confiance.

je ne vois pas de dynamique !

Qui êtes vous pour juger de l'authenticité "des dynamiques" des émotions des gens ?
L'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence. Et puis c'est dur de voir quand on ne veut pas voir.

Alors bien sûr il y a du bon et du moins bon.

Bien sûr il y a des cons qui s'en remettent complèment à l'autre pour assumer toute la sécurité et l'imprudence.

Bien sûr le virtuel offre le luxe de pouvoir "jouer" les fantasmes les plus dangereux ou barbare sans conséquence réelle.

Mais c'est aussi des gens qui s'attachent qui partagent des émotions des dynamiques. Les gens accordent énormément d'importance à leur collier dans les mondes virtuels. Il y a des cérémonies de collier. Il y a des cérémonies de "mariages" souvent après des années de relations dominant(e)-soumis(e). Il y a de nombreux monuments funéraires dans les mondes virtuels.

Les gens souffrent de l'absence de leurs partenaires. Les gens s'inquiètent de leur santé. Les gens s'inquiètent des risques (en lien avec le bdsm) qu'ils pourraient prendre dans la vie réelle. Bien sûr il y a des débats sur ce qui est réaliste ou pas. Sur comment il faut faire ou ne pas faire. Certains ont des principes  d'autres des principes opposés. Et on retrouve tous les mêmes sujets que dans le forum.

Le virtuel peut etre entendu seulement comme un complément.

Quelle affirmation dogmatique et gratuite ! Souvent, mais certainement pas "seulement". Pour certaines personnes, les mondes virtuels sont l'un des rares moyens d'interaction sociale. Pour beaucoup c'est une porte d'entrée dans le bdsm. Il y a tous les profils.

Donc, qui êtes vous pour douter de l'authenticité "des dynamiques" des émotions des gens ?

Ah et pour l'IA...(IA peut tout à fait jouer ces rôles)  Oui ça existe aussi.
Dernière modification le 17/05/2026 04:24:07 par Kiro.
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Tindalos
#10
KIRO vous affirmez un certain nombre de choses sans aucun fondement !
Vu la suite de l'intervention, c'est assez croquignolet, je trouve...
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sylvie35
#11
Intéressant cet élargissement de la notion de virtuel.

Le BDSM en distanciel par messagerie est le seul type de virtuel que l'on m'ait proposé (parfois avec insistance alors que j'étais claire sur le fait que ça ne m'intéressait pas), donc c'est ce que je comprends d'emblée quand j'entends parler de virtuel sans autre précision. Bien que je ne me sois jamais prêtée au jeu, je pense avoir une vision assez précise de ce qui est attendu pour en avoir discuté avec certains doms qui insistaient lourdement.

Il s'agit par exemple d'utiliser un sex-toy à distance, de recevoir des gages, ..., et de réagir de manière standardisée "Oh ouiiii, Maître. J'ai jouiiiii. Merciiiii Maître". Finalement, que ce soit moi, une autre, ou même un robot, c'est interchangeable puisque le dom attend un comportement et des réponses standardisés. Pour ce que j'en ai perçu, il attend un déroulement prévisible (comme un script écrit à l'avance). La discussion doit suivre des étapes précises. Il n'attend pas une réflexion singulière, des réactions inattendues, mais une formule clé en main, avec des blocs de langage préfabriqués.

Dans les espaces numériques, la patience est une denrée rare. Le dom qui pratique ce type de virtuel veut de l'efficacité. Une réponse standardisée se lit et se comprend en une fraction de seconde. De même pour une photo. Si le message est trop complexe ou trop singulier, cela demande un effort d'analyse qu'il n'est pas  prêt à fournir.

Ceci étant il y a certainement des exceptions, mais je n'ai jamais eu de demande sortant du cadre que j'ai décrit (il faut dire que j'avais découvert avoir un don exceptionnel pour attirer les blaireaux, ce qui a possiblement biaisé ma vision du virtuel 😂).

Cela m'amène à penser que, plus que l'opposition réel / virtuel qui est souvent évoquée, la plus forte ligne de fracture entre les types de personnalités est peut-être entre ceux qui ont besoin de sentir un lien humain et ceux pour qui c'est superflu, voire à proscrire. On peut sentir un lien humain profond, même à distance, et inversement se sentir très seul(e) en présentiel parce que l'on ne perçoit aucune véritable connexion avec l'autre. 
 
Dernière modification le 17/05/2026 18:06:25 par sylvie35.
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​LUX ante ferrum
#12
Je n'ai rien contre le virtuel et ses déclinaisons et du moment que certaines personnes sont d'accord pour se faire plaisir je n'y voit pas d'inconvénient.. et je m'interdit d'imposer une norme..
De plus le virtuel peut aboutir a du concret
Je ne comprends donc pas que ce sujet dérange et déclenche la haine ..
Il faut lire le sujet et y répondre pour le respect de celui qui poste, au lieu de le saboter. 
 
[Qu'est ce que le bdsm virtuel ?
☐  bdsm en distanciel par messagerie entre partenaires réels
 ☐ Du jeu de rôle par messagerie où l'on décrit des interactions bdsm et des aventures imaginaires
 ☐ Du bdsm dans un univers virtuel par avatars interposés (genre métavers, secondlife, jeu video modifié, ...)
☐ Autre]
Les trois,
le virtuel c'est aussi les échanges de sms qui permettent de créer une dynamique avant la rencontre.. 
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