Bonjour à tous !
J’ai découvert récemment sur votre site un exposé remarquable sur la fabrication artisanale d’un cilice. Cet article était signé Sylvie35 et date déjà de 2021. En voici la référence :
https://www.bdsm.fr/forum/thread/6294/Fabrication-d'un-cilice/
J’ai immédiatement été séduit en lisant ce texte. C’est vraiment une description précise et détaillée de la façon dont il faut s’y prendre pour réaliser ce type d’instrument. De plus, l’auteure nous confie des informations intimes sur les circonstances de ce travail et sur ses relations avec son Maître. On voit qu’elle sait de quoi elle parle !
Un grand merci donc à Sylvie35 pour ce récit passionnant.
En y repensant, je me suis demandé pourquoi l’usage du cilice n’était pas plus répandu dans le monde du BDSM. En effet, si vous effectuez une recherche sur Internet, vous n’obtiendrez que très peu de sites qui lui sont consacrés et, la plupart, pour des motifs religieux comme moyen de pénitence ou de mortification.
Comment expliquer ce désintérêt pour cet instrument génial alors que le fouet, par exemple, occupe une place de premier plan dans ce domaine ?
Pour ma part, je pense que le cilice et les usages que l’on peut en faire méritent mieux que ça ! Il y a, bien sûr des raisons à ce dénigrement et d’abord, le coût de l’objet ou le travail considérable que représente la fabrication, si on veut le faire soi-même.
C’est ce qui m’a amené à concevoir un cilice redoutablement efficace et cela, pour un prix de revient modique. Bien sûr, pour le réaliser, il y a du travail, mais beaucoup plus simple et plus rapide que celui que Sylvie35 nous a présenté.
L’idée est de partir d’un treillis métallique galvanisé, à mailles carrées, comme ceux qui servent à faire des poulaillers et que l’on trouve, à la découpe, dans les brico-centers.

Il ne vous coûtera que quelques euros pour une bande de 30 cm de largeur sur 1 m de longueur, ce qui suffit largement pour réaliser toute une gamme de cilices aux dimensions recherchées.
On trouve facilement ces treillis en plusieurs dimensions, notamment celui avec des mailles de 1,9 cm fabriqué avec un fil métallique de 1,9 mm de diamètre et celui avec des mailles de 1,3 mm en fil de 0,7 mm. J’utilise régulièrement le premier, beaucoup plus rigide mais les deux modèles sont intéressants car ils permettent des réalisations très différentes. Je reviendrai sur ce sujet plus tard, mais je voudrais exposer maintenant le façon dont il faut s’y prendre pour la réalisation optimale de ces admirables instruments.
Une pince coupante bien acérée vous suffira comme outil. Il s’agit de découper dans le treillis une bande de 3 à 5 mailles de largeur sur la longueur nécessaire pour enserrer un membre, un cou, une taille ou un torse selon l’usage envisagé. N’ayez pas peur de prévoir un peu de marge, car il ne sera pas difficile de le raccourcir à sa longueur optimale lors de sa première mise en place !
Une fois cette bande découpée, il faut enlever les bords sur toute la longueur et de chaque côté en coupant à peu près en deux, les mailles extérieures de façon à obtenir les pointes métalliques qui seront l’essence même de cet instrument…

Pour cela, comme pour le cilice présenté par Sylvie35, il vous faudra tenir la pince coupante à 45 degrés ( ou plus si possible) pour obtenir une extrémité bien affûtée. Inversez le sens de la pince régulièrement pour avoir ces pointes orientées différemment. C’est un petit détail, mais cela rendra l’instrument beaucoup plus acéré et dont plus intéressant.
N’hésitez pas, non plus, à varier la longueur de ces pointes : une fois en place, les pointes les plus longues empêcheront mieux tout glissement de l’appareil, tandis que les plus courtes pourront provoquer des éraflures plus ou moins superficielles ( ou plus ou moins profondes, comme on veut ) en glissant contre la peau, ce qui ravive les sensations.
Il vous reste maintenant à plier toutes ces pointes à 90 degrés du même côté pour terminer le travail. Là aussi, il ne faut pas s’appliquer à respecter rigoureusement les 90 degrés mentionnés ci-dessus : Pliez certaines pointes à plus de 90 degrés et d’autres moins, orientez certaines vers la gauche et d’autres vers la droite. L’engin n’en sera que plus efficace.
Voilà, votre cilice est terminé et prêt à être mis en place. Bien sûr, il est moins élégant que celui que Sylvie35 à réalisé ou que ceux que l’on peut trouver chez Etsy et qui sont de véritables petits bijoux ! Mais celui que je vous propose a un petit côté moyenâgeux qui lui donne un certain charme. Quant à son efficacité, que vous soyez Maître ou soumis, vous serez vite convaincu...

PS : Pour l’attacher je conseille les colliers de serrage en nylon appelés aussi « colsons ». C’est rapide et efficace et cela permet un ajustement au millimètre près. Cela permet aussi d’y aller progressivement. Mais, attention à garder à proximité de la main une pince coupante, seule solution pour se libérer de cet objet.
On peut aussi terminer le cilice en recourbant d’un côté, les fils longitudinaux en forme de crochets. Ils viendront s’accrocher fermement à l’autre extrémité et seront facile à enlever à la fin de la séance.
Merci de m’avoir lu jusqu’ici ! J’espère que je ne vous ai pas trop ennuyé avec les détails techniques. J’attends vos commentaires et serai heureux de répondre à toutes vos questions.
JM



