Pour moi, il y a toujours des limites, ne serait-ce que celles imposées par la société (car on ne vit pas coupé de tout), par les lois de la physique et de la biologie, et par le simple bon sens.
[...] Certaines limites fondamentales (ne pas mettre la vie de la personne soumise en danger, préserver sa santé physique et mentale, ne pas nuire gravement à ses intérêts fondamentaux, ...) ne sont donc pas des restrictions au pouvoir du dominant, mais des conditions d'existence de la relation elle-même.
Si un dominant détruit la vie ou la santé de sa soumise, la relation n'existe plus. Les limites psychologiques ou de sécurité ne sont donc même pas forcément des "interdits" imposés par la soumise au dominant, mais des frontières logiques dictées par le réel.
On ne préserve pas un esclave par commodité. Imaginons qu'un esclave soit facilement remplaçable : on casse son jouet, on en prend un autre... Certes ne pas pouvoir remplacer un esclave facilement est une raison valable et suffisante (chez les romains, un gladiateur ça coûte cher donc on ne les tue pas allégrement au cirque , on en prend soin) . Mais je pense qu'il y a quelque chose avant qui nous arrête.(chez les romains, on ne puni pas un esclave sans raison valable : on ne les tue pas sur un coup de tête)
Il y a quelque chose qui différencie la relation Dom / esclave BDSM de celle du psychopathe qui fait durer sa victime.
Concrêtement la société nous impose sa loi ( protection des individus certes mais aussi obligation de soin pour les personnes en charge de personnes en situation de dépendance : enfant, parents agés, personnes encadrées, prisonnier, pensionnaires de diverses intstitutions...) . Mais cela est la formulation de cette nécessité fondamentale que vous mentionnez "Certaines limites fondamentales". De quels fondements s'agit-il ? Fondation de quoi ? De notre humanité qui fonde la société. Mais qu'est ce qui nous rend humain ? Qu'est ce qui fait qu'on est pas un salaud ? (qu'on soit esclavagiste ou pas)
Tout autre reflexion. On parle d'esclave, de propriété, d'objet. Mais un esclave ça se donne, se vend , se transmet, ça se prête aussi. Sans concertation avec l'esclave. Et l'esclave doit la même obéissance à son nouveau maître. Cette mécanique ne me semble jamais être évoquée avec les esclaves BDSM. (Pourtant cette mécanique est dans Gor, pour ceux qui usent de la réf. avec les kajiras) J'ai vu des personnes qui cherchaient à placer un soumis , mais jamais sans consentement, ni du moins, sans sélectionner l'accueillant. Des témoignages ?